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MabThera (rituximab) – Résumé des caractéristiques du produit - L01XC02

Updated on site: 08-Oct-2017

Nom du médicamentMabThera
Code ATCL01XC02
Substancerituximab
FabricantRoche Registration Ltd

1.DENOMINATION DU MEDICAMENT

MabThera 100 mg solution à diluer pour perfusion

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque mL contient 10 mg de rituximab.

Chaque flacon contient 100 mg de rituximab.

Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique murin/humain obtenu par génie génétique ; il s'agit d'une immunoglobuline glycosylée associant d'une part les régions constantes d’une IgG1 humaine et d'autre part les régions variables des chaînes légères et lourdes d'origine murine. Cet anticorps est produit par une culture de cellules de mammifères (ovaires de hamster chinois) et purifié par chromatographie d’affinité et échange d’ions, comportant des procédés d’inactivation et d’élimination virales spécifiques.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Solution à diluer pour perfusion.

Liquide limpide et incolore.

4.DONNEES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

MabThera est indiqué chez les patients adultes dans les indications suivantes :

Lymphomes non-hodgkiniens (LNH)

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie pour le traitement des patients présentant un lymphome folliculaire de stade III-IV n’ayant jamais été précédemment traités.

MabThera en traitement d’entretien est indiqué chez les patients présentant un lymphome folliculaire répondant à un traitement d’induction.

MabThera en monothérapie est indiqué pour le traitement des patients atteints de lymphomes folliculaires de stade III-IV en cas de chimiorésistance ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie.

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie "CHOP" (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisolone) pour le traitement des patients présentant un lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B, CD20 positif.

Leucémie lymphoïde chronique (LLC)

MabThera en association à une chimiothérapie est indiqué pour le traitement des patients atteints de LLC, non précédemment traités et en rechute ou réfractaires. Les données disponibles sur l'efficacité et la tolérance sont limitées chez les patients précédemment traités par des anticorps monoclonaux dont MabThera, ou chez les patients réfractaires à un traitement antérieur par MabThera en association à une chimiothérapie.

Voir rubrique 5.1 pour plus d’informations.

Polyarthrite rhumatoïde

MabThera en association au méthotrexate est indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde active, sévère, chez les patients adultes qui ont présenté une réponse inadéquate ou une intolérance aux traitements de fond, dont au moins un inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (anti-TNF).

Il a été montré que MabThera, en association au méthotrexate, réduit le taux de progression des dommages structuraux articulaires mesurés par radiographie et améliore les capacités fonctionnelles.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

MabThera, en association aux glucocorticoïdes, est indiqué pour le traitement d’induction de la rémission des patients adultes atteints de granulomatose avec polyangéite (GPA) (maladie de Wegener) et de polyangéite microscopique (PAM) sévères et actives.

4.2Posologie et mode d’administration

MabThera doit être administré sous étroit contrôle d’un professionnel de santé expérimenté et dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles (voir rubrique 4.4).

Une prémédication composée d’un antipyrétique et d’un antihistaminique, par exemple paracétamol et diphénhydramine, doit toujours être donnée avant chaque administration de MabThera.

Une prémédication par glucocorticoïde doit être envisagée si MabThera n’est pas associé à une chimiothérapie contenant un glucocorticoïde pour le traitement des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien et d’une leucémie lymphoïde chronique.

Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde doivent recevoir une prémédication par 100 mg de méthylprednisolone par voie intraveineuse, qui doit être terminée 30 minutes avant les perfusions de MabThera, afin de réduire la fréquence et la sévérité des réactions liées à la perfusion (RLPs).

Chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener) ou de polyangéite microscopique, l’administration de la méthylprednisolone par voie intraveineuse à une posologie de 1 000 mg par jour est recommandée pendant 1 à 3 jours avant la première perfusion de MabThera (la dernière dose de méthylprednisolone peut être administrée le même jour que la première perfusion de MabThera). Ce traitement doit être poursuivi par l’administration de prednisone orale à la dose de 1 mg/kg/jour (sans dépasser 80 mg/jour, et avec réduction progressive de la posologie aussi rapide que possible en fonction de la clinique) pendant et après le traitement par MabThera.

Posologie

Il est important de vérifier les étiquettes des médicaments afin de s’assurer que la formulation appropriée (intraveineuse ou sous-cutanée) est administrée au patient, conformément à la prescription.

Lymphomes non-hodgkiniens

Lymphome folliculaire non-hodgkinien

Association de traitement

La posologie de MabThera en association à une chimiothérapie en traitement d’induction chez les patients atteints de lymphome folliculaire n’ayant jamais été précédemment traités, en rechute ou réfractaires, est de 375 mg/m² de surface corporelle par cure et ce, jusqu’à 8 cures.

MabThera doit être administré le premier jour de chaque cure de chimiothérapie et ceci après administration intraveineuse du glucocorticoïde du protocole, si approprié.

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

La posologie de MabThera recommandée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire non précédemment traité ayant répondu à un traitement d’induction, est de

375 mg/m² de surface corporelle, administrés une fois tous les 2 mois (en commençant 2 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

La posologie de MabThera recommandée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ayant répondu à un traitement d’induction, est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés une fois tous les trois mois (en commençant 3 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Monothérapie

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

La posologie de MabThera recommandée en monothérapie, dans le cadre d’un traitement d’induction chez les patients adultes atteints de lymphome folliculaire de stade III-IV chimiorésistants ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie, est de 375 mg/m2 de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines.

La posologie recommandée dans le cas d’un retraitement par MabThera en monothérapie chez les patients ayant un lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire qui avaient répondu à un traitement antérieur par MabThera en monothérapie est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines (voir rubrique 5.1).

Lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

MabThera doit être utilisé en association avec une chimiothérapie "CHOP". La posologie recommandée est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés le premier jour de chaque cure de chimiothérapie, pendant 8 cures, après perfusion intraveineuse du glucocorticoïde du protocole "CHOP". La tolérance et l'efficacité de MabThera n'ont pas été démontrées en association à d'autres chimiothérapies en cas de lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B.

Ajustements posologiques pendant le traitement

Aucune réduction de la dose de MabThera n’est recommandée. Lorsque MabThera est associé à une chimiothérapie, la réduction de dose pour les médicaments de chimiothérapie doit être appliquée selon le schéma habituel.

Leucémie lymphoïde chronique

Un traitement prophylactique par une hydratation appropriée et une administration d’uricostatiques 48 heures avant l’instauration du traitement est recommandé chez les patients atteints de LLC afin de réduire le risque de syndrome de lyse tumorale. Chez les patients ayant un nombre de lymphocytes > 25 x 109/l, une prémédication par 100 mg de prednisone/prednisolone par voie intraveineuse est

recommandée peu avant la perfusion de MabThera, afin de réduire le risque de réaction aiguë liée à la perfusion et/ou de syndrome de relargage des cytokines et leur sévérité.

La posologie recommandée de MabThera en association à une chimiothérapie chez les patients non précédemment traités et en rechute ou réfractaires est de 375 mg/m2 de surface corporelle, administrés à J0 du premier cycle, suivis par 500 mg/m2 de surface corporelle administrés à J1 de chaque cycle

suivant, pour un total de 6 cycles. La chimiothérapie doit être administrée après la perfusion de MabThera.

Polyarthrite rhumatoïde

Les patients traités par MabThera doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion.

Un cycle de traitement par MabThera est constitué de deux perfusions intraveineuses de 1000 mg. La posologie recommandée de MabThera est de 1000 mg par perfusion intraveineuse, suivie d’une deuxième perfusion intraveineuse de 1000 mg à deux semaines d'intervalle.

La nécessité de cycles supplémentaires doit être évaluée à la 24ème semaine après le cycle précédent. Un nouveau cycle doit être instauré après ce délai s’il persiste une activité résiduelle de la maladie. Sinon, le retraitement devra être reporté et instauré dès que la maladie redevient active.

Des données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement atteinte dans les 16 à 24 semaines suivant le cycle initial de traitement. La prolongation du traitement doit être reconsidérée avec précaution chez les patients pour lesquels le bénéfice thérapeutique durant cette période n’a pas été mis en évidence.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Les patients traités par MabThera doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion.

La dose recommandée de MabThera pour le traitement d’induction de la rémission de la granulomatose avec polyangéite et de la polyangéite microscopique est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 4 semaines (quatre perfusions au total).

Un traitement prophylactique de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii est recommandé chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite ou de polyangéite microscopique pendant et après le traitement par MabThera, de manière appropriée.

Populations particulières

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de MabThera chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Personnes âgées

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (plus de 65 ans).

Mode d’administration

La solution de MabThera préparée doit être administrée en perfusion intraveineuse réservée à ce seul produit. Elle ne doit pas être injectée rapidement ni en bolus.

Les patients doivent être étroitement surveillés en cas de début d’un syndrome de relargage de cytokines (voir rubrique 4.4). Chez les patients qui développent des signes évidents de réaction grave, notamment dyspnée sévère, bronchospasme ou hypoxie, la perfusion doit être interrompue immédiatement. Chez les patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien, il faudra pratiquer des examens biologiques appropriés pour mettre en évidence un syndrome de lyse tumorale et une radiographie thoracique pour détecter un infiltrat pulmonaire. Chez tous les patients, la perfusion ne doit pas être reprise avant disparition complète de tous les symptômes et avant normalisation des résultats biologiques et des clichés pulmonaires. La perfusion peut ensuite être reprise à une vitesse

réduite au moins de moitié par rapport à la vitesse initiale. Si des réactions indésirables graves surviennent de nouveau, l’arrêt du traitement doit être sérieusement envisagé au cas par cas.

Des réactions légères ou modérées liées à la perfusion (RLP) (voir rubrique 4.8) répondent habituellement à une réduction de la vitesse de la perfusion. Celle-ci peut être augmentée en fonction de l’amélioration des symptômes.

Première perfusion

Il est recommandé de débuter la perfusion à une vitesse de 50 mg/h ; après les 30 premières minutes, la vitesse de perfusion pourra être augmentée par paliers de 50 mg/h toutes les 30 minutes jusqu’à un maximum de 400 mg/h.

Perfusions ultérieures

Toutes les indications

Lors des perfusions ultérieures de MabThera, la vitesse initiale pourra être de 100 mg/h, puis augmentée de 100 mg/h toutes les 30 minutes, jusqu'à un maximum de 400 mg/h.

Polyarthrite rhumatoïde uniquement

Possibilité d’un schéma de perfusion plus rapide pour les perfusions ultérieures

Si les patients n’ont pas présenté de réactions graves liées à leur première perfusion ou aux suivantes administrées à la posologie de 1000 mg de MabThera selon le schéma de perfusion standard, une perfusion plus rapide peut être administrée lors de la deuxième perfusion et des suivantes en utilisant la même concentration que pour les précédentes perfusions (4mg/mL dans un volume de 250 mL). Elles seront initiées à la vitesse de 250mg/heure durant les 30 premières minutes, puis poursuivies à 600mg/h au cours des 90 minutes suivantes. Si cette perfusion plus rapide est bien tolérée, ce schéma peut être utilisé lors des perfusions suivantes.

Les patients ayant une maladie cardiovasculaire cliniquement significative, notamment des arythmies, ou ayant présentés une réaction grave liée à la perfusion d’un précédent traitement biologique ou de rituximab, ne doivent pas recevoir ce schéma de perfusion plus rapide.

4.3Contre-indications

Contre-indications d'utilisation dans les lymphomes non-hodgkiniens et dans la leucémie lymphoïde chronique

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, ou à l'un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

Contre-indications d'utilisation dans la polyarthrite rhumatoïde, la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, ou à l'un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

Insuffisance cardiaque sévère (New York Heart Association (NYHA) Classe IV) ou maladie cardiaque sévère non contrôlée (voir rubrique 4.4 concernant les autres maladies cardiovasculaires).

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom de spécialité et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement inscrits dans le dossier du patient.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

Tous les patients traités par MabThera pour une polyarthrite rhumatoïde, ou pour une granulomatose avec polyangéite ou polyangéite microscopique doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion. La carte de surveillance du patient contient des informations importantes de tolérance concernant l’augmentation du risque potentiel d’infections dont la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP).

De très rares cas de LEMP avec issue fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera. Les patients doivent être surveillés à intervalles réguliers, afin de détecter l’apparition ou l’aggravation de symptômes ou de signes neurologiques évocateurs d’une LEMP. En cas de suspicion d’une LEMP, la prochaine administration de MabThera devra être suspendue tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu. Le médecin devra examiner soigneusement le patient pour déterminer si les symptômes indiquent un dysfonctionnement neurologique, et si c’est le cas, il devra déterminer si ces symptômes sont évocateurs d’une LEMP. Un examen par un neurologue doit être envisagé.

En cas de doute, des examens complémentaires comprenant une IRM de préférence avec produit de contraste, un dosage de l’ADN du virus JC dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) et des examens neurologiques répétés, devront être envisagés.

Le médecin devra être particulièrement attentif à l’apparition de symptômes évocateurs d’une LEMP que le patient pourrait ne pas remarquer (ex : symptômes cognitifs, neurologiques ou psychiatriques). Il conviendra de conseiller aux patients d’informer leur conjoint ou le personnel soignant de leur traitement, ceux-ci pouvant remarquer des symptômes dont les patients ne sont pas conscients.

En cas d’apparition d’une LEMP, le traitement par MabThera devra être définitivement arrêté.

Après reconstitution du système immunitaire chez les patients immunodéprimés ayant une LEMP, on a observé une stabilisation ou une amélioration de leur état. Actuellement on ne sait pas si la détection précoce d’une LEMP et l’arrêt du traitement par MabThera peuvent conduire à une telle stabilisation ou amélioration.

Lymphomes non-hodgkiniens et leucémie lymphoïde chronique

Réactions liées à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion, qui peuvent être provoquées par une libération de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Le syndrome de relargage des cytokines peut être indiscernable cliniquement de réactions d’hypersensibilité aiguës.

Ces différentes réactions, qui comprennent le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale et les réactions anaphylactiques et d’hypersensibilité, sont décrites ci-dessous. Elles ne sont pas spécifiquement liées à la voie d’administration de MabThera et peuvent être observées avec les deux formulations.

Des réactions sévères liées à la perfusion avec issue fatale ont été rapportées après commercialisation de MabThera en formulation intraveineuse, leur survenue se déclenchant entre 30 minutes et deux heures après le début de la première perfusion intraveineuse de MabThera. Elles étaient caractérisées par des événements pulmonaires et, dans certains cas, comprennaient une lyse tumorale rapide et les

caractéristiques du syndrome de lyse tumorale, s’ajoutant à fièvre, frissons, rigidité, hypotension, urticaire, œdème de Quincke et d’autres symptomes (voir rubrique 4.8).

Le syndrome grave de relargage de cytokines est caractérisé par une dyspnée sévère, souvent accompagnée de bronchospasme et d’hypoxie, associés à de la fièvre, des frissons, des tremblements, de l’urticaire et des angio-oedèmes. Ce syndrome peut s’accompagner d’hyperuricémie, d’hyperkaliémie, d’hypocalcémie, d’hyperphosphatémie, d’insuffisance rénale aiguë, d’augmentation des lactates déshydrogénases (LDH), évocateurs entre autre d’un syndrome de lyse tumorale, et peut être associé à une insuffisance respiratoire aiguë et au décès. Cette insuffisance respiratoire aiguë peut être accompagnée par des événements tels qu’un infiltrat pulmonaire interstitiel ou un oedème pulmonaire visible sur une radio thoracique. Le syndrome apparaît fréquemment pendant la première ou la deuxième heure qui suit le début de la première perfusion. Les patients ayant des antécédents d’insuffisance respiratoire ou ceux avec un infiltrat pulmonaire tumoral seraient peut-être plus susceptibles de présenter des résultats moins favorables et doivent être traités avec une plus grande prudence. Chez les patients développant un syndrome grave de relargage de cytokines, la perfusion devra être arrêtée immédiatement (voir rubrique 4.2) et un traitement symptomatique drastique devra être instauré. Une amélioration rapide des symptômes pouvant être suivie d’une aggravation, ces patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à ce que le syndrome de lyse tumorale et l’infiltrat pulmonaire aient disparu ou aient été écartés. Les patients de nouveau traités après disparition des signes et des symptômes ont rarement présenté un nouveau syndrome grave de relargage de cytokines.

Les patients ayant une masse tumorale importante ou un nombre élevé ( 25 x 109/l) de cellules malignes circulantes, tels que les patients atteints de LLC, pourraient être plus exposés à l’apparition d’un syndrome sévère de relargage de cytokines et devront donc être traités avec une très grande prudence. Ces patients doivent être très étroitement surveillés tout au long de la première perfusion, en envisageant de réduire la vitesse de cette perfusion ou de diviser la posologie sur deux jours pour le premier cycle et pour chaque cycle suivant si le nombre de lymphocytes est toujours >25 x 109/l.

Des réactions liées à la perfusion de tout type ont été observées chez 77% des patients traités par MabThera (incluant le syndrome de relargage de cytokines, accompagnées par une hypotension et un bronchospasme chez 10 % des patients) voir rubrique 4.8. Ces symptômes sont habituellement réversibles à l’arrêt de la perfusion de MabThera après administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Se reporter au syndrome de relargage de cytokines décrit précédemment pour les réactions sévères.

L'administration intraveineuse de protéines peut provoquer des réactions anaphylactoïdes ou d'autres réactions d'hypersensibilité. En opposition au syndrome de relargage de cytokines, une réelle hypersensibilité apparaît habituellement dans les minutes qui suivent le début de la perfusion. Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions, par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera. Les manifestations cliniques de l’anaphylaxie peuvent sembler similaires aux manifestations cliniques du syndrome de relargage de cytokines (décrit ci- dessus). Les réactions attribuées à l’hypersensibilité ont été rapportées moins fréquemment que celles attribuées au relargage de cytokines.

D’autres réactions ont été rapportées dans certains cas: infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aiguë réversible.

L’éventualité d’une hypotension pendant l‘administration de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant la perfusion.

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique doivent être étroitement surveillés.

Toxicité hématologique

Bien que MabThera en monothérapie ne soit pas myélosuppressif, il est recommandé d’être prudent quant au traitement de patients ayant un nombre de neutrophiles < 1,5 x 109/L et/ou un nombre de plaquettes < 75 x 109/L, car l'expérience clinique dans cette population est limitée. MabThera a été utilisé sans induire de myélotoxicité chez 21 patients qui avaient eu une autogreffe de moelle osseuse et chez d’autres groupes à risque avec des réserves médullaires vraisemblablement réduites.

Pendant le traitement par MabThera, une surveillance régulière de la numération formule sanguine, incluant une numération des neutrophiles et des plaquettes, doit être réalisée.

Infections

Des infections graves, dont certaines d'issue fatale, peuvent apparaître au cours du traitement par MabThera (voir rubrique 4.8). MabThera ne doit pas être administré en cas d’infection sévère, évolutive (par exemple tuberculose, septicémie et infections opportunistes, voir rubrique 4.3).

La prudence est recommandée en cas d’utilisation de MabThera chez des patients ayant des antécédents d’infection chronique ou récidivante ou une pathologie sous-jacente prédisposant aux infections graves (voir rubrique 4.8).

Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés chez les patients recevant MabThera, y compris des hépatites fulminantes ayant entraîné le décès. La majorité des patients était également exposée à une chimiothérapie cytotoxique. Des informations limitées issues d’une étude dans la LLC chez des patients en rechute ou réfractaires suggèrent que le traitement par MabThera peut également aggraver l’évolution des primo-infections par le virus de l’hépatite B. Un dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) doit être réalisé chez tous les patients avant l’initiation d’un traitement par MabThera. Cela doit inclure au minimum le dépistage de l’AgHBs et de l’Ac anti-HBc. Ces tests sérologiques peuvent être complétés par la recherche d’autres marqueurs appropriés, conformément aux recommandations actuelles. Les patients présentant une hépatite B active ne doivent pas être traités par MabThera. Les patients présentant une sérologie positive pour l’hépatite B (AgHBs et/ou Ac anti-HBc) doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie avant l’instauration du traitement et doivent être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations médicales actuelles afin de prévenir une réactivation du virus de l’hépatite B.

De très rares cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) ont été rapportés lors de l’utilisation de MabThera dans le LNH et la LLC après sa mise sur le marché (voir rubrique 4.8). La majorité des patients avait reçu MabThera en association à une chimiothérapie ou lors d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Immunisation

La tolérance d’une immunisation par des vaccins viraux vivants, faisant suite à un traitement par MabThera n’a pas été étudiée chez les patients atteints de LNH et de LLC et la vaccination par des vaccins viraux vivants n’est pas recommandée. Les patients traités par MabThera peuvent recevoir des vaccins non vivants. Cependant, les taux de réponse à ces vaccins non vivants peuvent être réduits. Dans une étude non randomisée, des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien de bas grade en rechute, qui ont reçu MabThera en monothérapie, ont présenté un taux de réponse à la vaccination plus faible comparé à celui du groupe contrôle (sujets en bonne santé, non traités), après un rappel contre le tétanos (16 % vs 81 %) et après un néoantigène “hémocyanine de patelle” (4 % vs 76 %, réponse évaluée par une augmentation 2 fois supérieure du titre d’anticorps). Etant donné les similitudes entre les deux pathologies, des résultats semblables pour les patients atteints de LLC sont présumés, mais cela n’a pas été étudié dans les essais cliniques.

Les titres d’anticorps moyens avant traitement contre un groupe d’antigènes (Streptococcus pneumoniae, influenza A, les oreillons, la rubéole, la varicelle) ont été maintenus pendant au moins 6 mois après traitement par MabThera.

Réactions cutanées

Des réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportées, dont certaines d’issue fatale (voir rubrique 4.8). En cas de survenue d’un tel événement, pour lequel une relation avec MabThera est suspectée, le traitement doit être définitivement arrêté.

Polyarthrite rhumatoïde, granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Patients naïfs de méthotrexate (MTX) atteints de polyarthrite rhumatoïde

L’utilisation de MabThera n’est pas recommandée chez les patients naïfs de MTX car un rapport bénéfice-risque favorable n’a pas été établi.

Réactions liées à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion (RLPs), probablement imputables au relargage de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Une prémédication par un analgésique/antipyrétique et un antihistaminique doit être systématiquement administrée avant chaque perfusion de MabThera. Dans la polyarthrite rhumatoïde, une prémédication par glucocorticoïdes doit également être administrée avant chaque perfusion de MabThera, afin de réduire la fréquence et la sévérité des RLPs (voir rubrique 4.2 et rubrique 4.8).

Des RLPs sévères d’évolution fatale ont été rapportées chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde depuis la commercialisation. Dans la polyarthrite rhumatoïde, la plupart des événements liés à la perfusion rapportés dans les essais cliniques était d’intensité faible à modérée. Les symptômes les plus fréquents sont les réactions allergiques comme: céphalée, prurit, irritation pharyngée, rougeur, rash, urticaire, hypertension et fièvre. En général, la proportion de patients ayant expérimenté une réaction à la perfusion a été plus importante suivant la première perfusion que suivant la deuxième perfusion de n’importe quel cycle de traitement. L’incidence des réactions liées à la perfusion diminue avec le nombre de cycles (voir rubrique 4.8). Les réactions décrites sont habituellement réversibles après la diminution de la vitesse ou l’arrêt de la perfusion de MabThera et l’administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Les patients atteints de pathologie cardiaque préexistante et ceux ayant présenté des effets indésirables cardio-pulmonaires doivent être étroitement surveillés. En fonction de la sévérité des RLPs et de leur prise en charge, le traitement par MabThera devra être interrompu ou arrêté définitivement. Dans la plupart des cas, la perfusion peut reprendre à une vitesse deux fois moindre (par exemple, de 100 mg/h à 50 mg/h) après disparition complète des symptômes.

Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions, par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera.

On ne dispose d’aucune donnée concernant la tolérance de MabThera chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée (NYHA classe III) ou de maladie cardiaque sévère non contrôlée. Chez les patients traités par MabThera, certaines pathologies cardiaques ischémiques pré-existantes sont devenues symptomatiques, comme l’angor ; une fibrillation et un flutter auriculaires ont également été observés. Par conséquent, avant tout traitement par MabThera chez les patients ayant des antécédents cardiaques connus et ceux ayant présenté des effets indésirables cardio-pulmonaires, il convient de prendre en considération le risque de complications cardio-vasculaires résultant de réactions liées à la perfusion et d’assurer une surveillance étroite pendant l’administration. L’éventualité d’une hypotension pendant la perfusion de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant la perfusion.

LesRLPs au cours des études cliniques chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique ont été similaires à celles observées chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (voir rubrique 4.8).

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques doivent être étroitement surveillés (voir la rubrique Réactions liées à la perfusion ci-dessus).

Infections

Du fait du mécanisme d’action de MabThera et des connaissances sur le rôle important des lymphocytes B dans le maintien de la réponse immunitaire normale, les patients présentent un risque d’infection augmenté après un traitement par MabThera (voir rubrique 5.1). Des infections graves, dont certaines d'issue fatale, peuvent apparaître au cours du traitement par MabThera (voir rubrique 4.8). MabThera ne doit pas être administré en cas d’infection sévère, évolutive (par exemple tuberculose, septicémie et infections opportunistes, voir rubrique 4.3) ou d’immunodépression sévère (par exemple, lorsque les taux de CD4 ou CD8 sont très faibles). La prudence est recommandée en cas d’utilisation de MabThera chez des patients ayant des antécédents d’infection chronique ou récidivante ou une pathologie sous-jacente prédisposant aux infections graves, par exemple les hypogammaglobulinémies (voir rubrique 4.8). La mesure du taux d’immunoglobulines est recommandée avant l’initiation d’un traitement par MabThera.

L’apparition de signes d’infection après un traitement par MabThera doit motiver un examen immédiat des patients et l’instauration d’un traitement approprié. Avant d'être retraités par MabThera, les patients devront être examinés afin de rechercher un éventuel risque d'infection.

De très rares cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et d’autres maladies auto-immunes, dont le lupus érythémateux disséminé (LED) et les vascularites.

Infections par le virus de l’hépatite B

Des cas de réactivation d’hépatite B, comprenant des cas d’évolution fatale, ont été rapportés chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique traités par MabThera.

Un dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) doit être réalisé chez tous les patients avant l’initiation d’un traitement par MabThera. Cela doit inclure au minimum le dépistage de l’AgHBs et de l’Ac anti- HBc. Ces tests sérologiques peuvent être complétés par la recherche d’autres marqueurs appropriés, conformément aux recommandations actuelles. Les patients présentant une hépatite B active ne doivent pas être traités par MabThera. Les patients présentant une sérologie positive pour l’hépatite B (AgHBs et/ou Ac anti-HBc) doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie avant l’instauration du traitement et doivent être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations médicales actuelles afin de prévenir une réactivation du virus de l’hépatite B.

Neutropénie tardive

Faire une numération des neutrophiles avant chaque cycle de MabThera et régulièrement jusqu’à 6 mois après l’arrêt du traitement, ainsi que devant des signes ou des symptômes d’infection (voir rubrique 4.8).

Réactions cutanées

Des réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportées, dont certaines d’issue fatale (voir rubrique 4.8). En cas de survenue d’un tel événement, pour lequel une relation avec MabThera est suspectée, le traitement doit être définitivement arrêté.

Immunisation

Avant de débuter un traitement par MabThera, le médecin devra vérifier le statut vaccinal du patient et suivre les recommandations en vigueur relatives au bilan de vaccination. Toutes les vaccinations devront être terminées au moins 4 semaines avant la première administration de MabThera.

La tolérance d’une immunisation par des vaccins viraux vivants faisant suite à un traitement par MabThera n’a pas été étudiée. Par conséquent, la vaccination par des vaccins viraux vivants n’est pas recommandée au cours du traitement par MabThera, ou en cas de déplétion en lymphocytes B périphériques.

Les patients traités par MabThera peuvent recevoir des vaccins non vivants. Cependant, les taux de réponse à ces vaccins non vivants peuvent être réduits. Dans un essai randomisé, des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera et méthotrexate ont présenté comparativement aux patients sous méthotrexate seul une réponse comparable après un rappel contre le tétanos (39 % vs 42 %), un taux de réponse réduit au vaccin polysaccharide pneumococcique (43 % vs 82 % sur au moins 2 sérotypes d’anticorps pneumococciques), ainsi qu’au néoantigène “hémocyanine de patelle”

(47 % vs 93 %), 6 mois après le traitement par MabThera. Si une vaccination par un vaccin non vivant s’avère nécessaire au cours du traitement par MabThera, celle-ci devra être terminée au moins 4 semaines avant le prochain traitement par MabThera.

Au cours de l’expérience de traitements répétés par MabThera sur un an dans la polyarthrite rhumatoïde, les proportions de patients présentant des titres d’anticorps positifs contre Streptococcus pneumoniae, les virus de la grippe, oreillons, rubéole, varicelle et contre la toxine tétanique ont généralement été similaires à celles observées avant traitement.

Utilisation concomitante ou séquentielle d'autres traitements de fond dans la polyarthrite rhumatoïde

L'utilisation concomitante de MabThera avec d'autres traitements de la polyarthrite rhumatoïde que ceux mentionnés aux rubriques indication et posologie n'est pas recommandée.

Les données de tolérance, issues des essais cliniques, relatives à l’utilisation d'autres traitements de fond (y compris des anti-TNF ou d’autres agents biologiques) après un traitement par MabThera sont limitées (voir rubrique 4.5). Les données disponibles indiquent que le taux d’infection cliniquement pertinente est inchangé lorsque de tels traitements sont utilisés chez des patients préalablement traités par MabThera. Cependant, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de signes d'infection s'ils reçoivent des agents biologiques et/ou d'autres traitements de fond après leur traitement par MabThera.

Tumeur maligne

Les agents immunomodulateurs peuvent augmenter le risque de tumeur maligne. Compte tenu de l'expérience limitée de MabThera chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (voir rubrique 4.8), les données disponibles ne semblent suggérer aucune augmentation du risque de malignité. Cependant, à ce jour, il n’est pas possible d’exclure le risque de développer des tumeurs solides.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

On ne dispose que de données limitées sur les interactions éventuelles de MabThera avec d'autres médicaments.

Chez les patients atteints de LLC, l’administration concomitante de MabThera n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de la fludarabine et du cyclophosphamide. De plus, il n’y a pas eu d’effet de la fludarabine et du cyclophosphamide sur les paramètres pharmacocinétiques de MabThera.

L’administration concomitante avec le méthotrexate n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de MabThera chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Chez les patients ayant des taux décelables d'anticorps anti-murins ou d'anticorps humains anti- chimériques (HAMA/HACA), l’utilisation d’autres anticorps monoclonaux à des fins diagnostiques ou thérapeutiques peut provoquer des réactions d'allergie ou d'hypersensibilité.

Dans une cohorte de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, 283 patients ont reçu d'autres traitements de fond avec un agent biologique après MabThera. Chez ces patients, le taux d’infection cliniquement pertinente a été de 6,01 pour 100 patient-années lors du traitement par MabThera, comparé à 4,97 pour 100 patient-années après un traitement par un autre agent biologique.

4.6Fécondité, grossesse et allaitement

Contraception chez les hommes et les femmes

En raison de la présence durable du rituximab chez les patients présentant une déplétion en lymphocytes B, les femmes en âge de procréer devront utiliser des mesures contraceptives efficaces tout au long du traitement par MabThera et pendant 12 mois après son arrêt.

Grossesse

Les IgG sont connues pour traverser la barrière foeto-placentaire.

Chez l'Homme, aucune étude clinique n’a mesuré les taux de lymphocytes B chez le nouveau-né après exposition maternelle au MabThera. Il n’existe pas de données pertinentes, ni de données bien contrôlées d’études chez la femme enceinte, cependant une déplétion transitoire en lymphocytes B et une lymphocytopénie ont été rapportées chez des enfants nés de mères ayant reçu MabThera durant leur grossesse. Des effets similaires ont été observés dans des études chez l’animal (voir rubrique 5.3). Pour ces raisons, MabThera ne doit pas être administré à la femme enceinte, sauf dans les cas où le bénéfice attendu paraît supérieur au risque potentiel.

Allaitement

Le passage du rituximab dans le lait maternel n’est pas connu. Cependant, les IgG maternelles passent dans le lait, et le rituximab a été détecté dans le lait maternel chez le singe. En conséquence, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par MabThera et pendant 12 mois suivant son arrêt.

Fécondité

Aucune étude chez l’animal n’a mis en évidence d’effets délétères provoqués par le rituximab sur les organes de la reproduction.

4.7Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude des effets de MabThera sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines n'a été réalisée, mais les données actuelles sur l'activité pharmacologique et sur les effets indésirables suggèrent que MabThera n’a que peu ou pas d’influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8Effets indésirables

Expérience dans le lymphome non-hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique

Résumé du profil de sécurité d’emploi

Le profil général de tolérance de MabThera dans le lymphome non-hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique est issu de données acquises chez des patients au cours des études cliniques et depuis la mise sur le marché. Ces patients ont été traités avec MabThera en monothérapie (en

traitement d’induction ou en traitement d’entretien après un traitement d’induction) ou en association à une chimiothérapie.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients recevant du MabThera étaient des RLPs, qui sont survenues lors de la première perfusion chez la plupart des patients. L’incidence des symptômes liés à la perfusion diminue considérablement lors des perfusions ultérieures pour atteindre moins de 1 % après la huitième cure de MabThera.

Des événements infectieux (principalement bactériens et viraux) sont survenus au cours des études cliniques chez approximativement 30 à 55 % des patients atteints de lymphome non-hodgkinien

et chez 30 à 50 % des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique.

Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés ou observés étaient :

des RLPs (incluant le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale), voir rubrique 4.4

des infections, voir rubrique 4.4

des événements cardio-vasculaires, voir rubrique 4.4

D’autres effets indésirables graves tels que des réactivations d’hépatite B et des leucoencéphalopathies multifocales progressives (LEMP) ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Liste tabulée des effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec MabThera seul ou en association avec des chimiothérapies sont résumées dans le Tableau 1. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000) et non connue (ne peut être estimée à partir des données disponibles.

Les effets indésirables identifiés uniquement depuis la commercialisation, et pour lesquels la fréquence ne peut pas être estimée, sont listés dans la colonne « inconnu ».

Tableau 1 Effets indésirables rapportés au cours des études cliniques ou depuis la commercialisation chez des patients atteints de lymphome non-hodgkinien ou de leucémie lymphoïde chronique traités avec MabThera en monothérapie/entretien ou en association à une chimiothérapie

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non connue8

organe

 

 

 

 

 

 

Infections et

infections

septicémie,

 

infections

LEMP

 

infestations

bactériennes,

+pneumonie,

 

virales

 

 

 

infections

+ infection fébrile,

 

graves2

 

 

 

virales,

+zona,

 

Infections à

 

 

 

+bronchites

+ infection des voies

 

Pneumocyst

 

 

 

 

respiratoires,

 

is jirovecii

 

 

 

 

infections fongiques,

 

 

 

 

 

 

infections d’étiologie

 

 

 

 

 

 

inconnue, +bronchite

 

 

 

 

 

 

aiguë, +sinusite,

 

 

 

 

 

 

hépatite B1

 

 

 

 

Affections

neutropénie,

anémie,

troubles de la

 

augmentation

neutropénie

hématologiques et

leucopénie,

+pancytopénie, +

coagulation,

 

transitoire des

tardive3

du système

+neutropénie

granulocytopénie

aplasie

 

taux sériques

 

lymphatique

fébrile, +

 

médullaire,

 

d’IgM3

 

 

thrombopénie

 

anémie

 

 

 

 

 

 

hémolytique,

 

 

 

 

 

 

lymphadénopath

 

 

 

 

 

 

ie

 

 

 

Affections du

réactions liées à

hypersensibilité

 

anaphylaxie

syndrome de

thrombocytopé

système

la perfusion,

 

 

 

lyse tumorale,

nie aïgue

immunitaire

angio-oedème

 

 

 

syndrome de

réversible liée

 

 

 

 

 

relargage des

à la perfusion4

 

 

 

 

 

cytokines4,

 

 

 

 

 

 

maladie

 

 

 

 

 

 

sérique

 

Troubles du

 

hyperglycémie, perte

 

 

 

 

métabolisme et de la

 

de poids, oedème

 

 

 

 

nutrition

 

périphérique, oedème

 

 

 

 

 

 

du visage,

 

 

 

 

 

 

augmentation des

 

 

 

 

 

 

LDH, hypocalcémie

 

 

 

 

Affections

 

 

dépression,

 

 

 

psychiatriques

 

 

nervosité

 

 

 

Affections du

 

paresthésies,

dysgueusie

 

neuropathie

neuropathie

système nerveux

 

hypoesthésie,

 

 

périphérique,

crânienne

 

 

agitation, insomnie,

 

 

paralysie du

,

 

 

vasodilatation,

 

 

nerf facial5

perte d’autres

 

 

vertiges, anxiété

 

 

 

sens5

Affections oculaires

 

troubles lacrymaux,

 

 

perte sévère

 

 

 

conjonctivite

 

 

de la vision5

 

Affections de

 

acouphènes, otalgie

 

 

 

perte de

l’oreille et du

 

 

 

 

 

l’audition5

labyrinthe

 

 

 

 

 

 

Affections

 

+ infarctus du

+ insuffisance

troubles

insuffisance

 

cardiaques

 

myocarde4 et 6,

ventriculaire

cardiaques

cardiaque4 et 6,

 

 

 

arythmie,

gauche,

sévères 4 et 6

 

 

 

 

+ fibrillation

+ tachycardie

 

 

 

 

 

auriculaire,

supraventriculai

 

 

 

 

 

tachycardie, +troubles

re,

 

 

 

 

 

cardiaques

+ tachycardie

 

 

 

 

 

 

ventriculaire,

 

 

 

 

 

 

+angine de

 

 

 

 

 

 

poitrine, +

 

 

 

 

 

 

ischémie

 

 

 

 

 

 

myocardique,

 

 

 

 

 

 

bradycardie

 

 

 

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non connue8

organe

 

 

 

 

 

 

Affections

 

hypertension,

 

 

vascularite (à

 

vasculaires

 

hypotension

 

 

prédominance

 

 

 

orthostatique,

 

 

cutanée),

 

 

 

hypotension

 

 

vascularite

 

 

 

 

 

 

leucocytoclas

 

 

 

 

 

 

ique

 

Affections

 

bronchospasme4,

asthme,

pneumopath

insuffisance

 

respiratoires,

 

troubles respiratoires,

bronchiolite

ie

respiratoire4

infiltrats

thoraciques et

 

douleurs thoraciques,

oblitérante,

interstitielle

 

pulmonaires

médiastinales

 

dyspnée, toux accrue,

troubles

 

 

 

 

 

 

 

 

rhinite

pulmonaires,

 

 

 

 

 

 

hypoxie

 

 

 

Affections gastro-

nausées

vomissements,

dilatation

 

perforation

 

intestinales

 

diarrhées, douleurs

abdominale

 

gastro-

 

 

 

abdominales,

 

 

intestinale7

 

 

 

dysphagie, stomatite,

 

 

 

 

 

 

constipation,

 

 

 

 

 

 

dyspepsie, anorexie,

 

 

 

 

 

 

irritation laryngée

 

 

 

 

Affections de la

prurit, rash,

urticaire, sudation,

 

 

réactions

 

peau et du tissu

+alopécie

sueurs nocturnes,

 

 

cutanées

 

sous-cutané

 

+affections cutanées

 

 

bulleuses

 

 

 

 

 

 

sévères,

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Stevens-

 

 

 

 

 

 

Johnson,

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Lyell

 

 

 

 

 

 

(nécrolyse

 

 

 

 

 

 

épidermique

 

 

 

 

 

 

toxique)7

 

Affections musculo-

 

hypertonie, myalgie,

 

 

 

 

squelettiques et

 

arthralgie, douleurs

 

 

 

 

systémiques

 

dorsales, douleurs

 

 

 

 

 

 

cervicales, douleurs

 

 

 

 

Affections du rein et

 

 

 

 

insuffisance

 

des voies urinaires

 

 

 

 

rénale4

 

Troubles généraux

fièvre , frissons,

douleurs d’origine

douleurs au site

 

 

 

et anomalies au site

asthénie,

tumorale, bouffées

de perfusion

 

 

 

d’administration

céphalées

vasomotrices,

 

 

 

 

 

 

malaise, rhume,

 

 

 

 

 

 

+fatigue,

 

 

 

 

 

 

+tremblements,

 

 

 

 

 

 

+défaillance multi-

 

 

 

 

 

 

viscérale4

 

 

 

 

Investigations

diminution des

 

 

 

 

 

 

taux d’IgG

 

 

 

 

 

Pour chacun des termes, le calcul de la fréquence a été basé sur les effets de tous grades (de peu grave à grave), excepté pour les termes avec la marque "+" où la fréquence était basée sur les effets graves (≥ au grade 3 des critères de toxicité courants de l’Institut National de cancérologie (NCI)). Seules les fréquences les plus élevées observées lors des études cliniques ont été rapportées.

