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Aerinaze (desloratadine / pseudophedrine sulphate) – Résumé des caractéristiques du produit - R01BA52

Updated on site: 05-Oct-2017

Nom du médicamentAerinaze
Code ATCR01BA52
Substancedesloratadine / pseudophedrine sulphate
FabricantMerck Sharp

1.DENOMINATION DU MEDICAMENT

Aerinaze 2,5 mg/120 mg comprimés à libération modifiée

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé contient 2,5 mg de desloratadine et 120 mg de sulfate de pseudoéphédrine. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé à libération modifiée.

Comprimé ovale bicouche bleu et blanc, portant l'inscription "D12" sur la couche bleue.

4.DONNEES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

Aerinaze est indiqué dans le traitement symptomatique de la rhinite allergique saisonnière lorsque celle-ci s'accompagne de congestion nasale chez les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus.

4.2Posologie et mode d’administration

Posologie

La dose recommandée d'Aerinaze est un comprimé deux fois par jour.

Ne pas dépasser la dose recommandée et la durée de traitement prescrite.

La durée du traitement doit être la plus courte possible et le traitement ne doit pas être poursuivi après la disparition des symptômes. Il est recommandé de limiter la durée du traitement à environ 10 jours, l'activité du sulfate de pseudoéphédrine pouvant diminuer en cas d’administration prolongée. Lorsque l’état congestif de la muqueuse des voies respiratoires supérieures est diminué, le traitement peut-être poursuivi, si nécessaire, avec de la desloratadine seule.

Personnes âgées

Le risque de survenue d’effets indésirables des sympathomimétiques tels que le sulfate de pseudoéphédrine est plus élevé chez les sujets âgés de 60 ans ou plus. La sécurité et l'efficacité d’Aerinaze dans cette population n'ont pas été établies, et les données sont insuffisantes pour pouvoir recommander une dose adaptée. Par conséquent, Aerinaze doit être utilisée avec prudence chez les patients de 60 ans ou plus.

Patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique

La sécurité et l’efficacité d’Aerinaze n’ont pas été établies chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, et les données sont insuffisantes pour pouvoir recommander une dose adaptée. L'utilisation d’Aerinaze n'est pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité d’Aerinaze n’ont pas été établies chez l’enfant en dessous de 12 ans. Aucune donnée n’est disponible. Par conséquent, l’utilisation d’Aerinaze n’est pas recommandée chez l’enfant en dessous de 12 ans.

3

Mode d’administration

Voie orale.

Le comprimé sera avalé en entier avec éventuellement un grand verre d'eau et sans être broyé, cassé ou mâché. Le comprimé peut être pris au moment ou en dehors des repas.

4.3Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives, à l’un des excipients (voir rubrique 6.1), ou aux médicaments adrénergiques ou à la loratadine.

En raison de la présence de sulfate de pseudoéphédrine dans Aerinaze, le médicament est également contre-indiqué chez les patients recevant un traitement par inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) ou dans les 2 semaines qui suivent l'arrêt d'un tel traitement.

Aerinaze est également contre-indiqué chez les patients souffrant de :

glaucome par fermeture de l'angle,

rétention urinaire,

maladies cardiovasculaires telles que cardiopathie ischémique, tachyarythmie et hypertension artérielle sévère,

hyperthyroïdie,

antécédent d'accident vasculaire cérébral hémorragique ou en cas de facteurs de risque pouvant accroître le risque d'accident vasculaire cérébral hémorragique, en raison de l'activité alphamimétique du sulfate de pseudoéphédrine, en association avec d’autres vasoconstricteurs tels que la bromocriptine, le pergolide, le lisuride, la cabergoline, l'ergotamine, la dihydroergotamine ou tout autre décongestionnant utilisé comme un décongestionnant nasal, par voie orale ou nasale (phénylpropanolamine, phényléphrine, éphédrine, oxymétazoline, naphazoline…).

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Troubles généraux et cardiovasculaires

Les patients doivent être informés que le traitement doit être interrompu en cas d'hypertension, de tachycardie, de palpitations ou d'arythmies cardiaques, de nausées ou tout autre signe neurologique (tels que céphalées ou augmentation des céphalées).

