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Cervarix (human papillomavirus1 type 16 L1 protein...) – Résumé des caractéristiques du produit - J07BM02

Updated on site: 05-Oct-2017

Nom du médicamentCervarix
Code ATCJ07BM02
Substancehuman papillomavirus1 type 16 L1 protein / human papillomavirus type 18 L1 protein
FabricantGlaxoSmithKline Biologicals S.A.

1.DENOMINATION DU MEDICAMENT

Cervarix suspension injectable

Vaccin Papillomavirus Humain [Types 16, 18] (Recombinant, avec adjuvant, adsorbé)

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 dose (0,5 ml) contient :

 

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 162,3,4

20 microgrammes

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 182,3,4

20 microgrammes

1Papillomavirus Humain = HPV

 

2avec adjuvant AS04 contenant :

 

3-O-desacyl-4’- monophosphoryl lipide A (MPL)3

50 microgrammes

3adsorbé sur hydroxyde d’aluminium hydraté (Al(OH)3)

0,5 milligramme Al3+ au total

4Protéine L1 sous forme de pseudo particules virales non infectieuses produites par la technique de l’ADN recombinant avec un système d’expression utilisant le Baculovirus et les cellules

Hi-5 Rix4446 dérivées de Trichoplusia ni.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Suspension injectable.

Suspension trouble blanche.

4.DONNEES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

Cervarix est un vaccin indiqué, à partir de l’âge de 9 ans, dans la prévention des lésions ano-génitales précancéreuses (du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus) et des cancers du col de l’utérus et de l’anus dus à certains types oncogènes de Papillomavirus Humains (HPV). Voir rubriques 4.4 et 5.1 pour des informations importantes concernant les données soutenant cette indication.

Cervarix doit être administré selon les recommandations officielles.

4.2Posologie et mode d’administration

Posologie

Le schéma de vaccination dépend de l’âge du sujet.

Age au moment de la première

Vaccination et schéma

injection

 

 

 

De 9 à 14 ans inclus*

Deux doses de 0,5 ml chacune. La deuxième dose est

administrée entre 5 et 13 mois après la première dose

 

 

 

A partir 15 ans et plus

Trois doses de 0,5 ml chacune à 0, 1, 6 mois**

 

 

*Si la deuxième dose de vaccin est administrée avant le 5ème mois suivant la première dose, une troisième dose doit toujours être administrée.

**Si une flexibilité est nécessaire dans le schéma vaccinal, la deuxième dose peut être administrée entre 1 mois et 2,5 mois après la première dose et la troisième dose entre 5 et 12 mois après la première dose.

La nécessité d’une dose de rappel n’a pas été établie (voir rubrique 5.1).

Il est recommandé aux sujets qui ont reçu une première dose de Cervarix de terminer le schéma de vaccination avec Cervarix (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique (enfants âgés de moins de 9 ans)

Cervarix n’est pas recommandé chez les enfants de moins de 9 ans en raison de l’insuffisance de données de tolérance et d’immunogénicité dans cette population.

Mode d’administration

Cervarix doit être administré par voie intramusculaire dans la région deltoïdienne (voir aussi rubriques 4.4 et 4.5).

Cervarix ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique. Il n’existe pas de donnée disponible sur l'administration de Cervarix par voie sous-cutanée (voir rubrique 4.4).

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents (voir rubrique 4.5).

4.3Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Comme avec tous les vaccins injectables, il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et d’assurer une surveillance pour le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l’administration du vaccin.

Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, en particulier chez les adolescents, comme réaction psychogène à l’injection. Ceci peut s’accompagner de plusieurs signes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d’éviter des blessures en cas d’évanouissement.

L’administration de Cervarix doit être différée chez les sujets souffrant d’une maladie fébrile aiguë sévère. Cependant la présence d’une infection mineure telle qu’un rhume n’est pas une contre- indication à la vaccination.

Ce vaccin ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique.

Il n’existe pas de donnée disponible sur l’administration de Cervarix par voie sous-cutanée.

Comme avec les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, Cervarix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation, en raison du risque de saignement qui peut survenir lors de l’administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

Comme pour tout vaccin, une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés.

Cervarix protège uniquement contre les maladies dues aux HPV de types 16 et 18 et dans une certaine mesure contre les maladies provoquées par certains autres types d’HPV oncogènes apparentés (voir rubrique 5.1). Par conséquent, les mesures appropriées de précaution vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prises.

Ce vaccin doit être utilisé uniquement en prévention et n’a pas d’effet sur les infections HPV en cours ni sur des maladies cliniques préexistantes dues aux HPV. Ce vaccin n’a pas démontré d’effet thérapeutique. Le vaccin n’est donc pas indiqué pour le traitement du cancer du col de l’utérus ou des néoplasies intraépithéliales cervicales (CIN). Il n’est pas non plus destiné à prévenir la progression d’autres lésions préexistantes associées aux HPV ou d’autres infections déjà présentes dues aux HPV vaccinaux ou non vaccinaux (voir rubrique 5.1 « Efficacité chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’entrée dans l’étude. »).

La vaccination ne remplace pas le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus. Etant donné qu’aucun vaccin n’est efficace à 100% et que Cervarix ne protège pas contre tous les types d’HPV, ou contre les infections déjà existantes dues aux HPV, le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus reste très important et doit suivre les recommandations locales.

La durée de la protection n’a pas encore été totalement établie. Le calendrier et la nécessité de dose(s) de rappel n’ont pas été établis.

A l’exception des sujets asymptomatiques infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour lesquels des données limitées d’immunogénicité sont disponibles (voir rubrique 5.1), il n’y a pas de données sur l’utilisation de Cervarix chez les sujets qui présentent une altération de la réponse immunitaire comme, par exemple, les sujets recevant un traitement immunosuppresseur. Comme avec les autres vaccins, une réponse immunitaire satisfaisante peut ne pas être obtenue chez ces sujets.

On ne dispose d’aucune donnée de tolérance, immunogénicité ou efficacité pour permettre l’interchangeabilité de Cervarix avec d’autres vaccins HPV.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Dans toutes les études cliniques, les sujets qui avaient reçu des immunoglobulines ou des produits dérivés du sang au cours des 3 mois précédant la première dose de vaccin ont été exclus.

Utilisation avec d’autres vaccins

Cervarix peut être administré simultanément avec un vaccin combiné de rappel diphtérique (d), tétanique (T) et coquelucheux (acellulaire) avec ou sans valence poliomyélitique inactivée (P) (vaccins dTca, dTca-P), sans qu'il y ait d'interférence cliniquement pertinente avec la réponse en anticorps vis-à-vis de chacun des antigènes de l'un ou l'autre vaccin. Une tendance à une plus faible moyenne géométrique des titres (MGT) en anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18 a été observée lors de l'administration séquentielle du vaccin combiné dTca-P puis un mois après de Cervarix comparativement à l'administration de Cervarix seul. La pertinence clinique de cette observation n'est pas connue.

Cervarix peut être administré de façon concomitante avec un vaccin combiné contre l’hépatite A (vaccin inactivé) et contre l’hépatite B (ADNr) (Twinrix) ou avec un vaccin contre l’hépatite B (ADNr) (Engerix B).

L’administration concomitante de Cervarix et de Twinrix (vaccin Hépatite A/Hépatite B) n’a montré aucune interférence cliniquement significative sur la réponse en anticorps vis-à-vis des antigènes HPV et hépatite A. La moyenne géométrique des concentrations en anticorps anti-HBs a été significativement plus faible après cette administration simultanée, mais la pertinence clinique de cette observation n’est pas connue étant donné que les taux de séroprotection sont restés inchangés. Le pourcentage de sujets ayant atteint une concentration en anticorps anti-HBs ≥ 10mUI/ml a été de 98,3% après vaccination concomitante et de 100% après vaccination par Twinrix seul. Des résultats similaires ont été observés lorsque Cervarix était administré de façon concomitante avec Engerix B avec 97,9 % des sujets qui atteignaient une concentration anti-HBs ≥ 10 mUI/ml comparé à 100 % des sujets lorsqu'Engerix B était administré seul.

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents.

Utilisation avec des hormones contraceptives

Au cours des études cliniques, environ 60% des femmes ayant reçu Cervarix prenaient des contraceptifs hormonaux. Il n’a pas été démontré que la contraception hormonale a un impact sur l’efficacité de Cervarix.

Utilisation de traitements immunosuppresseurs systémiques

Voir rubrique 4.4.

4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune étude spécifique utilisant ce vaccin chez la femme enceinte n’a été réalisée. Les données recueillies chez les femmes enceintes dans le cadre de registres de grossesse, d’études épidémiologiques ou lors d’exposition accidentelle au cours des essais cliniques, sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un risque d’issues défavorables de grossesse, y compris de fausse couche suite à une vaccination avec Cervarix.

Cependant lors du programme de développement clinique, un total de 10 476 grossesses a été rapporté incluant 5 387 femmes qui avaient reçu Cervarix. De manière générale, les proportions des issues de grossesse (par exemple nouveau-né normal, nouveau-né anormal incluant les anomalies congénitales, naissance prématurée et fausse-couche) ont été comparables, quel que soit le groupe vacciné, Cervarix ou autre.

Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs ou indirects sur la fertilité, la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, la parturition ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter la vaccination par Cervarix pendant la grossesse. Les femmes enceintes ou essayant de le devenir, doivent être averties de reporter ou d'interrompre leur vaccination jusqu'à la fin de leur grossesse.

Allaitement

L’effet sur les nourrissons allaités de l’administration de Cervarix chez leurs mères n’a pas été évalué dans des études cliniques.

Cervarix ne doit être utilisé pendant l’allaitement que si les avantages potentiels l’emportent sur les risques éventuels.

Fertilité

Il n’y a aucune donnée disponible sur la fertilité.

4.7Effets sur l’aptitude à conduire et à utiliser des machines

Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Cependant, certains des effets mentionnés dans la rubrique 4.8 «Effets indésirables» peuvent affecter temporairement la capacité à conduire ou à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Dans les études cliniques, qui ont inclus des filles et des femmes âgées de 10 à 72 ans (parmi lesquelles 79,2% étaient âgées de 10 à 25 ans au moment de l’inclusion), 16 142 sujets de sexe féminin ont reçu Cervarix tandis que 13 811 sujets féminins ont reçu le produit contrôle. Ces sujets ont été suivis pendant toute la durée de l’étude pour détecter des événements indésirables graves. Dans un sous-groupe prédéfini de sujets (Cervarix = 8 130 versus contrôle = 5 786), les évènements indésirables ont été suivis durant les 30 jours suivant chaque injection.

Au cours de deux études cliniques incluant des hommes âgés de 10 à 18 ans, 2 617 hommes ont reçu Cervarix et ont fait l’objet d’une surveillance active afin d’évaluer la tolérance du vaccin.

L’effet indésirable le plus fréquemment observé après l’administration du vaccin a été une douleur au site d’injection survenue après administration de 78% de l’ensemble des doses. La majorité de ces effets a été d’intensité légère à modérée et de courte durée.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables considérés comme étant au moins possiblement liés à la vaccination ont été classés selon leur fréquence :

Les fréquences sont définies comme suit :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 et < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100)

Classe de système organe

Fréquence

Effets indésirables

Essais cliniques

 

 

Infections et infestations

 

Peu fréquent

Infection des voies respiratoires supérieures

Affections du système nerveux

 

Très fréquent

Céphalées

 

 

Peu fréquent

Sensation vertigineuse

Affections gastro-intestinales

 

Fréquent

Troubles gastro-intestinaux incluant nausées,

 

 

 

vomissements, diarrhée et douleur abdominale

Affections de la peau et du tissu

 

Fréquent

Démangeaisons/prurit, éruption cutanée,

sous-cutané

 

 

urticaire

Affections musculo-

 

Très fréquent

Myalgies

squelettiques et systémiques

 

Fréquent

Arthralgies

Troubles généraux et anomalies

 

Très fréquent

Réactions au site d’injection incluant douleur,

au site d'administration

 

Fréquent

rougeur, gonflement; fatigue

 

 

Fièvre (≥38°C)

 

 

Peu fréquent

Autres réactions au site d’injection telles que

Après commercialisation

 

 

induration, paresthésie locale

 

 

 

Affections hématologiques et du

Inconnue*

Adénopathie

système lymphatique

 

 

Affections du système

Inconnue*

Réactions allergiques (incluant des réactions

immunitaire

 

anaphylactiques et anaphylactoïdes), œdème de

 

 

 

Quincke

Affections du système nerveux

Inconnue*

Syncope ou réaction vaso-vagale à l’injection,

 

 

 

parfois accompagnées de mouvements tonico-

 

 

 

cloniques (voir rubrique 4.4)

*Etant donné que ces événements ont été notifiés de manière spontanée, il n’est pas possible d’estimer leur fréquence de façon fiable.

Au cours des essais cliniques, le profil de tolérance observé chez les sujets avec une infection (antérieure ou en cours) par HPV a été semblable à celui observé chez les sujets qui avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes ou qui étaient séronégatifs pour les anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté.

5.PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Vaccins, Vaccins Papillomavirus, code ATC : J07BM02

Mécanisme d’action

Cervarix est un vaccin recombinant non infectieux avec adjuvant, préparé à partir de pseudo particules virales (VLP pour Virus Like Particles) hautement purifiées de la principale protéine L1 de la capside des HPV oncogènes de types 16 et 18. Puisque les VLP ne contiennent pas d’ADN viral, elles ne peuvent ni infecter les cellules, ni se multiplier, ni provoquer de maladie. Les études chez l’animal ont

montré que l’efficacité des vaccins VLP L1 résulte principalement d’une réponse immunitaire à médiation humorale.

Les HPV de types 16 et 18 sont estimés responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus, 90% des cancers anaux, 70% des néoplasies intraépithéliales vaginales et vulvaires de haut grade liées à l’HPV et 78% des néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3) liées à l’HPV. D’autres types d’HPV oncogènes peuvent aussi être responsables d’environ 30% des cancers ano génitaux. Les HPV de types 45, 31 et 33 sont les 3 types d’HPV non vaccinaux les plus fréquemment identifiés dans les carcinomes épidermoïdes du col de l’utérus (12,1%) et dans les adénocarcinomes (8,5%).

Le terme « lésions ano génitales précancéreuses » dans la rubrique 4.1 correspond aux néoplasies intraépithéliales cervicales de haut grade (CIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vulvaires de haut grade (VIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vaginales de haut grade (VaIN2/3) et aux néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3).

Etudes cliniques

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 15 à 25 ans

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans deux études cliniques de phase II et III randomisées, contrôlées, en double aveugle, qui ont inclus un total de 19 778 femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’étude de phase II (étude 001/007) a inclus seulement des femmes qui :

-avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes des types 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66 et 68

-étaient séronégatives pour HPV 16 et HPV 18 et

-avaient une cytologie normale

Le critère principal d’efficacité était l’infection incidente par HPV 16 et/ou HPV 18. L’infection persistante à 12 mois a été évaluée en tant que critère supplémentaire d’efficacité.

L’étude de phase III (étude 008) a inclus des femmes sans sélection préalable vis-à-vis de la présence d’une infection par HPV, c’est-à-dire sans tenir compte de leur cytologie et de leur statut HPV (sérologie ou test ADN) à l’inclusion.

Le critère principal d’efficacité était les CIN2+ associés à HPV 16 et/ou HPV 18 (HPV 16/18). Dans les essais cliniques, les néoplasies intraépithéliales (CIN) de grades 2 et 3 (CIN2/3) et l’adénocarcinome in situ (AIS) ont été utilisés comme marqueurs de substitution du cancer du col de l’utérus.

Les critères secondaires d’efficacité ont inclus l’infection persistante à 6 et à 12 mois.

Il a également été démontré que l’infection persistante durant au moins 6 mois est un marqueur de substitution pertinent du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Efficacité prophylactique contre l’infection par HPV 16/18 dans la population non infectée par des HPV oncogènes

Les femmes (N=1 113) ont été vaccinées dans l’étude 001 et évaluées au plan de l’efficacité jusqu’au mois 27. Un sous-groupe de femmes (N=776) vaccinées dans l’étude 001 a été suivi dans l’étude 007 jusqu’à 6,4 ans (environ 77 mois) après la première dose (suivi moyen de 5,9 ans). Dans l’étude 001, il y a eu cinq cas d’infection persistante à 12 mois par HPV 16/18 (4 par HPV 16 ; 1 par HPV 18) dans le groupe contrôle et un cas par HPV 16 dans le groupe vaccin. Dans l’étude 007, l’efficacité de Cervarix contre les infections persistantes à 12 mois par HPV 16/18 a été de 100% (IC à 95% : 80,5 ; 100). Il y a eu seize cas d’infection persistante par HPV 16 et cinq cas d’infection persistante par HPV 18, tous dans le groupe contrôle.