1incluant des réactivations et des primo-infections ; fréquence basée sur le groupe R-FC chez les patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires

2 voir également la rubrique infection ci-dessous

3 voir également la rubrique effets indésirables hématologiques ci-dessous

4 voir également la rubrique réactions liées à la perfusion ci-dessous. Des cas de décès ont été rarement rapportés.

5 signes et symptômes de neuropathie crânienne. Survenus à des temps différents, jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement par MabThera

6 principalement observés chez des patients ayant des antécédents cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique et étaient la plupart du temps associés à des réactions liées à la perfusion

7 incluant des cas de décès

Les événements suivants, rapportés comme effets indésirables durant les études cliniques, ont été rapportés selon une incidence similaire ou moindre dans le groupe MabThera comparé au groupe contrôle : hématotoxicité, infection neutropénique, infection des voies urinaires, troubles sensoriels, pyrexie.

Des signes et symptômes suggérant une réaction liée à la perfusion ont été rapportés chez plus de 50 % des patients au cours des études cliniques, et ont principalement été observés lors de la première perfusion, habituellement dans les deux premières heures. Ces symptômes comprenaient principalement fièvre, frissons et tremblements. D’autres symptômes ont inclus bouffées vasomotrices, angio-œdème, bronchospasme, vomissements, nausées, urticaire/rash, fatigue, céphalées, irritation laryngée, rhinite, prurit, douleur, tachycardie, hypertension, hypotension, dyspnée, dyspepsie, asthénie et symptômes évocateurs du syndrome de lyse tumorale. Des réactions sévères liées à la perfusion (telles que bronchospasme, hypotension) sont survenues au maximum dans 12 % des cas. D’autres réactions ont été rapportées : infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aiguë réversible. Des exacerbations de troubles cardiaques pré-existants tels que angine de poitrine, insuffisance cardiaque congestive ou troubles cardiaques sévères (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire), œdème pulmonaire, défaillance multi-viscérale, syndrome de lyse tumorale, syndrome de relargage des cytokines, insuffisance rénale et insuffisance respiratoire ont été rapportés à des fréquences plus faibles ou pas connues. L’incidence des symptômes liés à la perfusion a considérablement diminué lors des perfusions ultérieures pour atteindre moins de 1% à la huitième cure de MabThera.

Description de certains effets indésirables Infections

MabThera induit une déplétion en lymphocytes B chez environ 70 à 80 % des patients, mais est associé à une diminution du taux sérique d’immunoglobulines seulement chez une minorité de patients.

Des infections localisées à Candida ainsi que des zonas ont été rapportés avec une incidence plus élevée dans le groupe MabThera lors des études randomisées. Des infections sévères ont été rapportées chez environ 4 % des patients traités par MabThera en monothérapie. Des fréquences plus élevées d’infections, incluant les infections de grade 3 ou 4, ont été observées avec MabThera en traitement d’entretien jusqu’à 2 ans comparé au groupe observation. Aucune toxicité cumulative en termes d’infections n’a été rapportée sur les 2 ans de la période d’entretien. De plus, d’autres infections virales graves, nouvelles, réactivées ou exacerbées, dont certaines ont été fatales, ont été rapportées lors de traitement par MabThera. La plupart des patients ont reçu MabThera en association à une chimiothérapie ou dans le cadre d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Ces infections virales graves sont par exemple des infections à Herpes Virus (Cytomegalovirus, Herpesvirus Varicellae, et Herpes Simplex Virus), à virus JC (Leucoencéphalopathie Multifocale Progressive (LEMP)) et au virus de l’hépatite C. Des cas de LEMP fatale ont également été rapportés après une progression de la maladie et un retraitement dans les études cliniques. Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés, la majorité d’entre eux était survenue chez les patients traités par MabThera en association à une chimiothérapie cytotoxique. Chez les patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires, l’incidence des hépatites B de grade 3/4 (réactivation et primo- infection) a été de 2 % dans le groupe R-FC versus 0 % dans le groupe FC. Une progression du sarcome de Kaposi a été observée chez des patients ayant un sarcome de Kaposi pré-existant et exposés à MabThera. Ces cas sont survenus dans des indications non approuvées et la majorité de ces patients étaient VIH-positif.

Effets indésirables hématologiques

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie pendant 4 semaines, des anomalies hématologiques, habituellement discrètes et réversibles, sont survenues chez une minorité de patients. Une neutropénie sévère (grade 3/4) a été rapportée chez 4,2 % des patients, une anémie chez 1,1 % des patients et une thrombopénie chez 1,7 % des patients. Lors de la phase d’entretien par MabThera jusqu’à 2 ans, une leucopénie (5 % vs 2 %, de grade 3/4) et une neutropénie (10 % vs 4 %, de grade 3/4) ont été rapportées avec une incidence plus élevée comparée au groupe observation. L’incidence des thrombopénies était faible (< 1 %, grade 3/4) et n’était pas différente entre les groupes de traitement. Au cours du traitement, dans les études cliniques avec MabThera en association à une chimiothérapie, une leucopénie de grade 3/4 (R-CHOP 88 % vs CHOP 79 %, R-FC 23 % vs FC 12 %), une neutropénie de grade 3/4 (R-CVP 24 % vs CVP 14 % ; R-CHOP 97 % vs CHOP 88 %, R-FC

30 % vs FC 19 % chez les patients LLC non précédemment traités), une pancytopénie de grade 3/4 (R- FC 3 % vs FC 1 % chez les patients LLC non précédemment traités) ont été généralement rapportées

avec des fréquences plus élevées comparées à la chimiothérapie seule. Cependant, l’incidence plus élevée de neutropénie chez les patients traités avec MabThera et une chimiothérapie n’était pas associée à une incidence plus élevée d’infections et d’infestations comparée aux patients traités avec une chimiothérapie seule. Les études chez les patients LLC non précédemment traités et en rechute ou réfractaires ont mis en évidence, chez au maximum 25% des patients traités par R-FC, une neutropénie prolongée (définie par un nombre de neutrophiles restant inférieur à 1 x 109/l entre les 24ème et 42ème jours suivant la dernière perfusion) ou ayant un délai de survenue tardif (défini par un nombre de neutrophiles inférieur à 1 x 109/l survenant plus de 42 jours après la dernière perfusion chez des patients n’ayant pas précédemment présenté de neutropénie prolongée ou ayant présenté une neutropénie normalisée en moins de 42 jours) après un traitement par MabThera associé à FC. Aucune différence n’a été rapportée dans l’incidence des anémies. Des cas de neutropénies tardives sont survenus plus de quatre semaines après la dernière perfusion de MabThera. Dans l’étude en première ligne de traitement dans la LLC, les patients ayant un stade C de Binet dans le groupe R-FC ont présenté plus d’effets indésirables que ceux du groupe FC (R-FC 83% vs FC 71%). Dans l’étude LLC en rechute ou réfractaire, des thrombopénies de grade 3/4 ont été rapportées chez 11 % des patients du groupe R-FC, comparées à 9 % des patients du groupe FC.

Dans les études avec MabThera chez des patients atteints de macroglobulinémie de Waldenström, des augmentations transitoires des taux sériques d’IgM, qui peuvent être associées à un syndrome d’hyperviscosité et aux symptômes correspondants, ont été observées après l’initiation du traitement. En général, l’augmentation transitoire des IgM est revenue au moins au taux basal dans les quatre mois.

Effets indésirables cardio-vasculaires

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie, des réactions cardio-vasculaires ont été rapportées chez 18,8 % des patients avec comme événements les plus fréquemment rapportés une hypotension et une hypertension. Des arythmies de grade 3 ou 4 (incluant des tachycardies ventriculaires et supra-ventriculaires) et des angines de poitrine ont été rapportées lors de la perfusion. Lors du traitement d’entretien, l’incidence des troubles cardiaques de grade 3/4 a été comparable entre les patients traités avec MabThera et le groupe observation. Des événements cardiaques ont été rapportés comme événements indésirables graves (incluant fibrillation auriculaire, infarctus du myocarde, insuffisance ventriculaire gauche, ischémie cardiaque) chez 3 % des patients traités avec MabThera comparés à moins de 1 % dans le groupe observation. Lors des études évaluant MabThera en association à une chimiothérapie, l’incidence des arythmies de grade 3 à 4, principalement des arythmies supraventriculaires telles que tachycardie et flutter/fibrillation auriculaire, a été plus élevée dans le groupe R-CHOP (14 patients, 6,9%) que dans le groupe CHOP (3 patients, 1,5%). Toutes ces arythmies étaient survenues soit pendant la perfusion de MabThera, soit étaient associées à des facteurs de prédisposition tels que fièvre, infections, infarctus aigu du myocarde ou à des pathologies respiratoires et cardio-vasculaires pré-existantes. Aucune différence entre les groupes R-CHOP et CHOP n’a été observée en ce qui concerne l’incidence des autres événements cardiaques de grade 3 à 4 incluant insuffisance cardiaque, myocardiopathie et manifestations de coronaropathie. Dans la LLC, l’incidence globale des troubles cardiaques de grade 3 et 4 était faible dans l’étude en première ligne (R-FC 4 % vs FC 3 %) et dans celle en rechute ou réfractaire (R-FC 4 % vs FC 4 %).

Système respiratoire

Des cas de maladie interstitielle pulmonaire, dont certains d’issue fatale, ont été rapportés.

Troubles neurologiques

Pendant la période de traitement (phase d’induction comprenant R-CHOP pendant au maximum huit cycles) , 4 patients (2 %) du groupe R-CHOP ayant tous des facteurs de risque cardio-vasculaire ont présenté des accidents vasculaires cérébraux thromboemboliques pendant le premier cycle de traitement. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne l’incidence des autres événements thromboemboliques. A contrario, 3 patients (1,5 %) du groupe CHOP ont présenté des événements vasculaires cérébraux qui se sont tous produits pendant la période de suivi. Dans la LLC, l’incidence globale des troubles du système nerveux de grade 3 et 4 était faible dans l’étude en première ligne (R-FC 4 % vs FC 4 %) et dans celle en rechute ou réfractaire (R-FC 3 % vs FC 3 %).

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Affections gastro-intestinales

Des cas de perforation gastro-intestinale, conduisant dans certains cas au décès, ont été observés chez des patients recevant MabThera pour le traitement d’un lymphome non-hodgkinien. Dans la majorité de ces cas, MabThera était associé à une chimiothérapie.

Taux sériques des IgG

Dans les études cliniques évaluant MabThera en traitement d’entretien dans le lymphome folliculaire réfractaire ou en rechute, les taux sériques médians d’IgG étaient en-dessous de la limite inférieure de la normale (< 7 g/l) après le traitement d’induction dans les deux groupes observation et MabThera.

Dans le groupe observation, le taux sérique médian des IgG est ensuite monté au-dessus de la limite inférieure de la normale, alors qu’il est demeuré constant dans le groupe MabThera. La proportion de patients présentant des taux sériques d’IgG en-dessous de la limite inférieure de la normale était d’environ 60 % durant les 2 ans de traitement dans le groupe traité par MabThera, alors qu’elle a diminué dans le groupe observation (36 % après 2 ans).

Un petit nombre de cas d’hypogammaglobulinémie rapportés de manière spontanée ou issus de la littérature a été observé chez des enfants traités par MabThera, dans certains cas sévères et nécessitant un traitement de substitution à long terme par immunoglobulines. Les conséquences de la déplétion en lymphocytes B à long terme chez les enfants ne sont pas connues.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Populations particulières de patients - MabThera en monothérapie

Patients âgés ( 65 ans) :

L'incidence des effets indésirables de tous grades ainsi que des effets indésirables de grade 3/4 était similaire chez les patients âgés comparée aux patients jeunes (< 65 ans).

Forte masse tumorale

L’incidence des effets indésirables de grade 3/4 a été plus élevée chez les patients présentant une forte masse tumorale que chez les patients n'ayant pas de forte masse tumorale (25,6 % versus 15,4 %). L'incidence des effets indésirables de tous grades a été comparable dans les deux groupes.

Retraitement

Dans la population retraitée par MabThera, le pourcentage de patients ayant rapporté un effet indésirable a été comparable à celui observé dans la population de patients traitée une première fois (pour les effets indésirables de tous grades et ceux de grade 3/4).

Populations particulières de patients - MabThera en association

Patients âgés ( 65 ans)

L’incidence des effets indésirables hématologiques/lymphatiques de grade 3/4 était plus élevée chez les patients âgés comparée aux patients plus jeunes (< 65 ans), dans la LLC non précédemment traitée, en rechute ou réfractaire.

Expérience acquise dans la polyarthrite rhumatoïde

Résumé du profil de sécurité d’emploi

Le profil général de tolérance de MabThera dans la polyarthrite rhumatoïde est issu de données acquises chez des patients au cours des études cliniques et depuis la commercialisation.

Le profil de tolérance de MabThera chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde sévère est résumé dans les rubriques ci-après. Au cours des essais cliniques, plus de 3100 patients ont reçu au moins un traitement et ont été suivis pendant des périodes allant de 6 mois à plus de 5 ans ; environ 2400 patients ont reçu deux cycles de traitement ou plus dont plus de 1000 ont reçu au moins 5 cycles. Les données de tolérance collectées sur MabThera depuis sa commercialisation reflètent le profil d’effets indésirables attendu tel que décrit dans les études cliniques de MabThera (voir rubrique 4.4).

Les patients ont reçu 2 x 1000 mg de MabThera à deux semaines d’intervalle, ainsi que du méthotrexate (10-25 mg/semaine). Les perfusions de MabThera ont été administrées après une perfusion intraveineuse de 100 mg de méthylprednisolone ; la majorité des patients a également reçu un traitement par prednisone orale pendant 15 jours.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables sont listés dans le Tableau 2. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) et très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Les effets indésirables les plus fréquents considérés comme liés à l’administration de MabThera ont été les RLPs. L’incidence globale des réactions liées à la perfusion dans les essais cliniques a été de 23% lors de la première perfusion et a diminué lors des perfusions ultérieures. Les réactions graves liées à la perfusion ont été peu fréquentes (0,5% des patients) et ont été observées principalement lors du 1er cycle. Outre les effets indésirables observés lors des essais cliniques PR avec MabThera, des leucoencéphalopathies multifocales progressives (LEMP) (voir rubrique 4.4) ainsi que des réactions de type sérique ont été rapportées depuis la commercialisation de MabThera.

Tableau 2 Résumé des effets indésirables survenant chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera au cours des études cliniques et depuis la commercialisation

Système classe-organe

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

 

 

 

 

 

 

Infections et infestations

Infections des

Bronchite, sinusite,

 

 

LEMP,

 

voies respiratoires

gastroentérite, pied

 

 

réactivation

 

hautes, infections

d’athlète

 

 

d’hépatite B

 

des voies urinaires

 

 

 

 

Affections

 

Neutropénie1

 

Neutropénie

Réaction de

hématologiques et du

 

 

 

tardive2

type maladie

système lymphatique

 

 

 

 

sérique

 

 

 

 

 

 

Affections cardiaques

 

 

 

Angine de

Flutter

 

 

 

 

poitrine,

auriculaire

 

 

 

 

fibrillation

 

 

 

 

 

auriculaire,

 

 

 

 

 

insuffisance

 

 

 

 

 

cardiaque,

 

 

 

 

 

infarctus du

 

 

 

 

 

myocarde

 

Système classe-organe

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

 

Rare

Très rare

 

 

 

 

 

 

 

Affections du système

3Réactions liées à

 

3Réactions liées à la

 

 

 

immunitaire

la perfusion

 

perfusion (œdème

 

 

 

Troubles généraux et

(hypertension,

 

généralisé,

 

 

 

anomalies au site

nausées, rash,

 

bronchospasme,

 

 

 

d’administration

fièvre, prurit,

 

sifflements

 

 

 

 

urticaire, irritation

 

respiratoires, œdème

 

 

 

 

pharyngée,

 

laryngé, œdème de

 

 

 

 

bouffées

 

Quincke, prurit

 

 

 

 

vasomotrices,

 

généralisé,

 

 

 

 

hypotension,

 

anaphylaxie, réactions

 

 

 

rhinite, frissons,

 

anaphylactoïdes)

 

 

 

 

tachycardie,

 

 

 

 

 

 

fatigue, douleur

 

 

 

 

 

 

oropharyngée,

 

 

 

 

 

 

œdème

 

 

 

 

 

 

périphérique,

 

 

 

 

 

 

érythème)

 

 

 

 

 

Troubles du

 

hypercholestérolémie

 

 

 

 

métabolisme et de la

 

 

 

 

 

 

nutrition

 

 

 

 

 

 

Affections du système

céphalée

Paresthésies, migraine,

 

 

 

 

nerveux

 

étourdissement, sciatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affections de la peau et

 

Alopécie

 

 

 

syndrome de

du tissu sous-cutané

 

 

 

 

 

Lyell

 

 

 

 

 

 

(nécrolyse

 

 

 

 

 

 

épidermique

 

 

 

 

 

 

toxique),

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Stevens-

 

 

 

 

 

 

Johnson5

Affections

 

Dépression, anxiété

 

 

 

 

psychiatriques

 

 

 

 

 

 

Affections gastro-

 

Dyspepsie, diarrhée,

 

 

 

 

intestinales

 

reflux gastro-œsophagien,

 

 

 

 

 

 

ulcération buccale,

 

 

 

 

 

 

douleur abdominale haute

 

 

 

 

Affections musculo-

 

arthralgie/douleurs ostéo-

 

 

 

 

squelettiques

 

musculaires, arthrose,

 

 

 

 

 

 

bursite

 

 

 

 

Investigations

Diminution des

Diminution des taux

 

 

 

 

 

taux d’IgM4

d’IgG4

 

 

 

 

1 Fréquence provenant des valeurs biologiques collectées lors du suivi biologique de routine dans le cadre des essais

cliniques.

 

 

 

 

 

 

2 Fréquence provenant de données post-commercialisation.

 

 

 

 

3 Réactions survenues pendant ou dans les 24h suivant la perfusion. Voir également les RLPs

ci-dessous. Les réactions liées

à la perfusion peuvent être dues à une réaction d’hypersensibilité et/ou liées au mécanisme d’action du produit. 4 Inclut des observations obtenues lors des contrôles biologiques de routine.

5 Inclut des cas de décès.

Retraitement

Le profil de tolérance de retraitement des patients est similaire à celui observé après le traitement initial. Le taux de tous les effets indésirables survenus après une première exposition à MabThera a été plus élevé durant les six premiers mois, puis a diminué. Ceci est principalement dû aux RLPs(effets indésirables les plus fréquents au cours du premier cycle de traitement), à l’exacerbation de la polyarthrite rhumatoïde et aux infections qui ont été plus fréquentes durant les 6 premiers mois de traitement.

Réactions liées à la perfusion

Les effets indésirables les plus fréquents suivant l’administration de MabThera au cours des essais cliniques ont été les RLPs (cf tableau 2). Parmi les 3189 patients traités par MabThera, 1135 (36%) ont présenté au moins une réaction liée à la perfusion, avec 733/3189 (23%) des patients présentant une réaction liée à la perfusion après la première perfusion du traitement initial. L’incidence des RLPs diminuait avec les perfusions ultérieures. Au cours des essais cliniques, moins de 1% (17/3189) des patients ont eu une réaction grave liée à la perfusion. Aucun décès, ni événement CTC de grade 4 lié à une réaction à la perfusion n’a été observé dans les essais cliniques. La proportion d’événements CTC de grade 3, ainsi que des réactions liées à la perfusion ayant conduit à un arrêt de traitement, a diminué avec le nombre de perfusions et a été rare à partir de 3 cycles de traitement. La prémédication avec un glucocorticoïde par voie intraveineuse a réduit significativement l’incidence et la sévérité des réactions liées à la perfusion (voir les rubriques 4.2 et 4.4). Des RLPs sévères d’évolution fatale ont été rapportées depuis la commercialisation.

Dans un essai destiné à évaluer la sécurité d’une perfusion plus rapide de MabThera chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active modérée à sévère qui n’ont pas présenté de RLP grave durant ou dans les 24 heures suivant leur première perfusion, étaient autorisés à recevoir une perfusion intraveineuse de MabThera de 2 heures. Les patients ayant un antécédent de réaction grave liée à la perfusion de traitement biologique de la polyarthrite rhumatoïde étaient exclus de l’étude. L’incidence, les types et la sévérité des RLPs étaient conformes à ceux observés antérieurement. Aucune RLP grave n’a été observée.

Description de certains effets indésirables

Infections

Le taux global d’infection sous MabThera a été d’environ 94 pour 100 patient-années. Les infections étaient principalement légères à modérées et étaient principalement des infections respiratoires hautes et des infections urinaires. L'incidence des infections graves ou ayant nécessité des antibiotiques par voie intraveineuse, a été environ de 4 pour 100 patient-années. Il n’y a pas eu d’augmentation significative du taux d’infection grave après plusieurs cycles de MabThera. Des infections des voies respiratoires basses (y compris pneumonie) ont été rapportées durant les essais cliniques, avec une incidence similaire dans les bras MabThera et dans les bras-contrôle.

Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive avec issue fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera dans le traitement de maladies auto-immunes. Celles-ci incluent la polyarthrite rhumatoïde et des maladies auto-immunes hors AMM dont le lupus érythémateux disséminé (LED) et les vascularites.

Des cas de réactivation d’une hépatite B ont été rapportés chez des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien traités par MabThera en association à une chimiothérapie cytotoxique (voir lymphomes non hodgkiniens). Des réactivations d’infection d’hépatite B ont aussi été très rarement rapportées chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera (voir rubrique 4.4).

Effets indésirables cardio-vasculaires

Un taux de 1,3 pour 100 patient-années d’effets cardiaques graves a été rapporté chez les patients traités par MabThera comparé à un taux de 1,3 pour 100 patient-années chez les patients ayant reçu le placebo. La proportion de patients ayant présenté des effets cardiaques (graves ou non) n’a pas augmenté avec le nombre de cycles de traitement.

Evénements neurologiques

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Neutropénie

Des cas de neutropénie associés au traitement par MabThera ont été observés, la majorité d’entre eux ayant été transitoires et d’intensité légère à modérée. Une neutropénie peut survenir plusieurs mois après l’administration de MabThera (voir rubrique 4.4).

Dans la période des essais cliniques contrôlée versus placebo, 0,94% (13/1382) des patients traités par MabThera et 0,27% (2/731) des patients sous placebo ont présenté une neutropénie sévère.

Des cas de neutropénie, y compris des cas de neutropénie sévère tardive et persistante, ont été rarement rapportés depuis la commercialisation, certains d’entre eux ont été associés à des infections d’évolution fatale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Anomalies des paramètres biologiques

Une hypogammaglobulinémie (IgG ou IgM en dessous de la limite inférieure de la normale) a été observée chez des patients PR traités par MabThera. Globalement il n’a pas été observé d’augmentation du taux d’infections ou d’infections graves après la survenue d’un taux bas des IgG ou IgM (voir rubrique 4.4).

Un petit nombre de cas d’hypogammaglobulinémie rapportés de manière spontanée ou issus de la littérature a été observé chez des enfants traités par MabThera, dans certains cas sévères et nécessitant un traitement de substitution à long terme par immunoglobulines. Les conséquences de la déplétion en lymphocytes B à long terme chez les enfants ne sont pas connues.

Expérience acquise dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique

Dans l’étude clinique dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique, 99 patients ont été traités par MabThera (375 mg/m2, une fois par semaine pendant 4 semaines) et des glucocorticoïdes (voir rubrique 5.1).

Tableau listant les effets indésirables

Les effets indésirables indiqués dans le Tableau 3 sont tous les effets survenus avec une incidence ≥ 5 % dans le groupe ayant reçu MabThera.

Tableau 3. Effets indésirables survenus à 6 mois chez ≥ 5 % des patients traités par MabThera, et à une fréquence plus importante que pour le comparateur, dans l’étude clinique pivot.

Système classe-organe

 

Rituximab

Effets indésirables

 

(n=99)

 

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombopénie

 

7%

 

 

 

Affections gastro-intestinales

 

 

 

Diarrhée

 

18%

 

 

 

Dyspepsie

 

6%

 

 

 

Constipation

 

5%

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Œdèmes périphériques

 

16%

 

 

 

Affections du système immunitaire

 

Syndrome de relargage des

 

5%

cytokines

 

 

 

 

 

Infections et infestations

 

Infections des voies urinaires

 

7%

 

 

 

Bronchites

 

5%

 

 

 

Zona

 

5%

 

 

 

Rhinopharyngites

 

5%

 

 

 

Investigations

 

Diminution de l’hémoglobine

 

6%

 

 

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

Hyperkaliémie

 

5%

 

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

Spasmes musculaires

 

18%

 

 

 

Arthralgies

 

15%

 

 

 

Douleurs dorsales

 

10%

 

 

 

Faiblesse musculaire

 

5%

 

 

 

Douleurs musculo-squelettiques

 

5%

 

 

 

Douleurs aux extrémités

 

5%

 

 

 

Système classe-organe

 

Rituximab

Effets indésirables

 

(n=99)

 

 

 

Affections du système nerveux

 

Vertiges

 

10%

 

 

 

Tremblements

 

10%

 

 

 

Affections psychiatriques

 

 

 

Insomnie

 

14%

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux

 

12%

 

 

 

Dyspnée

 

11%

 

 

 

Epistaxis

 

11%

 

 

 

Congestion nasale

 

6%

 

 

 

Affection de la peau et des tissus sous-cutanés

 

Acné

 

7%

 

 

 

Affections vasculaires

 

Hypertension

 

12%

 

 

 

Bouffées vasomotrices

 

5%

 

 

 

Effets indésirables sélectionnés: Réactions liées à la perfusion

RLPs dans l’essai clinique dans la GPA et la PAM ont été définies comme tout événement indésirable survenu dans les 24 heures suivant une perfusion et considéré comme relié à la perfusion par les investigateurs dans la population évaluée pour la tolérance. Quatre-vingt-dix-neuf patients ont été traités par MabThera et 12 % ont présenté au moins une réaction liée à la perfusion. Toutes les réactions liées à la perfusion ont été de grade 1 ou 2 selon la classification CTC. Les réactions liées à la perfusion les plus fréquemment observées ont été les suivantes : syndrome de relargage des cytokines, bouffées vasomotrices, irritation de la gorge et tremblements. MabThera a été administré en association aux glucocorticoïdes intraveineux, qui ont pu réduire l’incidence et la sévérité de ces événements.

Infections

Chez les 99 patients traités par MabThera, le taux global d’infections a été d’environ 237 pour 100 patient-années (IC à 95 % : 197-285) à 6 mois. Les infections le plus souvent de sévérité légère à modérée, ont été principalement des infections des voies respiratoires supérieures, un zona et des infections des voies urinaires. Le taux d’infections graves a été d’environ 25 pour 100 patient-années. L’infection grave la plus fréquemment rapportée dans le groupe MabThera a été la pneumonie qui est survenue à une fréquence de 4 %.

Affections malignes

L’incidence des affections malignes chez les patients traités par MabThera dans l’étude clinique dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique a été de 2,00 pour 100 patient- années à la date de clôture générale de l’étude (lorsque le dernier patient a terminé la période de suivi). Sur la base des ratios d’incidence standardisés, l’incidence des affections malignes apparaît similaire à celle précédemment rapportée chez les patients atteints de vascularite à ANCA.

Effets indésirables cardiovasculaires

Des événements cardiaques sont survenus à un taux approximatif de 273 pour 100 patient-années (IC à 95 % : 149-470) à 6 mois. Le taux d’événements cardiaques graves était de 2,1 pour 100 patient- années (IC à 95 % : 3 -15). Les événements les plus fréquemment rapportés étaient une tachycardie (4%) et une fibrillation auriculaire (3%) (voir rubrique 4.4).

Evénements neurologiques

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés dans les maladies auto-immunes. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une

confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Réactivation du virus de l’hépatite B

Depuis la commercialisation, un faible nombre de cas de réactivation du virus de l’hépatite B, dont certains ayant eu une issue fatale, ont été rapportés chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique recevant MabThera.

Hypogammaglobulinémies

Une hypogammaglobulinémie (IgA, IgG ou IgM inférieures à la limite inférieure de la normale) a été observée chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite

microscopique traités par MabThera. À 6 mois, dans l’essai contrôlé, multicentrique, de non-infériorité, randomisée, en double aveugle, il y avait dans le groupe MabThera, respectivement 27 %, 58 % et 51 % des patients présentant des niveaux d’immunoglobulines normaux à l’inclusion qui ont présenté des taux faibles d’IgA, d’IgG et d’IgM par rapport à 25 %, 50% et 46 % des patients du groupe cyclophosphamide. Il n’a pas été observé d’augmentation du taux global d’infections ou d’infections graves chez les patients présentant des concentrations faibles d’IgA, d’IgG ou d’IgM.

Neutropénie

Dans l’essai contrôlé, multicentrique, de non-infériorité, randomisé, en double aveugle dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique, 24 % des patients du groupe MabThera (un seul cycle) et 23 % des patients du groupe cyclophosphamide ont développé une neutropénie de grade ≥ 3 selon la classification CTC. La neutropénie n’a pas été associée à une augmentation des infections graves chez les patients traités par MabThera. L’effet de multiples cycles de MabThera sur la survenue d’une neutropénie chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique n’a pas été étudié au cours des études cliniques.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9Surdosage

Il existe une expérience limitée sur l’administration de doses supérieures à la posologie autorisée de MabThera en formulation intraveineuse à partir des études cliniques chez l’homme. La dose intraveineuse maximale de MabThera testée à ce jour chez l’homme est de 5 000 mg (2 250 mg/m²), administrée au cours d’une étude d’escalade de dose chez des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique. Aucun signal de tolérance supplémentaire n’a été observé.

La perfusion doit être interrompue immédiatement chez les patients présentant un surdosage et ceux-ci doivent faire l’objet d’une surveillance étroite.

Depuis la commercialisation, cinq cas de surdosage à MabThera ont été rapportés. Trois cas n’ont présenté aucun effet indésirable. Les deux effets indésirables rapportés ont été des symptômes pseudo- grippaux après une dose de 1,8 g de rituximab et une insuffisance respiratoire fatale après une dose de 2 g de rituximab.

5.PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmaco-thérapeutique : agents antinéoplasiques, anticorps monoclonaux, code ATC : L01X C02

Le rituximab se lie spécifiquement à l'antigène transmembranaire CD20, une phosphoprotéine non glycosylée située sur les lymphocytes pré-B et B matures. Cet antigène s'exprime dans plus de 95 % des cellules B des lymphomes non-hodgkiniens.

Il est présent sur les cellules B normales et malignes, mais ne l’est pas sur les cellules souches hématopoïétiques, les cellules pro-B, les plasmocytes normaux et les autres tissus normaux. Cet antigène ne s'internalise pas lors de la liaison à l'anticorps et il n'est pas libéré de la surface cellulaire. Le CD20 ne circule pas sous forme libre dans le plasma et n'entre donc pas en compétition pour la liaison à l’anticorps.

Le fragment Fab du rituximab se lie à l'antigène CD20 des lymphocytes B et le fragment Fc peut générer des fonctions d'effecteurs immunitaires qui entraînent la lyse de ces lymphocytes. Les mécanismes possibles de la lyse cellulaire induite par les effecteurs sont une cytotoxicité dépendante du complément (CDC), faisant intervenir la liaison du fragment C1q, et une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC), passant par un ou plusieurs des récepteurs Fc de la surface des granulocytes, des macrophages et des cellules NK. Il a aussi été démontré que le rituximab en se liant à l'antigène CD20 des lymphocytes B induit une mort cellulaire par apoptose.

Le nombre des lymphocytes B périphériques a chuté au-dessous de la normale après l'administration de la première dose de MabThera. Chez les patients traités pour une hémopathie maligne, la reconstitution lymphocytaire B a débuté dans les 6 mois suivant l’instauration du traitement et s’est normalisée généralement dans les 12 mois après la fin de celui-ci, bien que cela puisse prendre plus de temps chez certains patients (jusqu’ à une période médiane de reconstitution de 23 mois après la phase d’induction). Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, une déplétion immédiate en lymphocytes B périphériques a été observée après deux perfusions de 1000 mg de MabThera effectuées à 14 jours d’intervalle. Les numérations de lymphocytes B périphériques commencent à augmenter dès la 24ème semaine et la majorité des patients présente des signes de repopulation à la 40ème semaine, que MabThera soit administré en monothérapie ou en association au méthotrexate. Une faible proportion de patients a eu une déplétion prolongée en lymphocytes B périphériques durant 2 ans ou plus après la dernière dose de MabThera. Chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique, le nombre de lymphocytes B périphériques a diminué au-dessous de 10 cellules/µl après deux perfusions hebdomadaires de 375 mg/m2 de rituximab et est resté à ce niveau chez la plupart des patients jusqu’à 6 mois. Une reconstitution lymphocytaire, avec

des valeurs > 10 cellules/µl, a été observée chez la majorité des patients : 81% des patients à 12 mois, et 87% à 18 mois.

Expérience clinique dans les lymphomes non-hodgkiniens et dans la leucémie lymphoïde chronique

Lymphome folliculaire

Monothérapie

Traitement initial, administration une fois par semaine pendant 4 semaines

Dans l'essai pivotal, 166 patients présentant un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu 375 mg/m² de MabThera par perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines. Le taux de réponse globale dans la population en intention de traiter (ITT) a été de 48 % (IC95 % 41 % - 56 %) avec 6 % de réponse complète (RC) et 42 % de réponse partielle (RP). Le temps médian jusqu'à progression de la maladie (TTP) pour les patients répondeurs a été de 13,0 mois. Dans une analyse en sous groupe, le taux de réponse globale a été plus élevé chez les patients appartenant aux sous-types histologiques B, C et D (International Working Formulation) par comparaison au sous-type A (58 % versus 12 %). Le taux de réponse globale a été plus élevé chez les patients dont la lésion la plus importante mesurait moins de 5 cm dans son plus grand diamètre, comparé aux patients présentant des lésions supérieures à 7 cm (53 % versus 38 %). Enfin, ce taux a été plus élevé chez les patients présentant une rechute chimio-sensible comparé à celui obtenu chez les patients présentant une rechute chimio-résistante (définie par une durée de réponse < 3 mois) (50 % versus 22 %). Chez les patients traités auparavant par greffe autologue de moelle osseuse (AGMO), le taux de réponse globale a été de 78 % versus

43 % chez les patients n'ayant pas bénéficié d'une AGMO. Parmi les variables suivantes: l'âge, le sexe, le grade du lymphome, le diagnostic initial, la présence ou non de masse tumorale importante, l'élévation ou non des LDH, la présence d'une atteinte extra-ganglionnaire, aucune n'a eu d'effet statistiquement significatif (test exact de Fisher) sur la réponse au traitement par MabThera. Une corrélation statistiquement significative a été établie entre les taux de réponse et l'atteinte médullaire. 40 % des patients présentant une atteinte médullaire ont répondu, contre 59 % pour les patients n'en présentant pas (p=0,0186). Cette relation n'a pas été confirmée par une analyse de régression logistique progressive dans laquelle les facteurs suivants ont été identifiés comme étant des facteurs pronostiques: type histologique, bcl-2 positif à l'inclusion, résistance à la dernière chimiothérapie et masse tumorale importante.

Traitement initial, administration une fois par semaine pendant 8 semaines

Dans un essai multicentrique à un seul bras, 37 patients présentant un lymphome folliculaire non- hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu

375 mg/m² de MabThera en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant huit semaines. Le taux de réponse global a été de 57 % (intervalle de confiance à 95 % ; 41 % - 73 % ; RC 14 %, RP 43 %), avec un TTP médian pour les patients répondeurs de 19,4 mois (valeurs extrêmes 5,3 à 38,9 mois).

Traitement initial, masse tumorale importante, administration une fois par semaine pendant 4 semaines Dans les données poolées de trois essais, 39 patients ayant une masse tumorale importante (lésion

≥ 10 cm de diamètre), un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu une dose de MabThera de 375 mg/m² en perfusion intraveineuse, une fois par semaine pendant quatre semaines. Le taux de réponse global a été de 36 % (IC95 % 21 % - 51 % ; RC 3 %, RP 33 %), avec un TTP pour les patients répondeurs médian de 9,6 mois (valeurs extrêmes 4,5 à 26,8 mois).

Retraitement, administration une fois par semaine pendant 4 semaines

Dans un essai multicentrique à un seul bras, 58 patients ayant une masse tumorale importante, un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, qui avaient présenté une réponse clinique objective à une cure précédente de MabThera, ont été retraités avec une dose de 375 mg/m² de MabThera en perfusion intraveineuse, une fois par semaine pendant quatre semaines. Trois de ces patients avaient déjà reçu deux cures de

MabThera avant inclusion et ont donc reçu une troisième cure au cours de l'étude. Deux des patients ont été retraités à deux reprises pendant l'étude. En ce qui concerne les 60 reprises de traitement effectuées au cours de l'étude, le taux de réponse global a été de 38 % (IC95 % 26 % - 51 % ; RC 10 %, RP 28 %), avec un TTP médian pour les patients répondeurs de 17,8 mois (valeurs extrêmes 5,4 – 26,6). Ce résultat se compare favorablement au TTP obtenu après la première cure de MabThera (12,4 mois).