La prudence est recommandée dans les cas suivants :

arythmie cardiaque

hypertension artérielle

antécédents d'infarctus du myocarde, de diabète sucré, d’obstruction du col vésical, ou de bronchospasme retrouvé à l’anamnèse

traitement par les digitaliques (voir rubrique 4.5)

Troubles gastro-intestinaux et génito-urinaires

Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un ulcère peptique sténosant, une sténose pyloroduodénale, une obstruction du col vésical.

Troubles du système nerveux central

La prudence est également recommandée chez les patients traités par d'autres sympathomimétiques (voir rubrique 4.5). Ceux-ci comprennent :

les décongestionnants

les anorexigènes ou psychostimulants de type amphétamine

les médicaments antihypertenseurs

les antidépresseurs tricycliques et autres antihistaminiques.

La prudence est recommandée chez les patients souffrant de migraine qui sont actuellement traités par des vasoconstricteurs alcaloïdes de l'ergot de seigle (voir rubrique 4.5).

Convulsions

La desloratadine doit être administrée avec prudence chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de convulsions, et plus particulièrement chez les jeunes enfants, qui sont sujets à l'apparition de crises convulsives inaugurales sous traitement par desloratadine. L'arrêt de l'administration de la desloratadine doit être envisagé en cas de crise convulsive pendant le traitement.

Les amines sympathomimétiques peuvent induire une stimulation du système nerveux central pouvant entrainer des convulsions ou une hypotension pouvant entrainer un collapsus cardiovasculaire. Ce risque est plus élevé chez les adolescents à partir de 12 ans, les sujets âgés, ou en cas de surdosage (voir rubrique 4.9).

Risque d’addiction

Le sulfate de pseudoéphédrine présente un risque addictif. L'augmentation de la consommation dépassant les doses préconisées peut entraîner une toxicité. Une utilisation continue peut entraîner une tolérance elle-même inductrice d'une augmentation du risque de surconsommation. Un état dépressif peut suivre un sevrage rapide.

Autres

L'utilisation d'anesthésiques halogénés volatils au cours d'un traitement par des agents sympathomimétiques indirects peut entraîner une poussée aiguë hypertensive périopératoire. Par conséquent, si une intervention chirurgicale est prévue, il est préférable d'interrompre le traitement 24 heures avant l'anesthésie.

Interférence avec des tests sérologiques

Les sportifs doivent être informés que le traitement par le sulfate de pseudoéphédrine peut entraîner une réaction positive aux contrôles antidopage.

L'administration d'Aerinaze doit être interrompue au moins 48 heures avant de pratiquer des tests cutanés car les antihistaminiques peuvent inhiber ou réduire la réponse cutanée.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Aerinaze

L’administration concomitante avec les substances suivantes n’est pas recommandée :

digitaliques (voir rubrique 4.4)

bromocriptine

cabergoline

lisuride, pergolide : risque de vasoconstriction et d’augmentation de la pression artérielle.

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée avec l’association de la desloratadine et du sulfate de pseudoéphédrine.

L'interaction d'Aerinaze avec l'alcool n'a pas été étudiée. Au cours d’un essai de pharmacologie clinique dans lequel la desloratadine a été administrée en association avec de l'alcool, il n’a pas été observé de potentialisation des effets délétères de l'alcool sur les performances. Aucune différence significative n'a été mise en évidence dans les résultats des tests psychomoteurs entre les groupes desloratadine et placebo, qu'ils soient administrés seuls ou avec de l'alcool. La consommation d’alcool doit être évitée pendant le traitement avec Aerinaze.

Desloratadine

Aucune interaction ou modification des concentrations plasmatiques de desloratadine cliniquement significative n'a été observée au cours des essais cliniques réalisés avec la desloratadine dans lesquels de l'érythromycine ou du kétoconazole étaient coadministrés.

L'enzyme responsable du métabolisme de la desloratadine n'a pas encore été identifiée, et par conséquent, le risque d’interaction avec d’autres médicaments ne peut être totalement exclu. In vivo la desloratadine n'inhibe pas le cytochrome P3A4, et les études in vitro ont montré que la substance n'inhibe pas le cytochrome P2D6 et qu'elle n'est ni un substrat, ni un inhibiteur de la P-glycoprotéine.

Sulfate de pseudoéphédrine

Les antiacides augmentent le taux d'absorption du sulfate de pseudoéphédrine, le kaolin la diminue.

Sympathomimétiques

Les inhibiteurs de la MAO réversibles et irréversibles peuvent provoquer : un risque de vasoconstriction et d’augmentation de la pression artérielle.