Dans l’étude HPV-023, les sujets issus de la cohorte brésilienne (N=437) de l’étude 001/007 ont été suivis jusqu’à 8,9 ans en moyenne (écart-type de 0,4 ans) après la première dose. A la fin de l’étude, il

n’y a eu aucun cas d’infection ou de lésions histopathologiques associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18 dans le groupe vacciné de l’étude HPV-023. Dans le groupe placebo, il y a eu 4 cas d’infection persistante à 6 mois et un cas d’infection persistante à 12 mois. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le vaccin et le placebo pour ces critères.

Efficacité prophylactique vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes non infectées par HPV 16 et/ou HPV 18

Dans l’étude HPV-008, les analyses principales d’efficacité ont été conduites sur la cohorte

« According to Protocol » (selon protocole) (cohorte ATP : incluant les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif ainsi qu’une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6). Cette cohorte a inclus des femmes avec une cytologie normale ou de bas grade à l’inclusion et a seulement exclu les femmes avec une cytologie de haut grade (0,5% de la population totale). L’évaluation du nombre de cas pour la cohorte ATP a commencé au jour 1 suivant la troisième dose de vaccin.

Globalement, 74% des femmes incluses étaient naïves à la fois vis-à-vis de HPV 16 et HPV 18 (c’est- à-dire ADN négatives et séronégatives à l’inclusion).

Deux analyses de l’étude HPV-008 ont été réalisées : la première analyse, prédéfinie dans le protocole comme l’analyse primaire de l’étude a été faite lorsque 36 cas de CIN2+ associés à l’HPV 16/18 ont été confirmés dans la cohorte ATP et une seconde analyse réalisée en prenant en compte l’ensemble des données de fin d’étude.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis du critère principal CIN2+ à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 1. Dans une analyse supplémentaire, l’efficacité de Cervarix a été évaluée vis-à-vis des CIN3+ associées aux HPV 16/18.

Tableau 1 : Efficacité du vaccin contre les lésions de haut grade du col de l’utérus associées aux HPV 16/18 (cohorte ATP)

Critère HPV-16/18

 

Cohorte ATP (1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude(3)

 

 

Cervarix

 

Contrôle

 

Efficacité %

 

(N = 7 338)

 

(N = 7 305)

 

(IC à 95%)

 

n(2)

 

n

 

 

CIN2+

 

 

94,9% (87,7 ; 98,4)

CIN3+

 

 

91,7% (66,6 ; 99,1)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP: inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6.

(2) incluant 4 cas de CIN2+ et 2 cas de CIN3+ dans lesquels un autre type d’HPV oncogène a été identifié dans la lésion en même temps qu’HPV 16 ou 18. Ces cas sont exclus dans l’analyse d’attribution des types d’HPV (voir sous le tableau).

(3) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Dans l’analyse primaire, l’efficacité était de 92,9% (IC à 96,1%:79,9 ; 98,3) contre les CIN2+ et 80% (IC à 96,1%: 0,3 ; 98,1) contre les CIN3+. De plus, une efficacité du vaccin statistiquement significative a été démontrée contre les CIN2+ qu’elles soient associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18.

Pour les cas impliquant plusieurs types d'HPV, afin de distinguer le(s) type(s) d'HPV le(s) plus probablement responsable(s) de la lésion (attribution des types d'HPV), une analyse complémentaire a pris en compte les types d'HPV détectés par PCR (Polymerase Chain Reaction) dans au moins un des deux prélèvements cytologiques précédents, en plus des types détectés dans la lésion. Cette analyse post-hoc a exclu les cas (dans le groupe vaccin comme dans le groupe contrôle) qui n’ont pas été

considérés comme étant imputables à des infections par HPV 16 ou HPV 18 acquises au cours de l’étude.

Sur la base de cette analyse post-hoc d’attribution des types d’HPV, il y a eu 1 cas de CIN2+ dans le groupe vaccin contre 92 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 98,9% (IC à 95% : 93,8 ; 100)) et aucun cas de CIN3+ dans le groupe vaccin contre 22 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 100% (IC à 95% : 81,8 ; 100)) à la fin de l’étude.

Dans l’analyse primaire, l’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1 associés aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 94,1% (IC à 96,1% : 83,4 ; 98,5). L’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1+ associées aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 91,7% (IC à 96,1% : 82,4 ; 96,7). A l’analyse de fin d’étude, l’efficacité du vaccin contre les CIN1 associées à l’HPV16/18 observée dans la cohorte ATP était de 92,8% (IC à 95% : 87,1 ; 96,4).

Dans l’analyse de fin d’étude, il y a eu 2 cas de VIN2+ ou VaIN2+ dans le groupe vacciné et 7 cas dans le groupe contrôle de la cohorte ATP, associés à l’HPV 16 ou à l’HPV 18. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le groupe vacciné et le groupe contrôle sur ces critères.

L’efficacité du vaccin dans la cohorte ATP à la fin de l’étude vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 est présentée dans le tableau 2.

Tableau 2 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (cohorte

ATP)

Critère HPV-16/18

 

 

Cohorte ATP (1)

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 7 338)

 

(N = 7

305)

(IC à 95%)

 

n/N

 

n/N

 

Infection persistante à 6 mois

35/7 182

 

94,3% (92,0 ; 96,1)

Infection persistante à 12 mois

26/7 082

 

92,9% (89,4 ; 95,4)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0, et un test ADN négatif au mois 6.

(2) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Les résultats d’efficacité dans l’analyse primaire étaient de 94,3% (IC à 96,1% : 91,5 ; 96,3) contre l’infection persistante à 6 mois et 91,4% (IC à 96,1%: 89,4 ; 95,4) contre l’infection persistante à 12 mois.

Efficacité vis-à-vis d’HPV 16/18 chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’inclusion dans l’étude.

Il n’a pas été démontré de protection contre la maladie due aux types d’HPV pour lesquels les sujets étaient ADN HPV positifs à l’inclusion dans l’étude. Cependant, les sujets qui étaient déjà infectés (test ADN HPV positif) avant la vaccination par l’un des types d’HPV du vaccin ont été protégés des manifestations cliniques dues à l’autre type d’HPV du vaccin.

Efficacité vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes avec et sans infection ou maladie antérieure.

La population totale vaccinée (TVC : Total Vaccinated Cohort) a inclus tous les sujets ayant reçu au moins une dose de vaccin, quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte a inclus des femmes avec ou sans infection par HPV en cours et/ou antérieure. L’évaluation du nombre de cas pour la population TVC a commencé au jour 1 suivant la première dose de vaccin.

L’évaluation de l’efficacité est inférieure dans la population TVC car cette cohorte inclut les femmes ayant des infections/lésions préexistantes, sur lesquelles Cervarix n’est pas supposé avoir un impact. La population TVC est proche de la population générale des femmes de 15 à 25 ans.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut garde associées aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 3.

Tableau 3 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade associées aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

 

TVC(1)

 

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 8

694)

 

(N = 8 708)

(IC à 95%)

 

n

 

 

n

 

CIN2+

 

 

60,7% (49,6 ; 69,5)

CIN3+

 

 

45,7% (22,9 ; 62,2)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte inclut des femmes ayant des infections/lésions préexistantes.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 4.

Tableau 4 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

TVC(1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

 

 

 

(IC à 95%)

 

n/N

 

n/N

 

Infection persistante 6 mois

504/8 863

 

1 227/8 870

60,9% (56,6;64,8)

Infection persistante 12 mois

335/8 648

 

767/8 671

57,5% (51,7;62,8)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Impact global du vaccin sur le fardeau des maladies du col de l’utérus dues aux HPV

Dans l’étude HPV-008, l’incidence des lésions cervicales de haut grade a été comparée entre le groupe placebo et le groupe vaccin quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion. L’efficacité du vaccin a été démontrée vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade à la fin de l’étude dans les populations TVC et TVC-naïve (tableau 5).

La population TVC-naïve est un sous-groupe de la population TVC ; elle inclut les femmes qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

Tableau 5 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion.

 

 

 

Analyse de fin d’étude (3)

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

N

Cas

N

Cas

(IC à 95%)

CIN2+

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

5 452

64,9% (52,7 ; 74,2)

TVC(2)

8 694

8 708

33,1% (22,2 ; 42,6)

CIN3+

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

5 452

93,2% (78,9 ; 98,7)

TVC(2)

8 694

8 708

45,6% (28,8 ; 58,7)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe

(1) TVC-naïve: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatifs vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

(2) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(3) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Dans l’analyse de fin d’étude, Cervarix a réduit les procédures d'excision cervicale (incluant les conisations à l’anse diathermique ou au bistouri et les procédures au laser) de 70,2% (IC à 95% : 57,8 ; 79,3) dans la population TVC-naïve et de 33,2% (IC à 95% : 20,8 : 43,7) dans la population TVC.

Efficacité due à une protection croisée

L’efficacité de Cervarix en terme de protection croisée vis-à-vis des critères histopathologiques et virologiques (infection persistante) a été évaluée dans l’étude HPV-008 pour les 12 types d’HPV oncogènes non vaccinaux. L’étude n’était assez puissante pour évaluer l’efficacité contre les maladies dues à un type d’HPV donné. L’analyse vis-à-vis du critère principal a été biaisée par de multiples co- infections dans les lésions CIN2+. Contrairement aux critères histopathologiques, les critères virologiques sont moins biaisés par des infections multiples.

Une protection croisée a été démontrée vis-à-vis des critères : infection persistante 6 mois et CIN2+ dans toutes les cohortes de l’étude pour HPV 31, 33 et 45.

L’efficacité du vaccin à la fin de l’étude vis-à-vis de l’infection persistante à 6 mois et des CIN2+ associées à chacun des types d’HPV oncogènes non vaccinaux est présentée dans le tableau 6 (cohorte ATP).

Tableau 6 : Efficacité du vaccin pour les types d’HPV oncogènes non vaccinaux.

ATP(1)

Type

Infection persistante à 6 mois

 

CIN2+

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

d’HPV

 

 

(IC à 95%)

 

 

(IC à 95%)

 

n

n

 

n

n

 

Types apparentés au HPV de type 16 (espèce A9)

 

 

 

HPV-31

76,8%

87,5%

 

 

 

(69,0 ; 82,9)

 

 

(68,3 ; 96,1)

HPV-33

44,8%

68,3%

 

 

 

(24,6 ; 59,9)

 

 

(39,7 ; 84,4)

HPV-35

-19,8%

62,5%

 

 

 

(<0 ; 17,2)

 

 

(<0 ; 93,6)

HPV-52

8,3%

27,6%

 

 

 

(<0 ; 21,0)

 

 

(<0 ; 59,1)

HPV-58

-18,3%

28,5%

 

 

 

(<0 ; 7,7)

 

 

(<0 ; 65,7)

Types apparentés au HPV de type 18

(espèce A7)

 

 

 

HPV-39

4,8%

74,9%

 

 

 

(<0 ; 23,1)

 

 

(22,3 ; 93,9)

HPV-45

73,6%

81,9%

 

 

 

(58,1 ; 83,9)

 

 

(17,0 ; 98,1)

HPV-59

-7,5%

80,0%

 

 

 

(<0 ; 23,8)

 

 

(<0 ; 99,6)

HPV-68

2,6%

26,8%

 

 

 

(<0 ; 21,9)

 

 

(<0 ; 69,6)

Autres types

 

 

 

 

 

 

HPV-51

16,6%

54,4%

 

 

 

(3,6 ; 27,9)

 

 

(22,0 ; 74,2)

HPV-56

-5,3%

46,1%

 

 

 

(<0 ; 13,1)

 

 

(<0 ; 81,8)

HPV-66

2,3%

56,4%

 

 

 

(<0 ; 19,6)

 

 

(<0 ; 84,8)

n= nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif au mois 0 et au mois 6.

Les limites de l’intervalle de confiance (IC) encadrant les valeurs de l’efficacité du vaccin ont été calculées. Quand la valeur zéro est incluse, c’est-à-dire quand la limite inférieure de l’IC est <0, l’efficacité n’est pas considérée comme statistiquement significative.

L’efficacité vis-à-vis des CIN3 a seulement été démontrée pour l’HPV-31 et il n’y avait aucune preuve de protection vis-à-vis des AIS quel que soit le type d’HPV.

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 26 ans et plus

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans un essai clinique en double aveugle, randomisé de Phase III (HPV-015) qui a inclus un total de 5 778 femmes âgées de 26 à 72 ans (médiane : 37,0 ans). L’étude a été conduite en Amérique du Nord, en Amérique Latine, dans la région Asie Pacifique et en Europe. L'analyse finale a été réalisée à la conclusion de l'étude, 7 ans après la première vaccination. Le critère principal d'évaluation était une combinaison de critères virologiques et d'évaluation

histopathologique : infection persistante à 6 mois liée à HPV-16/18 et / ou CIN1+.

Les analyses principales d’efficacité ont été réalisées sur la cohorte ATP pour l’efficacité et la population TVC qui comprenait un sous-groupe allant jusqu'à 15% de femmes ayant des antécédents d'infection ou de maladie associées à HPV (définis comme deux frottis ou plus successifs anormaux, une colposcopie anormale ou une biopsie ou un traitement du col de l'utérus après des résultats de frottis ou de colposcopie anormaux). L'inclusion de ce sous-groupe a permis l'évaluation de l'efficacité

prophylactique dans une population censée refléter la situation en vie réelle puisque les femmes adultes sont dans la tranche d'âge généralement ciblée pour le dépistage cervical.

L’efficacité du vaccin à la conclusion de l'étude est résumée dans le tableau suivant.

Il n’a pas été prouvé que la prévention d'une infection persistante durant au moins 6 mois soit un marqueur de substitution pertinent de la prévention du cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 26 ans et plus.

Tableau 7: Efficacité du vaccin à la conclusion de l’étude HPV-015.

Critère

 

ATP(1)

 

 

TVC(2)

 

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

 

 

(IC 96,2%)

 

 

 

(IC 96,2%)

 

n/N

n/N

 

n/N

n/N

 

 

 

HPV-16/18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IP 6M et/ou

7/1 852

71/1 818

90,5%

 

93/2 768

209/2 778

56,8%

CIN1+

 

 

(78,6 ; 96,5)

 

 

 

(43,8 ; 67,0)

6M PI

6/1 815

67/1 786

91,4%

 

74/2 762

180/2 775

60 %

 

 

 

(79,4 ; 97,1)

 

 

 

(46,4 ; 70,4)

CIN2+

1/1 852

6/1 818

83,7%

 

33/2 733

51/2 735

35,8%

 

 

 

(<0 ; 99,7)

 

 

 

(<0 ; 61,0)

ASC-US+

3/1 852

47/1 818

93,8%

 

38/2 727

114/2 732

67,3%

 

 

 

(79,9 ; 98,9)

 

 

 

(51,4 ; 78,5)

IP 6M

3/851

13/837

78%

 

42/1 211

65/1 192

38,7%

seulement

 

 

(15,0 ; 96,4)

 

 

 

(6,3 ; 60,4)

chez les

 

 

 

 

 

 

 

sujets

 

 

 

 

 

 

 

séropositifs

 

 

 

 

 

 

 

à l’inclusion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Efficacité protectrice

croisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-31

10/2073

29/2090

65,8 %

 

51/2762

71/2775

29 %

IP 6M

 

 

(24,9;85,8)

 

 

 

(<0;52,5)

HPV-45

9/2106

30/2088

70,7 %

 

22/2762

60/2775

63,9 %

IP 6M

 

 

(34,2;88,4)

 

 

 

(38,6;79,6)

HPV-31

5/2117

23/2127

78,4 %

 

34/2727

55/2732

38,7 %

ASC-US+

 

 

(39,1;94,1)

 

 

 

(2,0;62,3)

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-45

5/2150

23/2125

78,7 %

 

13/2727

38/2732

66,1 %

ASC-US+

 

 

(40,1;94,1)

 

 

 

(32,7;84,1)

N= nombre de sujets dans chaque groupe

n= nombre de sujets rapportant au moins un événement dans chaque groupe IP 6M = infection persistante à 6 mois

IC= Intervalle de Confiance

ASC-US= Cellules atypiques de signification non déterminée (cytologie anormale)

(1)inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 et/ou 18) : un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 (sauf spécification) et un test ADN négatif au mois 6.

(2)au moins une dose de vaccin, quels que soient le test ADN et le statut sérologique au mois 0 (sauf spécification). Inclut 15% de sujets avec des antécédents de maladie/infection due à l’HPV

L'efficacité vis-à-vis des ≥ ASC-US (cytologie anormale) associée à des oncogènes non vaccinaux était de 37,2% (IC 96,2% [21,3 ; 50,1]) (cohorte ATP).

Quel que soit le type de HPV détecté dans la lésion, l'efficacité vis-à-vis du CIN1+ était de 22,9 % (IC 96,2% [4,8 ; 37,7]) (population TVC).

Il n'y a pas de preuve de protection contre la maladie causée par le HPV chez les sujets âgés de 25 ans et plus, qui avaient un test ADN positif et/ou avec une cytologie anormale à l'inclusion dans l'étude.