Traitement initial, en association à une chimiothérapie

Dans une étude ouverte randomisée, un total de 322 patients, non traités précédemment, présentant un lymphome folliculaire, a été randomisé pour recevoir soit une chimiothérapie CVP (cyclophosphamide 750 mg/m2 le jour 1, vincristine 1,4 mg/m2 jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone

40 mg/m²/jour les jours 1 - 5) toutes les 3 semaines pendant 8 cures, soit 375 mg/m² de MabThera associé à CVP (R-CVP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cure. Un total de 321 patients (162 R-CVP, 159 CVP) a reçu le traitement et a été analysé en terme d’efficacité. Le suivi médian des patients était de 53 mois. R-CVP a conduit à un bénéfice significatif par rapport à CVP pour le critère principal, le temps jusqu’à échec du traitement (27 mois contre 6,6 mois, p< 0,0001, test

log-rang). La proportion de patients présentant une réponse tumorale (RC, RC non-confirmée, RP) était significativement supérieure (p< 0,0001 test du chi 2) dans le bras R-CVP (80,9 %) par rapport au bras

CVP (57,2 %). Le traitement par R-CVP a prolongé de façon significative le temps jusqu’à progression de la maladie ou le décès par rapport au traitement par CVP, 33,6 mois et 14,7 mois respectivement (p< 0,0001, test log-rank). La durée médiane de réponse au traitement était de 37,7 mois dans le bras R-CVP et de 13,5 mois dans le bras CVP (p< 0,0001, test log-rank).

Une différence clinique significative a été constatée entre les groupes de traitement en ce qui concerne la survie globale (p= 0,029, test log-rank stratifié par centre) : le taux de survie à 53 mois était de

80,9 % pour les patients dans le bras R-CVP comparé à 71,1 % pour les patients dans le bras CVP.

Les résultats issus de 3 autres études randomisées utilisant MabThera en association à une chimiothérapie autre que CVP (CHOP, MCP, CHVP/Interféron-) ont aussi montré des améliorations significatives des taux de réponse, des paramètres dépendants du temps et de la survie globale.

Les résultats clés de ces 4 études sont résumés dans le tableau 4.

Tableau 4 Résumé des résultats clés des 4 études de phase III randomisées évaluant le bénéfice de MabThera avec différents régimes de chimiothérapie dans le lymphome folliculaire

 

Traitement,

Suivi

Taux de

Réponse

 

Taux de

 

complète

TTP / TTF /

Etude

médian,

réponse

SG,

N

(RC),

SSP / EFS

 

mois

globale, %

%

 

 

%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTP médian :

53 mois

M39021

CVP, 159

14,7 mois

71,1

R-CVP, 162

33,6 mois

80,9

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTF médian :

18 mois

GLSG’00

CHOP, 205

2,6 ans

R-CHOP, 223

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,001

p= 0,016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SSP médiane :

48 mois

OSHO-39

MCP, 96

28,8 mois

R-MCP, 105

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,0096

 

 

 

 

 

 

 

 

CHVP-IFN, 183

 

 

 

EFS médiane :

42 mois

 

 

36 mois

FL2000

R-CHVP-IFN,

Non atteint

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

EFS : Survie sans événement

TTP : Temps jusqu’à progression ou décès

SSP : Survie sans progression

TTF : Temps jusqu’à l’échec du traitement

Taux SG : Taux de survie globale au moment des analyses

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

Dans un essai international multicentrique prospectif en ouvert de phase III, 1193 patients présentant un lymphome folliculaire avancé non précédemment traité ont reçu un traitement d’induction par R- CHOP (n=881), R-CVP (n=268) ou R-FCM (n=44), selon le choix de l’investigateur. Un total de 1078 patients ont répondu au traitement d’induction, dont 1018 ont été randomisés entre le traitement d’entretien par MabThera (n=505) et le groupe observation (n=513). Les caractéristiques à l’inclusion et le stade de la maladie étaient bien équilibrés entre les deux groupes. Le traitement d’entretien par MabThera a consisté en une perfusion unique de MabThera à la dose de 375 mg/m² de surface corporelle, administrée tous les 2 mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une période maximale de deux ans.

Après une durée médiane d’observation de 25 mois depuis la randomisation, le traitement d’entretien par MabThera a entraîné une amélioration cliniquement pertinente et statistiquement significative du critère principal d’efficacité, la survie sans progression évaluée par l’investigateur, comparé au groupe observation chez les patients présentant un lymphome folliculaire non précédemment traité

(tableau 5).

Un bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera a également été observé sur les critères secondaires d’efficacité : survie sans événement, temps jusqu’à nouveau traitement du lymphome, temps jusqu’à nouvelle chimiothérapie et le taux de réponse globale (tableau 5). Les résultats de l’analyse primaire ont été confirmés par un suivi prolongé (durée médiane d’observation :

48 mois et 73 mois), et les résultats mis à jour ont été ajoutés au Tableau 5 pour établir la comparaison entre les périodes de suivi de 25 , 48 et 73 mois.

Tableau 5 Phase d’entretien: résumé des résultats d’efficacité de MabThera versus Observation après 73 mois de durée médiane d’observation (comparé aux résultats de l’analyse primaire basée sur une durée médiane d’observation de 25 mois, et de l’analyse mise à jour basée sur une durée médiane d’observation de 48 mois)

 

Observation

 

Valeur de p

Réduction du

 

N=513

MabThera

(Log-rank)

risque

 

 

N=505

 

 

Critère principal d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans progression

48,5 mois

NA

<0,0001

42%

(médiane)

[48,4 mois]

[NA]

[<0,0001]

[45%]

 

(NA)

(NA)

(<0,0001)

(50%)

Critères secondaires d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans événement (médiane)

48,4 mois

NA

< 0,0001

39%

 

[47,6 mois]

[NA]

[< 0,0001]

[42%]

 

(37,8 mois)

(NA)

(< 0,0001)

(46%)

Survie globale (médiane)

NA

NA

0,8959

-2%

 

[NA]

[NA]

[0,9298]

[-2%]

 

(NA)

(NA)

(0,7246)

(11%)

Temps jusqu’à nouveau

71,0 mois

NA

< 0,0001

37%

traitement du lymphome

[60,2 mois]

[NA]

[< 0,0001]

[39%]

(médiane)

(NA)

(NA)

(0,0003)

(39%)

Temps jusqu’à nouvelle

85,1 mois

NA

0,0006

30%

chimiothérapie (médiane)

[NA]

[NA]

[0,0006]

[34%]

 

(NA)

(NA)

(0,0011)

(40%)

Taux de réponse globale*

60,7%

79,0%

< 0,0001#

OR=2,43

 

[60,7%]

[79,0%]

[< 0,0001#]

[OR=2,43]

 

(55,0%)

(74,0%)

(< 0,0001)

(OR=2,33)

Taux de réponse complète

52,7%

66,8%

< 0,0001

OR=2,34

(RC/RCnc) *

[52,7%]

[72,2%]

[< 0,0001]

[OR=2,34]

 

(47,7%)

(66,8%)

(< 0,0001)

(OR=2,21)

*A la fin du traitement d’entretien/ de l’observation; # valeurs du p issues du test de Khi-2

Les valeurs principales correspondent à une durée médiane d’observation de 73 mois, les valeurs en italiques entre crochets correspondent à une durée médiane d’observation de 48 mois, et les valeurs entre parenthèses correspondent à une durée médiane d’observation de 25 mois (analyse primaire).

NA: non atteint(e) ; RCnc : réponse complète non confirmée, OR : odds ratio

Le traitement d’entretien par MabThera a montré un bénéfice cohérent dans tous les sous-groupes testés, définis dans le protocole : sexe (masculin, féminin), âge (< 60 ans, ≥ 60 ans), score FLIPI ( 1, 2 ou 3), traitement d’induction (R-CHOP, R-CVP ou R-FCM) et quelle que soit la qualité de la réponse au traitement d’induction (réponse complète [RC/RCnc] ou partielle [RP]). Des analyses exploratoires sur le bénéfice du traitement d’entretien ont montré un effet moins marqué chez les patients âgés ( 70 ans), cependant les effectifs étaient faibles.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

Dans un essai international multicentrique prospectif ouvert de phase III, 465 patients présentant un lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ont été randomisés dans une première étape entre un traitement d'induction par CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisone ; n=231) et l’association MabThera plus CHOP (R-CHOP ; n=234). Les deux groupes de traitement étaient bien équilibrés en termes de caractéristiques initiales des patients et de statut de la maladie. Dans une seconde étape, 334 patients ayant présenté une rémission complète ou partielle à la suite du traitement d’induction ont été randomisés entre un traitement d’entretien par MabThera (n=167) et l’observation (n=167). Le traitement d’entretien par MabThera consistait en une perfusion de 375 mg/m2 de surface

corporelle tous les trois mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

L’analyse finale de l’efficacité a inclus tous les patients randomisés dans chacune des deux parties de l’étude. Après une durée médiane d'observation de 31 mois des patients randomisés dans la phase d’induction, le R-CHOP a significativement amélioré l’évolution des lymphomes folliculaires en rechute ou réfractaires comparativement au CHOP (voir tableau 6).

Tableau 6 Phase d’induction : résumé des résultats sur l’efficacité de CHOP versus R-CHOP (durée médiane d’observation : 31 mois)

 

CHOP

R-CHOP

Valeur de p

Réduction du

 

 

 

 

risque1)

Critère principal d’efficacité

 

 

 

 

Taux de Réponse Globale 2)

74 %

87 %

0,0003

ND

Réponse Complète (RC) 2)

16 %

29 %

0,0005

ND

Réponse Partielle (RP) 2)

58 %

58 %

0,9449

ND

1)Les estimations ont été calculées par la méthode des hazard ratios

2)Dernière réponse tumorale évaluée par l’investigateur. Le test statistique « principal » pour la « réponse » a été le trend test RC versus RP versus absence de réponse (p < 0,0001)

Abréviations : ND : non disponible ; RC : réponse complète ; RP : réponse partielle

Chez les patients randomisés lors de la phase d’entretien de l’étude, la durée médiane d’observation a été de 28 mois à partir de la randomisation. Le traitement d’entretien par MabThera a amélioré de façon cliniquement et statistiquement significative le critère principal, la SSP (délai entre la randomisation pour le traitement d’entretien et la rechute, la progression de la maladie ou le décès) comparativement à l’observation seule (p < 0,0001, test log-rank). La SSP médiane a été de 42,2 mois dans le bras entretien par MabThera comparé à 14,3 mois dans le bras observation. Le risque de progression de la maladie ou de décès (régression selon le modèle de Cox) était réduit de 61 % avec le traitement d’entretien par MabThera comparativement à l’observation (IC95 % : 45 %-72 %). Le taux de survie sans progression (Kaplan-Meier) à 12 mois était de 78 % dans le groupe traitement d’entretien par MabThera contre 57 % dans le groupe observation. Une analyse de la survie globale a confirmé le bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera par rapport à l’observation (p=0,0039, test log-rank). Le traitement d’entretien par MabThera a réduit le risque de décès de 56 % (IC95 % : 22 %-75 %).

Tableau 7 Phase d’entretien : résumé des résultats d’efficacité de MabThera vs observation (durée médiane d’observation : 28 mois)

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

Réduction du

 

(Estimation Kaplan-Meier)

 

risque

 

Observation

MabThera

Valeur de p

 

 

(N = 167)

(N=167)

(Log-rank)

 

Survie sans progression (SSP)

14,3

42,2

<0,0001

61 %

 

 

 

 

 

Survie globale

NA

NA

0,0039

56 %

 

 

 

 

 

Temps jusqu’à nouveau traitement

20,1

38,8

<0,0001

50 %

du lymphome

 

 

 

 

Survie sans maladiea

16,5

53,7

0,0003

67 %

 

 

 

 

 

Analyse en sous-groupes

 

 

 

 

SSP

 

 

 

 

CHOP

11,6

37,5

<0,0001

71 %

R-CHOP

22,1

51,9

0,0071

46 %

RC

14,3

52,8

0,0008

64 %

RP

14,3

37,8

<0,0001

54 %

SG

 

 

 

 

CHOP

NA

NA

0,0348

55 %

R-CHOP

NA

NA

0,0482

56 %

NA: non atteint(e) ; a: uniquement applicable aux patients obtenant une RC

Le bénéfice du traitement d’entretien par MabThera a été confirmé dans tous les sous-groupes analysés quel que soit le protocole d’induction (CHOP ou R-CHOP) ou la qualité de la réponse au traitement d’induction (RC ou RP) (tableau 7). Le traitement d’entretien par MabThera a significativement prolongé la SSP des patients ayant répondu au traitement d’induction par CHOP (SSP médiane : 37,5 mois vs 11,6 mois, p < 0,0001) ou par R-CHOP (SSP médiane : 51,9 mois vs 22,1 mois, p=0,0071). Malgré des effectifs réduits dans les sous-groupes, le traitement d’entretien par MabThera a conféré un bénéfice significatif de survie globale, tant chez les patients répondeurs à CHOP qu’à R-CHOP, mais un suivi plus long est nécessaire afin de confirmer cette observation.

Lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

Dans un essai randomisé, ouvert, 399 patients âgés (de 60 à 80 ans), naïfs, présentant un lymphome agressif diffus à grandes cellules B ont reçu, soit une chimiothérapie CHOP standard (cyclophosphamide 750 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², vincristine 1,4 mg/m² jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone 40 mg/m²/jour les jours 1 à 5) toutes les 3 semaines pour huit cycles, soit une chimiothérapie CHOP associée à MabThera 375 mg/m² (R-CHOP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cycle.

L'analyse finale d’efficacité a inclus tous les patients randomisés (197 CHOP, 202 R-CHOP), avec une durée médiane de suivi d'environ 31 mois. A l'inclusion, les deux groupes de patients traités étaient bien équilibrés quant aux caractéristiques et l'état de la maladie. L'analyse finale a confirmé que le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de la survie sans événement (critère principal d'efficacité : les événements étaient le décès, la rechute ou la progression du lymphome ou l'instauration d'un nouveau traitement anti lymphome) cliniquement et statistiquement significatifs (p=0,0001). Les estimations de la durée médiane de la survie sans événement étaient de 35 mois (Kaplan-Meier) dans le bras R-CHOP, contre 13 mois dans le bras CHOP, représentant une diminution du risque de 41 %. A 24 mois, l'estimation de la survie globale était de 68,2 % dans le bras R-CHOP contre 57,4 % dans le bras CHOP. Une analyse ultérieure de la durée globale de survie, avec une durée

médiane de suivi de 60 mois, a confirmé le bénéfice du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP (p=0,0071), représentant une réduction du risque de 32 %.

L'analyse de tous les objectifs secondaires (taux de réponse, survie sans progression, survie sans maladie, durée de la réponse) a confirmé les effets du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP. Le taux de réponse complète après 8 cycles de R-CHOP était de 76,2 % contre 62,4 % dans le groupe CHOP (p=0,0028). Le risque de progression de la maladie était réduit de 46 % et le risque de rechute de 51 %. Dans tous les sous-groupes de patients (sexe, âge, IPI ajusté à l’âge, stade de Ann Arbor, ECOG, β2 microglobuline, LDH, albumine, symptômes B, masse tumorale importante, sites extra-nodaux, envahissement de la moelle osseuse) les risques ratios de la survie sans événement et de la survie globale (du protocole R-CHOP comparé au protocole CHOP) étaient respectivement inférieurs à 0,83 et 0,95. Le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de l'évolution à la fois chez les patients à haut et à faible risque selon l’IPI ajusté à l’âge.

Résultats biologiques

Sur 67 patients chez lesquels ont été recherchés des anticorps humains anti-murin (HAMA), aucun cas n'a été trouvé positif. Sur 356 recherches d'anticorps HACA, moins de 1,1 % (4 patients) étaient positives.

Leucémie lymphoïde chronique

Dans deux essais randomisés en ouvert, un total de 817 patients atteints de LLC non précédemment traités et 552 patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires, ont été randomisés afin de recevoir soit une chimiothérapie FC (fludarabine 25 mg/m2, cyclophosphamide 250 mg/m2, jours 1 à 3) toutes les 4 semaines, pour un total de 6 cycles, soit MabThera en association à une chimiothérapie FC (R- FC). MabThera a été administré à la posologie de 375 mg/m2 pendant le premier cycle, le jour précédant la chimiothérapie, puis à la posologie de 500 mg/m2 le premier jour des cycles suivants. Les patients étaient exclus de l'étude LLC en rechute ou réfractaire s’ils avaient été précédemment traités par des anticorps monoclonaux ou s’ils étaient réfractaires (défini comme un échec à obtenir une rémission partielle d’au moins 6 mois) à la fludarabine ou à un analogue nucléosidique. L’analyse d’efficacité a porté sur un total de 810 patients (403 R-FC, 407 FC) pour l’étude LLC en première ligne (Tableau 8a et 8b) et 552 patients (276 R-FC, 276 FC) pour l’étude LLC en rechute ou réfractaire (Tableau 9).

Dans l’étude LLC en première ligne, après une durée médiane d’observation de 48,1 mois, la survie sans progression médiane a été de 55 mois dans le groupe R-FC et de 33 mois dans le groupe FC (p < 0,0001, test de log-rank). L’analyse de la survie globale a montré un bénéfice significatif du traitement R-FC par rapport à la chimiothérapie FC seule (p=0,0319, test de log-rank) (Tableau 8a). Le bénéfice en terme de survie sans progression a été observé de façon homogène dans la plupart des sous-groupes de patients analysés en fonction de la gravité de la maladie à l’inclusion (stades A à C de Binet) (Tableau 8b).

Tableau 8a

Traitement de première ligne de la leucémie lymphoïde chronique

 

 

Résumé des résultats d’efficacité de MabThera + FC vs FC seule - durée médiane

 

d’observation : 48,1 mois

 

 

 

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

Réduction du

 

 

(Estimation Kaplan-Meier)

risque

 

 

FC

R-FC

Valeur de p

 

 

 

(N = 409)

(N=408)

(Log-Rank)

 

Survie sans progression (SSP)

32,8

55,3

<0,0001

45 %

 

 

 

 

 

 

Survie globale

 

NA

NA

0,0319

27%

 

 

 

 

 

Survie sans événement

31,3

51,8

<0,0001

44%

 

 

 

 

 

Taux de réponse (RC, RPn ou RP)

72,6%

85,8%

<0,0001

n.a.

Taux de réponse complète

16,9%

36,0%

<0,0001

n.a.

 

 

 

 

 

Durée de la réponse*

36,2

57,3

<0,0001

44%

Survie sans maladie**

48,9

60,3

0,0520

31%

Temps jusqu’à un nouveau

47,2

69,7

<0,0001

42%

traitement

 

 

 

 

 

Taux de réponse et taux de RC analysés en

utilisant le test du chi

2. NA : non atteint

n.a. : non

applicable

* : applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC, RPn, RP ;

 

 

**: applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC ;

 

 

 

Tableau 8b Traitement de première ligne de la leucémie lymphoïde chronique

Hazard ratios de la survie sans progression en fonction du stade Binet (analyse en sous-groupes, en ITT) - durée médiane d’observation : 48,1 mois

Survie sans progression (SSP)

Nombre de

Hazard Ratio (IC à

Valeur de p

 

patients

95%)

(test de Wald,

 

FC

R-FC

 

non ajusté)

Stade A de Binet

0,39 (0,15 ; 0,98)

0,0442

 

 

 

 

 

Stade B de Binet

0,52 (0,41 ; 0,66)

<0,0001

 

 

 

 

 

Stade C de Binet

0,68 (0,49 ; 0,95)

0,0224

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IC: intervalle de confiance

 

 

 

 

Dans l’étude LLC en rechute ou réfractaire, la survie sans progression médiane (critère principal) a été de 30,6 mois dans le groupe R-FC comparée à 20,6 mois dans le groupe FC (p = 0,0002, test log- rank). Le bénéfice en terme de survie sans progression a été observé dans presque tous les sous- groupes de patients analysés en fonction de la gravité de la maladie à l’inclusion. Une légère amélioration mais non significative de la survie globale a été rapportée dans le groupe R-FC, comparé au groupe FC.

Tableau 9

Traitement de la leucémie lymphoïde chronique en rechute ou réfractaire

 

Résumé des résultats d’efficacité de MabThera + FC vs FC seule (durée médiane

 

d’observation : 25,3 mois)

 

 

 

 

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

 

Réduction du

 

 

(Estimation Kaplan-Meier)

 

risque

 

 

FC

 

R-FC

Valeur de p

 

 

 

 

(N = 276)

 

(N=276)

(Log-Rank)

 

 

Survie sans progression (SSP))

20,6

 

30,6

0,0002

 

35%

 

 

 

 

 

 

 

 

Survie globale

 

51,9

 

NA

0,2874

 

17%

 

 

 

 

 

 

 

Survie sans événement

19,3

 

28,7

0,0002

 

36%

 

 

 

 

 

 

 

Taux de réponse (RC, RPn ou RP)

58,0%

 

69,9%

0,0034

 

n.a.

Taux de réponse complète

13,0%

 

24,3%

0,0007

 

n.a.

Durée de la réponse*

27,6

 

39,6

0,0252

 

31%

Survie sans maladie**

42,2

 

39,6

0,8842

 

-6%

Temps jusqu’à un nouveau

34,2

 

NA

0,0024

 

35%

traitement de la LLC

 

 

 

 

 

 

Taux de réponse et taux de RC analysés en

utilisant le test du chi 2.

 

 

 

 

* : applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC, RPn, RP ;

NA : non atteint

n.a. : non applicable

**: applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC ;

 

 

 

 

Les résultats d’autres études utilisant MabThera en association à une autre chimiothérapie (dont CHOP, FCM, PC, PCM, bendamustine et cladribine) dans le traitement de la LLC en première ligne et/ou en rechute ou réfractaire ont également démontré des taux élevés de réponse globale avec un bénéfice en terme de survie sans progression et une toxicité (notamment myélotoxicité) légèrement

plus élevée. Ces études justifient l’utilisation de MabThera avec toute chimiothérapie.

Les données recueillies chez près de 180 patients prétraités par MabThera ont démontré un bénéfice clinique (dont des réponses complètes) et sont en faveur d’un retraitement par MabThera.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec MabThera dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique présentant un lymphome folliculaire et une leucémie lymphoïde chronique. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.

Expérience clinique dans la polyarthrite rhumatoïde

L’efficacité et la tolérance de MabThera dans la réduction des signes et symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, chez les patients ayant présenté une réponse inadéquate aux anti-TNF, ont été démontrées dans unessai pivot multicentrique, randomisé, contrôlé et en double insu (essai 1).

L’essai 1 a évalué 517 patients ayant présenté une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs traitements par anti-TNF. Les patients éligibles étaient atteints de polyarthrite rhumatoïde active, diagnostiquée selon les critères de l’ACR (American College of Rheumatology). MabThera a été administré en 2 perfusions IV à 15 jours d’intervalle. Les patients ont reçu 2 perfusions intraveineuses de 1000 mg de MabThera ou de placebo, en association au méthotrexate. Tous les patients ont reçu un traitement concomitant par 60 mg de prednisone par voie orale les jours 2 à 7 puis par 30 mg les jours 8 à 14 après la première perfusion. Le critère principal de jugement était la proportion de patients ayant obtenu une réponse ACR20 à la 24ème semaine. Les patients ont été suivis au-delà de la 24ème semaine pour une évaluation à long terme, incluant un bilan radiologique à 56 et à

104 semaines. Durant cette période, 81 % des patients issus du groupe placebo initial ont reçu MabThera entre la semaine 24 et la semaine 56 dans le cadre d’une extension du protocole en ouvert.

Les essais sur MabThera chez les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde précoce (patients naïfs de méthotrexate ou avec une réponse inadéquate au méthotrexate mais n’ayant pas encore été traités par anti-TNF) ont atteint leurs objectifs principaux. MabThera n’est pas indiqué chez ces patients tant que les données de tolérance à long terme sont insuffisantes, notamment en ce qui concerne le risque de développer des tumeurs malignes et une LEMP.

Résultats d'efficacité clinique

MabThera en association au méthotrexate a significativement augmenté la proportion de patients présentant une amélioration d’au moins 20 % du score ACR comparativement aux patients traités par le méthotrexate seul (Tableau 10). Dans l’ensemble des études de développement, le bénéfice du traitement était similaire chez tous les patients, indépendamment de l’âge, du sexe, de la surface corporelle, de la race, du nombre de traitements antérieurs ou de l'évolution de la maladie.

Une amélioration cliniquement et statistiquement significative de tous les paramètres de la réponse ACR (nombres d’articulations gonflées et douloureuses, évaluations globales par le patient et par le médecin, indice d'incapacité (HAQ), évaluation de la douleur et protéine C-réactive (mg/dl)) a également été observée.

Tableau 10 Résumé des résultats d’efficacité dans l’essai 1 (Population ITT)

 

Résultat

Placebo+MTX

MabThera+MTX

 

 

 

 

(2 x 1000 mg)

Essai 1

 

N = 201

N = 298

 

 

 

 

 

 

ACR20

(18 %)

153 (51 %)***

 

ACR50

(5 %)

80 (27 %)***

 

ACR70

3 (1 %)

37 (12 %)***

 

 

 

 

 

 

Réponse EULAR

(22%)

193 (65%)***

 

(Bonne/Modérée)

 

 

 

 

Variation moyenne du

-0,34

-1,83***

 

score DAS

 

 

 

 

 

 

 

 

† Résultats à 24 semaines

Différence significative avec le placebo + méthotrexate au moment de l’évaluation du critère primaire : *** p ≤ 0,0001

Les patients traités par MabThera en association au méthotrexate ont obtenu une réduction du score d’activité de la maladie (DAS28) significativement plus importante que les patients traités uniquement par méthotrexate (Tableau 10).

De même, dans toutes les études, la proportion de patients obtenant une réponse EULAR (European League Against Rheumatism) bonne ou modérée a été significativement plus élevée sous MabThera + méthotrexate que sous méthotrexate seul (Tableau 10).

Résultats radiologiques

Les dommages articulaires structuraux ont été évalués par radiographie et exprimés par la variation du score total de Sharp modifié (mTSS) et de ses composants, le score d’érosion et le score de pincement articulaire.

L’essai 1 a été conduite chez des patients présentant une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs anti-TNF. Dans cette étude, à 56 semaines, la progression radiographique a été significativement moindre chez les patients ayant reçu MabThera en association au méthotrexate par rapport aux patients ayant reçu initialement du méthotrexate seul. Quatre-vingt-un pourcent des patients traités initialement par méthotrexate seul ont reçu MabThera entre les semaines 16 et 24 ("rescue phase") ou dans le protocole d’extension, avant la semaine 56. Le pourcentage de patients sans progression radiographique après 56 semaines a été également significativement plus élevé dans le groupe de patients traités à l’origine par MabThera/MTX (Tableau 11).

Tableau 11

Résultats radiographiques à un an dans l’étude 1 (population en ITT modifiée)

 

 

Placebo+MTX

MabThera +MTX

 

 

 

2 × 1000 mg

 

 

 

 

Essai 1

 

(n = 184)

(n = 273)

Variation moyenne depuis l’inclusion

 

1,01*

Score total de Sharp modifié

2,30

 

 

 

 

Score d’érosion

 

1,32

0,60*

 

 

 

Score de pincement articulaire

0.98

0,41**

 

 

 

Pourcentage de patients sans progression

46%

53%, NS

radiographique

 

 

 

Pourcentage de patients sans modification de

52%

60%, NS

l’érosion

 

 

 

Dans l’essai 1, au bout d’un an, 150 patients randomisés au départ dans le groupe de traitement placebo+MTX ont reçu au moins un cycle de traitement avec Rituximab+méthotrexate.

* p < 0,05, ** p < 0,001. Abréviation : NS, non significatif.

L’inhibition du taux de progression des dommages articulaires a également été observée sur le long terme. Dans l’essai 1, l’analyse radiographique à 2 ans, chez les patients sous MabThera + méthotrexate, par rapport aux patients sous méthotrexate seul, a démontré : une réduction significative de la progression des dommages articulaires structuraux et une proportion significativement supérieure de patients sans progression des dommages articulaires au-delà de 2 ans.

Résultats sur la fonction physique et la qualité de vie

Des diminutions significatives de l’indice d’incapacité (HAQ-DI) et du score de fatigue (FACIT- Fatigue) ont été observées chez les patients traités par MabThera comparés à ceux traités par méthotrexate seul. La proportion de patients atteignant une différence minimale cliniquement pertinente (MCID) de l’indice d’incapacité (HAQ-DI) (définie par la diminution du score total individuel > 0,22), a également été plus élevée chez les patients sous MabThera que sous méthotrexate seul (Tableau 12).

Une amélioration significative de la qualité de vie a été démontrée avec une amélioration significative à la fois du score de capacité physique (PHS) et du score de capacité mentale (MHS) du SF-36. De plus, une proportion plus élevée de patients a atteint des différences minimales cliniquement pertinentes (MCIDs) pour ces scores (Tableau 12).

Tableau 12 Résultats des scores de fonction physique et de qualité de vie à 24 semaines dans l’essai 1

Résultats†

Placebo+MTX

MabThera+MTX

 

 

(2 x 1000 mg)

 

n=201

n=298

Evolution moyenne de l’indice d’incapacité

0,1

-0,4***

HAQ-DI

 

 

% HAQ-DI MCID

20%

51%

Evolution moyenne de l’indice de fatigue

-0,5

-9,1***

FACIT-T

n=197

n=294

 

Evolution moyenne du score physique

0,9

5,8***

(PHS) du SF-36

 

48%***

% SF-36 PHS MCID

13%

Evolution moyenne du score mental (MHS)

1,3

4,7**

du SF-36

 

38%*

% SF-36 MHS MCID

20%

† Résultats à 24 semaines

Différences significatives par rapport au placebo à la première évaluation: * p < 0,05, **p < 0,001 ***p ≤ 0,0001 MCID HAQ-DI ≥ 0,22, MCID SF-36 PHS > 5,42, MCID SF-36 MHS > 6,33

Efficacité chez les patients séropositifs aux autoanticorps (FR et/ou anti-CCP)

Une meilleure efficacité a été observée chez les patients séropositifs au facteur rhumatoïde (FR) et/ou aux anti-CCP (anticorps antipeptides citriques citrullinés), traités par MabThera en association au MTX, comparés aux patients séronégatifs à ces auto-anticorps.

Les résultats d’efficacité chez les patients traités par MabThera ont été analysés selon leur statut d’autoanticorps avant le début du traitement. A la 24ème semaine, les patients séropositifs au FR et/ou aux anti-CCP lors de l’inclusion, ont eu une probabilité significativement augmentée d’obtenir une réponse aux critères ACR20 et ACR50, comparés aux patients séronégatifs (p=0,0312 et p=0,0096) (Tableau 13). A la semaine 48, cette observation s’est confirmée avec également une augmentation significative de la probabilité d’obtenir une réponse ACR70 chez les patients séropositifs aux autoanticorps. A la semaine 48, les patients séropositifs avaient 2 à 3 fois plus de chance d’obtenir une réponse ACR que les patients séronégatifs. Les patients séropositifs ont également montré une diminution du score DAS28-VS significativement plus importante que les patients séronégatifs (Figure 1).

Tableau 13

Synthèse de l’efficacité en fonction des statuts des

autoanticorps à l’inclusion

 

 

Semaine 24

 

Semaine 48

 

 

Séropositifs

Séronégatifs

 

Séropositifs

Séronégatifs

 

 

(n=514)

(n=106)

 

(n=506)

(n=101)

ACR20 (%)

 

62,3*

50,9

 

71,1*

51,5

ACR50 (%)

 

32,7*

19,8

 

44,9**

22,8

ACR70 (%)

 

12,1

5,7

 

20,9*

6,9

Réponse EULAR (%)

74,8*

62,9

 

84,3*

72,3

Evolution moyenne du

-1,97**

-1,50

 

-2,48***

-1,72

DAS28-VS

 

 

 

 

 

 

Les seuils de significativité sont définis par: * p < 0,05 **p < 0,001, ***p < 0,0001.

Figure 1: Evolution depuis l’inclusion du score DAS28-VS selon le statut d’autoanticorps à l’inclusion:

Efficacité à long terme après plusieurs cycles de traitement

Sur plusieurs cycles de traitement et dans toutes les populations de patients étudiées (Figure 2), le traitement par MabThera associé au méthotrexate a montré une amélioration prolongée des signes cliniques et des symptômes de la PR (selon les scores ACR, DAS28-VS, et les réponses EULAR). Il a été observé une amélioration soutenue de la fonction physique mesurée par le score HAQ-DI et la proportion de patients atteignant le MCID pour le score HAQ-DI.

Figure 2: Réponses ACR pour 4 cycles de traitement mesurées 24 semaines après chaque cycle (par patient, par visite) chez les patients ayant une réponse inadéquate aux anti- TNF (n=146)

 

 

 

 

 

 

 

 

patients

 

 

ACR50

 

 

 

 

 

ACR20

 

 

 

 

 

 

 

of

 

 

ACR70

 

 

%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1st

2nd

3rd

4th

 

Course

Course

Course

Course

Résultats des analyses biologiques

Au total, 392/3095 (12,7%) patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ont eu des taux d'anticorps humains anti-chimériques (HACA positif) dans les études cliniques, après un traitement par MabThera. L’émergence des HACA n’a pas été associée à une détérioration clinique ou à un risque accru de réactions aux perfusions ultérieures chez ces patients. La présence d'HACA peut être associée à une aggravation des réactions liées à la perfusion ou à des réactions allergiques suivant la seconde perfusion des traitements ultérieurs.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec rituximab dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique

présentant une arthrite auto-immune. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.

Expérience clinique dans la granulomatose avec polyangéite (Wegener) et la polyangéite microscopique

Au total, 197 patients âgés de 15 ans et plus atteints de granulomatose avec polyangéite (75%) et de polyangéite microscopique (24%) sévères actives ont été inclus et traités dans un essai de non- infériorité versus comparateur actif, randomisée, en double aveugle, multicentrique.

Les patients ont été randomisés selon un rapport de 1/1 afin de recevoir soit du cyclophosphamide par voie orale une fois par jour (2 mg/kg/jour) pendant 3 à 6 mois, soit MabThera (375 mg/m2) une fois par semaine pendant 4 semaines. Tous les patients inclus dans le bras cyclophosphamide ont reçu de l’azathioprine en traitement d’entretien durant la période de suivi. Les patients des deux bras ont reçu 1 000 mg de méthylprednisolone en bolus intraveineux (IV) (ou un autre glucocorticoïde à une dose équivalente) par jour les jours 1 à 3, suivi par de la prednisone par voie orale (1 mg/kg/jour, sans dépasser 80 mg/jour). La diminution progressive de la dose de prednisone devait être terminée dans un délai de six mois à partir du début du traitement à l’essai.

Le critère d’évaluation principal a été l’obtention d’une rémission complète à 6 mois, définie par un Score d’activité de la vascularite de Birmingham pour la granulomatose de Wegener (Birmingham Vasculitis Activity Score for Wegener’s Granulomatosis, BVAS/WG) de 0, et l’arrêt du traitement par les glucocorticoïdes. La marge de non-infériorité pré spécifiée pour la différence entre les traitements a été de 20 %. L’essai a démontré la non-infériorité de MabThera par rapport au cyclophosphamide pour l’obtention d’une rémission complète (RC) à 6 mois (Tableau 14).

L’efficacité a été observée chez les patients présentant une maladie nouvellement diagnostiquée et chez les patients présentant une maladie récidivante (Tableau 15).

Tableau 14 Pourcentage de patients ayant atteint une rémission complète à 6 mois (Population en intention de traiter*)

 

MabThera

Cyclophosphamide

Différence entre les

 

(n 99)

(n 98)

traitements

 

 

 

(MabThera-

 

 

 

Cyclophosphamide)

 

 

 

 

Taux

63,6 %

53,1 %

10,6 %

 

 

 

IC à 95,1%b

 

 

 

( 3,2 % ; 24,3 %) a

 

 

 

 

IC = intervalle de confiance.

* Imputation la plus défavorable des cas

a La non-infériorité a été démontrée dans la mesure où la borne inférieure de l’intervalle de confiance (-3,2 %) était supérieure à la marge de non-infériorité prédéterminée (-20 %).

b L’intervalle de confiance à 95,1% reflète une erreur supplémentaire alpha de 0,001 afin de tenir compte de l’analyse intermédiaire d’efficacité.

Tableau 15 Rémission complète à 6 mois selon le statut de la maladie

 

MabThera

Cyclophosphamide

Difference (IC à 95%)

 

 

 

 

Tous les patients

n=99

n=98

 

Patients nouvellement

n=48

n=48

 

diagnostiqués

 

 

 

Patients en rechute

n=51

n=50

 

 

 

 

 

Rémission complète

 

 

 

 

 

 

 

Tous les patients

63,6%

53,1%

10,6% (-3,2 ; 24,3)

 

 

 

 

Patients nouvellement

60,4%

64,6%

− 4,2% (− 23,6 ; 15,3)

diagnostiqués

 

 

 

 

 

 

 

Patients en rechute

66,7%

42,0%

24,7% (5,8 ; 43,6)

 

 

 

 

Imputation la plus défavorable est appliquée en cas de données manquantes

Rémission complète à 12 et 18 mois

Dans le groupe MabThera, 48 % des patients ont obtenu une RC à 12 mois, et 39 % des patients présentaient une RC à 18 mois. Chez les patients traités par le cyclophosphamide (suivi par l’azathioprine pour maintenir la rémission complète), 39 % des patients ont obtenu une RC à 12 mois, et 33 % des patients présentaient une RC à 18 mois. Entre 12 et 18 mois, 8 rechutes ont été observées dans le groupe MabThera comparées à quatre dans le groupe cyclophosphamide.

Retraitement avec MabThera

Sur la base du jugement de l’investigateur, 15 patients ont reçu un deuxième cycle de MabThera pour le traitement d’une rechute de la maladie survenue entre 6 et 18 mois après le premier cycle de MabThera. Les données limitées de cet essai ne permettent pas de tirer de conclusions concernant l’efficacité des cycles ultérieurs de MabThera chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique.

Un traitement immunosuppresseur prolongé peut être approprié notamment chez les patients à risque de rechute (c’est-à-dire antécédents de rechute précoce et GPA, ou patients présentant une reconstitution lymphocytaire B associée à la présence d’anticorps PR3 ANCA). Lorsque le traitement par MabThera a permis l’obtention de la rémission, un traitement immunosuppresseur prolongé peut être envisagé afin de prévenir la rechute. L’efficacité et la sécurité d’un traitement d’entretien par MabThera n’ont pas été établies.

Évaluations biologiques

Au total, 23/99 (23 %) patients traités par MabThera au cours de l’essai se sont avérés positifs pour les HACA à 18 mois. Aucun des 99 patients traités par MabThera n’était positif aux HACA lors de la sélection. La signification clinique de l’apparition d’HACA chez les patients traités par MabThera n’a pas été établie.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

Lymphomes non-hodgkiniens

A partir d’une étude pharmacocinétique d’une population de patients atteints d’un lymphome non- hodgkinien (n=298) ayant reçu en perfusion unique ou répétée MabThera seul ou en association avec

une chimiothérapie « CHOP » (les doses administrées de MabThera allant de 100 à 500 mg/m2), la clairance non spécifique (CL1), la clairance spécifique(CL2), probablement fonction des lymphocytes B ou de la masse tumorale, et le volume de distribution du compartiment central (V1) ont été estimés respectivement à 0,14 L/jour, 0,59 L/jour et 2,7 L. La demi-vie médiane d’élimination terminale estimée de MabThera était de 22 jours (valeurs extrêmes, 6,1 à 52 jours). Le taux initial de cellules CD19-positives et la taille des lésions tumorales mesurables ont contribué à la variabilité de la CL2 de MabThera, d’après les données issues de 161 patients ayant reçu 375 mg/m2 en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 4 semaines. Les patients ayant un nombre plus élevé de cellules CD19-positives ou avec une masse tumorale de taille plus importante avaient une CL2 plus élevée. Cependant, une grande part de la variabilité inter-individuelle de la CL2 persistait après correction du nombre de cellules CD-19 positives et de la taille des lésions tumorales. V1 variait en fonction de la surface corporelle et de la chimiothérapie « CHOP ». Cette variabilité de V1 (27,1 % et 19,0 %) liée respectivement à la surface corporelle (1,53 à 2,32 m2) et à l’association à une chimiothérapie « CHOP » a été relativement faible. L’âge, le sexe, la race et l’état général selon le score OMS ne modifiaient pas la pharmacocinétique de MabThera. Cette analyse suggère que l’ajustement des doses de MabThera en fonction des différentes covariables testées ne devrait pas entraîner une diminution significative de la variabilité pharmacocinétique.