L'administration concomitante d’autres sympathomimétiques (décongestionnants, anorexigènes ou psychostimulants de type amphétamine, médicaments antihypertenseurs, antidépresseurs tricycliques et autres antihistaminiques) peut entraîner des accès hypertensifs importants (voir rubrique 4.4).

Dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine : risque de vasoconstriction et d’augmentation de la pression artérielle.

Autres vasoconstricteurs utilisés comme décongestionnant nasal, par voie orale ou nasale (phénylpropanolamine, phényléphrine, éphédrine, oxymétazoline, naphazoline…) : risque de vasoconstriction.

Les médicaments sympathomimétiques réduisent l'effet antihypertenseur de l'α-méthyldopa, de la mécamylamine, de la réserpine, des alcaloïdes de veratrum, et de la guanéthidine.

4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'existe pas ou peu de données (moins de 300 grossesses à terme) sur l'utilisation de l’association de la desloratadine et du sulfate de pseudoéphédrine chez la femme enceinte. Les études menées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur les fonctions de reproduction (voir rubrique 5.3). Par mesure de précaution, il est recommandé de ne pas utiliser Aerinaze au cours de la grossesse.

Allaitement

La desloratadine et le sulfate de pseudoéphédrine ont été identifiés chez des nouveaux- nés/nourrissons allaités par une femme traitée. Il n’existe pas de données suffisantes sur les effets de de la desloratadine et du sulfate de pseudoéphédrine chez les nouveaux-nés/nourrissons. Des diminutions de production de lait ont été rapportées avec le sulfate de pseudoéphédrine chez les femmes qui allaitent. Aerinaze ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Fertilité

Aucune donnée n’est disponible pour étayer les effets sur la fertilité humaine.

4.7Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aerinaze n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il convient d’informer les patients que la plupart des personnes ne ressentent pas de somnolence. Cependant, en raison de la variabilité interindividuelle, les patients devront être informés de la nécessité de tester leur réponse à ce médicament avant d’accomplir une activité exigeant une vigilance, telle que conduire des véhicules ou utiliser des machines.

4.8Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

Lors des essais cliniques incluant 414 sujets adultes, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été insomnie (8,9 %), bouche sèche (7,2 %) et céphalées (3,1 %).

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables considérés par les investigateurs comme pouvant être liés à Aerinaze sont listés ci-dessous par classe d’organes. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (fréquence de survenue ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Classe d’organes

Fréquence

Effets indésirables rapportés avec Aerinaze

 

 

 

Troubles du métabolisme et

Fréquent

Diminution de l’appétit

de la nutrition

Peu fréquent

Sensation de soif, glycosurie, hyperglycémie

 

 

 

 

Troubles psychiatriques

Fréquent

Insomnie, somnolence, trouble du sommeil,

 

 

nervosité

 

Peu fréquent

Agitation, anxiété, irritabilité

 

 

 

Troubles du système

Fréquent

Étourdissements, hyperactivité psychomotrice

nerveux

Peu fréquent

Hyperkinésie, confusion

 

 

 

 

Troubles oculaires

Peu fréquent

Vision trouble, sécheresse oculaire

 

 

 

Troubles cardiaques

Fréquent

Tachycardie

 

Peu fréquent

Palpitations, extrasystoles supraventriculaires

 

 

 

Troubles respiratoires,

Fréquent

Pharyngite

thoraciques et médiastinaux

Peu fréquent

Rhinite, sinusite, épistaxis, gêne nasale,

 

 

 

rhinorrhée, sécheresse de la gorge, hyposmie

 

 

 

Troubles gastro-intestinaux

Fréquent

Constipation

 

Peu fréquent

Dyspepsie, nausées, douleurs abdominales,

 

 

gastro-entérite, selles anormales

 

 

 

Troubles cutanés et du tissu

Peu fréquent

Prurit

sous-cutané

 

 

 

 

 

Troubles rénaux et des voies

Peu fréquent

Dysurie, trouble mictionnel

urinaires

 

 

 

 

 

Troubles généraux et

Fréquent

Céphalées, fatigue, sécheresse buccale

anomalies au site

 

 

d'administration

Peu fréquent

Frissons, bouffées vasomotrices, bouffées de

 

 

chaleur

 

 

 

Investigations

Peu fréquent

Elévation des enzymes hépatiques

 

 

 

Les autres effets indésirables rapportés pour la desloratadine depuis sa commercialisation sont indiqués ci-dessous.