Immunogénicité

Réponse immunitaire à Cervarix après primovaccination

Il n’a pas été défini pour les vaccins HPV de taux minimum d’anticorps protecteur contre les CIN de grade 2 ou 3 ou contre l’infection persistante due aux types HPV contenus dans le vaccin.

La réponse en anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 a été mesurée en utilisant un test direct ELISA spécifique à chaque type (version 2, méthodologie MedImmune, modifié par GSK) et connu pour être corrélé au test de neutralisation utilisant des pseudovirions (PBNA : Pseudovirion-Based Neutralisation Assay).

L’immunogénicité induite par 3 doses de Cervarix a été évaluée chez 5 465 jeunes filles et femmes âgées de 9 à 55 ans et plus de 800 sujets de sexe masculin âgés de 10 à 18 ans.

Dans les études cliniques, plus de 99% des sujets initialement séronégatifs ont eu une séroconversion après la troisième dose aux HPV à la fois de types 16 et 18. La moyenne géométrique des titres (MGT) en IgG induites par le vaccin était largement au dessus des titres observés chez les femmes qui avaient été précédemment infectées mais qui avaient éliminé l’infection (infection naturelle). Les sujets initialement séropositifs et séronégatifs ont atteint des taux similaires après vaccination.

Persistance de la réponse immunitaire à Cervarix

L’étude 001/007 (qui a inclus des femmes âgées de 15 à 25 ans au moment de la vaccination) a évalué la réponse immunitaire contre les HPV 16 et les HPV 18 jusqu’à 76 mois après l’administration de la première dose de vaccin. Dans l’étude 023 (sous-groupe de l’étude 001/007), l’évaluation de la réponse immunitaire a continué jusqu’à 113 mois. 92 sujets dans le groupe vacciné avaient des données d’immunogénicité à l’intervalle [M107-M113] après la première dose de vaccin avec un suivi médian de 8,9 ans. Parmi ces sujets, 100% des femmes (IC 95% : 96,1 ; 100) sont restées séropositives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18 selon le test ELISA.

Les MGTs en IgG induites par le vaccin pour, à la fois, HPV 16 et HPV 18, présentaient un pic au mois 7 et diminuaient ensuite pour atteindre un plateau à partir du mois 18 jusqu’à l’intervalle [M107-M113] avec des MGTs (test ELISA) pour HPV 16 et HPV 18 au moins encore 10 fois supérieures aux MGTs observées (test ELISA) chez les femmes qui avaient éliminé une infection naturelle par HPV.

Dans l’étude 008, l’immunogénicité jusqu’au mois 48 a été similaire à la réponse observée dans l’étude 001. Un profil cinétique similaire a été observé pour les anticorps neutralisants.

Dans une autre étude clinique (étude 014) réalisée chez des femmes âgées de 15 à 55 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7). Les MGT étaient cependant moins élevées chez les femmes de plus de 25 ans. Quatre cent soixante-dix sujets (142 âgés de 15 à 25 ans, 172 âgés de 26 à 45 ans et 156 âgés de 46 à 55 ans) ayant terminé l'étude HPV-014 et ayant reçu un schéma en 3 doses, ont été suivis jusqu’à 10 ans dans l'étude d’extension HPV-60. Dix ans après l'administration de la première dose, 100 % des sujets du groupe des 15-25 ans, 99,2 % des sujets du groupe des 26-45 ans et 96,3 % des sujets du groupe des 46-55 ans étaient toujours séropositifs pour le HPV-16 et respectivement 99,2 %, 93,7 % et 83,8 % pour le HPV-18. Dans tous les groupes d'âge, les MGT sont restées au moins 5 à 32 fois pour le HPV-16 et 3 à 14 fois pour le HPV-18 au-dessus de celles induites chez les femmes qui ont éliminé une infection naturelle pour ces deux antigènes.

Existence d’une réponse anamnestique (mémoire immunitaire)

Dans l’étude 024 (un sous-groupe de l’étude 001/007), une dose additionnelle de Cervarix a été administrée à 65 sujets à un intervalle moyen de 6,8 ans après la première dose de vaccin. Une réponse immunitaire anamnestique vis-à-vis d’HPV 16 et d’HPV 18 (mesurée par le test ELISA) a été observée une semaine et un mois après cette dose additionnelle ; les MGT un mois après cette dose additionnelle dépassaient les MGT observées un mois après la primovaccination en 3 doses.

Extrapolation de l’efficacité de Cervarix des jeunes femmes adultes aux adolescentes.

Dans une analyse combinée (HPV-029, -30 et -48), la séroconversion a été obtenue chez 99,7% et 100% des filles de 9 ans vis-à-vis, respectivement, des types d’HPV 16 et 18, après la troisième dose (au mois 7) avec des MGTs au moins 1,4 et 2,4 fois plus élevées que celles des filles âgées de 10 à 14 ans et des femmes âgées de 15 à 25 ans, respectivement.

Dans les deux études cliniques (HPV-012 et -013) réalisées chez des filles âgées de 10 à 14 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7) avec une MGT au moins 2 fois plus élevée que celle des femmes âgées de 15 à 25 ans.

Dans des essais cliniques (HPV-070 et HPV-048) réalisés chez des filles âgées de 9 à 14 ans recevant Cervarix selon un schéma en 2 doses (0, 6 mois ou 0, 12 mois) et des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans recevant Cervarix selon le schéma standard en 3 doses (0, 1, 6 mois), tous les sujets ont séroconverti aux 2 types d’HPV 16 et 18 un mois après la seconde dose. La réponse immunitaire après 2 doses chez des filles âgées de 9 à 14 ans a été non inférieure à la réponse après 3 doses chez des femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’efficacité de Cervarix chez les filles âgées de 9 à 14 ans a été déduite de ces données d’immunogénicité.

Durée de la réponse immunitaire chez les femmes âgées de 26 ans et plus

Dans l’étude de Phase III (HPV-015) chez des femmes âgées de 26 ans et plus tous les sujets ont séroconverti 1 mois après la troisième dose. Au mois 84, c’est-à-dire 78 mois après la réalisation complète du schéma de vaccination, 99,3% et 95,9% des femmes initialement séronégatives sont devenues séropositives pour les anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18, respectivement. Toutes les femmes initialement séropositives sont restées séropositives pour les anticorps à la fois anti-HPV-16 et anti-HPV-18.

Les titres en anticorps ont atteint leur maximum au mois 7 puis ont progressivement diminué jusqu’au mois 18 et se sont stabilisés pour atteindre un plateau jusqu’au mois 84.

Immunogénicité chez les hommes âgés de 10 à 18 ans

L’immunogénicité chez les hommes a été évaluée au cours de 2 essais cliniques HPV-011 (N = 173) et HPV-040 (N = 556). Les données ont montré une immunogénicité comparable chez l’homme et chez la femme. Dans l'étude HPV-011, tous les sujets ont séroconverti à HPV 16 et 18 et les MGT étaient non inférieurs à ceux observés dans l'étude HPV-012 chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Extrapolation des données d’efficacité clinique sur les lésions pré-cancéreuses et cancers de l'anus

Aucune étude d'efficacité sur les lésions précancéreuses anales n’a été menée avec Cervarix. Cependant, des études menées chez les filles âgées de 9 à 14 ans (étude HPV-071) et chez les femmes âgées de 18 à 45 ans (étude HPV-010) ont montré de manière constante, une réponse immunitaire supérieure de Cervarix versus le comparateur pour lequel les données d’efficacité sur les lésions précancéreuses anales ont été concluantes et ont montré une protection.

Immunogénicité chez les femmes infectées par le VIH

Dans l’étude HPV-020, réalisée en Afrique du Sud, 22 sujets non infectés par le VIH et 42 sujets infectés par le VIH (stade clinique de niveau 1 selon la classification OMS ; cohorte ATP pour l’immunogénicité) ont reçu Cervarix. Tous les sujets étaient séropositifs aux HPV 16 et 18, un mois après la troisième dose (Mois 7) avec le test ELISA, cette séropositivité pour HPV 16 et 18 étant maintenue jusqu’au Mois 12. Les MGTs semblaient plus faibles dans le groupe des sujets infectés par le VIH (pas de recoupement de l’intervalle de confiance à 95%). La pertinence clinique de cette observation est inconnue. Les anticorps fonctionnels n’ont pas été déterminés. Aucune information

n’existe sur la protection contre l’infection persistante ou les lésions précancéreuses chez les femmes infectées par le VIH.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

Sans objet.

5.3Données de sécurité précliniques

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, toxicité avec une dose unique et/ou avec des doses répétées, tolérance locale, fertilité, toxicité embryologique, foetale et post-natale (jusqu’à la fin de la période de lactation), n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.

Les données sérologiques suggèrent un passage des anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 dans le lait durant la période de lactation chez le rat. Cependant, on ne sait pas si les anticorps induits par la vaccination sont excrétés dans le lait maternel humain.

6.DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Chlorure de sodium (NaCl)

Phosphate monosodique dihydraté (NaH2PO4,2 H2O)

Eau pour préparations injectables

Pour les adjuvants, voir rubrique 2.

6.2Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3Durée de conservation

4 ans.

Cervarix doit être administré dès que possible après avoir été sorti du réfrigérateur.

Toutefois, la stabilité a été démontrée lorsqu’il a été conservé hors du réfrigérateur jusqu’à 3 jours à des températures comprises entre 8°C et 25°C, ou jusqu’à 1 jour à des températures comprises entre 25°C et 37°C. Le vaccin sera jeté s’il n’a pas été utilisé à la fin de cette période.

6.4Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C)

Ne pas congeler.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l’abri de la lumière.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

0,5 ml de suspension en flacon (verre de type I) pour 1 dose avec un bouchon (caoutchouc butyle).

Boîtes de 1, 10 et 100 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6Précautions particulières de manipulation et d’élimination

Durant le stockage du flacon, un fin dépôt blanc avec un surnageant incolore et limpide peut être observé. Ceci n’est pas un signe de détérioration.

Avant administration, le contenu du flacon doit être inspecté visuellement, avant et après agitation, pour détecter la présence éventuelle de toute particule étrangère et/ou altération de l’aspect physique. Si l’un ou l’autre cas est observé, jetez le vaccin.

Le vaccin doit être bien agité avant utilisation.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

GlaxoSmithKline Biologicals s.a.

Rue de l'Institut 89

B-1330 Rixensart, Belgique

8.NUMERO(s) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/07/419/001

EU/1/07/419/002

EU/1/07/419/003

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Date de première autorisation : 20 septembre 2007

Date de dernier renouvellement : 17 septembre 2012

10.DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne du médicament (EMA) http://www.ema.europa.eu.

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Cervarix suspension injectable, multidose

Vaccin Papillomavirus Humain [Types 16, 18] (Recombinant, avec adjuvant, adsorbé)

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 dose (0,5 ml) contient :

 

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 162,3,4

20 microgrammes

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 182,3,4

20 microgrammes

1Papillomavirus Humain = HPV

 

2avec adjuvant AS04 contenant :

 

3-O-desacyl-4’- monophosphoryl lipide A (MPL)3

50 microgrammes

3adsorbé sur hydroxyde d’aluminium hydraté (Al(OH)3)

0,5 milligramme Al3+ au total

4Protéine L1 sous forme de pseudo particules virales non infectieuses produites par la technique de l’ADN recombinant avec un système d’expression utilisant le Baculovirus et les cellules

Hi-5 Rix4446 dérivées de Trichoplusia ni.

Ceci est une présentation multidose. Voir rubrique 6.5 pour le nombre de doses par flacon.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Suspension injectable.

Suspension trouble blanche.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Cervarix est un vaccin indiqué, à partir de l’âge de 9 ans, dans la prévention des lésions ano-génitales précancéreuses (du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus) et des cancers du col de l’utérus et de l’anus dus à certains types oncogènes de Papillomavirus Humains (HPV). Voir rubriques 4.4 et 5.1 pour des informations importantes concernant les données soutenant cette indication.

Cervarix doit être administré selon les recommandations officielles.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

Le schéma de vaccination dépend de l’âge du sujet.

Age au moment de la première

Vaccination et schéma

injection

 

 

 

De 9 à 14 ans inclus*

Deux doses de 0,5 ml chacune. La deuxième dose est

administrée entre 5 et 13 mois après la première dose

 

 

 

A partir 15 ans et plus

Trois doses de 0,5 ml chacune à 0, 1, 6 mois**

 

 

*Si la deuxième dose de vaccin est administrée avant le 5ème mois suivant la première dose, une troisième dose doit toujours être administrée.

**Si une flexibilité est nécessaire dans le schéma vaccinal, la deuxième dose peut être administrée entre 1 mois et 2,5 mois après la première dose et la troisième dose entre 5 et 12 mois après la première dose.

La nécessité d’une dose de rappel n’a pas été établie (voir rubrique 5.1).

Il est recommandé aux sujets qui ont reçu une première dose de Cervarix de terminer le schéma de vaccination avec Cervarix (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique (enfants âgés de moins de 9 ans)

Cervarix n’est pas recommandé chez les enfants de moins de 9 ans en raison de l’insuffisance de données de tolérance et d’immunogénicité dans cette population.

Mode d’administration

Cervarix doit être administré par voie intramusculaire dans la région deltoïdienne (voir aussi rubriques 4.4 et 4.5).

Cervarix ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique. Il n’existe pas de donnée disponible sur l'administration de Cervarix par voie sous-cutanée (voir rubrique 4.4).

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents (voir rubrique 4.5).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Comme avec tous les vaccins injectables, il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et d’assurer une surveillance pour le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l’administration du vaccin.

Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, en particulier chez les adolescents, comme réaction psychogène à l’injection. Ceci peut s’accompagner de plusieurs signes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d’éviter des blessures en cas d’évanouissement.

L’administration de Cervarix doit être différée chez les sujets souffrant d’une maladie fébrile aiguë sévère. Cependant la présence d’une infection mineure telle qu’un rhume n’est pas une contre- indication à la vaccination.

Ce vaccin ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique. Il n’existe pas de donnée disponible sur l’administration de Cervarix par voie sous-cutanée.

Comme avec les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, Cervarix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation, en raison du risque de saignement qui peut survenir lors de l’administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

Comme pour tout vaccin, une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés.

Cervarix protège uniquement contre les maladies dues aux HPV de types 16 et 18 et dans une certaine mesure contre les maladies provoquées par certains autres types d’HPV oncogènes apparentés (voir rubrique 5.1). Par conséquent, les mesures appropriées de précaution vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prises.

Ce vaccin doit être utilisé uniquement en prévention et n’a pas d’effet sur les infections HPV en cours ni sur des maladies cliniques préexistantes dues aux HPV. Ce vaccin n’a pas démontré d’effet thérapeutique. Le vaccin n’est donc pas indiqué pour le traitement du cancer du col de l’utérus ou des néoplasies intraépithéliales cervicales (CIN). Il n’est pas non plus destiné à prévenir la progression d’autres lésions préexistantes associées aux HPV ou d’autres infections déjà présentes dues aux HPV vaccinaux ou non vaccinaux (voir rubrique 5.1 « Efficacité chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’entrée dans l’étude. »).

La vaccination ne remplace pas le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus. Etant donné qu’aucun vaccin n’est efficace à 100% et que Cervarix ne protège pas contre tous les types d’HPV, ou contre les infections déjà existantes dues aux HPV, le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus reste très important et doit suivre les recommandations locales.

La durée de la protection n’a pas encore été totalement établie. Le calendrier et la nécessité de dose(s) de rappel n’ont pas été établis.

A l’exception des sujets asymptomatiques infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour lesquels des données limitées d’immunogénicité sont disponibles (voir rubrique 5.1), il n’y a pas de données sur l’utilisation de Cervarix chez les sujets qui présentent une altération de la réponse immunitaire comme, par exemple, les sujets recevant un traitement immunosuppresseur. Comme avec les autres vaccins, une réponse immunitaire satisfaisante peut ne pas être obtenue chez ces sujets.

On ne dispose d’aucune donnée de tolérance, immunogénicité ou efficacité pour permettre l’interchangeabilité de Cervarix avec d’autres vaccins HPV.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Dans toutes les études cliniques, les sujets qui avaient reçu des immunoglobulines ou des produits dérivés du sang au cours des 3 mois précédant la première dose de vaccin ont été exclus.

Utilisation avec d’autres vaccins

Cervarix peut être administré simultanément avec un vaccin combiné de rappel diphtérique (d), tétanique (T) et coquelucheux (acellulaire) avec ou sans valence poliomyélitique inactivée (P) (vaccins dTca, dTca-P), sans qu'il y ait d'interférence cliniquement pertinente avec la réponse en anticorps vis-à-vis de chacun des antigènes de l'un ou l'autre vaccin. Une tendance à une plus faible moyenne géométrique des titres (MGT) en anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18 a été observée lors de l'administration séquentielle du vaccin combiné dTca-P puis un mois après de Cervarix comparativement à l'administration de Cervarix seul. La pertinence clinique de cette observation n'est pas connue.