La Cmax moyenne après la quatrième perfusion de MabThera, administré en perfusion intraveineuse à la dose de 375 mg/m2 une fois par semaine pendant 4 semaines chez 203 patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien non précédemment traité par MabThera, a été de 486 µg/ml (valeurs extrêmes, 77,5 à 996,6 µg/mL). Le rituximab a été détecté dans le sérum des patients 3 à 6 mois après la fin du dernier traitement.

Lors de l’administration de MabThera à la dose de 375 mg/m2 en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 8 semaines à 37 patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien, la Cmax moyenne a augmenté après chaque perfusion, à partir d’une valeur moyenne de 243 µg/mL (valeurs extrêmes, 16 à 582 µg/mL) après la première perfusion jusqu’à 550 µg/mL (valeurs extrêmes, 171 à 1177 µg/mL) après la huitième perfusion.

Le profil pharmacocinétique de MabThera administré en 6 perfusions de 375 mg/m2 en association à 6 cycles de chimiothérapie « CHOP » a été similaire à celui observé avec MabThera seul.

Leucémie lymphoïde chronique

MabThera a été administré en perfusion intraveineuse à la posologie de 375 mg/m2 pour le premier cycle, puis augmentée à 500 mg/m2 pour chacun des 5 cycles suivants, en association à la fludarabine et cyclophosphamide chez les patients atteints de LLC. La Cmax moyenne (N=15) a été de 408 µg/mL (valeurs extrêmes, 97 à 764 µg/mL) après la cinquième perfusion de 500 mg/m2 et la demi-vie terminale moyenne a été de 32 jours (valeurs extrêmes, 14 à 62 jours).

Polyarthrite rhumatoïde

Après deux perfusions IV de 1000 mg de MabThera effectuées à 14 jours d’intervalle, la demi-vie terminale moyenne était de 20,8 jours (8,58 à 35,9 jours), la clairance systémique moyenne était de 0,23 L/jour (0,091 à 0,67 L/jour), et le volume de distribution moyen à l’état d'équilibre était de 4,6 L (1,7 à 7,51 L). L’analyse de pharmacocinétique de population effectuée sur les mêmes données a conduit à des valeurs moyennes similaires pour la clairance systémique et la demi-vie, c'est-à-dire respectivement 0,26 L/jour et 20,4 jours. Cette analyse a également révélé que la surface corporelle et le sexe constituaient les covariables les plus importantes pour expliquer la variabilité inter-individuelle des paramètres pharmacocinétiques. Après ajustement par rapport à la surface corporelle, les sujets de sexe masculin avaient un volume de distribution plus important et une clairance plus rapide que les sujets de sexe féminin. Ces différences pharmacocinétiques liées au sexe ne sont pas considérées comme cliniquement significatives et ne nécessitent donc aucune adaptation posologique. On ne dispose d’aucune donnée pharmacocinétique concernant les patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale.

La pharmacocinétique du rituximab a été évaluée après deux administrations IV de 500 mg et 1000 mg au jour 1 et 15 dans quatre études. Pour toutes les études, et dans la limite des doses étudiées, la pharmacocinétique du rituximab a été dose-dépendante. Après la première perfusion, la Cmax moyenne sérique du rituximab variait de 157 à 171 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 298 à 341 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. Après la deuxième perfusion, la Cmax moyenne variait entre 183 et 198 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 355 à 404 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. La demi-vie d’élimination terminale moyenne variait de 15 à 16 jours à la dose 2 x 500 mg, et de 17 à 21 jours à la dose 2 x 1000 mg. La Cmax moyenne était 16 à 19% plus élevée après la deuxième perfusion qu’après la première pour les 2 doses.

La pharmacocinétique du rituximab a été évaluée après deux administrations IV de 500 mg et de 1000 mg lors du deuxième cycle de traitement. La Cmax moyenne sérique du rituximab après la première perfusion variait de 170 à 175 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 317 à 370 µg/mL à la dose

2 x 1000 mg. La Cmax après la deuxième perfusion a été de 207 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et variait de 377 à 386 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. La demi-vie d’élimination terminale moyenne après la

deuxième perfusion du deuxième cycle de traitement, était de 19 jours à la dose 2 x 500 mg, et variait de 21 à 22 jours à la dose 2 x 1000 mg. Les paramètres pharmacocinétiques du rituximab ont été comparables sur les deux cycles de traitement.

Après le même schéma posologique (2 x 1000 mg, I.V., à 2 semaines d’intervalle), les paramètres pharmacocinétiques des patients ayant une réponse inadéquate aux anti-TNF étaient comparables, avec une concentration sérique maximale moyenne de 369 g/mL et une demi-vie terminale moyenne de 19,2 jours.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Sur la base de l’analyse des données pharmacocinétiques de population recueillies chez 97 patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique ayant reçu quatre doses de MabThera à 375 mg/m² une fois par semaine, la demi-vie d’élimination terminale médiane estimée a été de 23 jours (comprise entre 9 et 49 jours).

La clairance moyenne et le volume de distribution de MabThera ont été respectivement de 0,313 l/jour (comprise entre 0,116 et 0,726 l/jour) et de 4,50 l (compris entre 2,25 et 7,39 l). Les paramètres pharmacocinétiques de MabThera chez ces patients apparaissent similaires à ceux observés chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

5.3Données de sécurité préclinique

Le rituximab s'est révélé hautement spécifique de l'antigène CD20 des lymphocytes B. Les études de toxicité chez le singe cynomolgus n’ont révélé aucun autre effet que la diminution pharmacologique prévue du nombre des lymphocytes B dans le sang circulant et les tissus lymphoïdes.

Des études de toxicité sur le développement ont été effectuées chez le singe cynomolgus à des doses atteignant 100 mg/kg (traitement les 20 à 50ème jours de la gestation) et n’ont révélé aucune fœtotoxicité imputable au rituximab. On a cependant observé, dans les organes lymphoïdes des fœtus, une déplétion pharmacologique en lymphocytes B dépendant de la dose ; cette déplétion persistait après la naissance et s’accompagnait d’une diminution des taux d’IgG chez le nouveau-né animal. Chez ces animaux, les numérations des lymphocytes B se sont normalisées dans les 6 mois suivant la naissance et n'ont pas interféré sur la réaction à la vaccination.

Les tests standards de recherche du pouvoir mutagène n'ont pas été effectués, car ils ne peuvent pas s'appliquer à cette molécule.

Il n'a pas été effectué d'étude à long terme chez l'animal pour déterminer le pouvoir carcinogène du rituximab.

Aucune étude spécifique n’a été réalisée pour déterminer les effets du rituximab sur la fertilité. D’une manière générale, les études de toxicité réalisées chez le singe cynomolgus n’ont mis en évidence aucun effet délétère sur les organes de la reproduction chez les mâles ou les femelles.

6.DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Citrate de sodium

Polysorbate 80

Chlorure de sodium

Hydroxyde de sodium

Acide chlorhydrique

Eau pour préparations injectables

6.2Incompatibilités

Il n'a pas été observé d'incompatibilité entre MabThera et les poches et tubulures de perfusion en chlorure de polyvinyle ou en polyéthylène.

6.3Durée de conservation

Flacon fermé 30 mois

Après dilution

La solution diluée de MabThera pour perfusion est physiquement et chimiquement stable pendant 24 heures entre +2°C et +8°C et pendant 12 heures supplémentaires à température ambiante.

Sur le plan microbiologique, la solution diluée pour perfusion doit être utilisée immédiatement. Si elle n'est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation jusqu'à l'emploi sont sous la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre +2°C et +8°C, à moins que la dilution n'ait été réalisée dans des conditions d'asepsie contrôlées et validées.

6.4Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacons en verre incolore de type I avec bouchon en caoutchouc butyl, contenant 100 mg de rituximab dans 10 mL. Boîte de 2 flacons.

6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation

MabThera est conditionné en flacons stériles à usage unique, apyrogènes et sans conservateur.

Prélever de façon aseptique la quantité nécessaire de MabThera et diluer MabThera dans une poche à perfusion contenant une solution aqueuse apyrogène et stérile de chlorure de sodium à 9 mg/mL

(0,9 %) ou de D-glucose à 5 % afin d’obtenir une concentration comprise entre 1 et 4 mg/mL. Pour mélanger la solution, retourner doucement la poche de manière à éviter la formation de mousse. Prendre les précautions nécessaires pour assurer la stérilité de la solution préparée. Le produit ne comportant ni conservateur antimicrobien ni agent bactériostatique, les manipulations doivent se faire de manière aseptique. Avant toute administration, les médicaments destinés à la voie parentérale doivent faire l'objet d'un examen visuel à la recherche de particules ou d'un changement de couleur.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Roche Registration Limited

6 Falcon Way

Shire Park

Welwyn Garden City

AL7 1TW

Royaume-Uni

8.NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/98/067/001

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de la première autorisation : 2 juin 1998

Date du dernier renouvellement : 2 juin 2008

10.DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu/

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

MabThera 500 mg solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque mL contient 10 mg de rituximab.

Chaque flacon contient 500 mg de rituximab.

Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique murin/humain obtenu par génie génétique ; il s'agit d'une immunoglobuline glycosylée associant d'une part les régions constantes d’une IgG1 humaine et d'autre part les régions variables des chaînes légères et lourdes d'origine murine. Cet anticorps est produit par une culture de cellules de mammifères (ovaires de hamster chinois) et purifié par chromatographie d’affinité et échange d’ions, comportant des procédés d’inactivation et d’élimination virales spécifiques.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution à diluer pour perfusion.

Liquide limpide et incolore.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

MabThera est indiqué chez les patients adultes dans les indications suivantes :

Lymphomes non-hodgkiniens (LNH)

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie pour le traitement des patients présentant un lymphome folliculaire de stade III-IV n’ayant jamais été précédemment traités.

MabThera en traitement d’entretien est indiqué chez les patients présentant un lymphome folliculaire répondant à un traitement d’induction.

MabThera en monothérapie est indiqué pour le traitement des patients atteints de lymphomes folliculaires de stade III-IV en cas de chimiorésistance ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie.

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie "CHOP" (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisolone) pour le traitement des patients présentant un lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B, CD20 positif.

Leucémie lymphoïde chronique (LLC)

MabThera en association à une chimiothérapie est indiqué pour le traitement des patients atteints de LLC, non précédemment traités et en rechute ou réfractaires. Les données disponibles sur l'efficacité et la tolérance sont limitées chez les patients précédemment traités par des anticorps monoclonaux dont MabThera, ou chez les patients réfractaires à un traitement antérieur par MabThera en association à une chimiothérapie.

Voir rubrique 5.1 pour plus d’informations.

Polyarthrite rhumatoïde

MabThera en association au méthotrexate est indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde active, sévère, chez les patients adultes qui ont présenté une réponse inadéquate ou une intolérance aux traitements de fond, dont au moins un inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (anti-TNF).

Il a été montré que MabThera, en association au méthotrexate, réduit le taux de progression des dommages structuraux articulaires mesurés par radiographie et améliore les capacités fonctionnelles.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

MabThera, en association aux glucocorticoïdes, est indiqué pour le traitement d’induction de la rémission des patients adultes atteints de granulomatose avec polyangéite (GPA) (maladie de Wegener) et de polyangéite microscopique (PAM) sévères et actives.

4.2 Posologie et mode d’administration

MabThera doit être administré sous étroit contrôle d’un professionnel de santé expérimenté et dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles (voir rubrique 4.4).

Une prémédication composée d’un antipyrétique et d’un antihistaminique, par exemple paracétamol et diphénhydramine, doit toujours être donnée avant chaque administration de MabThera.

Une prémédication par glucocorticoïde doit être envisagée si MabThera n’est pas associé à une chimiothérapie contenant un glucocorticoïde pour le traitement des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien et d’une leucémie lymphoïde chronique.

Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde doivent recevoir une prémédication par 100 mg de méthylprednisolone par voie intraveineuse, qui doit être terminée 30 minutes avant les perfusions de MabThera, afin de réduire la fréquence et la sévérité des réactions liées à la perfusion (RLPs).

Chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener) ou de polyangéite microscopique, l’administration de la méthylprednisolone par voie intraveineuse à une posologie de 1 000 mg par jour est recommandée pendant 1 à 3 jours avant la première perfusion de MabThera (la dernière dose de méthylprednisolone peut être administrée le même jour que la première perfusion de MabThera). Ce traitement doit être poursuivi par l’administration de prednisone orale à la dose de 1 mg/kg/jour (sans dépasser 80 mg/jour, et avec réduction progressive de la posologie aussi rapide que possible en fonction de la clinique) pendant et après le traitement par MabThera.

Posologie

Il est important de vérifier les étiquettes des médicaments afin de s’assurer que la formulation appropriée (intraveineuse ou sous-cutanée) est administrée au patient, conformément à la prescription.

Lymphomes non-hodgkiniens

Lymphome folliculaire non-hodgkinien

Association de traitement

La posologie de MabThera en association à une chimiothérapie en traitement d’induction chez les patients atteints de lymphome folliculaire n’ayant jamais été précédemment traités, en rechute ou réfractaires, est de 375 mg/m² de surface corporelle par cure et ce, jusqu’à 8 cures.

MabThera doit être administré le premier jour de chaque cure de chimiothérapie et ceci après administration intraveineuse du glucocorticoïde du protocole, si approprié.

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

La posologie de MabThera recommandée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire non précédemment traité ayant répondu à un traitement d’induction, est de

375 mg/m² de surface corporelle, administrés une fois tous les 2 mois (en commençant 2 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

La posologie de MabThera recommandée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ayant répondu à un traitement d’induction, est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés une fois tous les trois mois (en commençant 3 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Monothérapie

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

La posologie de MabThera recommandée en monothérapie, dans le cadre d’un traitement d’induction chez les patients adultes atteints de lymphome folliculaire de stade III-IV chimiorésistants ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie, est de 375 mg/m2 de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines.

La posologie recommandée dans le cas d’un retraitement par MabThera en monothérapie chez les patients ayant un lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire qui avaient répondu à un traitement antérieur par MabThera en monothérapie est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines (voir rubrique 5.1).

Lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

MabThera doit être utilisé en association avec une chimiothérapie "CHOP". La posologie recommandée est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés le premier jour de chaque cure de chimiothérapie, pendant 8 cures, après perfusion intraveineuse du glucocorticoïde du protocole "CHOP". La tolérance et l'efficacité de MabThera n'ont pas été démontrées en association à d'autres chimiothérapies en cas de lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B.

Ajustements posologiques pendant le traitement

Aucune réduction de la dose de MabThera n’est recommandée. Lorsque MabThera est associé à une chimiothérapie, la réduction de dose pour les médicaments de chimiothérapie doit être appliquée selon le schéma habituel.

Leucémie lymphoïde chronique

Un traitement prophylactique par une hydratation appropriée et une administration d’uricostatiques 48 heures avant l’instauration du traitement est recommandé chez les patients atteints de LLC afin de réduire le risque de syndrome de lyse tumorale. Chez les patients ayant un nombre de lymphocytes > 25 x 109/l, une prémédication par 100 mg de prednisone/prednisolone par voie intraveineuse est

recommandée peu avant la perfusion de MabThera, afin de réduire le risque de réaction aiguë liée à la perfusion et/ou de syndrome de relargage des cytokines et leur sévérité.

La posologie recommandée de MabThera en association à une chimiothérapie chez les patients non précédemment traités et en rechute ou réfractaires est de 375 mg/m2 de surface corporelle, administrés à J0 du premier cycle, suivis par 500 mg/m2 de surface corporelle administrés à J1 de chaque cycle suivant, pour un total de 6 cycles. La chimiothérapie doit être administrée après la perfusion de MabThera.

Polyarthrite rhumatoïde

Les patients traités par MabThera doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion.

Un cycle de traitement par MabThera est constitué de deux perfusions intraveineuses de 1000 mg. La posologie recommandée de MabThera est de 1000 mg par perfusion intraveineuse, suivie d’une deuxième perfusion intraveineuse de 1000 mg à deux semaines d'intervalle.

La nécessité de cycles supplémentaires doit être évaluée à la 24ème semaine après le cycle précédent. Un nouveau cycle doit être instauré après ce délai s’il persiste une activité résiduelle de la maladie. Sinon, le retraitement devra être reporté et instauré dès que la maladie redevient active.

Des données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement atteinte dans les 16 à 24 semaines suivant le cycle initial de traitement. La prolongation du traitement doit être reconsidérée avec précaution chez les patients pour lesquels le bénéfice thérapeutique durant cette période n’a pas été mis en évidence.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Les patients traités par MabThera doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion.

La dose recommandée de MabThera pour le traitement d’induction de la rémission de la granulomatose avec polyangéite et de la polyangéite microscopique est de 375 mg/m² de surface corporelle, administrés en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 4 semaines (quatre perfusions au total).

Un traitement prophylactique de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii est recommandé chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite ou de polyangéite microscopique pendant et après le traitement par MabThera, de manière appropriée.

Populations particulières

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de MabThera chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Personnes âgées

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (plus de 65 ans).

Mode d’administration

La solution de MabThera préparée doit être administrée en perfusion intraveineuse réservée à ce seul produit. Elle ne doit pas être injectée rapidement ni en bolus.

Les patients doivent être étroitement surveillés en cas de début d’un syndrome de relargage de cytokines (voir rubrique 4.4). Chez les patients qui développent des signes évidents de réaction grave, notamment dyspnée sévère, bronchospasme ou hypoxie, la perfusion doit être interrompue immédiatement. Chez les patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien, il faudra pratiquer des examens biologiques appropriés pour mettre en évidence un syndrome de lyse tumorale et une radiographie thoracique pour détecter un infiltrat pulmonaire. Chez tous les patients, la perfusion ne doit pas être reprise avant disparition complète de tous les symptômes et avant normalisation des résultats biologiques et des clichés pulmonaires. La perfusion peut ensuite être reprise à une vitesse réduite au moins de moitié par rapport à la vitesse initiale. Si des réactions indésirables graves surviennent de nouveau, l’arrêt du traitement doit être sérieusement envisagé au cas par cas.

Des réactions légères ou modérées liées à la perfusion (RLP) (voir rubrique 4.8) répondent habituellement à une réduction de la vitesse de la perfusion. Celle-ci peut être augmentée en fonction de l’amélioration des symptômes.

Première perfusion

Il est recommandé de débuter la perfusion à une vitesse de 50 mg/h ; après les 30 premières minutes, la vitesse de perfusion pourra être augmentée par paliers de 50 mg/h toutes les 30 minutes jusqu’à un maximum de 400 mg/h.

Perfusions ultérieures

Toutes les indications

Lors des perfusions ultérieures de MabThera, la vitesse initiale pourra être de 100 mg/h, puis augmentée de 100 mg/h toutes les 30 minutes, jusqu'à un maximum de 400 mg/h.

Polyarthrite rhumatoïde uniquement

Possibilité d’un schéma de perfusion plus rapide pour les perfusions ultérieures

Si les patients n’ont pas présenté de réactions graves liées à leur première perfusion ou aux suivantes administrées à la posologie de 1000 mg de MabThera selon le schéma de perfusion standard, une perfusion plus rapide peut être administrée lors de la deuxième perfusion et des suivantes en utilisant la même concentration que pour les précédentes perfusions (4mg/mL dans un volume de 250 mL). Elles seront initiées à la vitesse de 250mg/heure durant les 30 premières minutes, puis poursuivies à 600mg/h au cours des 90 minutes suivantes. Si cette perfusion plus rapide est bien tolérée, ce schéma peut être utilisé lors des perfusions suivantes.

Les patients ayant une maladie cardiovasculaire cliniquement significative, notamment des arythmies, ou ayant présentés une réaction grave liée à la perfusion d’un précédent traitement biologique ou de rituximab, ne doivent pas recevoir ce schéma de perfusion plus rapide.

4.3 Contre-indications

Contre-indications d'utilisation dans les lymphomes non-hodgkiniens et dans la leucémie lymphoïde chronique

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, ou à l'un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

Contre-indications d'utilisation dans la polyarthrite rhumatoïde, la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, ou à l'un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

Insuffisance cardiaque sévère (New York Heart Association (NYHA) Classe IV) ou maladie cardiaque sévère non contrôlée (voir rubrique 4.4 concernant les autres maladies cardiovasculaires).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom de spécialité et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement inscrits dans le dossier du patient.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

Tous les patients traités par MabThera pour une polyarthrite rhumatoïde, ou pour une granulomatose avec polyangéite ou polyangéite microscopique doivent recevoir la carte de surveillance du patient lors de chaque perfusion. La carte de surveillance du patient contient des informations importantes de tolérance concernant l’augmentation du risque potentiel d’infections dont la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) .

De très rares cas de LEMP avec issue fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera. Les patients doivent être surveillés à intervalles réguliers, afin de détecter l’apparition ou l’aggravation de symptômes ou de signes neurologiques évocateurs d’une LEMP. En cas de suspicion d’une LEMP, la prochaine administration de MabThera devra être suspendue tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu. Le médecin devra examiner soigneusement le patient pour déterminer si les symptômes indiquent un dysfonctionnement neurologique, et si c’est le cas, il devra déterminer si ces symptômes sont évocateurs d’une LEMP. Un examen par un neurologue doit être envisagé.

En cas de doute, des examens complémentaires comprenant une IRM de préférence avec produit de contraste, un dosage de l’ADN du virus JC dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) et des examens neurologiques répétés, devront être envisagés

Le médecin devra être particulièrement attentif à l’apparition de symptômes évocateurs d’une LEMP que le patient pourrait ne pas remarquer (ex : symptômes cognitifs, neurologiques ou psychiatriques). Il conviendra de conseiller aux patients d’informer leur conjoint ou le personnel soignant de leur traitement, ceux-ci pouvant remarquer des symptômes dont les patients ne sont pas conscients.

En cas d’apparition d’une LEMP, le traitement par MabThera devra être définitivement arrêté.

Après reconstitution du système immunitaire chez les patients immunodéprimés ayant une LEMP, on a observé une stabilisation ou une amélioration de leur état. Actuellement on ne sait pas si la détection précoce d’une LEMP et l’arrêt du traitement par MabThera peuvent conduire à une telle stabilisation ou amélioration.

Lymphomes non-hodgkiniens et leucémie lymphoïde chronique

Réactions liées à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion, qui peuvent être provoquées par une libération de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Le syndrome de relargage des cytokines peut être indiscernable cliniquement de réactions d’hypersensibilité aiguës.

Ces différentes réactions, qui comprennent le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale et les réactions anaphylactiques et d’hypersensibilité, sont décrites ci-dessous. Elles ne sont pas spécifiquement liées à la voie d’administration de MabThera et peuvent être observées avec les deux formulations.

Des réactions sévères liées à la perfusion avec issue fatale ont été rapportées après commercialisation de MabThera en formulation intraveineuse, leur survenue se déclenchant entre 30 minutes et deux heures après le début de la première perfusion intraveineuse de MabThera. Elles étaient caractérisées par des événements pulmonaires et, dans certains cas, comprennaient une lyse tumorale rapide et les caractéristiques du syndrome de lyse tumorale, s’ajoutant à fièvre, frissons, rigidité, hypotension, urticaire, œdème de Quincke et d’autres symptomes (voir rubrique 4.8).

Le syndrome grave de relargage de cytokines est caractérisé par une dyspnée sévère, souvent accompagnée de bronchospasme et d’hypoxie, associés à de la fièvre, des frissons, des tremblements, de l’urticaire et des angio-oedèmes. Ce syndrome peut s’accompagner d’hyperuricémie, d’hyperkaliémie, d’hypocalcémie, d’hyperphosphatémie, d’insuffisance rénale aiguë, d’augmentation des lactates déshydrogénases (LDH), évocateurs entre autre d’un syndrome de lyse tumorale, et peut être associé à une insuffisance respiratoire aiguë et au décès. Cette insuffisance respiratoire aiguë peut être accompagnée par des événements tels qu’un infiltrat pulmonaire interstitiel ou un oedème pulmonaire visible sur une radio thoracique. Le syndrome apparaît fréquemment pendant la première ou la deuxième heure qui suit le début de la première perfusion. Les patients ayant des antécédents d’insuffisance respiratoire ou ceux avec un infiltrat pulmonaire tumoral seraient peut-être plus susceptibles de présenter des résultats moins favorables et doivent être traités avec une plus grande prudence. Chez les patients développant un syndrome grave de relargage de cytokines, la perfusion devra être arrêtée immédiatement (voir rubrique 4.2) et un traitement symptomatique drastique devra être instauré. Une amélioration rapide des symptômes pouvant être suivie d’une aggravation, ces patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à ce que le syndrome de lyse tumorale et l’infiltrat pulmonaire aient disparu ou aient été écartés. Les patients de nouveau traités après disparition des signes et des symptômes ont rarement présenté un nouveau syndrome grave de relargage de cytokines.

Les patients ayant une masse tumorale importante ou un nombre élevé ( 25 x 109/l) de cellules malignes circulantes, tels que les patients atteints de LLC, pourraient être plus exposés à l’apparition d’un syndrome sévère de relargage de cytokines et devront donc être traités avec une très grande prudence. Ces patients doivent être très étroitement surveillés tout au long de la première perfusion, en envisageant de réduire la vitesse de cette perfusion ou de diviser la posologie sur deux jours pour le premier cycle et pour chaque cycle suivant si le nombre de lymphocytes est toujours >25 x 109/l.

Des réactions liées à la perfusion de tout type ont été observées chez 77% des patients traités par MabThera (incluant le syndrome de relargage de cytokines, accompagnées par une hypotension et un bronchospasme chez 10 % des patients) voir rubrique 4.8. Ces symptômes sont habituellement réversibles à l’arrêt de la perfusion de MabThera après administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Se reporter au syndrome de relargage de cytokines décrit précédemment pour les réactions sévères.

L'administration intraveineuse de protéines peut provoquer des réactions anaphylactoïdes ou d'autres réactions d'hypersensibilité. En opposition au syndrome de relargage de cytokines, une réelle hypersensibilité apparaît habituellement dans les minutes qui suivent le début de la perfusion. Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions, par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera. Les manifestations cliniques de l’anaphylaxie peuvent sembler similaires aux manifestations cliniques du syndrome de relargage de cytokines (décrit ci- dessus). Les réactions attribuées à l’hypersensibilité ont été rapportées moins fréquemment que celles attribuées au relargage de cytokines.

D’autres réactions ont été rapportées dans certains cas: infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aiguë réversible.

L’éventualité d’une hypotension pendant l‘administration de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant la perfusion.

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique doivent être étroitement surveillés.

Toxicité hématologique

Bien que MabThera en monothérapie ne soit pas myélosuppressif, il est recommandé d’être prudent quant au traitement de patients ayant un nombre de neutrophiles < 1,5 x 109/L et/ou un nombre de plaquettes < 75 x 109/L, car l'expérience clinique dans cette population est limitée. MabThera a été utilisé sans induire de myélotoxicité chez 21 patients qui avaient eu une autogreffe de moelle osseuse et chez d’autres groupes à risque avec des réserves médullaires vraisemblablement réduites.

Pendant le traitement par MabThera, une surveillance régulière de la numération formule sanguine, incluant une numération des neutrophiles et des plaquettes, doit être réalisée.

Infections

Des infections graves, dont certaines d'issue fatale, peuvent apparaître au cours du traitement par MabThera (voir rubrique 4.8). MabThera ne doit pas être administré en cas d’infection sévère, évolutive (par exemple tuberculose, septicémie et infections opportunistes, voir rubrique 4.3). La prudence est recommandée en cas d’utilisation de MabThera chez des patients ayant des

antécédents d’infection chronique ou récidivante ou une pathologie sous-jacente prédisposant aux infections graves (voir rubrique 4.8).

Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés chez les patients recevant MabThera, y compris des hépatites fulminantes ayant entraîné le décès. La majorité des patients était également exposée à une chimiothérapie cytotoxique. Des informations limitées issues d’une étude dans la LLC chez des patients en rechute ou réfractaires suggèrent que le traitement par MabThera peut également aggraver l’évolution des primo-infections par le virus de l’hépatite B. Un dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) doit être réalisé chez tous les patients avant l’initiation d’un traitement par MabThera. Cela doit inclure au minimum le dépistage de l’AgHBs et de l’Ac anti-HBc. Ces tests sérologiques peuvent être complétés par la recherche d’autres marqueurs appropriés, conformément aux recommandations actuelles. Les patients présentant une hépatite B active ne doivent pas être traités par MabThera. Les patients présentant une sérologie positive pour l’hépatite B (AgHBs et/ou Ac anti-HBc) doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie avant l’instauration du traitement et doivent être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations médicales actuelles afin de prévenir une réactivation du virus de l’hépatite B.

De très rares cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) ont été rapportés lors de l’utilisation de MabThera dans le LNH et la LLC après sa mise sur le marché (voir rubrique 4.8). La majorité des patients avait reçu MabThera en association à une chimiothérapie ou lors d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Immunisation

La tolérance d’une immunisation par des vaccins viraux vivants, faisant suite à un traitement par MabThera n’a pas été étudiée chez les patients atteints de LNH et de LLC et la vaccination par des vaccins viraux vivants n’est pas recommandée. Les patients traités par MabThera peuvent recevoir des vaccins non vivants. Cependant, les taux de réponse à ces vaccins non vivants peuvent être réduits. Dans une étude non randomisée, des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien de bas grade en rechute, qui ont reçu MabThera en monothérapie, ont présenté un taux de réponse à la vaccination plus faible comparé à celui du groupe contrôle (sujets en bonne santé, non traités), après un rappel contre le tétanos (16 % vs 81 %) et après un néoantigène “hémocyanine de patelle” (4 % vs 76 %, réponse évaluée par une augmentation 2 fois supérieure du titre d’anticorps). Etant donné les similitudes entre les deux pathologies, des résultats semblables pour les patients atteints de LLC sont présumés, mais cela n’a pas été étudié dans les essais cliniques.

Les titres d’anticorps moyens avant traitement contre un groupe d’antigènes (Streptococcus pneumoniae, influenza A, les oreillons, la rubéole, la varicelle) ont été maintenus pendant au moins 6 mois après traitement par MabThera.

Réactions cutanées

Des réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportées, dont certaines d’issue fatale (voir rubrique 4.8). En

cas de survenue d’un tel événement, pour lequel une relation avec MabThera est suspectée, le traitement doit être définitivement arrêté.

Polyarthrite rhumatoïde, granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Patients naïfs de méthotrexate (MTX) atteints de polyarthrite rhumatoïde

L’utilisation de MabThera n’est pas recommandée chez les patients naïfs de MTX car un rapport bénéfice-risque favorable n’a pas été établi.

Réactions liées à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion (RLPs), probablement imputables au relargage de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Une prémédication par un analgésique/antipyrétique et un antihistaminique doit être systématiquement administrée avant chaque perfusion de MabThera. Dans la polyarthrite rhumatoïde, une prémédication par glucocorticoïdes doit également être administrée avant chaque perfusion de MabThera, afin de réduire la fréquence et la sévérité des RLPs (voir rubrique 4.2 et rubrique 4.8).

Des RLPs sévères d’évolution fatale ont été rapportées chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde depuis la commercialisation. Dans la polyarthrite rhumatoïde, la plupart des événements liés à la perfusion rapportés dans les essais cliniques était d’intensité faible à modérée. Les symptômes les plus fréquents sont les réactions allergiques comme: céphalée, prurit, irritation pharyngée, rougeur, rash, urticaire, hypertension et fièvre. En général, la proportion de patients ayant expérimenté une réaction à la perfusion a été plus importante suivant la première perfusion que suivant la deuxième perfusion de n’importe quel cycle de traitement. L’incidence des réactions liées à la perfusion diminue avec le nombre de cycles (voir rubrique 4.8). Les réactions décrites sont habituellement réversibles après la diminution de la vitesse ou l’arrêt de la perfusion de MabThera et l’administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Les patients atteints de pathologie cardiaque préexistante et ceux ayant présenté des effets indésirables cardio-pulmonaires doivent être étroitement surveillés. En fonction de la sévérité des RLPs et de leur prise en charge, le traitement par MabThera devra être interrompu ou arrêté définitivement. Dans la plupart des cas, la perfusion peut reprendre à une vitesse deux fois moindre (par exemple, de 100 mg/h à 50 mg/h) après disparition complète des symptômes.

Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions, par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera.

On ne dispose d’aucune donnée concernant la tolérance de MabThera chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée (NYHA classe III) ou de maladie cardiaque sévère non contrôlée. Chez les patients traités par MabThera, certaines pathologies cardiaques ischémiques pré-existantes sont devenues symptomatiques, comme l’angor ; une fibrillation et un flutter auriculaires ont également été observés. Par conséquent, avant tout traitement par MabThera chez les patients ayant des antécédents cardiaques connus et ceux ayant présenté des effets indésirables cardio-pulmonaires, il convient de prendre en considération le risque de complications cardio-vasculaires résultant de réactions liées à la perfusion et d’assurer une surveillance étroite pendant l’administration. L’éventualité d’une hypotension pendant la perfusion de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant la perfusion.

LesRLPs au cours des études cliniques chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique ont été similaires à celles observées chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (voir rubrique 4.8).

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En

conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques doivent être étroitement surveillés (voir la rubrique Réactions liées à la perfusion ci-dessus).

Infections

Du fait du mécanisme d’action de MabThera et des connaissances sur le rôle important des lymphocytes B dans le maintien de la réponse immunitaire normale, les patients présentent un risque d’infection augmenté après un traitement par MabThera (voir rubrique 5.1). Des infections graves, dont certaines d'issue fatale, peuvent apparaître au cours du traitement par MabThera (voir rubrique 4.8). MabThera ne doit pas être administré en cas d’infection sévère, évolutive (par exemple tuberculose, septicémie et infections opportunistes, voir rubrique 4.3) ou d’immunodépression sévère (par exemple, lorsque les taux de CD4 ou CD8 sont très faibles). La prudence est recommandée en cas d’utilisation de MabThera chez des patients ayant des antécédents d’infection chronique ou récidivante ou une pathologie sous-jacente prédisposant aux infections graves, par exemple les hypogammaglobulinémies (voir rubrique 4.8). La mesure du taux d’immunoglobulines est recommandée avant l’initiation d’un traitement par MabThera.

L’apparition de signes d’infection après un traitement par MabThera doit motiver un examen immédiat des patients et l’instauration d’un traitement approprié. Avant d'être retraités par MabThera, les patients devront être examinés afin de rechercher un éventuel risque d'infection.

De très rares cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et d’autres maladies auto-immunes, dont le lupus érythémateux disséminé (LED) et les vascularites.

Infections par le virus de l’hépatite B

Des cas de réactivation d’hépatite B, comprenant des cas d’évolution fatale, ont été rapportés chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique traités par MabThera.

Un dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) doit être réalisé chez tous les patients avant l’initiation d’un traitement par MabThera. Cela doit inclure au minimum le dépistage de l’AgHBs et de l’Ac anti- HBc. Ces tests sérologiques peuvent être complétés par la recherche d’autres marqueurs appropriés, conformément aux recommandations actuelles. Les patients présentant une hépatite B active ne doivent pas être traités par MabThera. Les patients présentant une sérologie positive pour l’hépatite B (AgHBs et/ou Ac anti-HBc) doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie avant l’instauration du traitement et doivent être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations médicales actuelles afin de prévenir une réactivation du virus de l’hépatite B.

Neutropénie tardive

Faire une numération des neutrophiles avant chaque cycle de MabThera et régulièrement jusqu’à 6 mois après l’arrêt du traitement, ainsi que devant des signes ou des symptômes d’infection (voir rubrique 4.8).

Réactions cutanées

Des réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportées, dont certaines d’issue fatale (voir rubrique 4.8). En cas de survenue d’un tel événement, pour lequel une relation avec MabThera est suspectée, le traitement doit être définitivement arrêté.

Immunisation

Avant de débuter un traitement par MabThera, le médecin devra vérifier le statut vaccinal du patient et suivre les recommandations en vigueur relatives au bilan de vaccination. Toutes les vaccinations devront être terminées au moins 4 semaines avant la première administration de MabThera.

La tolérance d’une immunisation par des vaccins viraux vivants faisant suite à un traitement par MabThera n’a pas été étudiée. Par conséquent, la vaccination par des vaccins viraux vivants n’est pas

recommandée au cours du traitement par MabThera, ou en cas de déplétion en lymphocytes B périphériques.

Les patients traités par MabThera peuvent recevoir des vaccins non vivants. Cependant, les taux de réponse à ces vaccins non vivants peuvent être réduits. Dans un essai randomisé, des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera et méthotrexate ont présenté comparativement aux patients sous méthotrexate seul une réponse comparable après un rappel contre le tétanos (39 % vs 42 %), un taux de réponse réduit au vaccin polysaccharide pneumococcique (43 % vs 82 % sur au moins 2 sérotypes d’anticorps pneumococciques), ainsi qu’au néoantigène “hémocyanine de patelle”

(47 % vs 93 %), 6 mois après le traitement par MabThera. Si une vaccination par un vaccin non vivant s’avère nécessaire au cours du traitement par MabThera, celle-ci devra être terminée au moins 4 semaines avant le prochain traitement par MabThera.

Au cours de l’expérience de traitements répétés par MabThera sur un an dans la polyarthrite rhumatoïde, les proportions de patients présentant des titres d’anticorps positifs contre Streptococcus pneumoniae, les virus de la grippe, oreillons, rubéole, varicelle et contre la toxine tétanique ont généralement été similaires à celles observées avant traitement.

Utilisation concomitante ou séquentielle d'autres traitements de fond dans la polyarthrite rhumatoïde

L'utilisation concomitante de MabThera avec d'autres traitements de la polyarthrite rhumatoïde que ceux mentionnés aux rubriques indication et posologie n'est pas recommandée.

Les données de tolérance, issues des essais cliniques, relatives à l’utilisation d'autres traitements de fond (y compris des anti-TNF ou d’autres agents biologiques) après un traitement par MabThera sont limitées (voir rubrique 4.5). Les données disponibles indiquent que le taux d’infection cliniquement pertinente est inchangé lorsque de tels traitements sont utilisés chez des patients préalablement traités par MabThera. Cependant, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de signes d'infection s'ils reçoivent des agents biologiques et/ou d'autres traitements de fond après leur traitement par MabThera.

Tumeur maligne

Les agents immunomodulateurs peuvent augmenter le risque de tumeur maligne. Compte tenu de l'expérience limitée de MabThera chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (voir rubrique 4.8), les données disponibles ne semblent suggérer aucune augmentation du risque de malignité. Cependant, à ce jour, il n’est pas possible d’exclure le risque de développer des tumeurs solides.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

On ne dispose que de données limitées sur les interactions éventuelles de MabThera avec d'autres médicaments.