Classe d’organes

Fréquence

Effets indésirables

 

 

 

Troubles du système

Très rare

Réactions d'hypersensibilité (notamment

immunitaire

 

anaphylaxie, angioedème, dyspnée, prurit, rash

 

 

et urticaire)

 

 

 

Troubles psychiatriques

Très rare

Hallucinations

 

Fréquence

Anomalie du comportement, agressivité

 

indéterminée

 

Troubles du système

Très rare

Convulsions

nerveux

 

 

 

 

 

Troubles cardiaques

Fréquence

Allongement de l'intervalle QT

 

indéterminée

 

Troubles gastro-intestinaux

Très rare

Vomissements, diarrhée

 

 

 

Troubles hépatobiliaires

Très rare

Hépatite

 

 

 

Troubles musculo-

Très rare

Myalgie

squelettiques et systémiques

 

 

 

 

 

Investigations

Très rare

Augmentation de la bilirubine sanguine

 

 

 

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9Surdosage

Symptômes

Les symptômes d'un surdosage sont principalement de nature sympathomimétique. Ils peuvent varier d'une dépression du SNC (sédation, apnée, altération de la vigilance, cyanose, coma, collapsus cardiovasculaire) à une stimulation du SNC (insomnie, hallucinations, tremblements, convulsions) engageant le pronostic vital. Les autres symptômes peuvent inclure : céphalées, anxiété, dysurie, faiblesse et tension musculaires, euphorie, excitation, insuffisance respiratoire, arythmies cardiaques, tachycardie, palpitations, soif, hypersudation , nausées, vomissements, douleur précordiale, étourdissements, acouphènes, ataxie, vision trouble et hypertension ou hypotension. La stimulation du SNC peut particulièrement survenir chez l'enfant, de même que les symptômes atropiniques (bouche sèche, pupilles fixes et dilatées, flushs, hyperthermie, et symptômes gastro-intestinaux). Certains patients peuvent développer une psychose d’origine toxique avec délires et hallucinations.

Conduite à tenir

En cas de surdosage, un traitement symptomatique et le maintien des voies d’abord périphériques doivent être instaurés aussi longtemps que nécessaire. L’adsorption de la substance active restante dans l’estomac peut être tentée par l’administration de charbon activé en suspension dans l'eau. Un lavage gastrique par une solution saline physiologique peut être envisagé, en particulier chez l'enfant. Chez l'adulte, l'eau du robinet peut être utilisée. Il faut retirer le maximum de la quantité administrée

avant l'instillation suivante. La desloratadine n'est pas éliminée par hémodialyse et on ignore si elle est éliminée par dialyse péritonéale. Le patient doit rester sous surveillance médicale après le traitement d'urgence.

Le traitement du surdosage par le sulfate de pseudoéphédrine est symptomatique et de maintien. Les stimulants (analeptiques) ne doivent pas être utilisés. L'hypertension peut être contrôlée par un agent alphabloquant et la tachycardie par un agent bêtabloquant. Les barbituriques à courte durée d'action, le diazépam ou le paraldéhyde peuvent être administrés pour contrôler les convulsions. En cas d'hyperpyréxie, en particulier chez l'enfant, il peut être nécessaire d'utiliser un linge mouillé tiède ou une couverture hypothermique. En cas d'apnée, les patients sont placés sous assistance respiratoire.

5.PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Préparations nasales, décongestionnants nasaux à usage systémique, code ATC : R01BA52.

Mécanisme d’action

La desloratadine est un antihistaminique non sédatif d’action prolongée exerçant un effet antagoniste sélectif sur les récepteurs H1 périphériques. Après administration orale, la desloratadine bloque sélectivement les récepteurs histaminiques H1 périphériques car elle ne se diffuse pas dans le système nerveux central.

Les propriétés antiallergiques de la desloratadine ont été démontrées à partir d’études in vitro. Celles- ci incluent l'inhibition de la libération de cytokines proinflammatoires telles que : IL-4, IL-6, IL-8, et IL-13 par les mastocytes/basophiles humains, ainsi que l'inhibition de l'expression de la molécule d'adhésion P-sélectine sur les cellules endothéliales.