Cervarix peut être administré de façon concomitante avec un vaccin combiné contre l’hépatite A (vaccin inactivé) et contre l’hépatite B (ADNr) (Twinrix) ou avec un vaccin contre l’hépatite B (ADNr) (Engerix B).

L’administration concomitante de Cervarix et de Twinrix (vaccin Hépatite A/Hépatite B) n’a montré aucune interférence cliniquement significative sur la réponse en anticorps vis-à-vis des antigènes HPV et hépatite A. La moyenne géométrique des concentrations en anticorps anti-HBs a été significativement plus faible après cette administration simultanée, mais la pertinence clinique de cette observation n’est pas connue étant donné que les taux de séroprotection sont restés inchangés. Le pourcentage de sujets ayant atteint une concentration en anticorps anti-HBs ≥ 10mUI/ml a été de 98,3% après vaccination concomitante et de 100% après vaccination par Twinrix seul. Des résultats similaires ont été observés lorsque Cervarix était administré de façon concomitante avec Engerix B avec 97,9 % des sujets qui atteignaient une concentration anti-HBs ≥ 10 mUI/ml comparé à 100 % des sujets lorsqu'Engerix B était administré seul.

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents.

Utilisation avec des hormones contraceptives

Au cours des études cliniques, environ 60% des femmes ayant reçu Cervarix prenaient des contraceptifs hormonaux. Il n’a pas été démontré que la contraception hormonale a un impact sur l’efficacité de Cervarix.

Utilisation de traitements immunosuppresseurs systémiques

Voir rubrique 4.4.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune étude spécifique utilisant ce vaccin chez la femme enceinte n’a été réalisée. Les données recueillies chez les femmes enceintes dans le cadre de registres de grossesse, d’études épidémiologiques ou lors d’exposition accidentelle au cours des essais cliniques, sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un risque d’issues défavorables de grossesse, y compris de fausse couche suite à une vaccination avec Cervarix.

Cependant lors du programme de développement clinique, un total de 10 476 grossesses a été rapporté incluant 5 387 femmes qui avaient reçu Cervarix. De manière générale, les proportions des issues de grossesse (par exemple nouveau-né normal, nouveau-né anormal incluant les anomalies congénitales, naissance prématurée et fausse-couche) ont été comparables, quel que soit le groupe vacciné, Cervarix ou autre.

Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs ou indirects sur la fertilité, la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, la parturition ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter la vaccination par Cervarix pendant la grossesse. Les femmes enceintes ou essayant de le devenir, doivent être averties de reporter ou d'interrompre leur vaccination jusqu'à la fin de leur grossesse.

Allaitement

L’effet sur les nourrissons allaités de l’administration de Cervarix chez leurs mères n’a pas été évalué dans des études cliniques.

Cervarix ne doit être utilisé pendant l’allaitement que si les avantages potentiels l’emportent sur les risques éventuels.

Fertilité

Il n’y a aucune donnée disponible sur la fertilité.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire et à utiliser des machines

Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n’ont pas été étudiés.Cependant, certains des effets mentionnés dans la rubrique 4.8 «Effets indésirables» peuvent affecter temporairement la capacité à conduire ou à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Dans les études cliniques, qui ont inclus des filles et des femmes âgées de 10 à 72 ans (parmi lesquelles 79,2% étaient âgées de 10 à 25 ans au moment de l’inclusion), 16 142 sujets de sexe féminin ont reçu Cervarix tandis que 13 811 sujets féminins ont reçu le produit contrôle. Ces sujets ont été suivis pendant toute la durée de l’étude pour détecter des événements indésirables graves. Dans un sous-groupe prédéfini de sujets (Cervarix = 8 130 versus contrôle = 5 786), les évènements indésirables ont été suivis durant les 30 jours suivant chaque injection.

Au cours de deux études cliniques incluant des hommes âgés de 10 à 18 ans, 2 617 hommes ont reçu Cervarix et ont fait l’objet d’une surveillance active afin d’évaluer la tolérance du vaccin.

L’effet indésirable le plus fréquemment observé après l’administration du vaccin a été une douleur au site d’injection survenue après administration de 78% de l’ensemble des doses. La majorité de ces effets a été d’intensité légère à modérée et de courte durée.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables considérés comme étant au moins possiblement liés à la vaccination ont été classés selon leur fréquence :

Les fréquences sont définies comme suit :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 et < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100)

Classe de système organe

Fréquence

Effets indésirables

Essais cliniques

 

 

Infections et infestations

 

Peu fréquent

Infection des voies respiratoires supérieures

Affections du système nerveux

 

Très fréquent

Céphalées

 

 

Peu fréquent

Sensation vertigineuse

Affections gastro-intestinales

 

Fréquent

Troubles gastro-intestinaux incluant nausées,

 

 

 

vomissements, diarrhée et douleur abdominale

Affections de la peau et du tissu

 

Fréquent

Démangeaisons/prurit, éruption cutanée,

sous-cutané

 

 

urticaire

Affections musculo-

 

Très fréquent

Myalgies

squelettiques et systémiques

 

Fréquent

Arthralgies

Troubles généraux et anomalies

 

Très fréquent

Réactions au site d’injection incluant douleur,

au site d'administration

 

Fréquent

rougeur, gonflement; fatigue

 

 

Fièvre (≥38°C)

 

 

Peu fréquent

Autres réactions au site d’injection telles que

Après commercialisation

 

 

induration, paresthésie locale

 

 

 

Affections hématologiques et du

Inconnue*

Adénopathie

système lymphatique

 

 

Affections du système

Inconnue*

Réactions allergiques (incluant des réactions

immunitaire

 

anaphylactiques et anaphylactoïdes), œdème de

 

 

 

Quincke

Affections du système nerveux

Inconnue*

Syncope ou réaction vaso-vagale à l’injection,

 

 

 

parfois accompagnées de mouvements tonico-

 

 

 

cloniques (voir rubrique 4.4)

*Etant donné que ces événements ont été notifiés de manière spontanée, il n’est pas possible d’estimer leur fréquence de façon fiable.

Au cours des essais cliniques, le profil de tolérance observé chez les sujets avec une infection (antérieure ou en cours) par HPV a été semblable à celui observé chez les sujets qui avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes ou qui étaient séronégatifs pour les anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Vaccins, Vaccins Papillomavirus, code ATC : J07BM02

Mécanisme d’action

Cervarix est un vaccin recombinant non infectieux avec adjuvant, préparé à partir de pseudo particules virales (VLP pour Virus Like Particles) hautement purifiées de la principale protéine L1 de la capside des HPV oncogènes de types 16 et 18. Puisque les VLP ne contiennent pas d’ADN viral, elles ne peuvent ni infecter les cellules, ni se multiplier, ni provoquer de maladie. Les études chez l’animal ont

montré que l’efficacité des vaccins VLP L1 résulte principalement d’une réponse immunitaire à médiation humorale.

Les HPV de types 16 et 18 sont estimés responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus, 90% des cancers anaux, 70% des néoplasies intraépithéliales vaginales et vulvaires de haut grade liées à l’HPV et 78% des néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3) liées à l’HPV. D’autres types d’HPV oncogènes peuvent aussi être responsables d’environ 30% des cancers ano génitaux. Les HPV de types 45, 31 et 33 sont les 3 types d’HPV non vaccinaux les plus fréquemment identifiés dans les carcinomes épidermoïdes du col de l’utérus (12,1%) et dans les adénocarcinomes (8,5%).

Le terme « lésions ano génitales précancéreuses » dans la rubrique 4.1 correspond aux néoplasies intraépithéliales cervicales de haut grade (CIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vulvaires de haut grade (VIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vaginales de haut grade (VaIN2/3) et aux néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3).

Etudes cliniques

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 15 à 25 ans

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans deux études cliniques de phase II et III randomisées, contrôlées, en double aveugle, qui ont inclus un total de 19 778 femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’étude de phase II (étude 001/007) a inclus seulement des femmes qui :

-avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes des types 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66 et 68

-étaient séronégatives pour HPV 16 et HPV 18 et

-avaient une cytologie normale

Le critère principal d’efficacité était l’infection incidente par HPV 16 et/ou HPV 18. L’infection persistante à 12 mois a été évaluée en tant que critère supplémentaire d’efficacité.

L’étude de phase III (étude 008) a inclus des femmes sans sélection préalable vis-à-vis de la présence d’une infection par HPV, c’est-à-dire sans tenir compte de leur cytologie et de leur statut HPV (sérologie ou test ADN) à l’inclusion.

Le critère principal d’efficacité était les CIN2+ associés à HPV 16 et/ou HPV 18 (HPV 16/18). Dans les essais cliniques, les néoplasies intraépithéliales (CIN) de grades 2 et 3 (CIN2/3) et l’adénocarcinome in situ (AIS) ont été utilisés comme marqueurs de substitution du cancer du col de l’utérus.

Les critères secondaires d’efficacité ont inclus l’infection persistante à 6 et à 12 mois.

Il a également été démontré que l’infection persistante durant au moins 6 mois est un marqueur de substitution pertinent du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Efficacité prophylactique contre l’infection par HPV 16/18 dans la population non infectée par des HPV oncogènes

Les femmes (N=1 113) ont été vaccinées dans l’étude 001 et évaluées au plan de l’efficacité jusqu’au mois 27. Un sous-groupe de femmes (N=776) vaccinées dans l’étude 001 a été suivi dans l’étude 007 jusqu’à 6,4 ans (environ 77 mois) après la première dose (suivi moyen de 5,9 ans). Dans l’étude 001, il y a eu cinq cas d’infection persistante à 12 mois par HPV 16/18 (4 par HPV 16 ; 1 par HPV 18) dans le groupe contrôle et un cas par HPV 16 dans le groupe vaccin. Dans l’étude 007, l’efficacité de Cervarix contre les infections persistantes à 12 mois par HPV 16/18 a été de 100% (IC à 95% : 80,5 ; 100). Il y a eu seize cas d’infection persistante par HPV 16 et cinq cas d’infection persistante par HPV 18, tous dans le groupe contrôle.

Dans l’étude HPV-023, les sujets issus de la cohorte brésilienne (N=437) de l’étude 001/007 ont été suivis jusqu’à 8,9 ans en moyenne (écart-type de 0,4 ans) après la première dose. A la fin de l’étude, il

n’y a eu aucun cas d’infection ou de lésions histopathologiques associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18 dans le groupe vacciné de l’étude HPV-023. Dans le groupe placebo, il y a eu 4 cas d’infection persistante à 6 mois et un cas d’infection persistante à 12 mois. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le vaccin et le placebo pour ces critères.

Efficacité prophylactique vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes non infectées par HPV 16 et/ou HPV 18

Dans l’étude HPV-008, les analyses principales d’efficacité ont été conduites sur la cohorte

« According to Protocol » (selon protocole) (cohorte ATP : incluant les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif ainsi qu’une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6). Cette cohorte a inclus des femmes avec une cytologie normale ou de bas grade à l’inclusion et a seulement exclu les femmes avec une cytologie de haut grade (0,5% de la population totale). L’évaluation du nombre de cas pour la cohorte ATP a commencé au jour 1 suivant la troisième dose de vaccin.

Globalement, 74% des femmes incluses étaient naïves à la fois vis-à-vis de HPV 16 et HPV 18 (c’est- à-dire ADN négatives et séronégatives à l’inclusion).

Deux analyses de l’étude HPV-008 ont été réalisées : la première analyse, prédéfinie dans le protocole comme l’analyse primaire de l’étude a été faite lorsque 36 cas de CIN2+ associés à l’HPV 16/18 ont été confirmés dans la cohorte ATP et une seconde analyse réalisée en prenant en compte l’ensemble des données de fin d’étude.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis du critère principal CIN2+ à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 1. Dans une analyse supplémentaire, l’efficacité de Cervarix a été évaluée vis-à-vis des CIN3+ associées aux HPV 16/18.

Tableau 1 : Efficacité du vaccin contre les lésions de haut grade du col de l’utérus associées aux HPV 16/18 (cohorte ATP)

Critère HPV-16/18

 

Cohorte ATP (1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude(3)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 7 338)

 

(N = 7 305)

(IC à 95%)

 

n(2)

 

n

 

CIN2+

 

94,9% (87,7 ; 98,4)

CIN3+

 

91,7% (66,6 ; 99,1)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP: inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6.

(2) incluant 4 cas de CIN2+ et 2 cas de CIN3+ dans lesquels un autre type d’HPV oncogène a été identifié dans la lésion en même temps qu’HPV 16 ou 18. Ces cas sont exclus dans l’analyse d’attribution des types d’HPV (voir sous le tableau).

(3) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Dans l’analyse primaire, l’efficacité était de 92,9% (IC à 96,1%:79,9 ; 98,3) contre les CIN2+ et 80% (IC à 96,1%: 0,3 ; 98,1) contre les CIN3+. De plus, une efficacité du vaccin statistiquement significative a été démontrée contre les CIN2+ qu’elles soient associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18.

Pour les cas impliquant plusieurs types d'HPV, afin de distinguer le(s) type(s) d'HPV le(s) plus probablement responsable(s) de la lésion (attribution des types d'HPV), une analyse complémentaire a pris en compte les types d'HPV détectés par PCR (Polymerase Chain Reaction) dans au moins un des deux prélèvements cytologiques précédents, en plus des types détectés dans la lésion. Cette analyse post-hoc a exclu les cas (dans le groupe vaccin comme dans le groupe contrôle) qui n’ont pas été

considérés comme étant imputables à des infections par HPV 16 ou HPV 18 acquises au cours de l’étude.

Sur la base de cette analyse post-hoc d’attribution des types d’HPV, il y a eu 1 cas de CIN2+ dans le groupe vaccin contre 92 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 98,9% (IC à 95% : 93,8 ; 100)) et aucun cas de CIN3+ dans le groupe vaccin contre 22 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 100% (IC à 95% : 81,8 ; 100)) à la fin de l’étude.

Dans l’analyse primaire, l’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1 associés aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 94,1% (IC à 96,1% : 83,4 ; 98,5). L’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1+ associées aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 91,7% (IC à 96,1% : 82,4 ; 96,7). A l’analyse de fin d’étude, l’efficacité du vaccin contre les CIN1 associées à l’HPV16/18 observée dans la cohorte ATP était de 92,8% (IC à 95% : 87,1 ; 96,4).

Dans l’analyse de fin d’étude, il y a eu 2 cas de VIN2+ ou VaIN2+ dans le groupe vacciné et 7 cas dans le groupe contrôle de la cohorte ATP, associés à l’HPV 16 ou à l’HPV 18. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le groupe vacciné et le groupe contrôle sur ces critères.

L’efficacité du vaccin dans la cohorte ATP à la fin de l’étude vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 est présentée dans le tableau 2.

Tableau 2 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (cohorte ATP)

Critère HPV-16/18

 

 

Cohorte ATP (1)

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 7 338)

 

(N = 7

305)

(IC à 95%)

 

n/N

 

n/N

 

Infection persistante à 6 mois

35/7 182

 

94,3% (92,0 ; 96,1)

Infection persistante à 12 mois

26/7 082

 

92,9% (89,4 ; 95,4)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0, et un test ADN négatif au mois 6.

(2) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Les résultats d’efficacité dans l’analyse primaire étaient de 94,3% (IC à 96,1% : 91,5 ; 96,3) contre l’infection persistante à 6 mois et 91,4% (IC à 96,1%: 89,4 ; 95,4) contre l’infection persistante à 12 mois.

Efficacité vis-à-vis d’HPV 16/18 chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’inclusion dans l’étude.

Il n’a pas été démontré de protection contre la maladie due aux types d’HPV pour lesquels les sujets étaient ADN HPV positifs à l’inclusion dans l’étude. Cependant, les sujets qui étaient déjà infectés (test ADN HPV positif) avant la vaccination par l’un des types d’HPV du vaccin ont été protégés des manifestations cliniques dues à l’autre type d’HPV du vaccin.

Efficacité vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes avec et sans infection ou maladie antérieure.

La population totale vaccinée (TVC : Total Vaccinated Cohort) a inclus tous les sujets ayant reçu au moins une dose de vaccin, quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte a inclus des femmes avec ou sans infection par HPV en cours et/ou antérieure. L’évaluation du nombre de cas pour la population TVC a commencé au jour 1 suivant la première dose de vaccin.

L’évaluation de l’efficacité est inférieure dans la population TVC car cette cohorte inclut les femmes ayant des infections/lésions préexistantes, sur lesquelles Cervarix n’est pas supposé avoir un impact. La population TVC est proche de la population générale des femmes de 15 à 25 ans.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut garde associées aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 3.

Tableau 3 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade associées aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

 

TVC(1)

 

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 8

694)

 

(N = 8 708)

(IC à 95%)

 

n

 

 

n

 

CIN2+

 

 

60,7% (49,6 ; 69,5)

CIN3+

 

 

45,7% (22,9 ; 62,2)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte inclut des femmes ayant des infections/lésions préexistantes.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 4.