Chez les patients atteints de LLC, l’administration concomitante de MabThera n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de la fludarabine et du cyclophosphamide. De plus, il n’y a pas eu d’effet de la fludarabine et du cyclophosphamide sur les paramètres pharmacocinétiques de MabThera.

L’administration concomitante avec le méthotrexate n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de MabThera chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Chez les patients ayant des taux décelables d'anticorps anti-murins ou d'anticorps humains anti- chimériques (HAMA/HACA), l’utilisation d’autres anticorps monoclonaux à des fins diagnostiques ou thérapeutiques peut provoquer des réactions d'allergie ou d'hypersensibilité.

Dans une cohorte de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, 283 patients ont reçu d'autres traitements de fond avec un agent biologique après MabThera. Chez ces patients, le taux d’infection cliniquement pertinente a été de 6,01 pour 100 patient-années lors du traitement par MabThera, comparé à 4,97 pour 100 patient-années après un traitement par un autre agent biologique.

4.6 Fécondité, grossesse et allaitement

Contraception chez les hommes et les femmes

En raison de la présence durable du rituximab chez les patients présentant une déplétion en lymphocytes B, les femmes en âge de procréer devront utiliser des mesures contraceptives efficaces tout au long du traitement par MabThera et pendant 12 mois après son arrêt.

Grossesse

Les IgG sont connues pour traverser la barrière foeto-placentaire.

Chez l'Homme, aucune étude clinique n’a mesuré les taux de lymphocytes B chez le nouveau-né après exposition maternelle au MabThera. Il n’existe pas de données pertinentes, ni de données bien contrôlées d’études chez la femme enceinte, cependant une déplétion transitoire en lymphocytes B et une lymphocytopénie ont été rapportées chez des enfants nés de mères ayant reçu MabThera durant leur grossesse. Des effets similaires ont été observés dans des études chez l’animal (voir rubrique 5.3). Pour ces raisons, MabThera ne doit pas être administré à la femme enceinte, sauf dans les cas où le bénéfice attendu paraît supérieur au risque potentiel.

Allaitement

Le passage du rituximab dans le lait maternel n’est pas connu. Cependant, les IgG maternelles passent dans le lait, et le rituximab a été détecté dans le lait maternel chez le singe. En conséquence, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par MabThera et pendant 12 mois suivant son arrêt.

Fécondité

Aucune étude chez l’animal n’a mis en évidence d’effets délétères provoqués par le rituximab sur les organes de la reproduction.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude des effets de MabThera sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines n'a été réalisée, mais les données actuelles sur l'activité pharmacologique et sur les effets indésirables suggèrent que MabThera n’a que peu ou pas d’influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Expérience dans le lymphome non-hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique

Résumé du profil de sécurité d’emploi

Le profil général de tolérance de MabThera dans le lymphome non-hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique est issu de données acquises chez des patients au cours des études cliniques et depuis la mise sur le marché. Ces patients ont été traités avec MabThera en monothérapie (en traitement d’induction ou en traitement d’entretien après un traitement d’induction) ou en association à une chimiothérapie.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients recevant du MabThera étaient des RLPs, qui sont survenues lors de la première perfusion chez la plupart des patients. L’incidence des symptômes liés à la perfusion diminue considérablement lors des perfusions ultérieures pour atteindre moins de 1 % après la huitième cure de MabThera.

Des événements infectieux (principalement bactériens et viraux) sont survenus au cours des études cliniques chez approximativement 30 à 55 % des patients atteints de lymphome non-hodgkinien

et chez 30 à 50 % des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique.

Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés ou observés étaient :

des RLPs (incluant le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale), voir rubrique 4.4

des infections, voir rubrique 4.4

des événements cardio-vasculaires, voir rubrique 4.4

D’autres effets indésirables graves tels que des réactivations d’hépatite B et des leucoencéphalopathies multifocales progressives (LEMP) ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Liste tabulée des effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec MabThera seul ou en association avec des chimiothérapies sont résumées dans le Tableau 1. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000) et non connue (ne peut être estimée à partir des données disponibles.

Les effets indésirables identifiés uniquement depuis la commercialisation, et pour lesquels la fréquence ne peut pas être estimée, sont listés dans la colonne « inconnu ».

Tableau 1 Effets indésirables rapportés au cours des études cliniques ou depuis la commercialisation chez des patients atteints de lymphome non-hodgkinien ou de leucémie lymphoïde chronique traités avec MabThera en monothérapie/entretien ou en association à une chimiothérapie

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non

organe

 

 

 

 

 

connue8

Infections et

infections

septicémie,

 

infections

LEMP

 

infestations

bactériennes,

+pneumonie,

 

virales

 

 

 

infections

+ infection fébrile,

 

graves2

 

 

 

virales,

+zona,

 

Infections à

 

 

 

+bronchites

+ infection des voies

 

Pneumocysti

 

 

 

 

respiratoires,

 

s jirovecii

 

 

 

 

infections fongiques,

 

 

 

 

 

 

infections d’étiologie

 

 

 

 

 

 

inconnue, +bronchite

 

 

 

 

 

 

aiguë, +sinusite,

 

 

 

 

 

 

hépatite B1

 

 

 

 

Affections

neutropénie,

anémie,

troubles de la

 

augmentation

neutropénie

hématologiques et

leucopénie,

+pancytopénie, +

coagulation,

 

transitoire des

tardive3

du système

+neutropénie

granulocytopénie

aplasie

 

taux sériques

 

lymphatique

fébrile, +

 

médullaire,

 

d’IgM3

 

 

thrombopénie

 

anémie

 

 

 

 

 

 

hémolytique,

 

 

 

 

 

 

lymphadénopat

 

 

 

 

 

 

hie

 

 

 

Affections du

réactions liées à

Hypersensibilité

 

anaphylaxie

syndrome de

thrombocyto

système

la perfusion,

 

 

 

lyse tumorale,

pénie aïgue

immunitaire

angio-oedème

 

 

 

syndrome de

réversible

 

 

 

 

 

relargage des

liée à la

 

 

 

 

 

cytokines4,

perfusion4

 

 

 

 

 

maladie

 

 

 

 

 

 

sérique,

 

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non

organe

 

 

 

 

 

connue8

Troubles du

 

hyperglycémie, perte

 

 

 

 

métabolisme et de la

 

de poids, oedème

 

 

 

 

nutrition

 

périphérique, oedème

 

 

 

 

 

 

du visage,

 

 

 

 

 

 

augmentation des

 

 

 

 

 

 

LDH, hypocalcémie

 

 

 

 

Affections

 

 

dépression,

 

 

 

psychiatriques

 

 

nervosité

 

 

 

Affections du

 

paresthésies,

dysgueusie

 

neuropathie

neuropathie

système nerveux

 

hypoesthésie,

 

 

périphérique,

crânienne

 

 

agitation, insomnie,

 

 

paralysie du

,

 

 

vasodilatation,

 

 

nerf facial5

perte

 

 

vertiges, anxiété

 

 

 

d’autres

 

 

 

 

 

 

sens5

Affections oculaires

 

troubles lacrymaux,

 

 

perte sévère

 

 

 

conjonctivite

 

 

de la vision5

 

Affections de

 

acouphènes, otalgie

 

 

 

perte de

l’oreille et du

 

 

 

 

 

l’audition5

labyrinthe

 

 

 

 

 

 

Affections

 

+ infarctus du

+ insuffisance

troubles

insuffisance

 

cardiaques

 

myocarde4 et 6,

ventriculaire

cardiaques

cardiaque4 et 6

 

 

 

arythmie,

gauche,

sévères 4 et 6

 

 

 

 

+ fibrillation

+ tachycardie

 

 

 

 

 

auriculaire,

supraventriculai

 

 

 

 

 

tachycardie, +troubles

re,

 

 

 

 

 

cardiaques

+ tachycardie

 

 

 

 

 

 

ventriculaire,

 

 

 

 

 

 

+angine de

 

 

 

 

 

 

poitrine, +

 

 

 

 

 

 

ischémie

 

 

 

 

 

 

myocardique,

 

 

 

 

 

 

bradycardie

 

 

 

Affections

 

hypertension,

 

 

vascularite (à

 

vasculaires

 

hypotension

 

 

prédominance

 

 

 

orthostatique,

 

 

cutanée),

 

 

 

hypotension

 

 

vascularite

 

 

 

 

 

 

leucocytoclasi

 

 

 

 

 

 

que

 

Affections

 

bronchospasme4,

asthme,

pneumopathi

insuffisance

 

respiratoires,

 

troubles respiratoires,

bronchiolite

e

respiratoire4

infiltrats

thoraciques et

 

douleurs thoraciques,

oblitérante,

interstitielle7

 

pulmonaires

médiastinales

 

dyspnée, toux accrue,

troubles

 

 

 

 

 

rhinite

pulmonaires,

 

 

 

 

 

 

hypoxie

 

 

 

Affections gastro-

nausées

vomissements,

dilatation

 

perforation

 

intestinales

 

diarrhées, douleurs

abdominale

 

gastro-

 

 

 

abdominales,

 

 

intestinale7

 

 

 

dysphagie, stomatite,

 

 

 

 

 

 

constipation,

 

 

 

 

 

 

dyspepsie, anorexie,

 

 

 

 

 

 

irritation laryngée

 

 

 

 

Affections de la

prurit, rash,

urticaire, sudation,

 

 

réactions

 

peau et du tissu

+alopécie

sueurs nocturnes,

 

 

cutanées

 

sous-cutané

 

+affections cutanées

 

 

bulleuses

 

 

 

 

 

 

sévères,

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Stevens-

 

 

 

 

 

 

Johnson,

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Lyell

 

 

 

 

 

 

(nécrolyse

 

 

 

 

 

 

épidermique

 

 

 

 

 

 

toxique) 7

 

Affections musculo-

 

hypertonie, myalgie,

 

 

 

 

squelettiques et

 

arthralgie, douleurs

 

 

 

 

systémiques

 

dorsales, douleurs

 

 

 

 

 

 

cervicales, douleurs

 

 

 

 

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non

organe

 

 

 

 

 

connue8

Affections du rein

 

 

insuffisance

et des voies

 

 

rénale4

urinaires

 

 

 

Troubles

fièvre , frissons,

douleurs d’origine

douleurs au site

généraux et

asthénie,

tumorale, bouffées

de perfusion

anomalies au site

céphalées

vasomotrices,

 

d’administration

 

malaise, rhume,

 

 

+fatigue,

 

 

 

+tremblements,

 

 

 

+défaillance multi-

 

 

 

viscérale4

 

Investigations

diminution des

 

 

 

taux d’IgG

 

 

Pour chacun des termes, le calcul de la fréquence a été basé sur les effets de tous grades (de peu grave à grave), excepté pour les termes avec la marque "+" où la fréquence était basée sur les effets graves (≥ au grade 3 des critères de toxicité courants de l’Institut National de cancérologie (NCI)). Seules les fréquences les plus élevées observées lors des études cliniques ont été rapportées.

1incluant des réactivations et des primo-infections ; fréquence basée sur le groupe R-FC chez les patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires

2 voir également la rubrique infection ci-dessous

3 voir également la rubrique effets indésirables hématologiques ci-dessous

4 voir également la rubrique réactions liées à la perfusion ci-dessous. Des cas de décès ont été rarement rapportés.

5 signes et symptômes de neuropathie crânienne. Survenus à des temps différents, jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement par MabThera

6 principalement observés chez des patients ayant des antécédents cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique et étaient la plupart du temps associés à des réactions liées à la perfusion

7 incluant des cas de décès

Les événements suivants, rapportés comme effets indésirables durant les études cliniques, ont été rapportés selon une incidence similaire ou moindre dans le groupe MabThera comparé au groupe contrôle : hématotoxicité, infection neutropénique, infection des voies urinaires, troubles sensoriels, pyrexie.

Des signes et symptômes suggérant une réaction liée à la perfusion ont été rapportés chez plus de 50 % des patients au cours des études cliniques, et ont principalement été observés lors de la première perfusion, habituellement dans les deux premières heures. Ces symptômes comprenaient principalement fièvre, frissons et tremblements. D’autres symptômes ont inclus bouffées vasomotrices, angio-œdème, bronchospasme, vomissements, nausées, urticaire/rash, fatigue, céphalées, irritation laryngée, rhinite, prurit, douleur, tachycardie, hypertension, hypotension, dyspnée, dyspepsie, asthénie et symptômes évocateurs du syndrome de lyse tumorale. Des réactions sévères liées à la perfusion (telles que bronchospasme, hypotension) sont survenues au maximum dans 12 % des cas. D’autres réactions ont été rapportées : infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aiguë réversible. Des exacerbations de troubles cardiaques pré-existants tels que angine de poitrine, insuffisance cardiaque congestive ou troubles cardiaques sévères (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire), œdème pulmonaire, défaillance multi-viscérale, syndrome de lyse tumorale, syndrome de relargage des cytokines, insuffisance rénale et insuffisance respiratoire ont été rapportés à des fréquences plus faibles ou pas connues. L’incidence des symptômes liés à la perfusion a considérablement diminué lors des perfusions ultérieures pour atteindre moins de 1% à la huitième cure de MabThera.

Description de certains effets indésirables Infections

MabThera induit une déplétion en lymphocytes B chez environ 70 à 80 % des patients, mais est associé à une diminution du taux sérique d’immunoglobulines seulement chez une minorité de patients.

Des infections localisées à Candida ainsi que des zonas ont été rapportés avec une incidence plus élevée dans le groupe MabThera lors des études randomisées. Des infections sévères ont été rapportées chez environ 4 % des patients traités par MabThera en monothérapie. Des fréquences plus élevées d’infections, incluant les infections de grade 3 ou 4, ont été observées avec MabThera en traitement d’entretien jusqu’à 2 ans comparé au groupe observation. Aucune toxicité cumulative en

termes d’infections n’a été rapportée sur les 2 ans de la période d’entretien. De plus, d’autres infections virales graves, nouvelles, réactivées ou exacerbées, dont certaines ont été fatales, ont été rapportées lors de traitement par MabThera. La plupart des patients ont reçu MabThera en association à une chimiothérapie ou dans le cadre d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Ces infections virales graves sont par exemple des infections à Herpes Virus (Cytomegalovirus, Herpesvirus Varicellae, et Herpes Simplex Virus), à virus JC (Leucoencéphalopathie Multifocale Progressive (LEMP)) et au virus de l’hépatite C. Des cas de LEMP fatale ont également été rapportés après une progression de la maladie et un retraitement dans les études cliniques. Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés, la majorité d’entre eux était survenue chez les patients traités par MabThera en association à une chimiothérapie cytotoxique. Chez les patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires, l’incidence des hépatites B de grade 3/4 (réactivation et primo- infection) a été de 2 % dans le groupe R-FC versus 0 % dans le groupe FC. Une progression du sarcome de Kaposi a été observée chez des patients ayant un sarcome de Kaposi pré-existant et exposés à MabThera. Ces cas sont survenus dans des indications non approuvées et la majorité de ces patients étaient VIH-positif.

Effets indésirables hématologiques

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie pendant 4 semaines, des anomalies hématologiques, habituellement discrètes et réversibles, sont survenues chez une minorité de patients. Une neutropénie sévère (grade 3/4) a été rapportée chez 4,2 % des patients, une anémie chez 1,1 % des patients et une thrombopénie chez 1,7 % des patients. Lors de la phase d’entretien par MabThera jusqu’à 2 ans, une leucopénie (5 % vs 2 %, de grade 3/4) et une neutropénie (10 % vs 4 %, de grade 3/4) ont été rapportées avec une incidence plus élevée comparée au groupe observation. L’incidence des thrombopénies était faible (< 1 %, grade 3/4) et n’était pas différente entre les groupes de traitement. Au cours du traitement, dans les études cliniques avec MabThera en association à une chimiothérapie, une leucopénie de grade 3/4 (R-CHOP 88 % vs CHOP 79 %, R-FC 23 % vs FC 12 %), une neutropénie de grade 3/4 (R-CVP 24 % vs CVP 14 % ; R-CHOP 97 % vs CHOP 88 %, R-FC

30 % vs FC 19 % chez les patients LLC non précédemment traités), une pancytopénie de grade 3/4 (R- FC 3 % vs FC 1 % chez les patients LLC non précédemment traités) ont été généralement rapportées avec des fréquences plus élevées comparées à la chimiothérapie seule. Cependant, l’incidence plus élevée de neutropénie chez les patients traités avec MabThera et une chimiothérapie n’était pas associée à une incidence plus élevée d’infections et d’infestations comparée aux patients traités avec une chimiothérapie seule. Les études chez les patients LLC non précédemment traités et en rechute ou réfractaires ont mis en évidence, chez au maximum 25% des patients traités par R-FC, une neutropénie prolongée (définie par un nombre de neutrophiles restant inférieur à 1 x 109/l entre les 24ème et 42ème jours suivant la dernière perfusion) ou ayant un délai de survenue tardif (défini par un nombre de neutrophiles inférieur à 1 x 109/l survenant plus de 42 jours après la dernière perfusion chez des patients n’ayant pas précédemment présenté de neutropénie prolongée ou ayant présenté une neutropénie normalisée en moins de 42 jours) après un traitement par MabThera associé à FC. Aucune différence n’a été rapportée dans l’incidence des anémies. Des cas de neutropénies tardives sont survenus plus de quatre semaines après la dernière perfusion de MabThera. Dans l’étude en première ligne de traitement dans la LLC, les patients ayant un stade C de Binet dans le groupe R-FC ont présenté plus d’effets indésirables que ceux du groupe FC (R-FC 83% vs FC 71%). Dans l’étude LLC en rechute ou réfractaire, des thrombopénies de grade 3/4 ont été rapportées chez 11 % des patients du groupe R-FC, comparées à 9 % des patients du groupe FC.

Dans les études avec MabThera chez des patients atteints de macroglobulinémie de Waldenström, des augmentations transitoires des taux sériques d’IgM, qui peuvent être associées à un syndrome d’hyperviscosité et aux symptômes correspondants, ont été observées après l’initiation du traitement. En général, l’augmentation transitoire des IgM est revenue au moins au taux basal dans les quatre mois.

Effets indésirables cardio-vasculaires

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie, des réactions cardio-vasculaires ont été rapportées chez 18,8 % des patients avec comme événements les plus fréquemment rapportés une hypotension et une hypertension. Des arythmies de grade 3 ou 4 (incluant des tachycardies ventriculaires et supra-ventriculaires) et des angines de poitrine ont été rapportées lors de la perfusion.

Lors du traitement d’entretien, l’incidence des troubles cardiaques de grade 3/4 a été comparable entre les patients traités avec MabThera et le groupe observation. Des événements cardiaques ont été rapportés comme événements indésirables graves (incluant fibrillation auriculaire, infarctus du myocarde, insuffisance ventriculaire gauche, ischémie cardiaque) chez 3 % des patients traités avec MabThera comparés à moins de 1 % dans le groupe observation. Lors des études évaluant MabThera en association à une chimiothérapie, l’incidence des arythmies de grade 3 à 4, principalement des arythmies supraventriculaires telles que tachycardie et flutter/fibrillation auriculaire, a été plus élevée dans le groupe R-CHOP (14 patients, 6,9%) que dans le groupe CHOP (3 patients, 1,5%). Toutes ces arythmies étaient survenues soit pendant la perfusion de MabThera, soit étaient associées à des facteurs de prédisposition tels que fièvre, infections, infarctus aigu du myocarde ou à des pathologies respiratoires et cardio-vasculaires pré-existantes. Aucune différence entre les groupes R-CHOP et CHOP n’a été observée en ce qui concerne l’incidence des autres événements cardiaques de grade 3 à 4 incluant insuffisance cardiaque, myocardiopathie et manifestations de coronaropathie. Dans la LLC, l’incidence globale des troubles cardiaques de grade 3 et 4 était faible dans l’étude en première ligne (R-FC 4 % vs FC 3 %) et dans celle en rechute ou réfractaire (R-FC 4 % vs FC 4 %).

Système respiratoire

Des cas de maladie interstitielle pulmonaire, dont certains d’issue fatale, ont été rapportés.

Troubles neurologiques

Pendant la période de traitement (phase d’induction comprenant R-CHOP pendant au maximum huit cycles) , 4 patients (2 %) du groupe R-CHOP ayant tous des facteurs de risque cardio-vasculaire ont présenté des accidents vasculaires cérébraux thromboemboliques pendant le premier cycle de traitement. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne l’incidence des autres événements thromboemboliques. A contrario, 3 patients (1,5 %) du groupe CHOP ont présenté des événements vasculaires cérébraux qui se sont tous produits pendant la période de suivi. Dans la LLC, l’incidence globale des troubles du système nerveux de grade 3 et 4 était faible dans l’étude en première ligne (R-FC 4 % vs FC 4 %) et dans celle en rechute ou réfractaire (R-FC 3 % vs FC 3 %).

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Affections gastro-intestinales

Des cas de perforation gastro-intestinale, conduisant dans certains cas au décès, ont été observés chez des patients recevant MabThera pour le traitement d’un lymphome non-hodgkinien. Dans la majorité de ces cas, MabThera était associé à une chimiothérapie.

Taux sériques des IgG

Dans les études cliniques évaluant MabThera en traitement d’entretien dans le lymphome folliculaire réfractaire ou en rechute, les taux sériques médians d’IgG étaient en-dessous de la limite inférieure de la normale (< 7 g/l) après le traitement d’induction dans les deux groupes observation et MabThera.

Dans le groupe observation, le taux sérique médian des IgG est ensuite monté au-dessus de la limite inférieure de la normale, alors qu’il est demeuré constant dans le groupe MabThera. La proportion de patients présentant des taux sériques d’IgG en-dessous de la limite inférieure de la normale était d’environ 60 % durant les 2 ans de traitement dans le groupe traité par MabThera, alors qu’elle a diminué dans le groupe observation (36 % après 2 ans).

Un petit nombre de cas d’hypogammaglobulinémie rapportés de manière spontanée ou issus de la littérature a été observé chez des enfants traités par MabThera, dans certains cas sévères et nécessitant un traitement de substitution à long terme par immunoglobulines. Les conséquences de la déplétion en lymphocytes B à long terme chez les enfants ne sont pas connues.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Populations particulières de patients - MabThera en monothérapie

Patients agés ( 65 ans) :

L'incidence des effets indésirables de tous grades ainsi que des effets indésirables de grade 3/4 était similaire chez les patients âgés comparée aux patients jeunes (< 65 ans).

Forte masse tumorale

L’incidence des effets indésirables de grade 3/4 a été plus élevée chez les patients présentant une forte masse tumorale que chez les patients n'ayant pas de forte masse tumorale (25,6 % versus 15,4 %). L'incidence des effets indésirables de tous grades a été comparable dans les deux groupes.

Retraitement

Dans la population retraitée par MabThera, le pourcentage de patients ayant rapporté un effet indésirable a été comparable à celui observé dans la population de patients traitée une première fois (pour les effets indésirables de tous grades et ceux de grade 3/4).

Populations particulières de patients - MabThera en association

Patients âgés ( 65 ans)

L’incidence des effets indésirables hématologiques/lymphatiques de grade 3/4 était plus élevée chez les patients âgés comparée aux patients plus jeunes (< 65 ans), dans la LLC non précédemment traitée, en rechute ou réfractaire.

Expérience acquise dans la polyarthrite rhumatoïde

Résumé du profil de sécurité d’emploi

Le profil général de tolérance de MabThera dans la polyarthrite rhumatoïde est issu de données acquises chez des patients au cours des études cliniques et depuis la commercialisation.

Le profil de tolérance de MabThera chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde sévère est résumé dans les rubriques ci-après. Au cours des essais cliniques, plus de 3100 patients ont reçu au moins un traitement et ont été suivis pendant des périodes allant de 6 mois à plus de 5 ans ; environ 2400 patients ont reçu deux cycles de traitement ou plus dont plus de 1000 ont reçu au moins 5 cycles. Les données de tolérance collectées sur MabThera depuis sa commercialisation reflètent le profil d’effets indésirables attendu tel que décrit dans les études cliniques de MabThera (voir rubrique 4.4).

Les patients ont reçu 2 x 1000 mg de MabThera à deux semaines d’intervalle, ainsi que du méthotrexate (10-25 mg/semaine). Les perfusions de MabThera ont été administrées après une perfusion intraveineuse de 100 mg de méthylprednisolone ; la majorité des patients a également reçu un traitement par prednisone orale pendant 15 jours.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables sont listés dans le Tableau 2. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) et très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Les effets indésirables les plus fréquents considérés comme liés à l’administration de MabThera ont été les RLPs. L’incidence globale des réactions liées à la perfusion dans les essais cliniques a été de 23% lors de la première perfusion et a diminué lors des perfusions ultérieures. Les réactions graves liées à la perfusion ont été peu fréquentes (0,5% des patients) et ont été observées principalement lors du 1er cycle. Outre les effets indésirables observés lors des essais cliniques PR avec MabThera, des

leucoencéphalopathies multifocales progressives (LEMP) (voir rubrique 4.4) ainsi que des réactions de type sérique ont été rapportées depuis la commercialisation de MabThera.

Tableau 2 Résumé des effets indésirables survenant chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera au cours des études cliniques et depuis la commercialisation

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

organe

 

 

 

 

 

Infections et

Infections des voies

Bronchite, sinusite,

 

 

LEMP,

infestations

respiratoires hautes,

gastroentérite, pied

 

 

réactivation

 

infections des voies

d’athlète

 

 

d’hépatite B

 

urinaires

 

 

 

 

Affections

 

Neutropénie1

 

Neutropénie

Réaction de

hématologiques et du

 

 

 

tardive2

type maladie

système lymphatique

 

 

 

 

sérique

Affections cardiaques

 

 

 

Angine de

Flutter

 

 

 

 

poitrine,

auriculaire

 

 

 

 

fibrillation

 

 

 

 

 

auriculaire,

 

 

 

 

 

insuffisance

 

 

 

 

 

cardiaque,

 

 

 

 

 

infarctus du

 

 

 

 

 

myocarde

 

Affections du système

3Réactions liées à la

 

3Réactions liées à la

 

 

immunitaire

perfusion

 

perfusion (œdème

 

 

Troubles généraux et

(hypertension,

 

généralisé,

 

 

anomalies au site

nausées, rash, fièvre,

 

bronchospasme,

 

 

d’administration

prurit, urticaire,

 

sifflements

 

 

 

irritation pharyngée,

 

respiratoires, œdème

 

 

 

bouffées

 

laryngé, œdème de

 

 

 

vasomotrices,

 

Quincke, prurit

 

 

 

hypotension, rhinite,

 

généralisé,

 

 

 

frissons, tachycardie,

 

anaphylaxie,

 

 

 

fatigue, douleur

 

réactions

 

 

 

oropharyngée,

 

anaphylactoïdes)

 

 

 

œdème périphérique,

 

 

 

 

 

érythème)

 

 

 

 

Troubles du

 

hypercholestérolémie

 

 

 

métabolisme et de la

 

 

 

 

 

nutrition

 

 

 

 

 

Affections du système

Céphalée

Paresthésies, migraine,

 

 

 

nerveux

 

étourdissement, sciatique

 

 

 

Affections de la peau

 

Alopécie

 

 

syndrome de

et du tissu sous-

 

 

 

 

Lyell

cutané

 

 

 

 

(nécrolyse

 

 

 

 

 

épidermique

 

 

 

 

 

toxique),

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

Stevens-

 

 

 

 

 

Johnson5

Affections

 

Dépression, anxiété

 

 

 

psychiatriques

 

 

 

 

 

Affections gastro-

 

Dyspepsie, diarrhée, reflux

 

 

 

intestinales

 

gastro-œsophagien,

 

 

 

 

 

ulcération buccale, douleur

 

 

 

 

 

abdominale haute

 

 

 

Affections musculo-

 

arthralgie/douleurs ostéo-

 

 

 

squelettiques

 

musculaires, arthrose,

 

 

 

 

 

bursite

 

 

 

Système classe-

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

organe

 

 

 

 

 

Investigations

Diminution des taux

Diminution des taux

 

 

 

 

d’IgM4

d’IgG4

 

 

 

1Fréquence provenant des valeurs biologiques collectées lors du suivi biologique de routine dans le cadre des essais cliniques.

2Fréquence provenant de données post-commercialisation.

3Réactions survenues pendant ou dans les 24h suivant la perfusion. Voir également les RLPs ci-dessous. Les réactions liées à la perfusion peuvent être dues à une réaction d’hypersensibilité et/ou liées au mécanisme d’action du produit.

4Inclut des observations obtenues lors des contrôles biologiques de routine.

5Inclut des cas de décès.

Retraitement

Le profil de tolérance de retraitement des patients est similaire à celui observé après le traitement initial. Le taux de tous les effets indésirables survenus après une première exposition à MabThera a été plus élevé durant les six premiers mois, puis a diminué. Ceci est principalement dû aux RLPs(effets indésirables les plus fréquents au cours du premier cycle de traitement), à l’exacerbation de la polyarthrite rhumatoïde et aux infections qui ont été plus fréquentes durant les 6 premiers mois de traitement.

Réactions liées à la perfusion

Les effets indésirables les plus fréquents suivant l’administration de MabThera au cours des essais cliniques ont été les RLPs (cf tableau 2). Parmi les 3189 patients traités par MabThera, 1135 (36%) ont présenté au moins une réaction liée à la perfusion, avec 733/3189 (23%) des patients présentant une réaction liée à la perfusion après la première perfusion du traitement initial. L’incidence des RLPs diminuait avec les perfusions ultérieures. Au cours des essais cliniques, moins de 1% (17/3189) des patients ont eu une réaction grave liée à la perfusion. Aucun décès, ni événement CTC de grade 4 lié à une réaction à la perfusion n’a été observé dans les essais cliniques. La proportion d’événements CTC de grade 3, ainsi que des réactions liées à la perfusion ayant conduit à un arrêt de traitement, a diminué avec le nombre de perfusions et a été rare à partir de 3 cycles de traitement. La prémédication avec un glucocorticoïde par voie intraveineuse a réduit significativement l’incidence et la sévérité des réactions liées à la perfusion (voir les rubriques 4.2 et 4.4). Des RLPs sévères d’évolution fatale ont été rapportées depuis la commercialisation.

Dans un essai destiné à évaluer la sécurité d’une perfusion plus rapide de MabThera chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active modérée à sévère qui n’ont pas présenté de RLP grave durant ou dans les 24 heures suivant leur première perfusion, étaient autorisés à recevoir une perfusion intraveineuse de MabThera de 2 heures. Les patients ayant un antécédent de réaction grave liée à la perfusion de traitement biologique de la polyarthrite rhumatoïde étaient exclus de l’étude. L’incidence, les types et la sévérité des RLPs étaient conformes à ceux observés antérieurement. Aucune RLP grave n’a été observée.

Description de certains effets indésirables

Infections

Le taux global d’infection sous MabThera a été d’environ 94 pour 100 patient-années. Les infections étaient principalement légères à modérées et étaient principalement des infections respiratoires hautes et des infections urinaires. L'incidence des infections graves ou ayant nécessité des antibiotiques par voie intraveineuse, a été environ de 4 pour 100 patient-années. Il n’y a pas eu d’augmentation significative du taux d’infection grave après plusieurs cycles de MabThera. Des infections des voies respiratoires basses (y compris pneumonie) ont été rapportées durant les essais cliniques, avec une incidence similaire dans les bras MabThera et dans les bras-contrôle.

Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive avec issue fatale ont été rapportés après utilisation de MabThera dans le traitement de maladies auto-immunes. Celles-ci incluent la polyarthrite rhumatoïde et des maladies auto-immunes hors AMM dont le lupus érythémateux disséminé (LED) et les vascularites.

Des cas de réactivation d’une hépatite B ont été rapportés chez des patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien traités par MabThera en association à une chimiothérapie cytotoxique (voir lymphomes non hodgkiniens). Des réactivations d’infection d’hépatite B ont aussi été très rarement rapportées chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par MabThera (voir rubrique 4.4).

Effets indésirables cardio-vasculaires

Un taux de 1,3 pour 100 patient-années d’effets cardiaques graves a été rapporté chez les patients traités par MabThera comparé à un taux de 1,3 pour 100 patient-années chez les patients ayant reçu le placebo. La proportion de patients ayant présenté des effets cardiaques (graves ou non) n’a pas augmenté avec le nombre de cycles de traitement.

Evénements neurologiques

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Neutropénie

Des cas de neutropénie associés au traitement par MabThera ont été observés, la majorité d’entre eux ayant été transitoires et d’intensité légère à modérée. Une neutropénie peut survenir plusieurs mois après l’administration de MabThera (voir rubrique 4.4).

Dans la période des essais cliniques contrôlée versus placebo, 0,94% (13/1382) des patients traités par MabThera et 0,27% (2/731) des patients sous placebo ont présenté une neutropénie sévère.

Des cas de neutropénie, y compris des cas de neutropénie sévère tardive et persistante, ont été rarement rapportés depuis la commercialisation, certains d’entre eux ont été associés à des infections d’évolution fatale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Anomalies des paramètres biologiques

Une hypogammaglobulinémie (IgG ou IgM en dessous de la limite inférieure de la normale) a été observée chez des patients PR traités par MabThera. Globalement il n’a pas été observé d’augmentation du taux d’infections ou d’infections graves après la survenue d’un taux bas des IgG ou IgM (voir rubrique 4.4).

Un petit nombre de cas d’hypogammaglobulinémie rapportés de manière spontanée ou issus de la littérature a été observé chez des enfants traités par MabThera, dans certains cas sévères et nécessitant un traitement de substitution à long terme par immunoglobulines. Les conséquences de la déplétion en lymphocytes B à long terme chez les enfants ne sont pas connues.

Expérience acquise dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique

Dans l’étude clinique dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique, 99 patients ont été traités par MabThera (375 mg/m2, une fois par semaine pendant 4 semaines) et des glucocorticoïdes (voir rubrique 5.1).

Tableau listant les effets indésirables

Les effets indésirables indiqués dans le Tableau 3 sont tous les effets survenus avec une incidence ≥ 5 % dans le groupe ayant reçu MabThera.

Tableau 3. Effets indésirables survenus à 6 mois chez ≥ 5 % des patients traités par MabThera, et à une fréquence plus importante que pour le comparateur, dans l’étude clinique pivot.

Système classe-organe

 

Rituximab

Effets indésirables

 

(n=99)

 

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombopénie

 

7%

 

 

 

Affections gastro-intestinales

 

 

 

Diarrhée

 

18%

 

 

 

Dyspepsie

 

6%

 

 

 

Constipation

 

5%

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Œdèmes périphériques

 

16%

 

 

 

Affections du système immunitaire

 

Syndrome de relargage des

 

5%

cytokines

 

 

 

 

 

Infections et infestations

 

Infections des voies urinaires

 

7%

 

 

 

Bronchites

 

5%

 

 

 

Zona

 

5%

 

 

 

Rhinopharyngites

 

5%

 

 

 

Investigations

 

Diminution de l’hémoglobine

 

6%

 

 

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

Hyperkaliémie

 

5%

 

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

Spasmes musculaires

 

18%

 

 

 

Arthralgies

 

15%

 

 

 

Douleurs dorsales

 

10%

 

 

 

Faiblesse musculaire

 

5%

 

 

 

Douleurs musculo-squelettiques

 

5%

 

 

 

Système classe-organe

 

Rituximab

Effets indésirables

 

(n=99)

 

 

 

Douleurs aux extrémités

 

5%

 

 

 

Affections du système nerveux

 

Vertiges

 

10%

 

 

 

Tremblements

 

10%

 

 

 

Affections psychiatriques

 

 

 

Insomnie

 

14%

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux

 

12%

 

 

 

Dyspnée

 

11%

 

 

 

Epistaxis

 

11%

 

 

 

Congestion nasale

 

6%

 

 

 

Affection de la peau et des tissus sous-cutanés

 

Acné

 

7%

 

 

 

Affections vasculaires

 

Hypertension

 

12%

 

 

 

Bouffées vasomotrices

 

5%

 

 

 

Effets indésirables sélectionnés: Réactions liées à la perfusion

RLPs dans l’essai clinique dans la GPA et la PAM ont été définies comme tout événement indésirable survenu dans les 24 heures suivant une perfusion et considéré comme relié à la perfusion par les investigateurs dans la population évaluée pour la tolérance. Quatre-vingt-dix-neuf patients ont été traités par MabThera et 12 % ont présenté au moins une réaction liée à la perfusion. Toutes les réactions liées à la perfusion ont été de grade 1 ou 2 selon la classification CTC. Les réactions liées à la perfusion les plus fréquemment observées ont été les suivantes : syndrome de relargage des cytokines, bouffées vasomotrices, irritation de la gorge et tremblements. MabThera a été administré en association aux glucocorticoïdes intraveineux, qui ont pu réduire l’incidence et la sévérité de ces événements.

Infections

Chez les 99 patients traités par MabThera, le taux global d’infections a été d’environ 237 pour 100 patient-années (IC à 95 % : 197-285) à 6 mois. Les infections le plus souvent de sévérité légère à modérée, ont été principalement des infections des voies respiratoires supérieures, un zona et des infections des voies urinaires. Le taux d’infections graves a été d’environ 25 pour 100 patient-années. L’infection grave la plus fréquemment rapportée dans le groupe MabThera a été la pneumonie qui est survenue à une fréquence de 4 %.

Affections malignes

L’incidence des affections malignes chez les patients traités par MabThera dans l’étude clinique dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique a été de 2,00 pour 100 patient- années à la date de clôture générale de l’étude (lorsque le dernier patient a terminé la période de suivi).

Sur la base des ratios d’incidence standardisés, l’incidence des affections malignes apparaît similaire à celle précédemment rapportée chez les patients atteints de vascularite à ANCA.

Effets indésirables cardiovasculaires

Des événements cardiaques sont survenus à un taux approximatif de 273 pour 100 patient-années (IC à 95 % : 149-470) à 6 mois. Le taux d’événements cardiaques graves était de 2,1 pour 100 patient- années (IC à 95 % : 3 -15). Les événements les plus fréquemment rapportés étaient une tachycardie (4%) et une fibrillation auriculaire (3%) (voir rubrique 4.4).

Evénements neurologiques

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés dans les maladies auto-immunes. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une

confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Réactivation du virus de l’hépatite B

Depuis la commercialisation, un faible nombre de cas de réactivation du virus de l’hépatite B, dont certains ayant eu une issue fatale, ont été rapportés chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique recevant MabThera.

Hypogammaglobulinémies

Une hypogammaglobulinémie (IgA, IgG ou IgM inférieures à la limite inférieure de la normale) a été observée chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite

microscopique traités par MabThera. À 6 mois, dans l’essai contrôlé, multicentrique, de non-infériorité, randomisée, en double aveugle, il y avait dans le groupe MabThera, respectivement 27 %, 58 % et 51 % des patients présentant des niveaux d’immunoglobulines normaux à l’inclusion qui ont présenté des taux faibles d’IgA, d’IgG et d’IgM par rapport à 25 %, 50% et 46 % des patients du groupe cyclophosphamide. Il n’a pas été observé d’augmentation du taux global d’infections ou d’infections graves chez les patients présentant des concentrations faibles d’IgA, d’IgG ou d’IgM.