La desloratadine ne se diffuse pas facilement dans le système nerveux central. Lors d'un essai de dose unique menée chez l'adulte, la desloratadine 5 mg n'a pas affecté les mesures standards de performances de vol y compris l'exacerbation de la somnolence subjective ou des tâches liées au vol. Lors des essais cliniques contrôlés à la dose recommandée de 5 mg par jour, il n’y a pas eu d’augmentation de l’incidence de la somnolence par comparaison avec le placebo. La desloratadine administrée une fois par jour à la dose unique de 7,5 mg n’a pas altéré les performances psychomotrices au cours des essais cliniques.

Le sulfate de pseudoéphédrine (sulfate de d-isoéphédrine) est un agent sympathomimétique ayant une activité principalement -mimétique plutôt que -mimétique. Le sulfate de pseudoéphédrine assure, après administration orale, un effet décongestionnant nasal en raison de son action vasoconstrictive. Il a un effet sympathomimétique indirect principalement par le biais de la libération de médiateurs adrénergiques qu'il induit à partir des terminaisons nerveuses post-ganglionnaires.

L'administration orale de sulfate de pseudoéphédrine à la dose recommandée peut entraîner d'autres effets sympathomimétiques, tels qu'une augmentation de la tension artérielle, une tachycardie ou des manifestations causées par l’excitation du système nerveux central.

Effets pharmacodynamiques

Les effets pharmacodynamiques des comprimés d'Aerinaze sont directement liés à ceux de ses composants.

Efficacité et sécurité cliniques

L'efficacité et la sécurité cliniques d'Aerinaze comprimés a été évaluée lors de deux essais cliniques randomisés multicentriques de 2 semaines conduits sur des groupes parallèles, incluant

1 248 patients entre 12 et 78 ans souffrant de rhinite allergique saisonnière, dont 414 avaient reçu des

comprimés d'Aerinaze. Dans les deux essais, l'efficacité antihistaminique d'Aerinaze comprimés, mesurée par le score total de symptômes, à l'exception de la congestion nasale, était significativement supérieure au sulfate de pseudoéphédrine seul pendant toute la période de traitement de 2 semaines. De plus, l'efficacité de l'effet décongestionnant des comprimés d'Aerinaze, mesurée par la gêne respiratoire/congestion nasale, était significativement supérieure à la desloratadine seule pendant toute la période de traitement de 2 semaines.

Il n'y avait aucune différence significative en termes d'efficacité d'Aerinaze comprimés dans les différents sous-groupes de patients définis par sexe, âge ou origine ethnique.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

Desloratadine et sulfate de pseudoéphédrine

Absorption

Dans une étude pharmacocinétique à dose unique avec Aerinaze, la concentration plasmatique de la desloratadine peut être détectée dans les 30 minutes suivant son administration. Le temps moyen de la concentration plasmatique maximale (Tmax) de la desloratadine est atteint approximativement 4 à

5 heures après l'administration et un pic moyen de concentrations plasmatiques (Cmax) et une aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps (ASC) d'environ 1,09 ng/ml et

31,6 ng•h/ml respectivement, ont été observés. Pour le sulfate de pseudoéphédrine, le Tmax moyen a été atteint 6 à 7 heures après l'administration et un pic moyen de concentrations plasmatiques (Cmax et ASC) d'approximativement 263 ng/ml et 4.588 ng•h/ml, respectivement, ont été observés. L'ingestion de nourriture n'a eu aucun effet sur la biodisponibilité (Cmax et ASC) de la desloratadine ou du sulfate de pseudoéphédrine. La demi-vie de la desloratadine est de 27,4 heures. La demi-vie apparente du sulfate de pseudoephedrine est de 7,9 heures.

Après l'administration orale d'Aerinaze pendant 14 jours chez des volontaires sains, des conditions d'équilibre ont été atteintes le 10ème jour pour la desloratadine, la 3-hydroxydesloratadine et le sulfate de pseudoéphédrine. Pour la desloratadine, un pic moyen à l'état d'équilibre des concentrations plasmatiques (Cmax et ASC (0-12 h)) d'environ 1,7 ng/ml et 16 ng•h/ml, respectivement, ont été observés. Pour le sulfate de pseudoéphédrine, un pic moyen à l'état d'équilibre des concentrations plasmatiques Cmax et une ASC (0-12 h) de 459 ng/ml et de 4.658 ng•h/ml respectivement ont été observés.