Tableau 4 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

TVC(1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

n/N

 

n/N

(IC à 95%)

Infection persistante 6 mois

504/8 863

 

1 227/8 870

60,9% (56,6;64,8)

Infection persistante 12 mois

335/8 648

 

767/8 671

57,5% (51,7;62,8)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Impact global du vaccin sur le fardeau des maladies du col de l’utérus dues aux HPV

Dans l’étude HPV-008, l’incidence des lésions cervicales de haut grade a été comparée entre le groupe placebo et le groupe vaccin quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion. L’efficacité du vaccin a été démontrée vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade à la fin de l’étude dans les populations TVC et TVC-naïve (tableau 5).

La population TVC-naïve est un sous-groupe de la population TVC ; elle inclut les femmes qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

Tableau 5 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion.

 

 

 

Analyse de fin d’étude (3)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

N

Cas

 

N

Cas

(IC à 95%)

CIN2+

 

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

 

5 452

64,9% (52,7 ; 74,2)

TVC(2)

8 694

 

8 708

33,1% (22,2 ; 42,6)

CIN3+

 

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

 

5 452

93,2% (78,9 ; 98,7)

TVC(2)

8 694

 

8 708

45,6% (28,8 ; 58,7)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe

(1) TVC-naïve: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatifs vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

(2) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(3) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Dans l’analyse de fin d’étude, Cervarix a réduit les procédures d'excision cervicale (incluant les conisations à l’anse diathermique ou au bistouri et les procédures au laser) de 70,2% (IC à 95% : 57,8 ; 79,3) dans la population TVC-naïve et de 33,2% (IC à 95% : 20,8 : 43,7) dans la population TVC.

Efficacité due à une protection croisée

L’efficacité de Cervarix en terme de protection croisée vis-à-vis des critères histopathologiques et virologiques (infection persistante) a été évaluée dans l’étude HPV-008 pour les 12 types d’HPV oncogènes non vaccinaux. L’étude n’était assez puissante pour évaluer l’efficacité contre les maladies dues à un type d’HPV donné. L’analyse vis-à-vis du critère principal a été biaisée par de multiples co- infections dans les lésions CIN2+. Contrairement aux critères histopathologiques, les critères virologiques sont moins biaisés par des infections multiples.

Une protection croisée a été démontrée vis-à-vis des critères : infection persistante 6 mois et CIN2+ dans toutes les cohortes de l’étude pour HPV 31, 33 et 45.

L’efficacité du vaccin à la fin de l’étude vis-à-vis de l’infection persistante à 6 mois et des CIN2+ associées à chacun des types d’HPV oncogènes non vaccinaux est présentée dans le tableau 6 (cohorte ATP).

Tableau 6 : Efficacité du vaccin pour les types d’HPV oncogènes non vaccinaux.

ATP(1)

Type

Infection persistante à 6 mois

 

CIN2+

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

d’HPV

 

 

(IC à 95%)

 

 

(IC à 95%)

 

n

n

 

n

n

 

Types apparentés au HPV de type 16 (espèce A9)

 

 

 

HPV-31

76,8%

87,5%

 

 

 

(69,0 ; 82,9)

 

 

(68,3 ; 96,1)

HPV-33

44,8%

68,3%

 

 

 

(24,6 ; 59,9)

 

 

(39,7 ; 84,4)

HPV-35

-19,8%

62,5%

 

 

 

(<0 ; 17,2)

 

 

(<0 ; 93,6)

HPV-52

8,3%

27,6%

 

 

 

(<0 ; 21,0)

 

 

(<0 ; 59,1)

HPV-58

-18,3%

28,5%

 

 

 

(<0 ; 7,7)

 

 

(<0 ; 65,7)

Types apparentés au HPV de type 18

(espèce A7)

 

 

 

HPV-39

4,8%

74,9%

 

 

 

(<0 ; 23,1)

 

 

(22,3 ; 93,9)

HPV-45

73,6%

81,9%

 

 

 

(58,1 ; 83,9)

 

 

(17,0 ; 98,1)

HPV-59

-7,5%

80,0%

 

 

 

(<0 ; 23,8)

 

 

(<0 ; 99,6)

HPV-68

2,6%

26,8%

 

 

 

(<0 ; 21,9)

 

 

(<0 ; 69,6)

Autres types

 

 

 

 

 

 

HPV-51

16,6%

54,4%

 

 

 

(3,6 ; 27,9)

 

 

(22,0 ; 74,2)

HPV-56

-5,3%

46,1%

 

 

 

(<0 ; 13,1)

 

 

(<0 ; 81,8)

HPV-66

2,3%

56,4%

 

 

 

(<0 ; 19,6)

 

 

(<0 ; 84,8)

n= nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif au mois 0 et au mois 6.

Les limites de l’intervalle de confiance (IC) encadrant les valeurs de l’efficacité du vaccin ont été calculées. Quand la valeur zéro est incluse, c’est-à-dire quand la limite inférieure de l’IC est <0, l’efficacité n’est pas considérée comme statistiquement significative.

L’efficacité vis-à-vis des CIN3 a seulement été démontrée pour l’HPV-31 et il n’y avait aucune preuve de protection vis-à-vis des AIS quel que soit le type d’HPV.

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 26 ans et plus

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans un essai clinique en double aveugle, randomisé de Phase III (HPV-015) qui a inclus un total de 5 778 femmes âgées de 26 à 72 ans (médiane : 37,0 ans). L’étude a été conduite en Amérique du Nord, en Amérique Latine, dans la région Asie Pacifique et en Europe. L'analyse finale a été réalisée à la conclusion de l'étude, 7 ans après la première vaccination. Le critère principal d'évaluation était une combinaison de critères virologiques et d'évaluation histopathologique : infection persistante à 6 mois liée à HPV-16/18 et / ou CIN1+.

Les analyses principales d’efficacité ont été réalisées sur la cohorte ATP pour l’efficacité et la population TVC qui comprenait un sous-groupe allant jusqu'à 15% de femmes ayant des antécédents d'infection ou de maladie associées à HPV (définis comme deux frottis ou plus successifs anormaux, une colposcopie anormale ou une biopsie ou un traitement du col de l'utérus après des résultats de frottis ou de colposcopie anormaux). L'inclusion de ce sous-groupe a permis l'évaluation de l'efficacité

prophylactique dans une population censée refléter la situation en vie réelle puisque les femmes adultes sont dans la tranche d'âge généralement ciblée pour le dépistage cervical.

L’efficacité du vaccin à la conclusion de l'étude est résumée dans le tableau suivant.

Il n’a pas été prouvé que la prévention d'une infection persistante durant au moins 6 mois soit un marqueur de substitution pertinent de la prévention du cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 26 ans et plus.

Tableau 7: Efficacité du vaccin à la conclusion de l’étude HPV-015.

Critère

 

ATP(1)

 

 

TVC(2)

 

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

 

 

(IC 96,2%)

 

 

 

(IC 96,2%)

 

n/N

n/N

 

n/N

n/N

 

 

 

HPV-16/18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IP 6M et/ou

7/1 852

71/1 818

90,5%

 

93/2 768

209/2 778

56,8%

CIN1+

 

 

(78,6 ; 96,5)

 

 

 

(43,8 ; 67,0)

6M PI

6/1 815

67/1 786

91,4%

 

74/2 762

180/2 775

60 %

 

 

 

(79,4 ; 97,1)

 

 

 

(46,4 ; 70,4)

CIN2+

1/1 852

6/1 818

83,7%

 

33/2 733

51/2 735

35,8%

 

 

 

(<0 ; 99,7)

 

 

 

(<0 ; 61,0)

ASC-US+

3/1 852

47/1 818

93,8%

 

38/2 727

114/2 732

67,3%

 

 

 

(79,9 ; 98,9)

 

 

 

(51,4 ; 78,5)

IP 6M

3/851

13/837

78%

 

42/1 211

65/1 192

38,7%

seulement

 

 

(15,0 ; 96,4)

 

 

 

(6,3 ; 60,4)

chez les

 

 

 

 

 

 

 

sujets

 

 

 

 

 

 

 

séropositifs

 

 

 

 

 

 

 

à l’inclusion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Efficacité protectrice

croisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-31

10/2073

29/2090

65,8 %

 

51/2762

71/2775

29 %

IP 6M

 

 

(24,9;85,8)

 

 

 

(<0;52,5)

HPV-45

9/2106

30/2088

70,7 %

 

22/2762

60/2775

63,9 %

IP 6M

 

 

(34,2;88,4)

 

 

 

(38,6;79,6)

HPV-31

5/2117

23/2127

78,4 %

 

34/2727

55/2732

38,7 %

ASC-US+

 

 

(39,1;94,1)

 

 

 

(2,0;62,3)

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-45

5/2150

23/2125

78,7 %

 

13/2727

38/2732

66,1 %

ASC-US+

 

 

(40,1;94,1)

 

 

 

(32,7;84,1)

N= nombre de sujets dans chaque groupe

n= nombre de sujets rapportant au moins un événement dans chaque groupe IP 6M = infection persistante à 6 mois

IC= Intervalle de Confiance

ASC-US= Cellules atypiques de signification non déterminée (cytologie anormale)

(1) inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 et/ou 18) : un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 (sauf spécification) et un test ADN négatif au mois 6.

(2) au moins une dose de vaccin, quels que soient le test ADN et le statut sérologique au mois 0 (sauf spécification). Inclut 15% de sujets avec des antécédents de maladie/infection due à l’HPV

L'efficacité vis-à-vis des ≥ ASC-US (cytologie anormale) associée à des oncogènes non vaccinaux était de 37,2% (IC 96,2% [21,3 ; 50,1]) (cohorte ATP).

Quel que soit le type de HPV détecté dans la lésion, l'efficacité vis-à-vis du CIN1+ était de 22,9 % (IC 96,2% [4,8 ; 37,7]) (population TVC).

Il n'y a pas de preuve de protection contre la maladie causée par le HPV chez les sujets âgés de 25 ans et plus, qui avaient un test ADN positif et/ou avec une cytologie anormale à l'inclusion dans l'étude.

Immunogénicité

Réponse immunitaire à Cervarix après primovaccination

Il n’a pas été défini pour les vaccins HPV de taux minimum d’anticorps protecteur contre les CIN de grade 2 ou 3 ou contre l’infection persistante due aux types HPV contenus dans le vaccin.

La réponse en anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 a été mesurée en utilisant un test direct ELISA spécifique à chaque type (version 2, méthodologie MedImmune, modifié par GSK) et connu pour être corrélé au test de neutralisation utilisant des pseudovirions (PBNA : Pseudovirion-Based Neutralisation Assay).

L’immunogénicité induite par 3 doses de Cervarix a été évaluée chez 5 465 jeunes filles et femmes âgées de 9 à 55 ans et plus de 800 sujets de sexe masculin âgés de 10 à 18 ans.

Dans les études cliniques, plus de 99% des sujets initialement séronégatifs ont eu une séroconversion après la troisième dose aux HPV à la fois de types 16 et 18. La moyenne géométrique des titres (MGT) en IgG induites par le vaccin était largement au dessus des titres observés chez les femmes qui avaient été précédemment infectées mais qui avaient éliminé l’infection (infection naturelle). Les sujets initialement séropositifs et séronégatifs ont atteint des taux similaires après vaccination.

Persistance de la réponse immunitaire à Cervarix

L’étude 001/007 (qui a inclus des femmes âgées de 15 à 25 ans au moment de la vaccination) a évalué la réponse immunitaire contre les HPV 16 et les HPV 18 jusqu’à 76 mois après l’administration de la première dose de vaccin. Dans l’étude 023 (sous-groupe de l’étude 001/007), l’évaluation de la réponse immunitaire a continué jusqu’à 113 mois. 92 sujets dans le groupe vacciné avaient des données d’immunogénicité à l’intervalle [M107-M113] après la première dose de vaccin avec un suivi médian de 8,9 ans. Parmi ces sujets, 100% des femmes (IC 95% : 96,1 ; 100) sont restées séropositives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18 selon le test ELISA.

Les MGTs en IgG induites par le vaccin pour, à la fois, HPV 16 et HPV 18, présentaient un pic au mois 7 et diminuaient ensuite pour atteindre un plateau à partir du mois 18 jusqu’à l’intervalle [M107-M113] avec des MGTs (test ELISA) pour HPV 16 et HPV 18 au moins encore 10 fois supérieures aux MGTs observées (test ELISA) chez les femmes qui avaient éliminé une infection naturelle par HPV.

Dans l’étude 008, l’immunogénicité jusqu’au mois 48 a été similaire à la réponse observée dans l’étude 001. Un profil cinétique similaire a été observé pour les anticorps neutralisants.

Dans une autre étude clinique (étude 014) réalisée chez des femmes âgées de 15 à 55 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7). Les MGT étaient cependant moins élevées chez les femmes de plus de 25 ans. Quatre cent soixante-dix sujets (142 âgés de 15 à 25 ans, 172 âgés de 26 à 45 ans et 156 âgés de 46 à 55 ans) ayant terminé l'étude HPV-014 et ayant reçu un schéma en 3 doses, ont été suivis jusqu’à 10 ans dans l'étude d’extension HPV-60. Dix ans après l'administration de la première dose, 100 % des sujets du groupe des 15-25 ans, 99,2 % des sujets du groupe des 26-45 ans et 96,3 % des sujets du groupe des 46-55 ans étaient toujours séropositifs pour le HPV-16 et respectivement 99,2 %, 93,7 % et 83,8 % pour le HPV-18. Dans tous les groupes d'âge, les MGT sont restées au moins 5 à 32 fois pour le HPV-16 et 3 à 14 fois pour le HPV-18 au-dessus de celles induites chez les femmes qui ont éliminé une infection naturelle pour ces deux antigènes.

Existence d’une réponse anamnestique (mémoire immunitaire)

Dans l’étude 024 (un sous-groupe de l’étude 001/007), une dose additionnelle de Cervarix a été administrée à 65 sujets à un intervalle moyen de 6,8 ans après la première dose de vaccin. Une réponse immunitaire anamnestique vis-à-vis d’HPV 16 et d’HPV 18 (mesurée par le test ELISA) a été observée une semaine et un mois après cette dose additionnelle ; les MGT un mois après cette dose additionnelle dépassaient les MGT observées un mois après la primovaccination en 3 doses.

Extrapolation de l’efficacité de Cervarix des jeunes femmes adultes aux adolescentes.

Dans une analyse combinée (HPV-029, -30 et -48), la séroconversion a été obtenue chez 99,7% et 100% des filles de 9 ans vis-à-vis, respectivement, des types d’HPV 16 et 18, après la troisième dose (au mois 7) avec des MGTs au moins 1,4 et 2,4 fois plus élevées que celles des filles âgées de 10 à 14 ans et des femmes âgées de 15 à 25 ans, respectivement.

Dans les deux études cliniques (HPV-012 et -013) réalisées chez des filles âgées de 10 à 14 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7) avec une MGT au moins 2 fois plus élevée que celle des femmes âgées de 15 à 25 ans.

Dans des essais cliniques (HPV-070 et HPV-048) réalisés chez des filles âgées de 9 à 14 ans recevant Cervarix selon un schéma en 2 doses (0, 6 mois ou 0, 12 mois) et des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans recevant Cervarix selon le schéma standard en 3 doses (0, 1, 6 mois), tous les sujets ont séroconverti aux 2 types d’HPV 16 et 18 un mois après la seconde dose. La réponse immunitaire après 2 doses chez des filles âgées de 9 à 14 ans a été non inférieure à la réponse après 3 doses chez des femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’efficacité de Cervarix chez les filles âgées de 9 à 14 ans a été déduite de ces données d’immunogénicité.

Durée de la réponse immunitaire chez les femmes âgées de 26 ans et plus

Dans l’étude de Phase III (HPV-015) chez des femmes âgées de 26 ans et plus tous les sujets ont séroconverti 1 mois après la troisième dose. Au mois 84, c’est-à-dire 78 mois après la réalisation complète du schéma de vaccination, 99,3% et 95,9% des femmes initialement séronégatives sont devenues séropositives pour les anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18, respectivement. Toutes les femmes initialement séropositives sont restées séropositives pour les anticorps à la fois anti-HPV-16 et anti-HPV-18.

Les titres en anticorps ont atteint leur maximum au mois 7 puis ont progressivement diminué jusqu’au mois 18 et se sont stabilisés pour atteindre un plateau jusqu’au mois 84.

Immunogénicité chez les hommes âgés de 10 à 18 ans

L’immunogénicité chez les hommes a été évaluée au cours de 2 essais cliniques HPV-011 (N = 173) et HPV-040 (N = 556). Les données ont montré une immunogénicité comparable chez l’homme et chez la femme. Dans l'étude HPV-011, tous les sujets ont séroconverti à HPV 16 et 18 et les MGT étaient non inférieurs à ceux observés dans l'étude HPV-012 chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Extrapolation des données d’efficacité clinique sur les lésions pré-cancéreuses et cancers de l'anus

Aucune étude d'efficacité sur les lésions précancéreuses anales n’a été menée avec Cervarix. Cependant, des études menées chez les filles âgées de 9 à 14 ans (étude HPV-071) et chez les femmes âgées de 18 à 45 ans (étude HPV-010) ont montré de manière constante, une réponse immunitaire supérieure de Cervarix versus le comparateur pour lequel les données d’efficacité sur les lésions précancéreuses anales ont été concluantes et ont montré une protection.