Neutropénie

Dans l’essai contrôlé, multicentrique, de non-infériorité, randomisé, en double aveugle dans la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique, 24 % des patients du groupe MabThera (un seul cycle) et 23 % des patients du groupe cyclophosphamide ont développé une neutropénie de grade ≥ 3 selon la classification CTC. La neutropénie n’a pas été associée à une augmentation des infections graves chez les patients traités par MabThera. L’effet de multiples cycles de MabThera sur la survenue d’une neutropénie chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique n’a pas été étudié au cours des études cliniques.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Il existe une expérience limitée sur l’administration de doses supérieures à la posologie autorisée de MabThera en formulation intraveineuse à partir des études cliniques chez l’homme. La dose intraveineuse maximale de MabThera testée à ce jour chez l’homme est de 5 000 mg (2 250 mg/m²),

administrée au cours d’une étude d’escalade de dose chez des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique. Aucun signal de tolérance supplémentaire n’a été observé.

La perfusion doit être interrompue immédiatement chez les patients présentant un surdosage et ceux-ci doivent faire l’objet d’une surveillance étroite.

Depuis la commercialisation, cinq cas de surdosage à MabThera ont été rapportés. Trois cas n’ont présenté aucun effet indésirable. Les deux effets indésirables rapportés ont été des symptômes pseudo- grippaux après une dose de 1,8 g de rituximab et une insuffisance respiratoire fatale après une dose de 2 g de rituximab.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmaco-thérapeutique : agents antinéoplasiques, anticorps monoclonaux, code ATC : L01X C02

Le rituximab se lie spécifiquement à l'antigène transmembranaire CD20, une phosphoprotéine non glycosylée située sur les lymphocytes pré-B et B matures. Cet antigène s'exprime dans plus de 95 % des cellules B des lymphomes non-hodgkiniens.

Il est présent sur les cellules B normales et malignes, mais ne l’est pas sur les cellules souches hématopoïétiques, les cellules pro-B, les plasmocytes normaux et les autres tissus normaux. Cet antigène ne s'internalise pas lors de la liaison à l'anticorps et il n'est pas libéré de la surface cellulaire. Le CD20 ne circule pas sous forme libre dans le plasma et n'entre donc pas en compétition pour la liaison à l’anticorps.

Le fragment Fab du rituximab se lie à l'antigène CD20 des lymphocytes B et le fragment Fc peut générer des fonctions d'effecteurs immunitaires qui entraînent la lyse de ces lymphocytes. Les mécanismes possibles de la lyse cellulaire induite par les effecteurs sont une cytotoxicité dépendante du complément (CDC), faisant intervenir la liaison du fragment C1q, et une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC), passant par un ou plusieurs des récepteurs Fc de la surface des granulocytes, des macrophages et des cellules NK. Il a aussi été démontré que le rituximab en se liant à l'antigène CD20 des lymphocytes B induit une mort cellulaire par apoptose.

Le nombre des lymphocytes B périphériques a chuté au-dessous de la normale après l'administration de la première dose de MabThera. Chez les patients traités pour une hémopathie maligne, la reconstitution lymphocytaire B a débuté dans les 6 mois suivant l’instauration du traitement et s’est normalisée généralement dans les 12 mois après la fin de celui-ci, bien que cela puisse prendre plus de temps chez certains patients (jusqu’ à une période médiane de reconstitution de 23 mois après la phase d’induction). Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, une déplétion immédiate en lymphocytes B périphériques a été observée après deux perfusions de 1000 mg de MabThera effectuées à 14 jours d’intervalle. Les numérations de lymphocytes B périphériques commencent à augmenter dès la 24ème semaine et la majorité des patients présente des signes de repopulation à la 40ème semaine, que MabThera soit administré en monothérapie ou en association au méthotrexate. Une faible proportion de patients a eu une déplétion prolongée en lymphocytes B périphériques durant 2 ans ou plus après la dernière dose de MabThera. Chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique, le nombre de lymphocytes B périphériques a diminué au-dessous de 10 cellules/µl après deux perfusions hebdomadaires de 375 mg/m2 de rituximab et est resté à ce niveau chez la plupart des patients jusqu’à 6 mois. Une reconstitution lymphocytaire, avec des valeurs > 10 cellules/µl, a été observée chez la majorité des patients : 81% des patients à 12 mois, et 87% à 18 mois.

Expérience clinique dans les lymphomes non-hodgkiniens et dans la leucémie lymphoïde chronique

Lymphome folliculaire

Monothérapie

Traitement initial, administration une fois par semaine pendant 4 semaines

Dans l'essai pivotal, 166 patients présentant un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu 375 mg/m² de MabThera par perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant quatre semaines. Le taux de réponse globale dans la population en intention de traiter (ITT) a été de 48 % (IC95 % 41 % - 56 %) avec 6 % de réponse complète (RC) et 42 % de réponse partielle (RP). Le temps médian jusqu'à progression de la maladie (TTP) pour les patients répondeurs a été de 13,0 mois. Dans une analyse en sous groupe, le taux de réponse globale a été plus élevé chez les patients appartenant aux sous-types histologiques B, C et D (International Working Formulation) par comparaison au sous-type A (58 % versus 12 %). Le taux de réponse globale a été plus élevé chez les patients dont la lésion la plus importante mesurait moins de 5 cm dans son plus grand diamètre, comparé aux patients présentant des lésions supérieures à 7 cm (53 % versus 38 %). Enfin, ce taux a été plus élevé chez les patients présentant une rechute chimio-sensible comparé à celui obtenu chez les patients présentant une rechute chimio-résistante (définie par une durée de réponse < 3 mois) (50 % versus 22 %). Chez les patients traités auparavant par greffe autologue de moelle osseuse (AGMO), le taux de réponse globale a été de 78 % versus

43 % chez les patients n'ayant pas bénéficié d'une AGMO. Parmi les variables suivantes: l'âge, le sexe, le grade du lymphome, le diagnostic initial, la présence ou non de masse tumorale importante, l'élévation ou non des LDH, la présence d'une atteinte extra-ganglionnaire, aucune n'a eu d'effet statistiquement significatif (test exact de Fisher) sur la réponse au traitement par MabThera. Une corrélation statistiquement significative a été établie entre les taux de réponse et l'atteinte médullaire. 40 % des patients présentant une atteinte médullaire ont répondu, contre 59 % pour les patients n'en présentant pas (p=0,0186). Cette relation n'a pas été confirmée par une analyse de régression logistique progressive dans laquelle les facteurs suivants ont été identifiés comme étant des facteurs pronostiques: type histologique, bcl-2 positif à l'inclusion, résistance à la dernière chimiothérapie et masse tumorale importante.

Traitement initial, administration une fois par semaine pendant 8 semaines

Dans un essai multicentrique à un seul bras, 37 patients présentant un lymphome folliculaire non- hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu

375 mg/m² de MabThera en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant huit semaines. Le taux de réponse global a été de 57 % (intervalle de confiance à 95 % ; 41 % - 73 % ; RC 14 %, RP 43 %), avec un TTP médian pour les patients répondeurs de 19,4 mois (valeurs extrêmes 5,3 à 38,9 mois).

Traitement initial, masse tumorale importante, administration une fois par semaine pendant 4 semaines Dans les données poolées de trois essais, 39 patients ayant une masse tumorale importante (lésion

≥ 10 cm de diamètre), un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, ont reçu une dose de MabThera de 375 mg/m² en perfusion intraveineuse, une fois par semaine pendant quatre semaines. Le taux de réponse global a été de 36 % (IC95 % 21 % - 51 % ; RC 3 %, RP 33 %), avec un TTP pour les patients répondeurs médian de 9,6 mois (valeurs extrêmes 4,5 à 26,8 mois).

Retraitement, administration une fois par semaine pendant 4 semaines

Dans un essai multicentrique à un seul bras, 58 patients ayant une masse tumorale importante, un lymphome folliculaire non-hodgkinien à cellules B ou un lymphome de bas grade, en rechute ou chimiorésistant, qui avaient présenté une réponse clinique objective à une cure précédente de MabThera, ont été retraités avec une dose de 375 mg/m² de MabThera en perfusion intraveineuse, une fois par semaine pendant quatre semaines. Trois de ces patients avaient déjà reçu deux cures de MabThera avant inclusion et ont donc reçu une troisième cure au cours de l'étude. Deux des patients ont été retraités à deux reprises pendant l'étude. En ce qui concerne les 60 reprises de traitement effectuées au cours de l'étude, le taux de réponse global a été de 38 % (IC95 % 26 % - 51 % ; RC 10 %, RP 28 %), avec un TTP médian pour les patients répondeurs de 17,8 mois (valeurs extrêmes 5,4 –

26,6). Ce résultat se compare favorablement au TTP obtenu après la première cure de MabThera (12,4 mois).

Traitement initial, en association à une chimiothérapie

Dans une étude ouverte randomisée, un total de 322 patients, non traités précédemment, présentant un lymphome folliculaire, a été randomisé pour recevoir soit une chimiothérapie CVP (cyclophosphamide 750 mg/m2 le jour 1, vincristine 1,4 mg/m2 jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone

40 mg/m²/jour les jours 1 - 5) toutes les 3 semaines pendant 8 cures, soit 375 mg/m² de MabThera associé à CVP (R-CVP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cure. Un total de 321 patients (162 R-CVP, 159 CVP) a reçu le traitement et a été analysé en terme d’efficacité. Le suivi médian des patients était de 53 mois. R-CVP a conduit à un bénéfice significatif par rapport à CVP pour le critère principal, le temps jusqu’à échec du traitement (27 mois contre 6,6 mois, p< 0,0001, test

log-rang). La proportion de patients présentant une réponse tumorale (RC, RC non-confirmée, RP) était significativement supérieure (p< 0,0001 test du chi 2) dans le bras R-CVP (80,9 %) par rapport au bras

CVP (57,2 %). Le traitement par R-CVP a prolongé de façon significative le temps jusqu’à progression de la maladie ou le décès par rapport au traitement par CVP, 33,6 mois et 14,7 mois respectivement (p< 0,0001, test log-rank). La durée médiane de réponse au traitement était de 37,7 mois dans le bras R-CVP et de 13,5 mois dans le bras CVP (p< 0,0001, test log-rank).

Une différence clinique significative a été constatée entre les groupes de traitement en ce qui concerne la survie globale (p= 0,029, test log-rank stratifié par centre) : le taux de survie à 53 mois était de 80,9 % pour les patients dans le bras R-CVP comparé à 71,1 % pour les patients dans le bras CVP.

Les résultats issus de 3 autres études randomisées utilisant MabThera en association à une chimiothérapie autre que CVP (CHOP, MCP, CHVP/Interféron-) ont aussi montré des améliorations significatives des taux de réponse, des paramètres dépendants du temps et de la survie globale.

Les résultats clés de ces 4 études sont résumés dans le tableau 4.

Tableau 4 Résumé des résultats clés des 4 études de phase III randomisées évaluant le bénéfice de MabThera avec différents régimes de chimiothérapie dans le lymphome folliculaire

 

Traitement,

Suivi

Taux de

Réponse

 

Taux de

 

complète

TTP / TTF /

Etude

médian,

réponse

SG,

N

(RC),

SSP / EFS

 

mois

globale, %

%

 

 

%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTP médian :

53 mois

M39021

CVP, 159

14,7 mois

71,1

R-CVP, 162

33,6 mois

80,9

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTF médian :

18 mois

GLSG’00

CHOP, 205

2,6 ans

R-CHOP, 223

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,001

p= 0,016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SSP médiane :

48 mois

OSHO-39

MCP, 96

28,8 mois

R-MCP, 105

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,0096

 

 

 

 

 

 

 

 

CHVP-IFN, 183

 

 

 

EFS médiane :

42 mois

 

 

36 mois

FL2000

R-CHVP-IFN,

Non atteint

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

EFS : Survie sans événement

TTP : Temps jusqu’à progression ou décès

SSP : Survie sans progression

TTF : Temps jusqu’à l’échec du traitement

Taux SG : Taux de survie globale au moment des analyses

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

Dans un essai international multicentrique prospectif en ouvert de phase III, 1193 patients présentant un lymphome folliculaire avancé non précédemment traité ont reçu un traitement d’induction par R- CHOP (n=881), R-CVP (n=268) ou R-FCM (n=44), selon le choix de l’investigateur. Un total de 1078 patients ont répondu au traitement d’induction, dont 1018 ont été randomisés entre le traitement d’entretien par MabThera (n=505) et le groupe observation (n=513). Les caractéristiques à l’inclusion et le stade de la maladie étaient bien équilibrés entre les deux groupes. Le traitement d’entretien par MabThera a consisté en une perfusion unique de MabThera à la dose de 375 mg/m² de surface corporelle, administrée tous les 2 mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une période maximale de deux ans.

Après une durée médiane d’observation de 25 mois depuis la randomisation, le traitement d’entretien par MabThera a entraîné une amélioration cliniquement pertinente et statistiquement significative du critère principal d’efficacité, la survie sans progression évaluée par l’investigateur, comparé au groupe observation chez les patients présentant un lymphome folliculaire non précédemment traité (tableau5).

Un bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera a également été observé sur les critères secondaires d’efficacité : survie sans événement, temps jusqu’à nouveau traitement du lymphome, temps jusqu’à nouvelle chimiothérapie et le taux de réponse globale (tableau 5). Les résultats de l’analyse primaire ont été confirmés par un suivi prolongé (durée médiane d’observation : 48 mois et 73 mois), et les résultats mis à jour ont été ajoutés au Tableau 5 pour établir la comparaison entre les périodes de suivi de 25 , 48 et 73 mois.

Tableau 5 Phase d’entretien: résumé des résultats d’efficacité de MabThera versus Observation après 73 mois de durée médiane d’observation (comparé aux résultats de l’analyse primaire basée sur une durée médiane d’observation de 25 mois, et de l’analyse mise à jour basée sur une durée médiane d’observation de 48 mois)

 

Observation

 

Valeur de p

Réduction du

 

N=513

MabThera

(Log-rank)

risque

 

 

N=505

 

 

Critère principal d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans progression

48,5 mois

NA

<0,0001

42%

(médiane)

[48,4 mois]

[NA]

[<0,0001]

[45%]

 

(NA)

(NA)

(<0,0001)

(50%)

Critères secondaires d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans événement (médiane)

48,4 mois

NA

< 0,0001

39%

 

[47,6 mois]

[NA]

[< 0,0001]

[42%]

 

(37,8 mois)

(NA)

(< 0,0001)

(46%)

Survie globale (médiane)

NA

NA

0,8959

-2%

 

[NA]

[NA]

[0,9298]

[-2%]

 

(NA)

(NA)

(0,7246)

(11%)

Temps jusqu’à nouveau

71,0 mois

NA

< 0,0001

37%

traitement du lymphome

[60,2 mois]

[NA]

[< 0,0001]

[39%]

(médiane)

(NA)

(NA)

(0,0003)

(39%)

Temps jusqu’à nouvelle

85,1 mois

NA

0,0006

30%

chimiothérapie (médiane)

[NA]

[NA]

[0,0006]

[34%]

 

(NA)

(NA)

(0,0011)

(40%)

Taux de réponse globale*

60,7%

79,0%

< 0,0001#

OR=2,43

 

[60,7%]

[79,0%]

[< 0,0001#]

[OR=2,43]

 

(55,0%)

(74,0%)

(< 0,0001#)

(OR=2,33)

Taux de réponse complète

52,7%

66,8%

< 0,0001

OR=2,34

(RC/RCnc) *

[52,7%]

[72,2%]

[< 0,0001]

[OR=2,34]

 

(47,7%)

(66,8%)

(< 0,0001)

(OR=2,21)

*A la fin du traitement d’entretien/ de l’observation; # valeurs du p issues du test de Khi-2

Les valeurs principales correspondent à une durée médiane d’observation de 73 mois, les valeurs en italiques entre crochets correspondent à une durée médiane d’observation de 48 mois, et les valeurs entre parenthèses correspondent à une durée médiane d’observation de 25 mois (analyse primaire).

NA: non atteint(e) ; RCnc : réponse complète non confirmée, OR : odds ratio

Le traitement d’entretien par MabThera a montré un bénéfice cohérent dans tous les sous-groupes testés, définis dans le protocole : sexe (masculin, féminin), âge (< 60 ans, ≥ 60 ans), score FLIPI ( 1, 2 ou 3), traitement d’induction (R-CHOP, R-CVP ou R-FCM) et quelle que soit la qualité de la réponse au traitement d’induction (réponse complète [RC/RCnc] ou partielle [RP]). Des analyses exploratoires sur le bénéfice du traitement d’entretien ont montré un effet moins marqué chez les patients âgés ( 70 ans), cependant les effectifs étaient faibles.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

Dans un essai international multicentrique prospectif ouvert de phase III, 465 patients présentant un lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ont été randomisés dans une première étape entre un traitement d'induction par CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisone ; n=231) et l’association MabThera plus CHOP (R-CHOP ; n=234). Les deux groupes de traitement étaient bien équilibrés en termes de caractéristiques initiales des patients et de statut de la maladie. Dans une seconde étape, 334 patients ayant présenté une rémission complète ou partielle à la suite du traitement d’induction ont été randomisés entre un traitement d’entretien par MabThera (n=167) et l’observation (n=167). Le traitement d’entretien par MabThera consistait en une perfusion de 375 mg/m2 de surface corporelle tous les trois mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

L’analyse finale de l’efficacité a inclus tous les patients randomisés dans chacune des deux parties de l’étude. Après une durée médiane d'observation de 31 mois des patients randomisés dans la phase d’induction, le R-CHOP a significativement amélioré l’évolution des lymphomes folliculaires en rechute ou réfractaires comparativement au CHOP (voir tableau 6).

Tableau 6 Phase d’induction : résumé des résultats sur l’efficacité de CHOP versus R-CHOP (durée médiane d’observation : 31 mois)

 

CHOP

R-CHOP

Valeur de p

Réduction du

 

 

 

 

risque1)

Critère principal d’efficacité

 

 

 

 

Taux de Réponse Globale 2)

74 %

87 %

0,0003

ND

Réponse Complète (RC) 2)

16 %

29 %

0,0005

ND

Réponse Partielle (RP) 2)

58 %

58 %

0,9449

ND

1)Les estimations ont été calculées par la méthode des hazard ratios

2)Dernière réponse tumorale évaluée par l’investigateur. Le test statistique « principal » pour la « réponse » a été le trend test RC versus RP versus absence de réponse (p < 0,0001)

Abréviations : ND : non disponible ; RC : réponse complète ; RP : réponse partielle

Chez les patients randomisés lors de la phase d’entretien de l’étude, la durée médiane d’observation a été de 28 mois à partir de la randomisation. Le traitement d’entretien par MabThera a amélioré de façon cliniquement et statistiquement significative le critère principal, la SSP (délai entre la randomisation pour le traitement d’entretien et la rechute, la progression de la maladie ou le décès) comparativement à l’observation seule (p < 0,0001, test log-rank). La SSP médiane a été de 42,2 mois dans le bras entretien par MabThera comparé à 14,3 mois dans le bras observation. Le risque de progression de la maladie ou de décès (régression selon le modèle de Cox) était réduit de 61 % avec le traitement d’entretien par MabThera comparativement à l’observation (IC95 % : 45 %-72 %). Le taux de survie sans progression (Kaplan-Meier) à 12 mois était de 78 % dans le groupe traitement d’entretien par MabThera contre 57 % dans le groupe observation. Une analyse de la survie globale a confirmé le bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera par rapport à l’observation (p=0,0039, test log-rank). Le traitement d’entretien par MabThera a réduit le risque de décès de 56 % (IC95 % : 22 %-75 %).

Tableau 7 Phase d’entretien : résumé des résultats d’efficacité de MabThera vs observation (durée médiane d’observation : 28 mois)

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

Réduction du

 

(Estimation Kaplan-Meier)

risque

 

Observation

MabThera

Valeur de p

 

 

(N = 167)

(N=167)

(Log-rank)

 

Survie sans progression (SSP)

14,3

42,2

<0,0001

61 %

 

 

 

 

 

Survie globale

NA

NA

0,0039

56 %

 

 

 

 

 

Temps jusqu’à nouveau traitement

20,1

38,8

<0,0001

50 %

du lymphome

 

 

 

 

Survie sans maladiea

16,5

53,7

0,0003

67 %

 

 

 

 

 

Analyse en sous-groupes

 

 

 

 

SSP

 

 

 

 

CHOP

11,6

37,5

<0,0001

71 %

R-CHOP

22,1

51,9

0,0071

46 %

RC

14,3

52,8

0,0008

64 %

RP

14,3

37,8

<0,0001

54 %

SG

 

 

 

 

CHOP

NA

NA

0,0348

55 %

R-CHOP

NA

NA

0,0482

56 %

NA: non atteint(e) ; a: uniquement applicable aux patients obtenant une RC

Le bénéfice du traitement d’entretien par MabThera a été confirmé dans tous les sous-groupes analysés quel que soit le protocole d’induction (CHOP ou R-CHOP) ou la qualité de la réponse au traitement d’induction (RC ou RP) (tableau 7). Le traitement d’entretien par MabThera a significativement prolongé la SSP des patients ayant répondu au traitement d’induction par CHOP (SSP médiane : 37,5 mois vs 11,6 mois, p < 0,0001) ou par R-CHOP (SSP médiane : 51,9 mois vs 22,1 mois, p=0,0071). Malgré des effectifs réduits dans les sous-groupes, le traitement d’entretien par MabThera a conféré un bénéfice significatif de survie globale, tant chez les patients répondeurs à CHOP qu’à R-CHOP, mais un suivi plus long est nécessaire afin de confirmer cette observation.

Lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

Dans un essai randomisé, ouvert, 399 patients âgés (de 60 à 80 ans), naïfs, présentant un lymphome agressif diffus à grandes cellules B ont reçu, soit une chimiothérapie CHOP standard (cyclophosphamide 750 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², vincristine 1,4 mg/m² jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone 40 mg/m²/jour les jours 1 à 5) toutes les 3 semaines pour huit cycles, soit une chimiothérapie CHOP associée à MabThera 375 mg/m² (R-CHOP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cycle.

L'analyse finale d’efficacité a inclus tous les patients randomisés (197 CHOP, 202 R-CHOP), avec une durée médiane de suivi d'environ 31 mois. A l'inclusion, les deux groupes de patients traités étaient bien équilibrés quant aux caractéristiques et l'état de la maladie. L'analyse finale a confirmé que le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de la survie sans événement (critère principal d'efficacité : les événements étaient le décès, la rechute ou la progression du lymphome ou l'instauration d'un nouveau traitement anti lymphome) cliniquement et statistiquement significatifs (p=0,0001). Les estimations de la durée médiane de la survie sans événement étaient de 35 mois (Kaplan-Meier) dans le bras R-CHOP, contre 13 mois dans le bras CHOP, représentant une diminution du risque de 41 %. A 24 mois, l'estimation de la survie globale était de 68,2 % dans le bras R-CHOP contre 57,4 % dans le bras CHOP. Une analyse ultérieure de la durée globale de survie, avec une durée médiane de suivi de 60 mois, a confirmé le bénéfice du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP (p=0,0071), représentant une réduction du risque de 32 %.

L'analyse de tous les objectifs secondaires (taux de réponse, survie sans progression, survie sans maladie, durée de la réponse) a confirmé les effets du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP. Le taux de réponse complète après 8 cycles de R-CHOP était de 76,2 % contre 62,4 % dans le groupe CHOP (p=0,0028). Le risque de progression de la maladie était réduit de 46 % et le risque de rechute de 51 %. Dans tous les sous-groupes de patients (sexe, âge, IPI ajusté à l’âge, stade de Ann Arbor, ECOG, β2 microglobuline, LDH, albumine, symptômes B, masse tumorale importante, sites extra-nodaux, envahissement de la moelle osseuse) les risques ratios de la survie sans événement et de la survie globale (du protocole R-CHOP comparé au protocole CHOP) étaient respectivement inférieurs à 0,83 et 0,95. Le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de l'évolution à la fois chez les patients à haut et à faible risque selon l’IPI ajusté à l’âge.

Résultats biologiques

Sur 67 patients chez lesquels ont été recherchés des anticorps humains anti-murin (HAMA), aucun cas n'a été trouvé positif. Sur 356 recherches d'anticorps HACA, moins de 1,1 % (4 patients) étaient positives.

Leucémie lymphoïde chronique

Dans deux essais randomisés en ouvert, un total de 817 patients atteints de LLC non précédemment traités et 552 patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires, ont été randomisés afin de recevoir soit une chimiothérapie FC (fludarabine 25 mg/m2, cyclophosphamide 250 mg/m2, jours 1 à 3) toutes les 4 semaines, pour un total de 6 cycles, soit MabThera en association à une chimiothérapie FC (R- FC). MabThera a été administré à la posologie de 375 mg/m2 pendant le premier cycle, le jour précédant la chimiothérapie, puis à la posologie de 500 mg/m2 le premier jour des cycles suivants. Les patients étaient exclus de l'étude LLC en rechute ou réfractaire s’ils avaient été précédemment traités

par des anticorps monoclonaux ou s’ils étaient réfractaires (défini comme un échec à obtenir une rémission partielle d’au moins 6 mois) à la fludarabine ou à un analogue nucléosidique. L’analyse d’efficacité a porté sur un total de 810 patients (403 R-FC, 407 FC) pour l’étude LLC en première ligne (Tableau 8a et 8b) et 552 patients (276 R-FC, 276 FC) pour l’étude LLC en rechute ou réfractaire (Tableau 9).

Dans l’étude LLC en première ligne, après une durée médiane d’observation de 48,1 mois, la survie sans progression médiane a été de 55 mois dans le groupe R-FC et de 33 mois dans le groupe FC (p < 0,0001, test de log-rank). L’analyse de la survie globale a montré un bénéfice significatif du traitement R-FC par rapport à la chimiothérapie FC seule (p=0,0319, test de log-rank) (Tableau 8a). Le bénéfice en terme de survie sans progression a été observé de façon homogène dans la plupart des sous-groupes de patients analysés en fonction de la gravité de la maladie à l’inclusion (stades A à C de Binet) (Tableau 8b).

Tableau 8a Traitement de première ligne de la leucémie lymphoïde chronique

Résumé des résultats d’efficacité de MabThera + FC vs FC seule - durée médiane d’observation : 48,1 mois

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

Réduction du

 

(Estimation Kaplan-Meier)

risque

 

FC

R-FC

Valeur de p

 

 

(N = 409)

(N=408)

(Log-Rank)

 

Survie sans progression (SSP)

32,8

55,3

<0,0001

45 %

 

 

 

 

 

Survie globale

NA

NA

0,0319

27 %

 

 

 

 

 

Survie sans événement

31,3

51,8

<0,0001

44 %

 

 

 

 

 

Taux de réponse (RC, RPn ou RP)

72,6%

85,8%

<0,0001

n.a.

Taux de réponse complète

16,9%

36,0%

<0,0001

n.a.

 

 

 

 

 

Durée de la réponse*

36,2

57,3

<0,0001

44%

Survie sans maladie**

48,9

60,3

0,0520

31%

Temps jusqu’à un nouveau

47,2

69,7

<0,0001

42 %

traitement

 

 

 

 

Taux de réponse et taux de RC analysés en

utilisant le test du chi 2.NA : non atteint

n.a. : non

applicable

* : applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC, RPn, RP ;

 

 

**: applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC ;

 

 

 

Tableau 8b Traitement de première ligne de la leucémie lymphoïde chronique

Hazard ratios de la survie sans progression en fonction du stade Binet (analyse en sous-groupes, en ITT) – durée médiane d’observation : 48,1 mois

Survie sans progression (SSP)

Nombre de

Hazard Ratio (IC à

Valeur de p

 

patients

95%)

(test de Wald,

 

FC

R-FC

 

non ajusté)

Stade A de Binet

0,39 (0,15 ; 0,98)

0,0442

 

 

 

 

 

Stade B de Binet

0,52 (0,41 ; 0,66)

<0,0001

 

 

 

 

 

Stade C de Binet

0,68 (0,49 ; 0,95)

0,0224

 

 

 

 

 

IC: intervalle de confiance

Dans l’étude LLC en rechute ou réfractaire, la survie sans progression médiane (critère principal) a été de 30,6 mois dans le groupe R-FC comparée à 20,6 mois dans le groupe FC (p = 0,0002, test log- rank). Le bénéfice en terme de survie sans progression a été observé dans presque tous les sous- groupes de patients analysés en fonction de la gravité de la maladie à l’inclusion. Une légère amélioration mais non significative de la survie globale a été rapportée dans le groupe R-FC, comparé au groupe FC.

Tableau 9 Traitement de la leucémie lymphoïde chronique en rechute ou réfractaire Résumé des résultats d’efficacité de MabThera + FC vs FC seule (durée médiane d’observation : 25,3 mois)

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

 

Réduction du

 

(Estimation Kaplan-Meier)

 

risque

 

FC

 

R-FC

Valeur de p

 

 

 

(N = 276)

 

(N=276)

(Log-Rank)

 

 

Survie sans progression (SSP))

20,6

 

30,6

0,0002

 

35%

 

 

 

 

 

 

 

Survie globale

51,9

 

NA

0,2874

 

17%

 

 

 

 

 

 

 

Survie sans événement

19,3

 

28,7

0,0002

 

36%

 

 

 

 

 

 

 

Taux de réponse (RC, RPn ou RP)

58,0%

 

69,9%

0,0034

 

n.a.

Taux de réponse complète

13,0%

 

24,3%

0,0007

 

n.a.

Durée de la réponse*

27,6

 

39,6

0,0252

 

31%

Survie sans maladie**

42,2

 

39,6

0,8842

 

-6%

Temps jusqu’à un nouveau

34,2

 

NA

0,0024

 

35%

traitement de la LLC

 

 

 

 

 

 

Taux de réponse et taux de RC analysés en

utilisant le test du chi 2.

 

 

 

 

* : applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC, RPn, RP ;

NA : non atteint

n.a. : non applicable

**: applicable uniquement aux patients ayant atteint une RC ;

 

 

 

 

Les résultats d’autres études utilisant MabThera en association à une autre chimiothérapie (dont CHOP, FCM, PC, PCM, bendamustine et cladribine) dans le traitement de la LLC en première ligne et/ou en rechute ou réfractaire ont également démontré des taux élevés de réponse globale avec un bénéfice en terme de survie sans progression et une toxicité (notamment myélotoxicité) légèrement plus élevée. Ces études justifient l’utilisation de MabThera avec toute chimiothérapie.

Les données recueillies chez près de 180 patients prétraités par MabThera ont démontré un bénéfice clinique (dont des réponses complètes) et sont en faveur d’un retraitement par MabThera.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec MabThera dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique présentant un lymphome folliculaire et une leucémie lymphoïde chronique. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.

Expérience clinique dans la polyarthrite rhumatoïde

L’efficacité et la tolérance de MabThera dans la réduction des signes et symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, chez les patients ayant présenté une réponse inadéquate aux anti-TNF, ont été démontrées dans unessai pivot multicentrique, randomisé, contrôlé et en double insu (essai 1).

L’essai 1 a évalué 517 patients ayant présenté une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs traitements par anti-TNF. Les patients éligibles étaient atteints de polyarthrite rhumatoïde active, diagnostiquée selon les critères de l’ACR (American College of Rheumatology). MabThera a

été administré en 2 perfusions IV à 15 jours d’intervalle. Les patients ont reçu 2 perfusions intraveineuses de 1000 mg de MabThera ou de placebo, en association au méthotrexate. Tous les patients ont reçu un traitement concomitant par 60 mg de prednisone par voie orale les jours 2 à 7 puis par 30 mg les jours 8 à 14 après la première perfusion. Le critère principal de jugement était la proportion de patients ayant obtenu une réponse ACR20 à la 24ème semaine. Les patients ont été suivis au-delà de la 24ème semaine pour une évaluation à long terme, incluant un bilan radiologique à 56 et à 104 semaines. Durant cette période, 81 % des patients issus du groupe placebo initial ont reçu MabThera entre la semaine 24 et la semaine 56 dans le cadre d’une extension du protocole en ouvert.

Les essais sur MabThera chez les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde précoce (patients naïfs de méthotrexate ou avec une réponse inadéquate au méthotrexate mais n’ayant pas encore été traités par anti-TNF) ont atteint leurs objectifs principaux. MabThera n’est pas indiqué chez ces patients tant que les données de tolérance à long terme sont insuffisantes, notamment en ce qui concerne le risque de développer des tumeurs malignes et une LEMP.

Résultats d'efficacité clinique

MabThera en association au méthotrexate a significativement augmenté la proportion de patients présentant une amélioration d’au moins 20 % du score ACR comparativement aux patients traités par le méthotrexate seul (Tableau10). Dans l’ensemble des études de développement, le bénéfice du traitement était similaire chez tous les patients, indépendamment de l’âge, du sexe, de la surface corporelle, de la race, du nombre de traitements antérieurs ou de l'évolution de la maladie.

Une amélioration cliniquement et statistiquement significative de tous les paramètres de la réponse ACR (nombres d’articulations gonflées et douloureuses, évaluations globales par le patient et par le médecin, indice d'incapacité (HAQ), évaluation de la douleur et protéine C-réactive (mg/dl)) a également été observée.

Tableau 10

Résumé des résultats d’efficacité dans l’essai 1 (Population ITT)

 

 

Résultat

Placebo+MTX

MabThera+MTX

 

 

 

 

 

(2 x 1000 mg)

Essai 1

 

 

N = 201

N = 298

 

 

 

 

 

 

 

 

ACR20

(18 %)

153 (51 %)***

 

 

ACR50

(5 %)

80 (27 %)***

 

 

ACR70

3 (1 %)

37 (12 %)***

 

 

Réponse EULAR

(22%)

193 (65%)***

 

 

(Bonne/modérée)

 

 

 

 

 

Variation moyenne du

-0,34

-1,83***

 

 

score DAS

 

 

 

† Résultats à 24 semaines

Différence significative avec le placebo + méthotrexate au moment de l’évaluation du critère primaire :*** p ≤ 0,0001

Les patients traités par MabThera en association au méthotrexate ont obtenu une réduction du score d’activité de la maladie (DAS28) significativement plus importante que les patients traités uniquement par méthotrexate (Tableau 10).

De même, dans toutes les études, la proportion de patients obtenant une réponse EULAR (European League Against Rheumatism) bonne ou modérée a été significativement plus élevée sous MabThera + méthotrexate que sous méthotrexate seul (Tableau 10).

Résultats radiologiques

Les dommages articulaires structuraux ont été évalués par radiographie et exprimés par la variation du score total de Sharp modifié (mTSS) et de ses composants, le score d’érosion et le score de pincement articulaire.

L’essai 1 a été conduite chez des patients présentant une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs anti-TNF. Dans cette étude, à 56 semaines, la progression radiographique a été significativement moindre chez les patients ayant reçu MabThera en association au méthotrexate par

rapport aux patients ayant reçu initialement du méthotrexate seul. Quatre-vingt-un pourcent des patients traités initialement par méthotrexate seul ont reçu MabThera entre les semaines 16 et 24 ("rescue phase") ou dans le protocole d’extension, avant la semaine 56. Le pourcentage de patients sans progression radiographique après 56 semaines a été également significativement plus élevé dans le groupe de patients traités à l’origine par MabThera/MTX (Tableau 11).

Tableau 11

Résultats radiographiques à un an dans l’ étude 1 (population en ITT modifiée)

 

 

Placebo+MTX

MabThera +MTX

 

 

 

2 × 1000 mg

 

 

 

 

Essai 1

 

(n = 184)

(n = 273)

Variation moyenne depuis l’inclusion

 

1,01*

Score total de Sharp modifié

2,30

 

 

 

 

Score d’érosion

 

1,32

0,60*

Score de pincement articulaire

0.98

0,41**

 

 

 

Pourcentage de patients sans progression

46%

53%, NS

radiographique

 

 

 

Pourcentage de patients sans modification de

52%

60%, NS

l’érosion

 

 

 

Dans l’essai 1, au bout d’un an, 150 patients randomisés au départ dans le groupe de traitement placebo+MTX ont reçu au moins un cycle de traitement avec Rituximab+méthotrexate.

* p < 0,05, ** p < 0,001. Abréviation : NS, non significatif.

L’inhibition du taux de progression des dommages articulaires a également été observée sur le long terme. Dans l’essai 1, l’analyse radiographique à 2 ans, chez les patients sous MabThera + méthotrexate, par rapport aux patients sous méthotrexate seul, a démontré : une réduction significative de la progression des dommages articulaires structuraux et une proportion significativement supérieure de patients sans progression des dommages articulaires au-delà de 2 ans.

Résultats sur la fonction physique et la qualité de vie

Des diminutions significatives de l’indice d’incapacité (HAQ-DI) et du score de fatigue (FACIT- Fatigue) ont été observées chez les patients traités par MabThera comparés à ceux traités par méthotrexate seul. La proportion de patients atteignant une différence minimale cliniquement pertinente (MCID) de l’indice d’incapacité (HAQ-DI) (définie par la diminution du score total individuel > 0,22), a également été plus élevée chez les patients sous MabThera que sous méthotrexate seul (Tableau 12).

Une amélioration significative de la qualité de vie a été démontrée avec une amélioration significative à la fois du score de capacité physique (PHS) et du score de capacité mentale (MHS) du SF-36. De plus, une proportion plus élevée de patients a atteint des différences minimales cliniquement pertinentes (MCIDs) pour ces scores (Tableau 12).

Tableau 12 Résultats des scores de fonction physique et de qualité de vie à 24 semaines dans l’essai 1

Résultats†

Placebo+MTX

MabThera+MTX

 

 

(2 x 1000 mg)

 

n=201

n=298

Evolution moyenne de l’indice d’incapacité

0,1

-0,4***

HAQ-DI

 

 

% HAQ-DI MCID

20%

51%

Evolution moyenne de l’indice de fatigue

-0,5

-9,1***

FACIT-T

n=197

n=294

 

Evolution moyenne du score physique

0,9

5,8***

(PHS) du SF-36

 

48%***

% SF-36 PHS MCID

13%

Evolution moyenne du score mental (MHS)

1,3

4,7**

du SF-36

 

38%*

% SF-36 MHS MCID

20%

† Résultats à 24 semaines

Différences significatives par rapport au placebo à la première évaluation: * p < 0,05, **p < 0,001 ***p ≤ 0,0001 MCID HAQ-DI ≥ 0,22, MCID SF-36 PHS > 5,42, MCID SF-36 MHS > 6,33

Efficacité chez les patients séropositifs aux autoanticorps (FR et/ou anti-CCP)

Une meilleure efficacité a été observée chez les patients séropositifs au facteur rhumatoïde (FR) et/ou aux anti-CCP (anticorps antipeptides citriques citrullinés), traités par MabThera en association au MTX, comparés aux patients séronégatifs à ces auto-anticorps.

Les résultats d’efficacité chez les patients traités par MabThera ont été analysés selon leur statut d’autoanticorps avant le début du traitement. A la 24ème semaine, les patients séropositifs au FR et/ou aux anti-CCP lors de l’inclusion, ont eu une probabilité significativement augmentée d’obtenir une réponse aux critères ACR20 et ACR50, comparés aux patients séronégatifs (p=0,0312 et p=0,0096) (Tableau 13). A la semaine 48, cette observation s’est confirmée avec également une augmentation significative de la probabilité d’obtenir une réponse ACR70 chez les patients séropositifs aux autoanticorps. A la semaine 48, les patients séropositifs avaient 2 à 3 fois plus de chance d’obtenir une réponse ACR que les patients séronégatifs. Les patients séropositifs ont également montré une diminution du score DAS28-VS significativement plus importante que les patients séronégatifs (Figure 1).