Desloratadine

Absorption

Dans une série d'essais pharmacocinétiques et cliniques, 6 % des sujets ont présenté une concentration plus élevée de desloratadine. La prévalence de ce phénotype de métaboliseur lent était plus importante chez les adultes noirs que chez les adultes caucasiens (18 % contre 2 %) alors que le profil de sécurité observé chez ces sujets ne différait pas de celui de la population générale. Dans une étude pharmacocinétique à doses multiples conduite avec la formulation en comprimés chez des sujets adultes sains, on a pu observer que quatre sujets étaient des métaboliseurs lents de la desloratadine. Ces sujets présentaient une concentration Cmax environ 3 fois plus élevée à la 7ème heure avec une demi-vie terminale d’environ 89 heures.

Distribution

La desloratadine se lie modérément (83 % - 87 %) aux protéines plasmatiques.

Sulfate de pseudoéphédrine

Absorption

D’après une étude d’interaction, il a été démontré que l’exposition (Cmax et ASC) au sulfate de pseudoephedrine était bioéquivalente après l’administration du sulfate de pseudoephedrine seul et

après l'administration d'Aerinaze, comprimés. Par conséquent, l’absorption du sulfate de pseudoephedrine n’a pas été affectée par la formulation d’Aerinaze.

Distribution

Le sulfate de pseudoéphédrine semble traverser le placenta et la barrière hémato-encéphalique.

La substance active est excrétée dans le lait maternel chez les femmes qui allaitent.

Elimination

Chez l'homme, la demi-vie d'élimination du sulfate de pseudoéphédrine est comprise entre 5 et

8 heures, à un pH urinaire approximatif de 6. La substance active et son métabolite sont excrétés dans l'urine ; 55-75 % de la dose administrée est excrétée sous forme inchangée. Le taux d’excrétion est accéléré et la durée d'action est diminuée à un pH urinaire acide (pH5). L'alcalinisation de l'urine peut entraîner une résorption partielle.

5.3Données de sécurité précliniques

Aucune étude préclinique n'a été conduite avec Aerinaze. Toutefois, les données non cliniques avec la desloratadine issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction et de développement, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

L'absence de potentiel carcinogène a été démontrée dans des études conduites avec la desloratadine et la loratadine.

Lors des études en doses aiguës et multiples, l'association loratadine/sulfate de pseudoéphédrine a présenté un faible taux de toxicité. L'association n'a pas été plus toxique que chacun de ses composants individuels, et les effets observés étaient généralement liés au sulfate de pseudoéphédrine.

Au cours d’études de toxicité sur la reproduction, il n’a pas été mis en évidence d’effet tératogène avec l’association loratadine/sulfate de pseudoéphédrine lorsqu'elle a été administrée par voie orale au rat à des doses atteignant 150 mg/kg/jour et au lapin à des doses atteignant 120 mg/kg/jour.

6.DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Couche bleue, à libération immédiate : amidon de maïs

cellulose microcristalline édétate disodique

acide citrique acide stéarique

colorant (carmin d'indigo E132 laque d'aluminium).

Couche blanche, à libération prolongée : hypromellose 2208

cellulose microcristalline povidone K30

dioxyde de silicium stéarate de magnésium.

6.2Incompatibilités

Sans objet.

6.3Durée de conservation

2 ans

6.4Précautions particulières de conservation

À conserver à une température ne dépassant pas 30°C. Conserver les plaquettes thermoformées dans l'emballage extérieur afin de les protéger de la lumière.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

Aerinaze se présente sous plaquettes thermoformées constituées d’un film de plaquette thermoformée avec une feuille de couverture.

La plaquette thermoformée est composée d’un film transparent de polychlorotrifluoréthyléne (PCTFE)/polychlorure de vinyle (PVC), recouvert par un film d'aluminium enduit d'un vernis vinylique scellé à chaud. Etuis de 2, 4, 7, 10, 14 et 20 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6Précautions particulières d’élimination

Pas d'exigences particulières d’élimination.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Merck Sharp & Dohme Ltd

Hertford Road, Hoddesdon

Hertfordshire EN11 9BU

Royaume-Uni

8.NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/07/399/001

EU/1/07/399/002

EU/1/07/399/003

EU/1/07/399/004

EU/1/07/399/005

EU/1/07/399/006

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 30 juillet 2007

Date du dernier renouvellement : 30 juillet 2012

10.DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne du médicament http://www.ema.europa.eu.

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