Immunogénicité chez les femmes infectées par le VIH

Dans l’étude HPV-020, réalisée en Afrique du Sud, 22 sujets non infectés par le VIH et 42 sujets infectés par le VIH (stade clinique de niveau 1 selon la classification OMS ; cohorte ATP pour l’immunogénicité) ont reçu Cervarix. Tous les sujets étaient séropositifs aux HPV 16 et 18, un mois après la troisième dose (Mois 7) avec le test ELISA, cette séropositivité pour HPV 16 et 18 étant maintenue jusqu’au Mois 12. Les MGTs semblaient plus faibles dans le groupe des sujets infectés par le VIH (pas de recoupement de l’intervalle de confiance à 95%). La pertinence clinique de cette observation est inconnue. Les anticorps fonctionnels n’ont pas été déterminés. Aucune information

n’existe sur la protection contre l’infection persistante ou les lésions précancéreuses chez les femmes infectées par le VIH.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Sans objet.

5.3 Données de sécurité précliniques

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, toxicité avec une dose unique et/ou avec des doses répétées, tolérance locale, fertilité, toxicité embryologique, foetale et post-natale (jusqu’à la fin de la période de lactation), n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.

Les données sérologiques suggèrent un passage des anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 dans le lait durant la période de lactation chez le rat. Cependant, on ne sait pas si les anticorps induits par la vaccination sont excrétés dans le lait maternel humain.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Chlorure de sodium (NaCl)

Phosphate monosodique dihydraté (NaH2PO4,2 H2O)

Eau pour préparations injectables

Pour les adjuvants, voir rubrique 2.

6.2 Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3 Durée de conservation

4 ans.

Cervarix doit être administré dès que possible après avoir été sorti du réfrigérateur.

Toutefois, la stabilité a été démontrée lorsqu’il a été conservé hors du réfrigérateur jusqu’à 3 jours à des températures comprises entre 8°C et 25°C, ou jusqu’à 1 jour à des températures comprises entre 25°C et 37°C. Le vaccin sera jeté s’il n’a pas été utilisé à la fin de cette période.

Il est recommandé d’utiliser le flacon immédiatement après son ouverture. Si le flacon n’est pas utilisé immédiatement, il doit être conservé au réfrigérateur (2°C – 8°C) au maximum pendant 6 heures. Au-delà des 6 heures, il doit être éliminé.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C)

Ne pas congeler.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l’abri de la lumière.

Pour la conservation après une première utilisation, voir rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

1 ml de suspension en flacon (verre de type I) pour 2 doses avec un bouchon (caoutchouc butyle).

Boîtes de 1, 10 et 100 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières de manipulation et d’élimination

Durant le stockage du flacon, un fin dépôt blanc avec un surnageant incolore et limpide peut être observé. Ceci n’est pas un signe de détérioration.

Avant administration, le contenu du flacon doit être inspecté visuellement, avant et après agitation, pour détecter la présence éventuelle de toute particule étrangère et/ou altération de l’aspect physique. Si l’un ou l’autre cas est observé, jetez le vaccin.

Le vaccin doit être bien agité avant utilisation.

Lors de l’utilisation d’un flacon multidose, chaque dose de 0,5 ml doit être prélevée en utilisant une aiguille et une seringue stériles; des précautions doivent être prises pour éviter la contamination du contenu.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

GlaxoSmithKline Biologicals s.a.

Rue de l'Institut 89

B-1330 Rixensart, Belgique

8. NUMERO(s) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/07/419/010

EU/1/07/419/011

EU/1/07/419/012

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Date de première autorisation : 20 septembre 2007

Date de dernier renouvellement : 17 septembre 2012

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne du médicament (EMA) http://www.ema.europa.eu/.

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Cervarix suspension injectable en seringue préremplie

Vaccin Papillomavirus Humain [Types 16, 18] (Recombinant, avec adjuvant, adsorbé)

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 dose (0,5 ml) contient :

 

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 162,3,4

20 microgrammes

Protéine L1 de Papillomavirus Humain1 de type 182,3,4

20 microgrammes

1Papillomavirus Humain = HPV

 

2avec adjuvant AS04 contenant :

 

3-O-desacyl-4’- monophosphoryl lipide A (MPL)3

50 microgrammes

3adsorbé sur hydroxyde d’aluminium hydraté (Al(OH)3)

0,5 milligramme Al3+ au total

4Protéine L1 sous forme de pseudo particules virales non infectieuses produites par la technique de l’ADN recombinant avec un système d’expression utilisant le Baculovirus et les cellules

Hi-5 Rix4446 dérivées de Trichoplusia ni.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Suspension injectable en seringue préremplie.

Suspension trouble blanche.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Cervarix est un vaccin indiqué, à partir de l’âge de 9 ans, dans la prévention des lésions ano-génitales précancéreuses (du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus) et des cancers du col de l’utérus et de l’anus dus à certains types oncogènes de Papillomavirus Humains (HPV). Voir rubriques 4.4 et 5.1 pour des informations importantes concernant les données soutenant cette indication.

Cervarix doit être administré selon les recommandations officielles.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

Le schéma de vaccination dépend de l’âge du sujet.

Age au moment de la première

Vaccination et schéma

injection

 

 

 

De 9 à 14 ans inclus*

Deux doses de 0,5 ml chacune. La deuxième dose est

administrée entre 5 et 13 mois après la première dose

 

 

 

A partir 15 ans et plus

Trois doses de 0,5 ml chacune à 0, 1, 6 mois**

 

 

*Si la deuxième dose de vaccin est administrée avant le 5ème mois suivant la première dose, une troisième dose doit toujours être administrée.

**Si une flexibilité est nécessaire dans le schéma vaccinal, la deuxième dose peut être administrée entre 1 mois et 2,5 mois après la première dose et la troisième dose entre 5 et 12 mois après la première dose.

La nécessité d’une dose de rappel n’a pas été établie (voir rubrique 5.1).

Il est recommandé aux sujets qui ont reçu une première dose de Cervarix de terminer le schéma de vaccination avec Cervarix (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique (enfants âgés de moins de 9 ans)

Cervarix n’est pas recommandé chez les enfants de moins de 9 ans en raison de l’insuffisance de données de tolérance et d’immunogénicité dans cette population.

Mode d’administration

Cervarix doit être administré par voie intramusculaire dans la région deltoïdienne (voir aussi rubriques 4.4 et 4.5).

Cervarix ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique. Il n’existe pas de donnée disponible sur l'administration de Cervarix par voie sous-cutanée (voir rubrique 4.4).

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents (voir rubrique 4.5).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Comme avec tous les vaccins injectables, il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et d’assurer une surveillance pour le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l’administration du vaccin.

Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, en particulier chez les adolescents, comme réaction psychogène à l’injection. Ceci peut s’accompagner de plusieurs signes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d’éviter des blessures en cas d’évanouissement.

L’administration de Cervarix doit être différée chez les sujets souffrant d’une maladie fébrile aiguë sévère. Cependant la présence d’une infection mineure telle qu’un rhume n’est pas une contre- indication à la vaccination.

Ce vaccin ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique.

Il n’existe pas de donnée disponible sur l’administration de Cervarix par voie sous-cutanée.

Comme avec les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, Cervarix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation, en raison du risque de saignement qui peut survenir lors de l’administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

Comme pour tout vaccin, une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés.

Cervarix protège uniquement contre les maladies dues aux HPV de types 16 et 18 et dans une certaine mesure contre les maladies provoquées par certains autres types d’HPV oncogènes apparentés (voir rubrique 5.1). Par conséquent, les mesures appropriées de précaution vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prises.

Ce vaccin doit être utilisé uniquement en prévention et n’a pas d’effet sur les infections HPV en cours ni sur des maladies cliniques préexistantes dues aux HPV. Ce vaccin n’a pas démontré d’effet thérapeutique. Le vaccin n’est donc pas indiqué pour le traitement du cancer du col de l’utérus ou des néoplasies intraépithéliales cervicales (CIN). Il n’est pas non plus destiné à prévenir la progression d’autres lésions préexistantes associées aux HPV ou d’autres infections déjà présentes dues aux HPV vaccinaux ou non vaccinaux (voir rubrique 5.1 « Efficacité chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’entrée dans l’étude. »).

La vaccination ne remplace pas le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus. Etant donné qu’aucun vaccin n’est efficace à 100% et que Cervarix ne protège pas contre tous les types d’HPV, ou contre les infections déjà existantes dues aux HPV, le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus reste très important et doit suivre les recommandations locales.

La durée de la protection n’a pas encore été totalement établie. Le calendrier et la nécessité de dose(s) de rappel n’ont pas été établis.

A l’exception des sujets asymptomatiques infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour lesquels des données limitées d’immunogénicité sont disponibles (voir rubrique 5.1), il n’y a pas de données sur l’utilisation de Cervarix chez les sujets qui présentent une altération de la réponse immunitaire comme, par exemple, les sujets recevant un traitement immunosuppresseur. Comme avec les autres vaccins, une réponse immunitaire satisfaisante peut ne pas être obtenue chez ces sujets.

On ne dispose d’aucune donnée de tolérance, immunogénicité ou efficacité pour permettre l’interchangeabilité de Cervarix avec d’autres vaccins HPV.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Dans toutes les études cliniques, les sujets qui avaient reçu des immunoglobulines ou des produits dérivés du sang au cours des 3 mois précédant la première dose de vaccin ont été exclus.

Utilisation avec d’autres vaccins

Cervarix peut être administré simultanément avec un vaccin combiné de rappel diphtérique (d), tétanique (T) et coquelucheux (acellulaire) avec ou sans valence poliomyélitique inactivée (P) (vaccins dTca, dTca-P), sans qu'il y ait d'interférence cliniquement pertinente avec la réponse en anticorps vis-à-vis de chacun des antigènes de l'un ou l'autre vaccin. Une tendance à une plus faible moyenne géométrique des titres (MGT) en anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18 a été observée lors de l'administration séquentielle du vaccin combiné dTca-P puis un mois après de Cervarix comparativement à l'administration de Cervarix seul. La pertinence clinique de cette observation n'est pas connue.

Cervarix peut être administré de façon concomitante avec un vaccin combiné contre l’hépatite A (vaccin inactivé) et contre l’hépatite B (ADNr) (Twinrix) ou avec un vaccin contre l’hépatite B (ADNr) (Engerix B).

L’administration concomitante de Cervarix et de Twinrix (vaccin Hépatite A/Hépatite B) n’a montré aucune interférence cliniquement significative sur la réponse en anticorps vis-à-vis des antigènes HPV et hépatite A. La moyenne géométrique des concentrations en anticorps anti-HBs a été significativement plus faible après cette administration simultanée, mais la pertinence clinique de cette observation n’est pas connue étant donné que les taux de séroprotection sont restés inchangés. Le pourcentage de sujets ayant atteint une concentration en anticorps anti-HBs ≥ 10mUI/ml a été de 98,3% après vaccination concomitante et de 100% après vaccination par Twinrix seul. Des résultats similaires ont été observés lorsque Cervarix était administré de façon concomitante avec Engerix B avec 97,9 % des sujets qui atteignaient une concentration anti-HBs ≥ 10 mUI/ml comparé à 100 % des sujets lorsqu'Engerix B était administré seul.

Si Cervarix est co-administré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d'injection différents.

Utilisation avec des hormones contraceptives

Au cours des études cliniques, environ 60% des femmes ayant reçu Cervarix prenaient des contraceptifs hormonaux. Il n’a pas été démontré que la contraception hormonale a un impact sur l’efficacité de Cervarix.

Utilisation de traitements immunosuppresseurs systémiques

Voir rubrique 4.4.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune étude spécifique utilisant ce vaccin chez la femme enceinte n’a été réalisée. Les données recueillies chez les femmes enceintes dans le cadre de registres de grossesse, d’études épidémiologiques ou lors d’exposition accidentelle au cours des essais cliniques, sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un risque d’issues défavorables de grossesse, y compris de fausse couche suite à une vaccination avec Cervarix.

Cependant lors du programme de développement clinique, un total de 10 476 grossesses a été rapporté incluant 5 387 femmes qui avaient reçu Cervarix. De manière générale, les proportions des issues de grossesse (par exemple nouveau-né normal, nouveau-né anormal incluant les anomalies congénitales, naissance prématurée et fausse-couche) ont été comparables, quel que soit le groupe vacciné, Cervarix ou autre.

Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs ou indirects sur la fertilité, la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, la parturition ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter la vaccination par Cervarix pendant la grossesse. Les femmes enceintes ou essayant de le devenir, doivent être averties de reporter ou d'interrompre leur vaccination jusqu'à la fin de leur grossesse.

Allaitement

L’effet sur les nourrissons allaités de l’administration de Cervarix chez leurs mères n’a pas été évalué dans des études cliniques.

Cervarix ne doit être utilisé pendant l’allaitement que si les avantages potentiels l’emportent sur les risques éventuels.

Fertilité

Il n’y a aucune donnée disponible sur la fertilité.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire et à utiliser des machines

Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Cependant, certains des effets mentionnés dans la rubrique 4.8 «Effets indésirables» peuvent affecter temporairement la capacité à conduire ou à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Dans les études cliniques, qui ont inclus des filles et des femmes âgées de 10 à 72 ans (parmi lesquelles 79,2% étaient âgées de 10 à 25 ans au moment de l’inclusion), 16 142 sujets de sexe féminin ont reçu Cervarix tandis que 13 811 sujets féminins ont reçu le produit contrôle. Ces sujets ont été suivis pendant toute la durée de l’étude pour détecter des événements indésirables graves. Dans un sous-groupe prédéfini de sujets (Cervarix = 8 130 versus contrôle = 5 786), les évènements indésirables ont été suivis durant les 30 jours suivant chaque injection.

Au cours de deux études cliniques incluant des hommes âgés de 10 à 18 ans, 2 617 hommes ont reçu Cervarix et ont fait l’objet d’une surveillance active afin d’évaluer la tolérance du vaccin.

L’effet indésirable le plus fréquemment observé après l’administration du vaccin a été une douleur au site d’injection survenue après administration de 78% de l’ensemble des doses. La majorité de ces effets a été d’intensité légère à modérée et de courte durée.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables considérés comme étant au moins possiblement liés à la vaccination ont été classés selon leur fréquence :

Les fréquences sont définies comme suit :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 et < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100)

Classe de système organe

Fréquence

Effets indésirables

Essais cliniques

 

 

Infections et infestations

 

Peu fréquent

Infection des voies respiratoires supérieures

Affections du système nerveux

 

Très fréquent

Céphalées

 

 

Peu fréquent

Sensation vertigineuse

Affections gastro-intestinales

 

Fréquent

Troubles gastro-intestinaux incluant nausées,

 

 

 

vomissements, diarrhée et douleur abdominale

Affections de la peau et du tissu

 

Fréquent

Démangeaisons/prurit, éruption cutanée,

sous-cutané

 

 

urticaire

Affections musculo-

 

Très fréquent

Myalgies

squelettiques et systémiques

 

Fréquent

Arthralgies

Troubles généraux et anomalies

 

Très fréquent

Réactions au site d’injection incluant douleur,

au site d'administration

 

Fréquent

rougeur, gonflement; fatigue

 

 

Fièvre (≥38°C)

 

 

Peu fréquent

Autres réactions au site d’injection telles que

Après commercialisation

 

 

induration, paresthésie locale

 

 

 

Affections hématologiques et du

Inconnue*

Adénopathie

système lymphatique

 

 

Affections du système

Inconnue*

Réactions allergiques (incluant des réactions

immunitaire

 

anaphylactiques et anaphylactoïdes), œdème de

 

 

 

Quincke

Affections du système nerveux

Inconnue*

Syncope ou réaction vaso-vagale à l’injection,

 

 

 

parfois accompagnées de mouvements tonico-

 

 

 

cloniques (voir rubrique 4.4)

*Etant donné que ces événements ont été notifiés de manière spontanée, il n’est pas possible d’estimer leur fréquence de façon fiable.

Au cours des essais cliniques, le profil de tolérance observé chez les sujets avec une infection (antérieure ou en cours) par HPV a été semblable à celui observé chez les sujets qui avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes ou qui étaient séronégatifs pour les anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Vaccins, Vaccins Papillomavirus, code ATC : J07BM02

Mécanisme d’action

Cervarix est un vaccin recombinant non infectieux avec adjuvant, préparé à partir de pseudo particules virales (VLP pour Virus Like Particles) hautement purifiées de la principale protéine L1 de la capside des HPV oncogènes de types 16 et 18. Puisque les VLP ne contiennent pas d’ADN viral, elles ne peuvent ni infecter les cellules, ni se multiplier, ni provoquer de maladie. Les études chez l’animal ont

montré que l’efficacité des vaccins VLP L1 résulte principalement d’une réponse immunitaire à médiation humorale.