Tableau 13

Synthèse de l’efficacité en fonction des statuts des

autoanticorps à l’inclusion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semaine 24

 

Semaine 48

 

 

Séropositifs

Séronégatifs

 

Séropositifs

Séronégatifs

 

 

(n=514)

(n=106)

 

(n=506)

(n=101)

ACR20 (%)

 

62,3*

50,9

 

71,1*

51,5

ACR50 (%)

 

32,7*

19,8

 

44,9**

22,8

ACR70 (%)

 

12,1

5,7

 

20,9*

6,9

Réponse EULAR (%)

74,8*

62,9

 

84,3*

72,3

Evolution moyenne du

-1,97**

-1,50

 

-2,48***

-1,72

DAS28-VS

 

 

 

 

 

 

Les seuils de significativité sont définis par: * p < 0,05 **p < 0,001, ***p < 0,0001.

Figure 1: Evolution depuis l’inclusion du score DAS28-VS selon le statut d’autoanticorps à l’inclusion:

Efficacité à long terme après plusieurs cycles de traitement

Sur plusieurs cycles de traitement et dans toutes les populations de patients étudiées (Figure 2), le traitement par MabThera associé au méthotrexate a montré une amélioration prolongée des signes cliniques et des symptômes de la PR (selon les scores ACR, DAS28-VS, et les réponses EULAR). Il a été observé une amélioration soutenue de la fonction physique mesurée par le score HAQ-DI et la proportion de patients atteignant le MCID pour le score HAQ-DI.

Figure 2: Réponses ACR pour 4 cycles de traitement mesurées 24 semaines après chaque cycle (par patient, par visite) chez les patients ayant une réponse inadéquate aux anti- TNF (n=146)

 

 

 

 

 

 

 

 

patients

 

 

ACR50

 

 

 

 

 

ACR20

 

 

 

 

 

 

 

of

 

 

ACR70

 

 

%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1st

2nd

3rd

4th

 

Course

Course

Course

Course

Résultats des analyses biologiques

Au total, 392/3095 (12,7%) patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ont eu des taux d'anticorps humains anti-chimériques (HACA positif) dans les études cliniques, après un traitement par MabThera. L’émergence des HACA n’a pas été associée à une détérioration clinique ou à un risque accru de réactions aux perfusions ultérieures chez ces patients. La présence d'HACA peut être associée à une aggravation des réactions liées à la perfusion ou à des réactions allergiques suivant la seconde perfusion des traitements ultérieurs.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec rituximab dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique

présentant une arthrite auto-immune. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.

Expérience clinique dans la granulomatose avec polyangéite (Wegener) et la polyangéite microscopique

Au total, 197 patients âgés de 15 ans et plus atteints de granulomatose avec polyangéite (75%) et de polyangéite microscopique (24%) sévères actives ont été inclus et traités dans un essai de non- infériorité versus comparateur actif, randomisée, en double aveugle, multicentrique.

Les patients ont été randomisés selon un rapport de 1/1 afin de recevoir soit du cyclophosphamide par voie orale une fois par jour (2 mg/kg/jour) pendant 3 à 6 mois, soit MabThera (375 mg/m2) une fois par semaine pendant 4 semaines. Tous les patients inclus dans le bras cyclophosphamide ont reçu de l’azathioprine en traitement d’entretien durant la période de suivi. Les patients des deux bras ont reçu 1 000 mg de méthylprednisolone en bolus intraveineux (IV) (ou un autre glucocorticoïde à une dose équivalente) par jour les jours 1 à 3, suivi par de la prednisone par voie orale (1 mg/kg/jour, sans dépasser 80 mg/jour). La diminution progressive de la dose de prednisone devait être terminée dans un délai de six mois à partir du début du traitement à l’essai.

Le critère d’évaluation principal a été l’obtention d’une rémission complète à 6 mois, définie par un Score d’activité de la vascularite de Birmingham pour la granulomatose de Wegener (Birmingham Vasculitis Activity Score for Wegener’s Granulomatosis, BVAS/WG) de 0, et l’arrêt du traitement par les glucocorticoïdes. La marge de non-infériorité pré spécifiée pour la différence entre les traitements a été de 20 %. L’essai a démontré la non-infériorité de MabThera par rapport au cyclophosphamide pour l’obtention d’une rémission complète (RC) à 6 mois (Tableau 14).

L’efficacité a été observée chez les patients présentant une maladie nouvellement diagnostiquée et chez les patients présentant une maladie récidivante (Tableau 15).

Tableau 14 Pourcentage de patients ayant atteint une rémission complète à 6 mois (Population en intention de traiter*)

 

MabThera

Cyclophosphamide

Différence entre les

 

(n 99)

(n 98)

traitements

 

 

 

(MabThera-

 

 

 

Cyclophosphamide)

 

 

 

 

Taux

63,6 %

53,1 %

10,6 %

 

 

 

IC à 95,1%b

 

 

 

( 3,2 % ; 24,3 %) a

 

 

 

 

IC = intervalle de confiance.

* Imputation la plus défavorable des cas

a La non-infériorité a été démontrée dans la mesure où la borne inférieure de l’intervalle de confiance (-3,2 %) était supérieure à la marge de non-infériorité prédéterminée (-20 %).

b L’intervalle de confiance à 95,1% reflète une erreur supplémentaire alpha de 0,001 afin de tenir compte de l’analyse intermédiaire d’efficacité.

Tableau 15 Rémission complète à 6 mois selon le statut de la maladie

 

MabThera

Cyclophosphamide

Difference (IC à 95%)

 

 

 

 

Tous les patients

n=99

n=98

 

Patients nouvellement

n=48

n=48

 

diagnostiqués

 

 

 

Patients en rechute

n=51

n=50

 

 

 

 

 

Rémission complète

 

 

 

 

 

 

 

Tous les patients

63,6%

53,1%

10,6% (-3,2 ; 24,3)

 

 

 

 

Patients nouvellement

60,4%

64,6%

− 4,2% (− 23,6 ; 15,3)

diagnostiqués

 

 

 

 

 

 

 

Patients en rechute

66,7%

42,0%

24,7% (5,8 ; 43,6)

 

 

 

 

Imputation la plus défavorable est appliquée en cas de données manquantes

Rémission complète à 12 et 18 mois

Dans le groupe MabThera, 48 % des patients ont obtenu une RC à 12 mois, et 39 % des patients présentaient une RC à 18 mois. Chez les patients traités par le cyclophosphamide (suivi par l’azathioprine pour maintenir la rémission complète), 39 % des patients ont obtenu une RC à 12 mois, et 33 % des patients présentaient une RC à 18 mois. Entre 12 et 18 mois, 8 rechutes ont été observées dans le groupe MabThera comparées à quatre dans le groupe cyclophosphamide.

Retraitement avec MabThera

Sur la base du jugement de l’investigateur, 15 patients ont reçu un deuxième cycle de MabThera pour le traitement d’une rechute de la maladie survenue entre 6 et 18 mois après le premier cycle de MabThera. Les données limitées de cet essai ne permettent pas de tirer de conclusions concernant l’efficacité des cycles ultérieurs de MabThera chez des patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique.

Un traitement immunosuppresseur prolongé peut être approprié notamment chez les patients à risque de rechute (c’est-à-dire antécédents de rechute précoce et GPA, ou patients présentant une reconstitution lymphocytaire B associée à la présence d’anticorps PR3 ANCA). Lorsque le traitement par MabThera a permis l’obtention de la rémission, un traitement immunosuppresseur prolongé peut être envisagé afin de prévenir la rechute. L’efficacité et la sécurité d’un traitement d’entretien par MabThera n’ont pas été établies.

Évaluations biologiques

Au total, 23/99 (23 %) patients traités par MabThera au cours de l’essai se sont avérés positifs pour les HACA à 18 mois. Aucun des 99 patients traités par MabThera n’était positif aux HACA lors de la sélection. La signification clinique de l’apparition d’HACA chez les patients traités par MabThera n’a pas été établie.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Lymphomes non-hodgkiniens

A partir d’une étude pharmacocinétique d’une population de patients atteints d’un lymphome non- hodgkinien (n=298) ayant reçu en perfusion unique ou répétée MabThera seul ou en association avec

une chimiothérapie « CHOP » (les doses administrées de MabThera allant de 100 à 500 mg/m2), la clairance non spécifique (CL1), la clairance spécifique(CL2), probablement fonction des lymphocytes B ou de la masse tumorale, et le volume de distribution du compartiment central (V1) ont été estimés respectivement à 0,14 L/jour, 0,59 L/jour et 2,7 L. La demi-vie médiane d’élimination terminale estimée de MabThera était de 22 jours (valeurs extrêmes, 6,1 à 52 jours). Le taux initial de cellules CD19-positives et la taille des lésions tumorales mesurables ont contribué à la variabilité de la CL2 de MabThera, d’après les données issues de 161 patients ayant reçu 375 mg/m2 en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 4 semaines. Les patients ayant un nombre plus élevé de cellules CD19-positives ou avec une masse tumorale de taille plus importante avaient une CL2 plus élevée. Cependant, une grande part de la variabilité inter-individuelle de la CL2 persistait après correction du nombre de cellules CD-19 positives et de la taille des lésions tumorales. V1 variait en fonction de la surface corporelle et de la chimiothérapie « CHOP ». Cette variabilité de V1 (27,1 % et 19,0 %) liée respectivement à la surface corporelle (1,53 à 2,32 m2) et à l’association à une chimiothérapie « CHOP » a été relativement faible. L’âge, le sexe, la race et l’état général selon le score OMS ne modifiaient pas la pharmacocinétique de MabThera. Cette analyse suggère que l’ajustement des doses de MabThera en fonction des différentes covariables testées ne devrait pas entraîner une diminution significative de la variabilité pharmacocinétique.

La Cmax moyenne après la quatrième perfusion de MabThera, administré en perfusion intraveineuse à la dose de 375 mg/m2 une fois par semaine pendant 4 semaines chez 203 patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien non précédemment traité par MabThera, a été de 486 µg/ml (valeurs extrêmes, 77,5 à 996,6 µg/mL). Le rituximab a été détecté dans le sérum des patients 3 à 6 mois après la fin du dernier traitement.

Lors de l’administration de MabThera à la dose de 375 mg/m2 en perfusion intraveineuse une fois par semaine pendant 8 semaines à 37 patients atteints d’un lymphome non-hodgkinien, la Cmax moyenne a augmenté après chaque perfusion, à partir d’une valeur moyenne de 243 µg/mL (valeurs extrêmes, 16 à 582 µg/mL) après la première perfusion jusqu’à 550 µg/mL (valeurs extrêmes, 171 à 1177 µg/mL) après la huitième perfusion.

Le profil pharmacocinétique de MabThera administré en 6 perfusions de 375 mg/m2 en association à 6 cycles de chimiothérapie « CHOP » a été similaire à celui observé avec MabThera seul.

Leucémie lymphoïde chronique

MabThera a été administré en perfusion intraveineuse à la posologie de 375 mg/m2 pour le premier cycle, puis augmentée à 500 mg/m2 pour chacun des 5 cycles suivants, en association à la fludarabine et cyclophosphamide chez les patients atteints de LLC. La Cmax moyenne (N=15) a été de 408 µg/mL (valeurs extrêmes, 97 à 764 µg/mL) après la cinquième perfusion de 500 mg/m2 et la demi-vie terminale moyenne a été de 32 jours (valeurs extrêmes, 14 à 62 jours).

Polyarthrite rhumatoïde

Après deux perfusions IV de 1000 mg de MabThera effectuées à 14 jours d’intervalle, la demi-vie terminale moyenne était de 20,8 jours (8,58 à 35,9 jours), la clairance systémique moyenne était de 0,23 L/jour (0,091 à 0,67 L/jour), et le volume de distribution moyen à l’état d'équilibre était de 4,6 L (1,7 à 7,51 L). L’analyse de pharmacocinétique de population effectuée sur les mêmes données a conduit à des valeurs moyennes similaires pour la clairance systémique et la demi-vie, c'est-à-dire respectivement 0,26 L/jour et 20,4 jours. Cette analyse a également révélé que la surface corporelle et le sexe constituaient les covariables les plus importantes pour expliquer la variabilité inter-individuelle des paramètres pharmacocinétiques. Après ajustement par rapport à la surface corporelle, les sujets de sexe masculin avaient un volume de distribution plus important et une clairance plus rapide que les sujets de sexe féminin. Ces différences pharmacocinétiques liées au sexe ne sont pas considérées comme cliniquement significatives et ne nécessitent donc aucune adaptation posologique. On ne dispose d’aucune donnée pharmacocinétique concernant les patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale.

La pharmacocinétique du rituximab a été évaluée après deux administrations IV de 500 mg et 1000 mg au jour 1 et 15 dans quatre études. Pour toutes les études, et dans la limite des doses étudiées, la pharmacocinétique du rituximab a été dose-dépendante. Après la première perfusion, la Cmax moyenne sérique du rituximab variait de 157 à 171 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 298 à 341 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. Après la deuxième perfusion, la Cmax moyenne variait entre 183 et 198 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 355 à 404 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. La demi-vie d’élimination terminale moyenne variait de 15 à 16 jours à la dose 2 x 500 mg, et de 17 à 21 jours à la dose 2 x 1000 mg. La Cmax moyenne était 16 à 19% plus élevée après la deuxième perfusion qu’après la première pour les 2 doses.

La pharmacocinétique du rituximab a été évaluée après deux administrations IV de 500 mg et de 1000 mg lors du deuxième cycle de traitement. La Cmax moyenne sérique du rituximab après la première perfusion variait de 170 à 175 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et de 317 à 370 µg/mL à la dose

2 x 1000 mg. La Cmax après la deuxième perfusion a été de 207 µg/mL à la dose 2 x 500 mg, et variait de 377 à 386 µg/mL à la dose 2 x 1000 mg. La demi-vie d’élimination terminale moyenne après la

deuxième perfusion du deuxième cycle de traitement, était de 19 jours à la dose 2 x 500 mg, et variait de 21 à 22 jours à la dose 2 x 1000 mg. Les paramètres pharmacocinétiques du rituximab ont été comparables sur les deux cycles de traitement.

Après le même schéma posologique (2 x 1000 mg, I.V., à 2 semaines d’intervalle), les paramètres pharmacocinétiques des patients ayant une réponse inadéquate aux anti-TNF étaient comparables, avec une concentration sérique maximale moyenne de 369 g/mL et une demi-vie terminale moyenne de 19,2 jours.

Granulomatose avec polyangéite et polyangéite microscopique

Sur la base de l’analyse des données pharmacocinétiques de population recueillies chez 97 patients atteints de granulomatose avec polyangéite et de polyangéite microscopique ayant reçu quatre doses de MabThera à 375 mg/m² une fois par semaine, la demi-vie d’élimination terminale médiane estimée a été de 23 jours (comprise entre 9 et 49 jours).

La clairance moyenne et le volume de distribution de MabThera ont été respectivement de 0,313 l/jour (comprise entre 0,116 et 0,726 l/jour) et de 4,50 l (compris entre 2,25 et 7,39 l). Les paramètres pharmacocinétiques de MabThera chez ces patients apparaissent similaires à ceux observés chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

5.3 Données de sécurité préclinique

Le rituximab s'est révélé hautement spécifique de l'antigène CD20 des lymphocytes B. Les études de toxicité chez le singe cynomolgus n’ont révélé aucun autre effet que la diminution pharmacologique prévue du nombre des lymphocytes B dans le sang circulant et les tissus lymphoïdes.

Des études de toxicité sur le développement ont été effectuées chez le singe cynomolgus à des doses atteignant 100 mg/kg (traitement les 20 à 50ème jours de la gestation) et n’ont révélé aucune fœtotoxicité imputable au rituximab. On a cependant observé, dans les organes lymphoïdes des fœtus, une déplétion pharmacologique en lymphocytes B dépendant de la dose ; cette déplétion persistait après la naissance et s’accompagnait d’une diminution des taux d’IgG chez le nouveau-né animal. Chez ces animaux, les numérations des lymphocytes B se sont normalisées dans les 6 mois suivant la naissance et n'ont pas interféré sur la réaction à la vaccination.

Les tests standards de recherche du pouvoir mutagène n'ont pas été effectués, car ils ne peuvent pas s'appliquer à cette molécule.

Il n'a pas été effectué d'étude à long terme chez l'animal pour déterminer le pouvoir carcinogène du rituximab.

Aucune étude spécifique n’a été réalisée pour déterminer les effets du rituximab sur la fertilité. D’une manière générale, les études de toxicité réalisées chez le singe cynomolgus n’ont mis en évidence aucun effet délétère sur les organes de la reproduction chez les mâles ou les femelles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Citrate de sodium

Polysorbate 80

Chlorure de sodium

Hydroxyde de sodium

Acide chlorhydrique

Eau pour préparations injectables

6.2 Incompatibilités

Il n'a pas été observé d'incompatibilité entre MabThera et les poches et tubulures de perfusion en chlorure de polyvinyle ou en polyéthylène.

6.3 Durée de conservation

Flacon fermé 30 mois

Après dilution

La solution diluée de MabThera pour perfusion est physiquement et chimiquement stable pendant 24 heures entre +2°C et +8°C et pendant 12 heures supplémentaires à température ambiante.

Sur le plan microbiologique, la solution diluée pour perfusion doit être utilisée immédiatement. Si elle n'est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation jusqu'à l'emploi sont sous la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre +2°C et +8°C, à moins que la dilution n'ait été réalisée dans des conditions d'asepsie contrôlées et validées.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacons en verre incolore de type I avec bouchon en caoutchouc butyl, contenant 500 mg de rituximab dans 50 mL. Boîte de 1 flacon.

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

MabThera est conditionné en flacons stériles à usage unique, apyrogènes et sans conservateur.

Prélever de façon aseptique la quantité nécessaire de MabThera et diluer MabThera dans une poche à perfusion contenant une solution aqueuse apyrogène et stérile de chlorure de sodium à 9 mg/mL

(0,9 %) ou de D-glucose à 5 % afin d’obtenir une concentration comprise entre 1 et 4 mg/mL. Pour mélanger la solution, retourner doucement la poche de manière à éviter la formation de mousse. Prendre les précautions nécessaires pour assurer la stérilité de la solution préparée. Le produit ne comportant ni conservateur antimicrobien ni agent bactériostatique, les manipulations doivent se faire de manière aseptique. Avant toute administration, les médicaments destinés à la voie parentérale doivent faire l'objet d'un examen visuel à la recherche de particules ou d'un changement de couleur.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Roche Registration Limited

6 Falcon Way

Shire Park

Welwyn Garden City

AL7 1TW

Royaume-Uni

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/98/067/002

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de la première autorisation : 2 juin 1998

Date du dernier renouvellement : 2 juin 2008

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu/

1.DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

MabThera 1 400 mg solution pour injection sous-cutanée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque ml contient 120 mg de rituximab.

Chaque flacon contient 1 400 mg/11,7 mL de rituximab.

Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique murin/humain obtenu par génie génétique ; il s'agit d'une immunoglobuline glycosylée associant d’une part les régions constantes d’une IgG1 humaine et d’autre part les régions variables des chaînes légères et lourdes d'origine murine. Cet anticorps est produit par une culture de cellules de mammifères (ovaires de hamster chinois) et purifié par chromatographie d’affinité et échange d’ions, comportant des procédés d’inactivation et d’élimination virales spécifiques.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

Liquide limpide à opalescent, incolore à jaunâtre.

4.DONNÉES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

MabThera est indiqué chez les patients adultes dans les lymphomes non-hodgkiniens (LNH) :

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie pour le traitement des patients présentant un lymphome folliculaire de stade III-IV n’ayant jamais été précédemment traités.

MabThera en traitement d’entretien est indiqué chez les patients présentant un lymphome folliculaire répondant à un traitement d’induction.

MabThera est indiqué en association à une chimiothérapie "CHOP" (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisolone) pour le traitement des patients présentant un lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B, CD20 positif.

4.2 Posologie et mode d’administration

MabThera doit être administré sous étroit contrôle d’un professionnel de santé expérimenté et dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles (voir rubrique 4.4).

Une prémédication composée d’un antipyrétique et d’un antihistaminique, par exemple paracétamol et diphénhydramine, doit toujours être donnée avant chaque administration de MabThera.

Une prémédication par glucocorticoïde doit être envisagée si MabThera n’est pas associé à une chimiothérapie contenant un glucocorticoïde pour le traitement d’un lymphome non-hodgkinien

Posologie

La dose recommandée de MabThera en formulation sous-cutanée utilisée chez des patients adultes consiste en l’injection sous-cutanée d’une dose fixe de 1 400 mg, quelle que soit la surface corporelle du patient.

Avant de commencer les injections sous-cutanées de MabThera, tous les patients doivent toujours recevoir auparavant une dose complète de MabThera par perfusion intraveineuse, en utilisant la formulation intraveineuse de MabThera (voir rubrique 4.4).

Si les patients n’ont pas été en mesure de recevoir une perfusion intraveineuse complète de MabThera avant le changement de formulation, ils doivent continuer les cycles ultérieurs avec la formulation intraveineuse de MabThera jusqu’à ce qu’une dose intraveineuse complète puisse être administrée avec succès.

Par conséquent, le passage à la formulation sous-cutanée de MabThera ne peut survenir qu’à partir du deuxième cycle ou des cycles ultérieurs de traitement.

Il est important de vérifier les étiquettes des médicaments afin de s’assurer que la formulation (intraveineuse ou sous-cutanée) et le dosage appropriés sont administrés au patient, conformément à la prescription.

MabThera en formulation sous-cutanée n’est pas destiné à une administration intraveineuse et doit être uniquement administré par injection sous-cutanée. Le dosage de 1400 mg est destiné à une utilisation sous-cutanée uniquement dans les lymphomes non-hodgkiniens (LNH).

Lymphome folliculaire non hodgkinien

Association de traitement

La posologie recommandée de MabThera en association à une chimiothérapie en traitement d’induction chez les patients atteints de lymphome folliculaire non précédemment traités, en rechute ou réfractaires, est : 375 mg/m² de surface corporelle pour le premier cycle avec MabThera en formulation intraveineuse, suivi pour les cycles ultérieurs d’une injection d’une dose fixe de 1 400 mg de MabThera en formulation sous-cutanée par cycle et ce, jusqu’à 8 cycles.

MabThera doit être administré le premier jour de chaque cycle de chimiothérapie et ceci après administration du glucocorticoïde du protocole, si approprié.

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

La posologie recommandée de MabThera en formulation sous-cutanée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire non précédemment traités, ayant répondu à un traitement d’induction, est de 1 400 mg tous les 2 mois (en commençant 2 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

La posologie recommandée de MabThera en formulation sous-cutanée en traitement d’entretien, chez les patients atteints de lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ayant répondu à un traitement d’induction, est de 1 400 mg tous les trois 3 mois (en commençant 3 mois après la dernière dose du traitement d’induction) jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

Lymphome non-hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

MabThera doit être utilisé en association avec une chimiothérapie "CHOP". La posologie recommandée est : premier cycle, MabThera en formulation intraveineuse : 375 mg/m² de surface corporelle, suivi pour les cycles ultérieurs d’une injection d’une dose fixe de 1 400 mg de MabThera en formulation sous-cutanée par cycle. Durée totale : huit cycles.

MabThera est administré le premier jour de chaque cycle de chimiothérapie après la perfusion intraveineuse du glucocorticoïde du protocole « CHOP ».

La tolérance et l'efficacité de MabThera n'ont pas été démontrées en association à d'autres chimiothérapies dans le lymphome non hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B.

Ajustements posologiques en cours de traitement

Aucune réduction posologique de MabThera n’est recommandée. Lorsque MabThera est administré en association à une chimiothérapie, les réductions posologiques standard applicables aux médicaments chimiothérapeutiques doivent être appliquées (voir rubrique 4.8).

Populations particulières

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de MabThera chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Patients âgés

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (âgés de > 65 ans).

Mode d’administration

Injection sous-cutanée :

MabThera 1 400 mg en formulation sous-cutanée doit être administré uniquement par injection sous- cutanée, pendant environ cinq minutes. L’aiguille utilisée pour l’injection hypodermique doit être fixée à la seringue immédiatement avant l’administration afin d’éviter une obturation éventuelle de l’aiguille.

La formulation sous-cutanée de MabThera doit être injectée par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale, et jamais dans des zones cutanées présentant une rougeur, un hématome, une douleur à la palpation, une induration ni dans les zones présentant des grains de beauté ou des cicatrices.

Aucune donnée n’est disponible sur la réalisation de l’injection dans d’autres endroits du corps, par conséquent les injections devront être limitées à la paroi abdominale.

Au cours du traitement par MabThera en formulation sous-cutanée, les autres médicaments pour administration sous-cutanée devront préférentiellement être injectés dans d’autres endroits.

Si une injection est interrompue, elle peut être reprise au même endroit ou une autre localisation peut également être utilisée le cas échéant.

Administration d’une perfusion intraveineuse :

Veuillez vous référer au Résumé des caractéristiques du produit (RCP) de MabThera 100 mg et 500 mg, solution à diluer pour perfusion, pour des informations sur la posologie et le mode d’administration.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, à la hyaluronidase ou à l’un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom de spécialité et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement inscrits dans le dossier du patient.

Les informations fournies dans la rubrique 4.4 concernent l’utilisation de MabThera formulation sous- cutanée dans les indications autorisées traitement des lymphomes non hodgkiniens (dosage 1 400 mg) et traitement de la leucémie lymphoïde chronique (dosage 1 600 mg). Pour les informations concernant les autres indications, veuillez vous référer au RCP de MabThera formulation intraveineuse.

L’utilisation de MabThera formulation sous-cutanée en monothérapie chez les patients atteints de lymphomes folliculaires de stade III-IV en cas de chimiorésistance ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie ne peut pas être recommandée, car la sécurité d’une administration sous-cutanée hebdomadaire n’a pas été établie.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

L’utilisation de MabThera peut être associée à une majoration du risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP). Les patients doivent être surveillés à intervalles réguliers, afin de détecter l’apparition ou l’aggravation de symptômes ou de signes neurologiques évocateurs d’une LEMP. En cas de suspicion d’une LEMP, la prochaine administration de MabThera devra être suspendue tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu. Le médecin devra examiner soigneusement le patient pour déterminer si les symptômes indiquent un dysfonctionnement neurologique, et si c’est le cas, il devra déterminer si ces symptômes sont évocateurs d’une LEMP. Un examen par un neurologue doit être envisagé.

En cas de doute, des examens complémentaires comprenant une IRM de préférence avec produit de contraste, un dosage de l’ADN du virus JC dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) et des examens neurologiques répétés, devront être envisagés.

Le médecin devra être particulièrement attentif à l’apparition de symptômes évocateurs d’une LEMP que le patient pourrait ne pas remarquer (ex : symptômes cognitifs, neurologiques ou psychiatriques). Il conviendra de conseiller aux patients d’informer leur conjoint ou le personnel soignant de leur traitement, ceux-ci pouvant remarquer des symptômes dont les patients ne sont pas conscients.

En cas d’apparition d’une LEMP, le traitement par MabThera devra être définitivement arrêté.

Après reconstitution du système immunitaire chez les patients immunodéprimés ayant une LEMP, on a observé une stabilisation ou une amélioration de leur état. Actuellement on ne sait pas si la détection précoce d’une LEMP et l’arrêt du traitement par MabThera peuvent conduire à une telle stabilisation ou amélioration.

Réactions liées à l’administration/à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion/administration, qui peuvent être provoquées par une libération de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Le syndrome de relargage des cytokines peut être indiscernable cliniquement de réactions d’hypersensibilité aiguës.

Ces différentes réactions, qui comprennent le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale et les réactions anaphylactiques et d’hypersensibilité, sont décrites ci-dessous. Elles ne sont pas spécifiquement liées à la voie d’administration de MabThera et peuvent être observées avec les deux formulations.

Des réactions sévères liées à la perfusion avec issue fatale ont été rapportées après commercialisation de MabThera en formulation intraveineuse, leur survenue se déclenchant entre 30 minutes et deux heures après le début de la première perfusion intraveineuse de MabThera. Elles étaient caractérisées

par des événements pulmonaires et, dans certains cas, comprennaient une lyse tumorale rapide et les caractéristiques du syndrome de lyse tumorale, s’ajoutant à fièvre, frissons, rigidité, hypotension, urticaire, œdème de Quincke et d’autres symptomes (voir rubrique 4.8).

Le syndrome grave de relargage de cytokines est caractérisé par une dyspnée sévère, souvent accompagnée de bronchospasme et d’hypoxie, associés à de la fièvre, des frissons, des tremblements, de l’urticaire et des œdèmes de Quincke. Ce syndrome peut s’accompagner d’hyperuricémie, d’hyperkaliémie, d’hypocalcémie, d’hyperphosphatémie, d’insuffisance rénale aiguë, d’augmentation des lactates déshydrogénases (LDH), évocateurs entre autre d’un syndrome de lyse tumorale, et peut être associé à une insuffisance respiratoire aiguë et au décès. Cette insuffisance respiratoire aiguë peut être accompagnée par des événements tels qu’un infiltrat pulmonaire interstitiel ou un oedème pulmonaire visible sur une radio thoracique. Le syndrome apparaît fréquemment pendant la première ou la deuxième heure qui suit le début de la première perfusion. Les patients ayant des antécédents d’insuffisance respiratoire ou ceux avec un infiltrat pulmonaire tumoral seraient peut-être plus susceptibles de présenter des résultats moins favorables et doivent être traités avec une plus grande prudence. Chez les patients développant un syndrome grave de relargage de cytokines, la perfusion devra être arrêtée immédiatement (voir rubrique 4.2) et un traitement symptomatique drastique devra être instauré. Une amélioration rapide des symptômes pouvant être suivie d’une aggravation, ces patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à ce que le syndrome de lyse tumorale et l’infiltrat pulmonaire aient disparu ou aient été écartés. Les patients de nouveau traités après disparition des signes et des symptômes ont rarement présenté un nouveau syndrome grave de relargage de cytokines.

Les patients ayant une masse tumorale importante ou un nombre élevé ( 25 x 109/l) de cellules malignes circulantes, pourraient être plus exposés à l’apparition d’un syndrome sévère de relargage de cytokines et devront donc être traités avec une très grande prudence. Ces patients doivent être très étroitement surveillés tout au long de la première perfusion, en envisageant de réduire la vitesse de cette perfusion ou de diviser la posologie sur deux jours pour le premier cycle et pour chaque cycle suivant si le nombre de lymphocytes est toujours > 25 x 109/l.

L'administration intraveineuse de protéines peut provoquer des réactions anaphylactiques ou d'autres réactions d'hypersensibilité. En opposition au syndrome de relargage de cytokines, une réelle hypersensibilité apparaît habituellement dans les minutes qui suivent le début de la perfusion. Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions d’hypersensibilité par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera. Les manifestations cliniques de l’anaphylaxie peuvent sembler similaires aux manifestations cliniques du syndrome de relargage de cytokines (décrit ci-dessus). Les réactions attribuées à l’hypersensibilité ont été rapportées moins fréquemment que celles attribuées au relargage de cytokines.

D’autres réactions ont été rapportées dans certains cas : infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aigüe réversible.

L’éventualité d’une hypotension pendant l’administration de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant de donner du MabThera.

Des réactions liées à la perfusion de tout type ont été observées chez 77% des patients traités par MabThera en formulation intraveineuse (incluant le syndrome de relargage de cytokines, accompagnées par une hypotension et un bronchospasme chez 10 % des patients) voir rubrique 4.8. Ces symptômes sont habituellement réversibles à l’arrêt de la perfusion de MabThera après administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Se reporter au syndrome de relargage de cytokines décrit précédemment pour les réactions sévères.

Des réactions liées à l’administration ont été observées chez jusqu’à 50 % des patients traités par MabThera en formulation sous-cutanée au cours des études cliniques. Les réactions survenant dans les 24 heures suivant l’injection sous-cutanée se sont manifestées principalement par un érythème, un

prurit, une éruption cutanée et des réactions au site d’injection, telles que douleur, gonflement et rougeur, et ont généralement été d’intensité légère ou modérée (grade 1 ou 2) et de nature transitoire.

Les réactions cutanées locales ont été très fréquentes chez les patients recevant MabThera par voie sous-cutanée au cours des études cliniques. Les symptômes comprennaient : douleur, gonflement, induration, hémorragie, érythème, prurit et éruption cutanée (voir rubrique 4.8). Certaines réactions cutanées locales sont survenues plus de 24 heures après l’administration sous-cutanée de MabThera. La majorité des réactions cutanées locales observées après l’administration de MabThera en formulation sous-cutanée ont été d’intensité légère ou modérée, et se sont résolues sans traitement spécifique.

Avant de commencer les injections sous-cutanées de MabThera, tous les patients doivent toujours recevoir une dose complète de MabThera en perfusion intraveineuse, en utilisant la formulation intraveineuse de MabThera. Le risque le plus élévé de présenter une réaction liée à l’administration est généralement observé au cours du premier cycle. Commencer le traitement avec MabThera en perfusion intraveineuse permet de mieux gérer les réactions liées à l’administration, en ralentissant ou en interrompant la perfusion intraveineuse.

Si des patients ne sont pas en mesure de recevoir une dose complète de MabThera en perfusion intraveineuse avant le changement pour la formulation sous-cutanée, ils doivent continuer les cycles ultérieurs avec la formulation intraveineuse de MabThera jusqu’à ce qu’une dose intraveineuse complète ait été administrée avec succès. Par conséquent, le passage à la formulation sous-cutanée de MabThera ne pourra être mis en œuvre qu’à partir du deuxième cycle de traitement.

Comme avec la formulation intraveineuse, la formulation sous-cutanée de MabThera doit être administrée dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles, et sous l’étroite surveillance d’un professionel de santé expérimenté. Une prémédication composée d’un analgésique et d’un antipyrétique ainsi que d’un antihistaminique doit toujours être administrée avant chaque dose de MabThera en formulation sous-cutanée. Une prémédication par les glucocorticoïdes doit également être envisagée.

Les patients doivent être surveillés pendant au moins 15 minutes après l’administration sous-cutanée de MabThera. Une période plus longue peut être appropriée chez les patients exposés à un risque majoré de réactions d’hypersensibilité.

Il doit être indiqué aux patients de contacter immédiatement leur médecin traitant si des symptômes suggérant une hypersensibilité sévère ou un syndrome de relargage des cytokines sont observés à tout moment après l’administration du médicament.

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique doivent être étroitement surveillés.

Toxicité hématologique

Bien que MabThera en monothérapie ne soit pas myélosuppressif, il est recommandé d’être prudent quant au traitement de patients ayant un nombre de neutrophiles < 1,5 x 109/L et/ou un nombre de plaquettes < 75 x 109/L, car l'expérience clinique dans cette population est limitée. La formulation intraveineuse de MabThera a été utilisée sans induire de myélotoxicité chez 21 patients qui avaient eu une autogreffe de moelle osseuse et chez d’autres groupes à risque avec des réserves médullaires vraisemblablement réduites.

Pendant le traitement par MabThera, une surveillance régulière de la numération formule sanguine, incluant une numération des neutrophiles et des plaquettes, doit être réalisée.

Infections

Des infections graves, dont certaines d'issue fatale, peuvent apparaître au cours du traitement par MabThera (voir rubrique 4.8). MabThera ne doit pas être administré en cas d’infection sévère, évolutive (par exemple tuberculose, septicémie et infections opportunistes, voir rubrique 4.3).

La prudence est recommandée en cas d’utilisation de MabThera chez des patients ayant des antécédents d’infection chronique ou récidivante ou une pathologie sous-jacente prédisposant aux infections graves (voir rubrique 4.8).

Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés chez les patients recevant MabThera en formulation intraveineuse, y compris des hépatites fulminantes ayant entraîné le décès. La majorité des patients était également exposée à une chimiothérapie cytotoxique. Un dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) doit être réalisé chez tous les patients avant l’initiation d’un traitement par MabThera. Cela doit inclure au minimum le dépistage de l’AgHBs et de l’Ac anti-HBc. Ces tests sérologiques peuvent être complétés par la recherche d’autres marqueurs appropriés, conformément aux recommandations actuelles. Les patients présentant une hépatite B active ne doivent pas être traités par MabThera. Les patients présentant une sérologie positive pour l’hépatite B (AgHBs et/ou Ac anti-HBc) doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie avant l’instauration du traitement et doivent être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations médicales actuelles afin de prévenir une réactivation du virus de l’hépatite B.

De très rares cas de LEMP ont été rapportés lors de l’utilisation de MabThera en formulation intraveineuse administré dans le LNH après sa mise sur le marché (voir rubrique 4.8). La majorité des patients avait reçu du rituximab en association à une chimiothérapie ou lors d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Immunisation

La tolérance d’une immunisation par des vaccins viraux vivants, faisant suite à un traitement par MabThera n’a pas été étudiée chez les patients atteints de LNH et la vaccination par des vaccins viraux vivants n’est pas recommandée. Les patients traités par MabThera peuvent recevoir des vaccins non vivants. Cependant, les taux de réponse à ces vaccins non vivants peuvent être réduits. Dans une étude non randomisée, des patients atteints d’un lymphome nonhodgkinien de bas grade en rechute, qui ont reçu la formulation intraveineuse de MabThera en monothérapie, ont présenté un taux de réponse à la vaccination plus faible comparé à celui du groupe contrôle (sujets en bonne santé, non traités), après un rappel contre le tétanos (16 % vs 81 %) et après un néoantigène “hémocyanine de patelle” (4 % vs 69 %, réponse évaluée par une augmentation 2 fois supérieure du titre d’anticorps).

Les titres d’anticorps moyens avant traitement contre un groupe d’antigènes (Streptococcus pneumoniae, influenza A, les oreillons, la rubéole, et la varicelle) ont été maintenus pendant au moins 6 mois après traitement par MabThera.

Réactions cutanées

Des réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et syndrome de Stevens-Johnson, ont été rapportées, dont certaines d’issue fatale (voir rubrique 4.8). En cas de survenue d’un tel événement, pour lequel une relation avec MabThera est suspectée, le traitement doit être définitivement arrêté.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

On ne dispose que de données limitées sur les interactions éventuelles de MabThera avec d'autres médicaments.

L’administration concomitante de MabThera n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de la fludarabine et du cyclophosphamide. De plus, il n’y a pas eu d’effet de la fludarabine et du cyclophosphamide sur les paramètres pharmacocinétiques de MabThera.

Chez les patients ayant des taux décelables d'anticorps anti-murins ou d'anticorps humains anti- chimériques (HAMA/HACA), l’utilisation d’autres anticorps monoclonaux à des fins diagnostiques ou thérapeutiques peut provoquer des réactions d'allergie ou d'hypersensibilité.

4.6 Fécondité, grossesse et allaitement

Contraception chez les hommes et les femmes

En raison de la présence durable du rituximab chez les patients présentant une déplétion en lymphocytes B, les femmes en âge de procréer devront utiliser des mesures contraceptives efficaces tout au long du traitement par MabThera et pendant 12 mois après son arrêt.

Grossesse

Les IgG sont connues pour traverser la barrière foeto-placentaire.