Les HPV de types 16 et 18 sont estimés responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus, 90% des cancers anaux, 70% des néoplasies intraépithéliales vaginales et vulvaires de haut grade liées à l’HPV et 78% des néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3) liées à l’HPV. D’autres types d’HPV oncogènes peuvent aussi être responsables d’environ 30% des cancers ano génitaux. Les HPV de types 45, 31 et 33 sont les 3 types d’HPV non vaccinaux les plus fréquemment identifiés dans les carcinomes épidermoïdes du col de l’utérus (12,1%) et dans les adénocarcinomes (8,5%).

Le terme « lésions ano génitales précancéreuses » dans la rubrique 4.1 correspond aux néoplasies intraépithéliales cervicales de haut grade (CIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vulvaires de haut grade (VIN2/3), aux néoplasies intraépithéliales vaginales de haut grade (VaIN2/3) et aux néoplasies intraépithéliales anales de haut grade (AIN 2/3).

Etudes cliniques

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 15 à 25 ans

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans deux études cliniques de phase II et III randomisées, contrôlées, en double aveugle, qui ont inclus un total de 19 778 femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’étude de phase II (étude 001/007) a inclus seulement des femmes qui :

-avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes des types 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66 et 68

-étaient séronégatives pour HPV 16 et HPV 18 et

-avaient une cytologie normale

Le critère principal d’efficacité était l’infection incidente par HPV 16 et/ou HPV 18. L’infection persistante à 12 mois a été évaluée en tant que critère supplémentaire d’efficacité.

L’étude de phase III (étude 008) a inclus des femmes sans sélection préalable vis-à-vis de la présence d’une infection par HPV, c’est-à-dire sans tenir compte de leur cytologie et de leur statut HPV (sérologie ou test ADN) à l’inclusion.

Le critère principal d’efficacité était les CIN2+ associés à HPV 16 et/ou HPV 18 (HPV 16/18). Dans les essais cliniques, les néoplasies intraépithéliales (CIN) de grades 2 et 3 (CIN2/3) et l’adénocarcinome in situ (AIS) ont été utilisés comme marqueurs de substitution du cancer du col de l’utérus.

Les critères secondaires d’efficacité ont inclus l’infection persistante à 6 et à 12 mois.

Il a également été démontré que l’infection persistante durant au moins 6 mois est un marqueur de substitution pertinent du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Efficacité prophylactique contre l’infection par HPV 16/18 dans la population non infectée par des HPV oncogènes

Les femmes (N=1 113) ont été vaccinées dans l’étude 001 et évaluées au plan de l’efficacité jusqu’au mois 27. Un sous-groupe de femmes (N=776) vaccinées dans l’étude 001 a été suivi dans l’étude 007 jusqu’à 6,4 ans (environ 77 mois) après la première dose (suivi moyen de 5,9 ans). Dans l’étude 001, il y a eu cinq cas d’infection persistante à 12 mois par HPV 16/18 (4 par HPV 16 ; 1 par HPV 18) dans le groupe contrôle et un cas par HPV 16 dans le groupe vaccin. Dans l’étude 007, l’efficacité de Cervarix contre les infections persistantes à 12 mois par HPV 16/18 a été de 100% (IC à 95% : 80,5 ; 100). Il y a eu seize cas d’infection persistante par HPV 16 et cinq cas d’infection persistante par HPV 18, tous dans le groupe contrôle.

Dans l’étude HPV-023, les sujets issus de la cohorte brésilienne (N=437) de l’étude 001/007 ont été suivis jusqu’à 8,9 ans en moyenne (écart-type de 0,4 ans) après la première dose. A la fin de l’étude, il

n’y a eu aucun cas d’infection ou de lésions histopathologiques associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18 dans le groupe vacciné de l’étude HPV-023. Dans le groupe placebo, il y a eu 4 cas d’infection persistante à 6 mois et un cas d’infection persistante à 12 mois. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le vaccin et le placebo pour ces critères.

Efficacité prophylactique vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes non infectées par HPV 16 et/ou HPV 18

Dans l’étude HPV-008, les analyses principales d’efficacité ont été conduites sur la cohorte

« According to Protocol » (selon protocole) (cohorte ATP : incluant les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif ainsi qu’une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6). Cette cohorte a inclus des femmes avec une cytologie normale ou de bas grade à l’inclusion et a seulement exclu les femmes avec une cytologie de haut grade (0,5% de la population totale). L’évaluation du nombre de cas pour la cohorte ATP a commencé au jour 1 suivant la troisième dose de vaccin.

Globalement, 74% des femmes incluses étaient naïves à la fois vis-à-vis de HPV 16 et HPV 18 (c’est- à-dire ADN négatives et séronégatives à l’inclusion).

Deux analyses de l’étude HPV-008 ont été réalisées : la première analyse, prédéfinie dans le protocole comme l’analyse primaire de l’étude a été faite lorsque 36 cas de CIN2+ associés à l’HPV 16/18 ont été confirmés dans la cohorte ATP et une seconde analyse réalisée en prenant en compte l’ensemble des données de fin d’étude.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis du critère principal CIN2+ à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 1. Dans une analyse supplémentaire, l’efficacité de Cervarix a été évaluée vis-à-vis des CIN3+ associées aux HPV 16/18.

Tableau 1 : Efficacité du vaccin contre les lésions de haut grade du col de l’utérus associées aux HPV 16/18 (cohorte ATP)

Critère HPV-16/18

 

 

Cohorte ATP (1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude(3)

 

Cervarix

 

Contrôle

 

Efficacité %

 

(N = 7 338)

 

(N = 7 305)

 

(IC à 95%)

 

n(2)

 

n

 

 

CIN2+

 

 

94,9% (87,7 ; 98,4)

CIN3+

 

 

91,7% (66,6 ; 99,1)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP: inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 et un test ADN négatif au mois 6.

(2) incluant 4 cas de CIN2+ et 2 cas de CIN3+ dans lesquels un autre type d’HPV oncogène a été identifié dans la lésion en même temps qu’HPV 16 ou 18. Ces cas sont exclus dans l’analyse d’attribution des types d’HPV (voir sous le tableau).

(3) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Dans l’analyse primaire, l’efficacité était de 92,9% (IC à 96,1%:79,9 ; 98,3) contre les CIN2+ et 80% (IC à 96,1%: 0,3 ; 98,1) contre les CIN3+. De plus, une efficacité du vaccin statistiquement significative a été démontrée contre les CIN2+ qu’elles soient associées à l’HPV 16 ou à l’HPV 18.

Pour les cas impliquant plusieurs types d'HPV, afin de distinguer le(s) type(s) d'HPV le(s) plus probablement responsable(s) de la lésion (attribution des types d'HPV), une analyse complémentaire a pris en compte les types d'HPV détectés par PCR (Polymerase Chain Reaction) dans au moins un des deux prélèvements cytologiques précédents, en plus des types détectés dans la lésion. Cette analyse post-hoc a exclu les cas (dans le groupe vaccin comme dans le groupe contrôle) qui n’ont pas été

considérés comme étant imputables à des infections par HPV 16 ou HPV 18 acquises au cours de l’étude.

Sur la base de cette analyse post-hoc d’attribution des types d’HPV, il y a eu 1 cas de CIN2+ dans le groupe vaccin contre 92 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 98,9% (IC à 95% : 93,8 ; 100)) et aucun cas de CIN3+ dans le groupe vaccin contre 22 cas dans le groupe contrôle (Efficacité 100% (IC à 95% : 81,8 ; 100)) à la fin de l’étude.

Dans l’analyse primaire, l’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1 associés aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 94,1% (IC à 96,1% : 83,4 ; 98,5). L’efficacité du vaccin vis-à-vis des CIN1+ associées aux HPV 16/18 dans la cohorte ATP a été de 91,7% (IC à 96,1% : 82,4 ; 96,7). A l’analyse de fin d’étude, l’efficacité du vaccin contre les CIN1 associées à l’HPV16/18 observée dans la cohorte ATP était de 92,8% (IC à 95% : 87,1 ; 96,4).

Dans l’analyse de fin d’étude, il y a eu 2 cas de VIN2+ ou VaIN2+ dans le groupe vacciné et 7 cas dans le groupe contrôle de la cohorte ATP, associés à l’HPV 16 ou à l’HPV 18. L’étude n’avait pas la puissance pour démontrer une différence entre le groupe vacciné et le groupe contrôle sur ces critères.

L’efficacité du vaccin dans la cohorte ATP à la fin de l’étude vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 est présentée dans le tableau 2.

Tableau 2 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (cohorte ATP)

Critère HPV-16/18

 

Cohorte ATP (1)

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 7 338)

(N = 7

305)

(IC à 95%)

 

n/N

n/N

 

Infection persistante à 6 mois

35/7 182

94,3% (92,0 ; 96,1)

Infection persistante à 12 mois

26/7 082

92,9% (89,4 ; 95,4)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 ou HPV 18), un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0, et un test ADN négatif au mois 6.

(2) suivi moyen de 40 mois post dose 3

Les résultats d’efficacité dans l’analyse primaire étaient de 94,3% (IC à 96,1% : 91,5 ; 96,3) contre l’infection persistante à 6 mois et 91,4% (IC à 96,1%: 89,4 ; 95,4) contre l’infection persistante à 12 mois.

Efficacité vis-à-vis d’HPV 16/18 chez les femmes ayant une infection prouvée par HPV 16 ou HPV 18 à l’inclusion dans l’étude.

Il n’a pas été démontré de protection contre la maladie due aux types d’HPV pour lesquels les sujets étaient ADN HPV positifs à l’inclusion dans l’étude. Cependant, les sujets qui étaient déjà infectés (test ADN HPV positif) avant la vaccination par l’un des types d’HPV du vaccin ont été protégés des manifestations cliniques dues à l’autre type d’HPV du vaccin.

Efficacité vis-à-vis des HPV 16 et 18 chez les femmes avec et sans infection ou maladie antérieure.

La population totale vaccinée (TVC : Total Vaccinated Cohort) a inclus tous les sujets ayant reçu au moins une dose de vaccin, quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte a inclus des femmes avec ou sans infection par HPV en cours et/ou antérieure. L’évaluation du nombre de cas pour la population TVC a commencé au jour 1 suivant la première dose de vaccin.

L’évaluation de l’efficacité est inférieure dans la population TVC car cette cohorte inclut les femmes ayant des infections/lésions préexistantes, sur lesquelles Cervarix n’est pas supposé avoir un impact. La population TVC est proche de la population générale des femmes de 15 à 25 ans.

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut garde associées aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 3.

Tableau 3 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade associées aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

 

TVC(1)

 

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

(N = 8

694)

 

(N = 8 708)

(IC à 95%)

 

n

 

 

n

 

CIN2+

 

 

60,7% (49,6 ; 69,5)

CIN3+

 

 

45,7% (22,9 ; 62,2)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion. Cette cohorte inclut des femmes ayant des infections/lésions préexistantes.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

L’efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques (infection persistante à 6 et à 12 mois) associés aux HPV 16/18 dans la population TVC à la fin de l’étude est présentée dans le tableau 4.

Tableau 4 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des critères virologiques associés aux HPV 16/18 (population TVC).

Critère HPV-16/18

 

 

TVC(1)

 

 

 

Analyse de fin d’étude (2)

 

Cervarix

 

Contrôle

Efficacité %

 

 

 

 

(IC à 95%)

 

n/N

 

n/N

 

Infection persistante 6 mois

504/8 863

 

1 227/8 870

60,9% (56,6;64,8)

Infection persistante 12 mois

335/8 648

 

767/8 671

57,5% (51,7;62,8)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe n = nombre de cas

(1) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(2) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Impact global du vaccin sur le fardeau des maladies du col de l’utérus dues aux HPV

Dans l’étude HPV-008, l’incidence des lésions cervicales de haut grade a été comparée entre le groupe placebo et le groupe vaccin quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion. L’efficacité du vaccin a été démontrée vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade à la fin de l’étude dans les populations TVC et TVC-naïve (tableau 5).

La population TVC-naïve est un sous-groupe de la population TVC ; elle inclut les femmes qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

Tableau 5 : Efficacité du vaccin vis-à-vis des lésions cervicales de haut grade quel que soit le type d’ADN HPV dans la lésion.

 

 

 

Analyse de fin d’étude (3)

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

N

Cas

N

Cas

(IC à 95%)

CIN2+

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

5 452

64,9% (52,7 ; 74,2)

TVC(2)

8 694

8 708

33,1% (22,2 ; 42,6)

CIN3+

 

 

 

 

 

TVC-naïve(1)

5 466

5 452

93,2% (78,9 ; 98,7)

TVC(2)

8 694

8 708

45,6% (28,8 ; 58,7)

N = nombre de sujets inclus dans chaque groupe

(1) TVC-naïve: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) qui, à l’inclusion, avaient une cytologie normale, un test ADN HPV négatif pour les 14 types d’HPV oncogènes et qui étaient séronégatifs vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18.

(2) TVC: inclut tous les sujets vaccinés (ayant reçu au moins une dose de vaccin) quels que soient leur statut ADN HPV, leur cytologie et leur statut sérologique à l’inclusion.

(3) suivi moyen de 44 mois post dose 1

Dans l’analyse de fin d’étude, Cervarix a réduit les procédures d'excision cervicale (incluant les conisations à l’anse diathermique ou au bistouri et les procédures au laser) de 70,2% (IC à 95% : 57,8 ; 79,3) dans la population TVC-naïve et de 33,2% (IC à 95% : 20,8 : 43,7) dans la population TVC.

Efficacité due à une protection croisée

L’efficacité de Cervarix en terme de protection croisée vis-à-vis des critères histopathologiques et virologiques (infection persistante) a été évaluée dans l’étude HPV-008 pour les 12 types d’HPV oncogènes non vaccinaux. L’étude n’était assez puissante pour évaluer l’efficacité contre les maladies dues à un type d’HPV donné. L’analyse vis-à-vis du critère principal a été biaisée par de multiples co- infections dans les lésions CIN2+. Contrairement aux critères histopathologiques, les critères virologiques sont moins biaisés par des infections multiples.

Une protection croisée a été démontrée vis-à-vis des critères : infection persistante 6 mois et CIN2+ dans toutes les cohortes de l’étude pour HPV 31, 33 et 45.

L’efficacité du vaccin à la fin de l’étude vis-à-vis de l’infection persistante à 6 mois et des CIN2+ associées à chacun des types d’HPV oncogènes non vaccinaux est présentée dans le tableau 6 (cohorte ATP).

Tableau 6 : Efficacité du vaccin pour les types d’HPV oncogènes non vaccinaux.

ATP(1)

Type

Infection persistante à 6 mois

 

CIN2+

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

d’HPV

 

 

(IC à 95%)

 

 

(IC à 95%)

 

n

n

 

n

n

 

Types apparentés au HPV de type 16 (espèce A9)

 

 

 

HPV-31

76,8%

87,5%

 

 

 

(69,0 ; 82,9)

 

 

(68,3 ; 96,1)

HPV-33

44,8%

68,3%

 

 

 

(24,6 ; 59,9)

 

 

(39,7 ; 84,4)

HPV-35

-19,8%

62,5%

 

 

 

(<0 ; 17,2)

 

 

(<0 ; 93,6)

HPV-52

8,3%

27,6%

 

 

 

(<0 ; 21,0)

 

 

(<0 ; 59,1)

HPV-58

-18,3%

28,5%

 

 

 

(<0 ; 7,7)

 

 

(<0 ; 65,7)

Types apparentés au HPV de type 18

(espèce A7)

 

 

 

HPV-39

4,8%

74,9%

 

 

 

(<0 ; 23,1)

 

 

(22,3 ; 93,9)

HPV-45

73,6%

81,9%

 

 

 

(58,1 ; 83,9)

 

 

(17,0 ; 98,1)

HPV-59

-7,5%

80,0%

 

 

 

(<0 ; 23,8)

 

 

(<0 ; 99,6)

HPV-68

2,6%

26,8%

 

 

 

(<0 ; 21,9)

 

 

(<0 ; 69,6)

Autres types

 

 

 

 

 

 

HPV-51

16,6%

54,4%

 

 

 

(3,6 ; 27,9)

 

 

(22,0 ; 74,2)

HPV-56

-5,3%

46,1%

 

 

 

(<0 ; 13,1)

 

 

(<0 ; 81,8)

HPV-66

2,3%

56,4%

 

 

 

(<0 ; 19,6)

 

 

(<0 ; 84,8)

n= nombre de cas

(1) ATP : inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse, un test ADN négatif au mois 0 et au mois 6.

Les limites de l’intervalle de confiance (IC) encadrant les valeurs de l’efficacité du vaccin ont été calculées. Quand la valeur zéro est incluse, c’est-à-dire quand la limite inférieure de l’IC est <0, l’efficacité n’est pas considérée comme statistiquement significative.

L’efficacité vis-à-vis des CIN3 a seulement été démontrée pour l’HPV-31 et il n’y avait aucune preuve de protection vis-à-vis des AIS quel que soit le type d’HPV.

Efficacité clinique chez des femmes âgées de 26 ans et plus

L’efficacité de Cervarix a été évaluée dans un essai clinique en double aveugle, randomisé de Phase III (HPV-015) qui a inclus un total de 5 778 femmes âgées de 26 à 72 ans (médiane : 37,0 ans). L’étude a été conduite en Amérique du Nord, en Amérique Latine, dans la région Asie Pacifique et en Europe. L'analyse finale a été réalisée à la conclusion de l'étude, 7 ans après la première vaccination. Le critère principal d'évaluation était une combinaison de critères virologiques et d'évaluation histopathologique : infection persistante à 6 mois liée à HPV-16/18 et / ou CIN1+.

Les analyses principales d’efficacité ont été réalisées sur la cohorte ATP pour l’efficacité et la population TVC qui comprenait un sous-groupe allant jusqu'à 15% de femmes ayant des antécédents d'infection ou de maladie associées à HPV (définis comme deux frottis ou plus successifs anormaux, une colposcopie anormale ou une biopsie ou un traitement du col de l'utérus après des résultats de frottis ou de colposcopie anormaux). L'inclusion de ce sous-groupe a permis l'évaluation de l'efficacité

prophylactique dans une population censée refléter la situation en vie réelle puisque les femmes adultes sont dans la tranche d'âge généralement ciblée pour le dépistage cervical.

L’efficacité du vaccin à la conclusion de l'étude est résumée dans le tableau suivant.

Il n’a pas été prouvé que la prévention d'une infection persistante durant au moins 6 mois soit un marqueur de substitution pertinent de la prévention du cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 26 ans et plus.

Tableau 7: Efficacité du vaccin à la conclusion de l’étude HPV-015.

Critère

 

ATP(1)

 

 

TVC(2)

 

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

Cervarix

Contrôle

Efficacité %

 

 

 

(IC 96,2%)

 

 

 

(IC 96,2%)

 

n/N

n/N

 

n/N

n/N

 

 

 

HPV-16/18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IP 6M et/ou

7/1 852

71/1 818

90,5%

 

93/2 768

209/2 778

56,8%

CIN1+

 

 

(78,6 ; 96,5)

 

 

 

(43,8 ; 67,0)

6M PI

6/1 815

67/1 786

91,4%

 

74/2 762

180/2 775

60 %

 

 

 

(79,4 ; 97,1)

 

 

 

(46,4 ; 70,4)

CIN2+

1/1 852

6/1 818

83,7%

 

33/2 733

51/2 735

35,8%

 

 

 

(<0 ; 99,7)

 

 

 

(<0 ; 61,0)

ASC-US+

3/1 852

47/1 818

93,8%

 

38/2 727

114/2 732

67,3%

 

 

 

(79,9 ; 98,9)

 

 

 

(51,4 ; 78,5)

IP 6M

3/851

13/837

78%

 

42/1 211

65/1 192

38,7%

seulement

 

 

(15,0 ; 96,4)

 

 

 

(6,3 ; 60,4)

chez les

 

 

 

 

 

 

 

sujets

 

 

 

 

 

 

 

séropositifs

 

 

 

 

 

 

 

à l’inclusion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Efficacité protectrice

croisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-31

10/2073

29/2090

65,8 %

 

51/2762

71/2775

29 %

IP 6M

 

 

(24,9;85,8)

 

 

 

(<0;52,5)

HPV-45

9/2106

30/2088

70,7 %

 

22/2762

60/2775

63,9 %

IP 6M

 

 

(34,2;88,4)

 

 

 

(38,6;79,6)

HPV-31

5/2117

23/2127

78,4 %

 

34/2727

55/2732

38,7 %

ASC-US+

 

 

(39,1;94,1)

 

 

 

(2,0;62,3)

 

 

 

 

 

 

 

 

HPV-45

5/2150

23/2125

78,7 %

 

13/2727

38/2732

66,1 %

ASC-US+

 

 

(40,1;94,1)

 

 

 

(32,7;84,1)

N= nombre de sujets dans chaque groupe

n= nombre de sujets rapportant au moins un événement dans chaque groupe IP 6M = infection persistante à 6 mois

IC= Intervalle de Confiance

ASC-US= Cellules atypiques de signification non déterminée (cytologie anormale)

(1)inclut les femmes ayant reçu 3 doses de vaccin, avec, pour le type d’HPV considéré dans l’analyse (HPV 16 et/ou 18) : un test ADN négatif et une sérologie négative au mois 0 (sauf spécification) et un test ADN négatif au mois 6.

(2)au moins une dose de vaccin, quels que soient le test ADN et le statut sérologique au mois 0 (sauf spécification). Inclut 15% de sujets avec des antécédents de maladie/infection due à l’HPV

L'efficacité vis-à-vis des ≥ ASC-US (cytologie anormale) associée à des oncogènes non vaccinaux était de 37,2% (IC 96,2% [21,3 ; 50,1]) (cohorte ATP).

Quel que soit le type de HPV détecté dans la lésion, l'efficacité vis-à-vis du CIN1+ était de 22,9 % (IC 96,2% [4,8 ; 37,7]) (population TVC).

Il n'y a pas de preuve de protection contre la maladie causée par le HPV chez les sujets âgés de 25 ans et plus, qui avaient un test ADN positif et/ou avec une cytologie anormale à l'inclusion dans l'étude.

Immunogénicité

Réponse immunitaire à Cervarix après primovaccination

Il n’a pas été défini pour les vaccins HPV de taux minimum d’anticorps protecteur contre les CIN de grade 2 ou 3 ou contre l’infection persistante due aux types HPV contenus dans le vaccin.

La réponse en anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 a été mesurée en utilisant un test direct ELISA spécifique à chaque type (version 2, méthodologie MedImmune, modifié par GSK) et connu pour être corrélé au test de neutralisation utilisant des pseudovirions (PBNA : Pseudovirion-Based Neutralisation Assay).

L’immunogénicité induite par 3 doses de Cervarix a été évaluée chez 5 465 jeunes filles et femmes âgées de 9 à 55 ans et plus de 800 sujets de sexe masculin âgés de 10 à 18 ans.

Dans les études cliniques, plus de 99% des sujets initialement séronégatifs ont eu une séroconversion après la troisième dose aux HPV à la fois de types 16 et 18. La moyenne géométrique des titres (MGT) en IgG induites par le vaccin était largement au dessus des titres observés chez les femmes qui avaient été précédemment infectées mais qui avaient éliminé l’infection (infection naturelle). Les sujets initialement séropositifs et séronégatifs ont atteint des taux similaires après vaccination.

Persistance de la réponse immunitaire à Cervarix

L’étude 001/007 (qui a inclus des femmes âgées de 15 à 25 ans au moment de la vaccination) a évalué la réponse immunitaire contre les HPV 16 et les HPV 18 jusqu’à 76 mois après l’administration de la première dose de vaccin. Dans l’étude 023 (sous-groupe de l’étude 001/007), l’évaluation de la réponse immunitaire a continué jusqu’à 113 mois. 92 sujets dans le groupe vacciné avaient des données d’immunogénicité à l’intervalle [M107-M113] après la première dose de vaccin avec un suivi médian de 8,9 ans. Parmi ces sujets, 100% des femmes (IC 95% : 96,1 ; 100) sont restées séropositives vis-à-vis d’HPV 16 et HPV 18 selon le test ELISA.

Les MGTs en IgG induites par le vaccin pour, à la fois, HPV 16 et HPV 18, présentaient un pic au mois 7 et diminuaient ensuite pour atteindre un plateau à partir du mois 18 jusqu’à l’intervalle [M107-M113] avec des MGTs (test ELISA) pour HPV 16 et HPV 18 au moins encore 10 fois supérieures aux MGTs observées (test ELISA) chez les femmes qui avaient éliminé une infection naturelle par HPV.

Dans l’étude 008, l’immunogénicité jusqu’au mois 48 a été similaire à la réponse observée dans l’étude 001. Un profil cinétique similaire a été observé pour les anticorps neutralisants.

Dans une autre étude clinique (étude 014) réalisée chez des femmes âgées de 15 à 55 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7). Les MGT étaient cependant moins élevées chez les femmes de plus de 25 ans. Quatre cent soixante-dix sujets (142 âgés de 15 à 25 ans, 172 âgés de 26 à 45 ans et 156 âgés de 46 à 55 ans) ayant terminé l'étude HPV-014 et ayant reçu un schéma en 3 doses, ont été suivis jusqu’à 10 ans dans l'étude d’extension HPV-60. Dix ans après l'administration de la première dose, 100 % des sujets du groupe des 15-25 ans, 99,2 % des sujets du groupe des 26-45 ans et 96,3 % des sujets du groupe des 46-55 ans étaient toujours séropositifs pour le HPV-16 et respectivement 99,2 %, 93,7 % et 83,8 % pour le HPV-18. Dans tous les groupes d'âge, les MGT sont restées au moins 5 à 32 fois pour le HPV-16 et 3 à 14 fois pour le HPV-18 au-dessus de celles induites chez les femmes qui ont éliminé une infection naturelle pour ces deux antigènes.

Existence d’une réponse anamnestique (mémoire immunitaire)

Dans l’étude 024 (un sous-groupe de l’étude 001/007), une dose additionnelle de Cervarix a été administrée à 65 sujets à un intervalle moyen de 6,8 ans après la première dose de vaccin. Une réponse immunitaire anamnestique vis-à-vis d’HPV 16 et d’HPV 18 (mesurée par le test ELISA) a été observée une semaine et un mois après cette dose additionnelle ; les MGT un mois après cette dose additionnelle dépassaient les MGT observées un mois après la primovaccination en 3 doses.

Extrapolation de l’efficacité de Cervarix des jeunes femmes adultes aux adolescentes.

Dans une analyse combinée (HPV-029, -30 et -48), la séroconversion a été obtenue chez 99,7% et 100% des filles de 9 ans vis-à-vis, respectivement, des types d’HPV 16 et 18, après la troisième dose (au mois 7) avec des MGTs au moins 1,4 et 2,4 fois plus élevées que celles des filles âgées de 10 à 14 ans et des femmes âgées de 15 à 25 ans, respectivement.

Dans les deux études cliniques (HPV-012 et -013) réalisées chez des filles âgées de 10 à 14 ans, la séroconversion a été obtenue chez tous les sujets vis-à-vis des 2 types d’HPV 16 et 18 après la troisième dose (au mois 7) avec une MGT au moins 2 fois plus élevée que celle des femmes âgées de 15 à 25 ans.

Dans des essais cliniques (HPV-070 et HPV-048) réalisés chez des filles âgées de 9 à 14 ans recevant Cervarix selon un schéma en 2 doses (0, 6 mois ou 0, 12 mois) et des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans recevant Cervarix selon le schéma standard en 3 doses (0, 1, 6 mois), tous les sujets ont séroconverti aux 2 types d’HPV 16 et 18 un mois après la seconde dose. La réponse immunitaire après 2 doses chez des filles âgées de 9 à 14 ans a été non inférieure à la réponse après 3 doses chez des femmes âgées de 15 à 25 ans.

L’efficacité de Cervarix chez les filles âgées de 9 à 14 ans a été déduite de ces données d’immunogénicité.

Durée de la réponse immunitaire chez les femmes âgées de 26 ans et plus

Dans l’étude de Phase III (HPV-015) chez des femmes âgées de 26 ans et plus tous les sujets ont séroconverti 1 mois après la troisième dose. Au mois 84, c’est-à-dire 78 mois après la réalisation complète du schéma de vaccination, 99,3% et 95,9% des femmes initialement séronégatives sont devenues séropositives pour les anticorps anti-HPV-16 et anti-HPV-18, respectivement. Toutes les femmes initialement séropositives sont restées séropositives pour les anticorps à la fois anti-HPV-16 et anti-HPV-18.

Les titres en anticorps ont atteint leur maximum au mois 7 puis ont progressivement diminué jusqu’au mois 18 et se sont stabilisés pour atteindre un plateau jusqu’au mois 84.

Immunogénicité chez les hommes âgés de 10 à 18 ans

L’immunogénicité chez les hommes a été évaluée au cours de 2 essais cliniques HPV-011 (N = 173) et HPV-040 (N = 556). Les données ont montré une immunogénicité comparable chez l’homme et chez la femme. Dans l'étude HPV-011, tous les sujets ont séroconverti à HPV 16 et 18 et les MGT étaient non inférieurs à ceux observés dans l'étude HPV-012 chez les femmes âgées de 15 à 25 ans.

Extrapolation des données d’efficacité clinique sur les lésions pré-cancéreuses et cancers de l'anus

Aucune étude d'efficacité sur les lésions précancéreuses anales n’a été menée avec Cervarix. Cependant, des études menées chez les filles âgées de 9 à 14 ans (étude HPV-071) et chez les femmes âgées de 18 à 45 ans (étude HPV-010) ont montré de manière constante, une réponse immunitaire supérieure de Cervarix versus le comparateur pour lequel les données d’efficacité sur les lésions précancéreuses anales ont été concluantes et ont montré une protection.

Immunogénicité chez les femmes infectées par le VIH

Dans l’étude HPV-020, réalisée en Afrique du Sud, 22 sujets non infectés par le VIH et 42 sujets infectés par le VIH (stade clinique de niveau 1 selon la classification OMS ; cohorte ATP pour l’immunogénicité) ont reçu Cervarix. Tous les sujets étaient séropositifs aux HPV 16 et 18, un mois après la troisième dose (Mois 7) avec le test ELISA, cette séropositivité pour HPV 16 et 18 étant maintenue jusqu’au Mois 12. Les MGTs semblaient plus faibles dans le groupe des sujets infectés par le VIH (pas de recoupement de l’intervalle de confiance à 95%). La pertinence clinique de cette observation est inconnue. Les anticorps fonctionnels n’ont pas été déterminés. Aucune information

n’existe sur la protection contre l’infection persistante ou les lésions précancéreuses chez les femmes infectées par le VIH.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Sans objet.

5.3 Données de sécurité précliniques

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, toxicité avec une dose unique et/ou avec des doses répétées, tolérance locale, fertilité, toxicité embryologique, foetale et post-natale (jusqu’à la fin de la période de lactation), n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.

Les données sérologiques suggèrent un passage des anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 dans le lait durant la période de lactation chez le rat. Cependant, on ne sait pas si les anticorps induits par la vaccination sont excrétés dans le lait maternel humain.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Chlorure de sodium (NaCl)

Phosphate monosodique dihydraté (NaH2PO4,2 H2O)

Eau pour préparations injectables

Pour les adjuvants, voir rubrique 2.

6.2 Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3 Durée de conservation

4 ans

Cervarix doit être administré dès que possible après avoir été sorti du réfrigérateur.

Toutefois, la stabilité a été démontrée lorsqu’il a été conservé hors du réfrigérateur jusqu’à 3 jours à des températures comprises entre 8°C et 25°C, ou bien jusqu’à 1 jour à des températures comprises entre 25°C et 37°C. Le vaccin sera jeté s’il n’a pas été utilisé à la fin de cette période.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C)

Ne pas congeler.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l’abri de la lumière.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

0,5 ml de suspension en seringue préremplie (verre de type I) avec un bouchon piston (caoutchouc butyle) avec ou sans aiguilles.

Boîtes de 1 et de 10 seringues préremplies avec ou sans aiguilles.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières de manipulation et d’élimination

Durant le stockage de la seringue, un fin dépôt blanc avec un surnageant incolore et limpide peut être observé. Ceci n’est pas un signe de détérioration.

Avant administration, le contenu de la seringue doit être inspecté visuellement, avant et après agitation, pour détecter la présence éventuelle de toute particule étrangère et/ou altération de l’aspect physique.

Si l’un ou l’autre cas est observé, jetez le vaccin.

Le vaccin doit être bien agité avant utilisation.

Instructions pour l’administration du vaccin présenté en seringue préremplie

1. En tenant le corps de la seringue d’une main (en évitant de tenir le piston), dévisser

l’embout protecteur de la seringue en le tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Piston

Corps de la

 

seringue

 

Embout protecteur

2.Pour fixer l’aiguille sur la seringue, visser l’aiguille dans le sens des aiguilles d’une montre sur la seringue

jusqu’à sentir un blocage.

3.Enlever le protège aiguille,

ce qui à l’occasion peut être un peu difficile.

Protège aiguille

4. Administrer le vaccin.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

GlaxoSmithKline Biologicals s.a.

Rue de l'Institut 89

B-1330 Rixensart, Belgique

8. NUMERO(s) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/07/419/004

EU/1/07/419/005

EU/1/07/419/006

EU/1/07/419/007

EU/1/07/419/008

EU/1/07/419/009

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Date de première autorisation : 20 septembre 2007

Date de dernier renouvellement : 17 septembre 2012

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne du médicament (EMA) http://www.ema.europa.eu/.

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