Chez l'Homme, aucune étude clinique n’a mesuré les taux de lymphocytes B chez le nouveau-né après exposition maternelle au MabThera. Il n’existe pas de données pertinentes, ni de données bien contrôlées d’études chez la femme enceinte, cependant une déplétion transitoire en lymphocytes B et une lymphocytopénie ont été rapportées chez des enfants nés de mères ayant reçu MabThera durant leur grossesse. Des effets similaires ont été observés dans des études chez l’animal (voir rubrique 5.3). Pour ces raisons, MabThera ne doit pas être administré à la femme enceinte, sauf dans les cas où le bénéfice attendu paraît supérieur au risque potentiel.

Allaitement

Le passage du rituximab dans le lait maternel n’est pas connu. Cependant, les IgG maternelles passent dans le lait, et le rituximab a été détecté dans le lait maternel chez le singe. En conséquence, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par MabThera et pendant 12 mois suivant son arrêt.

Fertilité

Aucune étude chez l’animal n’a mis en évidence d’effets délétères provoqués par le rituximab ou la hyaluronidase recombinante humaine (rHuPH20) sur les organes de la reproduction.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude des effets de MabThera sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines n'a été réalisée, mais les données actuelles sur l'activité pharmacologique et sur les effets indésirables suggèrent que MabThera n’a que peu ou pas d’influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Les informations fournies dans cette rubrique concernent l’utilisation de MabThera en oncologie. Pour des informations concernant les indications auto-immunes, veuillez vous référer au RCP de MabThera en formulation intraveineuse.

Résumé du profil de sécurité d’emploi

Au cours du programme de développement, le profil de tolérance de MabThera en formulation sous- cutanée a été comparable à celui de la formulation intraveineuse, à l’exception des réactions cutanées

locales. Les réactions cutanées locales, incluant les reactions au site d’injection, ont été très fréquentes chez les patients recevant MabThera en formulation sous-cutanée. Dans l’essai de phase 3 SABRINA (BO22334), des réactions cutanées locales ont été rapportées chez jusqu’à 20 % des patients recevant MabThera sous-cutané. Les reactions cutanées locales les plus fréquentes dans le bras MabThera sous-cutané étaient : erythème au site d’injection (13%), douleur au site d’injection (7%), et oedeme au site d’injection (4%). Les évenements observés après une administration sous-cutanée ont été d’intensité légère ou modérée, à l’exception d’un patient ayant présenté une réaction cutanée locale d’intensité de Grade 3 (éruption au site d’injection) après la première administration sous-cutanée de MabThera (Cycle 2). Les réactions cutanées locales de tous grades rapportées dans le bras MabThera sous-cutané ont été plus fréquentes au cours du premier cycle sous-cutané (Cycle 2), suivi du second, avec une diminution de l’incidence avec les injections suivantes.

Effets indésirables rapportés avec l’utilisation de MabThera en formulation sous-cutanée

Le risque de réactions aiguës liées à l’administration associées à la formulation sous-cutanée de MabThera a été évalué au cours de deux études ouvertes menées chez des patients atteints de lymphome folliculaire au cours du traitement d’induction et d’entretien (SABRINA/BO22334) et au cours du traitement d’entretien uniquement (SparkThera /BP22333). Au cours de l’étude SABRINA, des réactions sévères liées à l’administration (grade ≥ 3) ont été rapportées chez deux patients (2%) après l’administration de MabThera en formulation sous-cutanée. Ces évènements de grade 3 étaient une éruption au site d’injection et une sécheresse buccale.

Au cours de l’étude SparkThera, aucune réaction sévère liée à l’administration n’a été observée.

Effets indésirables rapportés au cours de l’utilisation de MabThera en formulation intraveineuse

Expérience dans le lymphome non-hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique

Le profil général de tolérance de MabThera dans le lymphome non hodgkinien et dans la leucémie lymphoïde chronique est issu de données acquises chez des patients au cours des études cliniques et depuis la mise sur le marché. Ces patients ont été traités avec MabThera en monothérapie (en traitement d’induction ou en traitement d’entretien après un traitement d’induction) ou en association à une chimiothérapie.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients recevant du MabThera étaient des réactions liées à la perfusion, qui sont survenues lors de la première perfusion chez la plupart des patients. L’incidence des symptômes liés à la perfusion diminue considérablement lors des perfusions ultérieures pour atteindre moins de 1 % après la huitième cure de MabThera.

Des événements infectieux (principalement bactériens et viraux) sont survenus au cours des études cliniques chez approximativement 30 à 55 % des patients atteints de lymphome non hodgkinien

et chez 30 à 50 % des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique.

Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés ou observés étaient :

des réactions liées à la perfusion (incluant le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale), voir rubrique 4.4.

des infections, voir rubrique 4.4.

des troubles cardio-vasculaires, voir rubrique 4.4.

D’autres effets indésirables graves tels que des réactivations d’hépatite B et des leucoencéphalopathies multifocales progressives (LEMP) ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec MabThera seul ou en association avec des chimiothérapies sont résumées dans le Tableau 1. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000), et non connue (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Les effets indésirables identifiés uniquement depuis la commercialisation, et pour lesquels la fréquence ne peut pas être estimée, sont listés dans la colonne « non connue ».

Liste tabulée des effets indésirables

Tableau 1 Effets indésirables rapportés au cours des études cliniques ou depuis la commercialisation chez des patients atteints de lymphome non hodgkinien ou de leucémie lymphoïde chronique traités avec MabThera en monothérapie/entretien ou en association à une chimiothérapie.

Système

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non connue

classe-organe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Infections et

infections

septicémie,

 

infections

 

 

infestations

bactériennes,

+pneumonie,

 

virales graves2

 

 

 

infections

+infection

 

 

 

 

 

virales,

fébrile, +zona,

 

 

 

 

 

+bronchites

+infection des

 

 

 

 

 

 

voies

 

 

 

 

 

 

respiratoires,

 

 

 

 

 

 

infections

 

 

 

 

 

 

fongiques,

 

 

 

 

 

 

infections

 

 

 

 

 

 

d’étiologie

 

 

 

 

 

 

inconnue,

 

 

 

 

 

 

+bronchite

 

 

 

 

 

 

aigüe,

 

 

 

 

 

 

+sinusite,

 

 

 

 

 

 

hépatite B1

 

 

 

 

Affections

neutropénie,

anémie,

troubles de la

 

augmentation

neutropénie tar

hématologique

leucopénie,

+pancytopénie,

coagulation,

 

transitoire des

dive3

s et du

+neutropénie

+

aplasie

 

taux sériques

 

système

fébrile, +

granulocytopén

médullaire,

 

d’IgM3

 

lymphatique

thrombopénie

ie

anémie

 

 

 

 

 

 

hémolytique,

 

 

 

 

 

 

lymphadénopat

 

 

 

 

 

 

hie

 

 

 

Affections du

réactions liées

hypersensibilit

 

anaphylaxie

syndrome de

thrombocytopé

système

à la perfusion,

é

 

 

lyse tumorale,

nie aïgue

immunitaire

œdème de

 

 

 

syndrome de

réversible liée

 

Quincke

 

 

 

relargage des

à la perfusion4

 

 

 

 

 

cytokines4,

 

 

 

 

 

 

maladie

 

 

 

 

 

 

sérique

 

Troubles du

 

hyperglycémie,

 

 

 

 

métabolisme

 

perte de poids,

 

 

 

 

et de la

 

oedème

 

 

 

 

nutrition

 

périphérique,

 

 

 

 

 

 

oedème du

 

 

 

 

 

 

visage,

 

 

 

 

 

 

augmentation

 

 

 

 

 

 

des LDH,

 

 

 

 

 

 

hypocalcémie

 

 

 

 

Affections

 

 

dépression,

 

 

 

psychiatriques

 

 

nervosité

 

 

 

Affections du

 

paresthésies,

dysgueusie

 

neuropathie

neuropathie

système

 

hypoesthésie,

 

 

périphérique,

crânienne,perte

nerveux

 

agitation,

 

 

paralysie du

d’autres sens5

 

 

insomnie,

 

 

nerf facial5

 

 

 

vasodilatation,

 

 

 

 

 

 

vertiges,

 

 

 

 

 

 

anxiété

 

 

 

 

Affections

 

troubles

 

 

perte sévère de

 

oculaires

 

lacrymaux,

 

 

la vision5

 

 

 

conjonctivite

 

 

 

 

Affections de

 

acouphènes,

 

 

 

perte de

l’oreille et du

 

otalgie

 

 

 

l’audition5

labyrinthe

 

 

 

 

 

 

Système

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non connue

classe-organe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affections

 

+ infarctus du

+ insuffisance

troubles

insuffisance

 

cardiaques

 

myocarde4 et 6,

ventriculaire

cardiaques

cardiaque4 et 6,

 

 

 

arythmie,

gauche,

sévères 4 et 6

 

 

 

 

+ fibrillation

+ tachycardie

 

 

 

 

 

auriculaire,

supraventricula

 

 

 

 

 

tachycardie,

ire,

 

 

 

 

 

+troubles

+ tachycardie

 

 

 

 

 

cardiaques

ventriculaire,

 

 

 

 

 

 

+angine de

 

 

 

 

 

 

poitrine, +

 

 

 

 

 

 

ischémie

 

 

 

 

 

 

myocardique,

 

 

 

 

 

 

bradycardie

 

 

 

Affections

 

hypertension,

 

 

vascularite (à

 

vasculaires

 

hypotension

 

 

prédominance

 

 

 

orthostatique,

 

 

cutanée),

 

 

 

hypotension

 

 

vascularite

 

 

 

 

 

 

leucocytoclasiq

 

 

 

 

 

 

ue

 

Affections

 

bronchospasme

asthme,

pneumopathie i

insuffisance

 

respiratoires,

 

4, troubles

bronchiolite

nterstitielle7

respiratoire4

infiltrats

thoraciques et

 

respiratoires,

oblitérante,

 

 

pulmonaires

médiastinales

 

douleurs

troubles

 

 

 

 

 

thoraciques,

pulmonaires,

 

 

 

 

 

dyspnée, toux

hypoxie

 

 

 

 

 

accrue, rhinite

 

 

 

 

Affections

nausées

vomissements,

dilatation

 

perforation

 

gastro-

 

diarrhées,

abdominale

 

gastro-

 

intestinales

 

douleurs

 

 

intestinale7

 

 

 

abdominales,

 

 

 

 

 

 

dysphagie,

 

 

 

 

 

 

stomatite,

 

 

 

 

 

 

constipation,

 

 

 

 

 

 

dyspepsie,

 

 

 

 

 

 

anorexie,

 

 

 

 

 

 

irritation

 

 

 

 

 

 

laryngée

 

 

 

 

Affections de

prurit, rash,

urticaire,

 

 

réactions

 

la peau et du

+alopécie

sudation,

 

 

cutanées

 

tissu sous-

 

sueurs

 

 

bulleuses

 

cutané

 

nocturnes,

 

 

sévères,

 

 

 

+affections

 

 

syndrome de

 

 

 

cutanées

 

 

Stevens-

 

 

 

 

 

 

Johnson,

 

 

 

 

 

 

syndrome de

 

 

 

 

 

 

Lyell

 

 

 

 

 

 

(nécrolyse

 

 

 

 

 

 

épidermique

 

 

 

 

 

 

toxique) 7

 

Affections

 

hypertonie,

 

 

 

 

musculo-

 

myalgie,

 

 

 

 

squelettiques

 

arthralgie,

 

 

 

 

et systémiques

 

douleurs

 

 

 

 

 

 

dorsales,

 

 

 

 

 

 

douleurs

 

 

 

 

 

 

cervicales,

 

 

 

 

 

 

douleurs

 

 

 

 

Affections du

 

 

 

 

insuffisance

 

rein et des

 

 

 

 

rénale4

 

voies urinaires

 

 

 

 

 

 

Système

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Non connue

classe-organe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troubles

fièvre, frissons,

douleurs

douleurs au site

 

 

 

généraux et

asthénie,

d’origine

de perfusion

 

 

 

anomalies au

céphalées

tumorale,

 

 

 

 

site

 

bouffées

 

 

 

 

d’administrati

 

vasomotrices,

 

 

 

 

on

 

malaise,

 

 

 

 

 

 

rhume,

 

 

 

 

 

 

+fatigue,

 

 

 

 

 

 

+tremblements,

 

 

 

 

 

 

+défaillance

 

 

 

 

 

 

multi-

 

 

 

 

 

 

viscérale4

 

 

 

 

Investigations

diminution des

 

 

 

 

 

 

taux d’IgG

 

 

 

 

 

Pour chacun des termes, le calcul de la fréquence a été basé sur les effets de tous grades (de peu grave à grave), excepté pour les termes avec la marque "+" où la fréquence était basée sur les effets graves (≥ au grade 3 des Critères communs de toxicité de l’Institut National de cancérologie (NCI)). Seules les fréquences les plus élevées observées lors des études cliniques ont été rapportées.

1incluant des réactivations et des primo-infections ; fréquence basée sur le groupe R-FC chez les patients atteints de LLC en rechute ou réfractaires

2 voir également la rubrique infection ci-dessous

3 voir également la rubrique effets indésirables hématologiques ci-dessous

4 voir également la rubrique réactions liées à la perfusion ci-dessous. Des cas de décès ont été rarement rapportés.

5 signes et symptômes de neuropathie crânienne. Survenus à des temps différents, jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement par MabThera

6 principalement observés chez des patients ayant des antécédents cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique et étaient la plupart du temps associés à des réactions liées à la perfusion

7 incluant des cas de décès

Les événements suivants, rapportés comme effets indésirables durant les études cliniques, ont été rapportés selon une incidence similaire ou moindre dans le groupe MabThera comparé au groupe contrôle : hématotoxicité, infection neutropénique, infection des voies urinaires, troubles sensoriels, pyrexie.

Des signes et symptômes suggérant une réaction liée à la perfusion ont été rapportés chez plus de 50 % des patients au cours des études cliniques ayant porté sur MabThera en formulation intraveineuse, et ont principalement été observés lors de la première perfusion, habituellement dans les deux premières heures. Ces symptômes comprenaient principalement fièvre, frissons et tremblements. D’autres symptômes ont inclus bouffées vasomotrices, œdème de Quincke, bronchospasme, vomissements, nausées, urticaire/rash, fatigue, céphalées, irritation laryngée, rhinite, prurit, douleur, tachycardie, hypertension, hypotension, dyspnée, dyspepsie, asthénie et symptômes évocateurs du syndrome de lyse tumorale. Des réactions sévères liées à la perfusion (telles que bronchospasme, hypotension) sont survenues au maximum dans 12 % des cas. D’autres réactions ont été rapportées : infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aiguë réversible. Des exacerbations de troubles cardiaques pré-existants tels que angine de poitrine, insuffisance cardiaque congestive ou troubles cardiaques sévères (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire), œdème pulmonaire, défaillance multi-viscérale, syndrome de lyse tumorale, syndrome de relargage des cytokines, insuffisance rénale et insuffisance respiratoire ont été rapportés à des fréquences plus faibles ou pas connues. L’incidence des symptômes liés à la perfusion a considérablement diminué lors des perfusions intraveineuses ultérieures pour atteindre moins de 1 % au huitième cycle de MabThera.

Description de certains effets indésirables

Infections

MabThera induit une déplétion en lymphocytes B chez environ 70 à 80 % des patients, mais est associé à une diminution du taux sérique d’immunoglobulines seulement chez une minorité de patients.

Des infections localisées à Candida ainsi que des zonas ont été rapportés avec une incidence plus élevée dans le groupe MabThera lors des études randomisées. Des infections sévères ont été rapportées chez environ 4 % des patients traités par MabThera en monothérapie. Des fréquences plus élevées d’infections, incluant les infections de grade 3 ou 4, ont été observées avec MabThera en

traitement d’entretien jusqu’à 2 ans comparé au groupe observation. Aucune toxicité cumulative en termes d’infections n’a été rapportée sur les 2 ans de la période d’entretien. De plus, d’autres infections virales graves, nouvelles, réactivées ou exacerbées, dont certaines ont été fatales, ont été rapportées lors de traitement par MabThera. La plupart des patients ont reçu MabThera en association à une chimiothérapie ou dans le cadre d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Ces infections virales graves sont par exemple des infections à Herpes Virus (Cytomegalovirus, Herpesvirus Varicellae, et Herpes Simplex Virus), à virus JC (LEMP) et au virus de l’hépatite C. Des cas de LEMP fatale ont également été rapportés après une progression de la maladie et un retraitement dans les études cliniques. Des cas de réactivation d’hépatite B ont été rapportés, la majorité d’entre eux était survenue chez des patients traités par MabThera en association à une chimiothérapie cytotoxique. Une progression du sarcome de Kaposi a été observée chez des patients ayant un sarcome de Kaposi pré-existant et exposés à MabThera. Ces cas sont survenus dans des indications non approuvées et la majorité de ces patients étaient VIH-positif.

Effets indésirables hématologiques

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie pendant 4 semaines, des anomalies hématologiques, habituellement discrètes et réversibles, sont survenues chez une minorité de patients. Une neutropénie sévère (grade 3/4) a été rapportée chez 4,2 % des patients, une anémie chez 1,1 % des patients et une thrombopénie chez 1,7 % des patients. Lors de la phase d’entretien par MabThera jusqu’à 2 ans, une leucopénie (5 % vs 2 %, de grade 3/4) et une neutropénie (10 % vs 4 %, de grade 3/4) ont été rapportées avec une incidence plus élevée comparée au groupe observation. L’incidence des thrombopénies était faible (< 1 %, grade 3/4) et n’était pas différente entre les groupes de traitement. Au cours du traitement, dans les études cliniques avec MabThera en association à une chimiothérapie, une leucopénie de grade 3/4 (R-CHOP 88 % vs CHOP 79 %), une neutropénie de grade 3/4 (R-CVP 24 % vs CVP 14 % ; R-CHOP 97 % vs CHOP 88 %) ont été généralement rapportées avec des fréquences plus élevées comparées à la chimiothérapie seule. Cependant, l’incidence plus élevée de neutropénie chez les patients traités avec MabThera et une chimiothérapie n’était pas associée à une incidence plus élevée d’infections et d’infestations comparée aux patients traités avec une chimiothérapie seule. Aucune différence n’a été rapportée dans l’incidence des anémies. Des cas de neutropénies tardives sont survenus plus de quatre semaines après la dernière perfusion de MabThera.

Dans les études avec MabThera chez des patients atteints de macroglobulinémie de Waldenström, des augmentations transitoires des taux sériques d’IgM, qui peuvent être associées à un syndrome d’hyperviscosité et aux symptômes correspondants, ont été observées après l’initiation du traitement. En général, l’augmentation transitoire des IgM est revenue au moins au taux basal dans les quatre mois.

Effets indésirables cardio-vasculaires

Lors des études cliniques avec MabThera en monothérapie, des effets cardio-vasculaires ont été rapportées chez 18,8 % des patients avec comme événements les plus fréquemment rapportés une hypotension et une hypertension. Des arythmies de grade 3 ou 4 (incluant des tachycardies ventriculaires et supra-ventriculaires) et des angines de poitrine ont été rapportées lors de la perfusion. Lors du traitement d’entretien, l’incidence des troubles cardiaques de grade 3/4 a été comparable entre les patients traités avec MabThera et le groupe observation. Des événements cardiaques ont été rapportés comme événements indésirables graves (incluant fibrillation auriculaire, infarctus du myocarde, insuffisance ventriculaire gauche, ischémie cardiaque) chez 3 % des patients traités avec MabThera comparés à moins de 1 % dans le groupe observation. Lors des études évaluant MabThera en association à une chimiothérapie, l’incidence des arythmies de grade 3 à 4, principalement des arythmies supraventriculaires telles que tachycardie et flutter/fibrillation auriculaire, a été plus élevée dans le groupe R-CHOP (14 patients, 6,9%) que dans le groupe CHOP (3 patients, 1,5%). Toutes ces arythmies étaient survenues soit pendant la perfusion de MabThera, soit étaient associées à des facteurs de prédisposition tels que fièvre, infections, infarctus aigu du myocarde ou à des pathologies respiratoires et cardio-vasculaires pré-existantes. Aucune différence entre les groupes R-CHOP et CHOP n’a été observée en ce qui concerne l’incidence des autres événements cardiaques de grade 3 à 4 incluant insuffisance cardiaque, myocardiopathie et manifestations de coronaropathie.

Système respiratoire

Des cas de maladie interstitielle pulmonaire, dont certains d’issue fatale, ont été rapportés.

Troubles neurologiques

Pendant la période de traitement (phase d’induction comprenant R-CHOP pendant au maximum huit cycles), quatre patients (2 %) du groupe R-CHOP ayant tous des facteurs de risque cardio-vasculaire, ont présenté des accidents vasculaires cérébraux thromboemboliques pendant le premier cycle de traitement. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne l’incidence des autres événements thromboemboliques. A contrario, 3 patients (1,5 %) du groupe CHOP ont présenté des événements vasculaires cérébraux qui se sont tous produits pendant la période de suivi.

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) / syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Les signes et symptômes comprenaient des troubles visuels, céphalées, convulsions et altération mentale, avec ou sans hypertension associée. Un diagnostic de SEPR/SLPR nécessite une confirmation par imagerie cérébrale. Les cas rapportés présentaient des facteurs de risque connus de SEPR/SLPR dont la maladie sous-jacente des patients, l’hypertension, le traitement immunosuppresseur et/ou la chimiothérapie.

Affections gastro-intestinales

Des cas de perforation gastro-intestinale, conduisant dans certains cas au décès, ont été observés chez des patients recevant MabThera pour le traitement d’un lymphome non hodgkinien. Dans la majorité de ces cas, MabThera était associé à une chimiothérapie.

Taux sériques des IgG

Dans les études cliniques évaluant MabThera en traitement d’entretien dans le lymphome folliculaire réfractaire ou en rechute, les taux sériques médians d’IgG étaient en-dessous de la limite inférieure de la normale (< 7 g/l) après le traitement d’induction dans les deux groupes observation et MabThera.

Dans le groupe observation, le taux sérique médian des IgG est ensuite monté au-dessus de la limite inférieure de la normale, alors qu’il est demeuré constant dans le groupe MabThera. La proportion de patients présentant des taux sériques d’IgG en-dessous de la limite inférieure de la normale était d’environ 60 % durant les 2 ans de traitement dans le groupe traité par MabThera, alors qu’elle a diminué dans le groupe observation (36 % après 2 ans).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des cas de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de Stevens-Johnson, dont certains d’issue fatale, ont été très rarement rapportés.

Populations particulières de patients - MabThera en monothérapie

Patients âgés ( 65 ans) :

L'incidence des effets indésirables de tous grades ainsi que des effets indésirables de grade 3/4 était similaire chez les patients âgés comparée aux patients jeunes (< 65 ans).

Forte masse tumorale

L’incidence des effets indésirables de grade 3/4 a été plus élevée chez les patients présentant une forte masse tumorale que chez les patients n'ayant pas de forte masse tumorale (25,6 % versus 15,4 %). L'incidence des effets indésirables de tous grades a été comparable dans les deux groupes.

Retraitement

Dans la population retraitée par MabThera, le pourcentage de patients ayant rapporté un effet indésirable a été comparable à celui observé dans la population de patients traitée une première fois (pour les effets indésirables de tous grades et ceux de grade 3/4).

Déclarations des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Une expérience limitée sur l’administration de doses supérieures à la posologie autorisée de MabThera en formulation intraveineuse est disponible à partir des études cliniques chez l’homme. La dose intraveineuse maximale de MabThera testée à ce jour chez l’homme est de 5 000 mg (2 250 mg/m²), administrée au cours d’une étude d’escalade de dose chez les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique. Aucun signal de tolérance supplémentaire n’a été observé.

La perfusion doit être interrompue immédiatement chez les patients présentant un surdosage et ceux-ci doivent faire l’objet d’une surveillance étroite.

Trois patients dans l’essai SABRINA (BO22334) avec la formulation sous-cutanée de MabThera, ont reçu par inadvertance une administration de la formulation sous-cutanée par voie intraveineuse jusqu’à une dose maximale de rituximab de 2780 mg sans effet indésirable. Les patients qui font l’objet d’un surdosage ou d’une erreur médicamenteuse doivent être étroitement surveillés.

Depuis la commercialisation, cinq cas de surdosage à MabThera ont été rapportés. Trois cas n’ont présenté aucun effet indésirable. Les deux effets indésirables rapportés ont été des symptômes pseudo- grippaux après une dose de 1,8 g de rituximab et une insuffisance respiratoire fatale après une dose de 2 g de rituximab.

5.PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmaco-thérapeutique : antinéoplasiques, anticorps monoclonaux, code ATC : L01X C02

MabThera en formulation sous-cutanée contient la hyaluronidase recombinante humaine (rHuPH20), une enzyme utilisée pour augmenter la diffusion et l’absorption des substances co-administrées simultanément par voie sous-cutanée.

Le rituximab se lie spécifiquement à l'antigène transmembranaire CD20, une phosphoprotéine non glycosylée située sur les lymphocytes pré-B et B matures. Cet antigène s'exprime dans plus de 95 % des cellules B des lymphomes non-hodgkiniens.

Il est présent sur les cellules B normales et malignes, mais ne l’est pas sur les cellules souches hématopoïétiques, les cellules pro-B, les plasmocytes normaux et les autres tissus normaux. Cet antigène ne s'internalise pas lors de la liaison à l'anticorps et il n'est pas libéré de la surface cellulaire. Le CD20 ne circule pas sous forme libre dans le plasma et n'entre donc pas en compétition pour la liaison à l’anticorps.

Le fragment Fab du rituximab se lie à l'antigène CD20 des lymphocytes B et le fragment Fc peut générer des fonctions d'effecteurs immunitaires qui entraînent la lyse de ces lymphocytes. Les mécanismes possibles de la lyse cellulaire induite par les effecteurs sont une cytotoxicité dépendante du complément (CDC), faisant intervenir la liaison du fragment C1q, et une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC), passant par un ou plusieurs des récepteurs Fc de la surface des granulocytes, des macrophages et des cellules NK. Il a aussi été démontré que le rituximab en se liant à l'antigène CD20 des lymphocytes B induit une mort cellulaire par apoptose.

Le nombre des lymphocytes B périphériques a chuté au-dessous de la normale après l'administration de la première dose de MabThera. Chez les patients traités pour une hémopathie maligne, la reconstitution lymphocytaire B a débuté dans les 6 mois suivant l’instauration du traitement et s’est normalisée généralement dans les 12 mois après la fin de celui-ci, bien que cela puisse prendre plus de temps chez certains patients (jusqu’ à une période médiane de reconstitution de 23 mois après la phase d’induction). Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, une déplétion immédiate en lymphocytes B périphériques a été observée après deux perfusions de 1000 mg de MabThera effectuées à 14 jours d’intervalle. Les numérations de lymphocytes B périphériques commencent à

augmenter dès la 24ème semaine et la majorité des patients présente des signes de repopulation à la 40ème semaine, que MabThera soit administré en monothérapie ou en association au méthotrexate.

Expérience clinique avec MabThera en formulation sous-cutanée dans les lymphomes non hodgkiniens

L’expérience clinique avec MabThera en formulation sous-cutanée dans les lymphomes non hodgkiniens est basée sur les données d’une étude clinique de phase III (SABRINA BO22334) menée chez des patients atteints de lymphome folliculaire (LF) et une étude de recherche de dose et de confirmation de dose de phase Ib (SparkThera BP22333) menée chez des patients atteints de LF. Les résultats de l’étude BP22333 sont présentés dans la rubrique 5.2.

Essai BO22334 (SABRINA)

Une étude de phase III en 2 étapes, internationale, multicentrique, randomisée, contrôlée, en ouvert, a été menée chez des patients atteints de lymphome folliculaire non précédemment traités, afin d’évaluer la non-infériorité du profil pharmacocinétique, ainsi que l’efficacité et la tolérance de MabThera en formulation sous-cutanée en association avec CHOP ou CVP en comparaison à MabThera en formulation intraveineuse en association avec CHOP ou CVP.

L’objectif de la première étape a été d’établir que la dose de rituximab par voie sous-cutanée

permettait d’obtenir des concentrations plasmatiques résiduelles Crésiduelle comparables avec MabThera en formulation sous-cutanée par rapport à MabThera en formulation intraveineuse, dans le cadre d’un

traitement d’induction administré toutes les trois semaines (voir rubrique 5.2). L’étape 1 a inclus des patients non précédemment traités (n=127), avec un Lymphome Folliculaire (LF) CD-20 positif de Grade 1, 2 ou 3a.

L’objectif de l’étape 2 était de fournir des données supplémentaires d’efficacité et de tolérance de rituximab en formulation sous-cutanée comparé à rituximab en formulation intraveineuse en utilisant la dose sous-cutanée de 1400 mg établie au cours de l’étape 1. Des patients non précédemment traités (n=283), avec un Lymphome Folliculaire (LF) CD-20 positif de Grade 1, 2 ou 3a, ont été inclus dans l’étape 2.

Le schéma global de l’essai était identique entre les deux étapes et les patients ont éte randomisés dans les deux groupes de traitement suivants :

MabThera en formulation sous-cutanée (n = 205) : premier cycle avec MabThera en formulation intraveineuse suivi de 7 cycles de MabThera en formulation sous-cutanée en association avec un maximum de huit cycles de chimiothérapie CHOP ou CVP administrés toutes les trois semaines. MabThera en formulation intraveineuse a été utilisé à la dose standard de 375 mg/m² de surface corporelle.

MabThera en formulation sous-cutanée a été administré à une dose fixe de 1 400 mg.

Les patients atteignant au moins une réponse partielle (RP) ont pu commencer le traitement d’entretien par MabThera en formulation sous-cutanée une fois toutes les huit semaines pendant 24 mois.

MabThera en formulation intraveineuse (n = 205) : huit cycles de MabThera en formulation intraveineuse en association avec un maximum de huit cycles de chimiothérapie CHOP ou CVP administrés toutes les trois semaines. MabThera en formulation intraveineuse a été utilisé à la dose standard de 375 mg/m².

Les patients atteignant au moins une RP ont pu commencer le traitement d’entretien par MabThera en formulation intraveineuse une fois toutes les huit semaines pendant 24 mois.

Les estimations ponctuelles du taux de réponse globale pour l’analyse poolée de 410 patients dans l’essai SABRINA aux étapes 1 et 2 sont présentées dans le tableau 2.

Tableau 2 SABRINA (BO22334) Estimations ponctuelles du Taux de Réponse (population en intention de traiter)

 

 

Etapes 1 & 2 poolées

 

 

N = 410

 

 

 

 

 

 

Rituximab

Rituximab

 

 

formulation

formulation

 

 

intraveineuse

sous-cutanée

 

 

 

 

Taux de

Estimation ponctuelle

84,4% (173/205)

83,4% (171/205)

 

 

 

réponse globale (ORR)

95% IC

[78,7%,89,1%]

[77,6%, 88,2%]

 

 

 

 

 

Taux de

Estimation ponctuelle

31,7% (65/205)

32,7% (67/205)

 

 

 

réponse complète (CRR)

95% IC

[25,4%, 38,6%]

[26,3%, 39,6%]

 

 

 

 

 

Des analyses exploratoires ont montré que les taux de réponse parmi les sous-groupes en fonction de la surface corporelle, de la chimiothérapie et du sexe, ne différaient pas de façon notable de ceux de la population en ITT.

Immunogénicité

Les données provenant du programme de développement de MabThera en formulation sous-cutanée indiquent que la formation d’anticorps anti-rituximab (anticorps humains anti-chimériques, HACA) après une administration sous-cutanée a été comparable avec celle observée après l’administration intraveineuse. Dans l’essai SABRINA (BO22334), l’incidence d’anticorps anti-rituximab induits/augmentés par le traitement dans le groupe sous-cutané était faible et similaire à celle observée dans le groupe intraveineux (2% versus 1% respectivement). L’incidence d’anticorps anti-rHuPH20 induits/augmentés par le traitement était de 6% dans le groupe intraveineux comparé à 9% dans le groupe sous-cutané, et aucun des patients qui étaient testés positifs aux anticorps anti-rHuPH20 n’étaient testés positifs pour les anticorps neutralisants. Il n’y a pas eu d’impact apparent de la présence d’anticorps anti-rituximab ou anti-rHuPH20 sur la tolérance ou l’efficacité.

La proportion globale de patients présentant des anticorps anti-rHuPH20 est restée généralement constante au cours de la période de suivi dans les deux cohortes. La pertinence clinique du développement des HACA ou des anticorps anti-rHuPH20 après le traitement par MabThera en formulation sous-cutanée n’a pas été établie.

Il n’y a pas eu d’impact apparent de la présence d’anticorps anti-rituximab ou anti-rHuPH20 sur la tolérance ou l’efficacité [SABRINA].

Expérience clinique avec MabThera, solution à diluer pour perfusion dans les lymphomes non hodgkiniens

Lymphome folliculaire

Traitement initial, en association à une chimiothérapie

Dans un essai ouvert randomisé, un total de 322 patients, non traités précédemment, présentant un lymphome folliculaire, a été randomisé pour recevoir soit une chimiothérapie CVP (cyclophosphamide 750 mg/m2 le jour 1, vincristine 1,4 mg/m2 jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone

40 mg/m²/jour les jours 1 - 5) toutes les 3 semaines pendant 8 cures, soit 375 mg/m² de MabThera associé à CVP (R-CVP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cure. Un total de 321 patients (162 R-CVP, 159 CVP) a reçu le traitement et a été analysé en terme d’efficacité. Le suivi médian des patients était de 53 mois. R-CVP a conduit à un bénéfice significatif par rapport à CVP pour le critère principal, le temps jusqu’à échec du traitement (27 mois contre 6,6 mois, p< 0,0001, test

log-rang). La proportion de patients présentant une réponse tumorale (RC, RC non-confirmée, RP) était significativement supérieure (p< 0,0001 test du chi 2) dans le bras R-CVP (80,9 %) par rapport au bras

CVP (57,2 %). Le traitement par R-CVP a prolongé de façon significative le temps jusqu’à progression de la maladie ou le décès par rapport au traitement par CVP, 33,6 mois et 14,7 mois respectivement (p< 0,0001, test log-rank). La durée médiane de réponse au traitement était de 37,7 mois dans le bras R-CVP et de 13,5 mois dans le bras CVP (p< 0,0001, test log-rank).

Une différence clinique significative a été constatée entre les groupes de traitement en ce qui concerne la survie globale (p= 0,029, test log-rank stratifié par centre) : le taux de survie à 53 mois était de 80,9 % pour les patients dans le bras R-CVP comparé à 71,1 % pour les patients dans le bras CVP.

Les résultats issus de 3 autres essais randomisés utilisant MabThera en association à une chimiothérapie autre que CVP (CHOP, MCP, CHVP/Interféron-) ont aussi montré des améliorations significatives des taux de réponse, des paramètres dépendants du temps et de la survie globale.

Les résultats clés de ces 4 essais sont résumés dans le tableau 3.

Tableau 3 Résumé des résultats clés des 4 essais de phase III randomisés évaluant le bénéfice de MabThera avec différents régimes de chimiothérapie dans le lymphome folliculaire

 

Traitement,

Suivi

Taux de

Réponse

 

Taux de

 

complète

TTP / TTF /

Essai

médian,

réponse

SG,

N

(RC),

SSP / EFS

 

mois

globale, %

%

 

 

%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTP médian :

53 mois

M39021

CVP, 159

14,7 mois

71,1

R-CVP, 162

33,6 mois

80,9

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TTF médian :

18 mois

GLSG’00

CHOP, 205

2,6 ans

R-CHOP, 223

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,001

p= 0,016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SSP médiane :

48 mois

OSHO-39

MCP, 96

28,8 mois

R-MCP, 105

Non atteint

 

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,0096

 

 

 

 

 

 

 

 

CHVP-IFN, 183

 

 

 

EFS médiane :

42 mois

 

 

36 mois

FL2000

R-CHVP-IFN,

Non atteint

 

 

 

 

 

 

p< 0,0001

p= 0,029

 

 

 

 

 

 

 

EFS : Survie sans événement

TTP : Temps jusqu’à progression ou décès

SSP : Survie sans progression

TTF : Temps jusqu’à l’échec du traitement

Taux SG : Taux de survie globale au moment des analyses

Traitement d’entretien

Lymphome folliculaire non précédemment traité

Dans une étude internationale multicentrique prospective en ouvert de phase III, 1193 patients présentant un lymphome folliculaire avancé non précédemment traité ont reçu un traitement d’induction par R-CHOP (n=881), R-CVP (n=268) ou R-FCM (n=44), selon le choix de l’investigateur. Un total de 1078 patients ont répondu au traitement d’induction, dont 1018 ont été randomisés entre le traitement d’entretien par MabThera (n=505) et le groupe observation (n=513).

Les caractéristiques à l’inclusion et le stade de la maladie étaient bien équilibrés entre les deux groupes. Le traitement d’entretien par MabThera a consisté en une perfusion unique de MabThera à la dose de 375 mg/m² de surface corporelle, administrée tous les 2 mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une période maximale de deux ans.

Après une durée médiane d’observation de 25 mois depuis la randomisation, le traitement d’entretien par MabThera a entraîné une amélioration cliniquement pertinente et statistiquement significative du critère principal d’efficacité, la survie sans progression évaluée par l’investigateur, comparé au groupe observation chez les patients présentant un lymphome folliculaire non précédemment traité (tableau 4).

Un bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera a également été observé sur les critères secondaires d’efficacité : survie sans événement, temps jusqu’à nouveau traitement du lymphome, temps jusqu’à nouvelle chimiothérapie et le taux de réponse globale (tableau 4). Les résultats de l’analyse primaire ont été confirmés par un suivi prolongé (durée médiane d’observation : 48 mois), et ont été ajoutés au Tableau 4 pour établir la comparaison entre les périodes de suivi de 25 et de 48 mois.

Tableau 4 Phase d’entretien: résumé des résultats d’efficacité de MabThera versus Observation après 48 mois de durée médiane d’observation (comparé aux résultats de l’analyse primaire basée sur une durée médiane d’observation de 25 mois)

 

Observation

 

Valeur de p

Réduction du

 

N=513

MabThera

(Log-rank)

risque

 

 

N=505

 

 

Critère principal

 

 

 

 

d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans progression

48,4 mois

NA

<0,0001

45%

(médiane)

(NA)

(NA)

(<0,0001)

(50%)

Critères secondaires

 

 

 

 

d’efficacité

 

 

 

 

Survie sans événement

47,6 mois

NA

< 0,0001

42%

(médiane)

(37,8 mois)

(NA)

(< 0,0001)

(46%)

Survie globale (médiane)

NA

NA

0,9298

-2%

 

(NA)

(NA)

(0,7246)

11%

Temps jusqu’à nouveau

60,2 mois

NA

< 0,0001

39%

traitement du lymphome

(NA)

(NA)

(0,0003)

(39%)

(médiane)

 

 

 

 

Temps jusqu’à nouvelle

NA

NA

0,0006

34%

chimiothérapie (médiane)

(NA)

(NA)

(0,0011)

(40%)

Taux de réponse globale*

60,7%

79,0%

< 0,0001#

OR=2,43

 

(55,0%)

(74,0%)

(< 0,0001)#

(OR=2,33)

Taux de réponse

52,7%

72,2%

< 0,0001#

OR=2,34

complète (RC/RCnc) *

(47,7%)

(66,8%)

(< 0,0001)#

(OR=2,21)

 

 

 

 

 

*A la fin du traitement d’entretien/ de l’observation; # valeurs du p issues du test de Khi-2

Les valeurs entre parenthèses correspondent à une durée médiane d’observation de 25 mois (analyse primaire). Les valeurs en dehors des parenthèses correspondent à une durée médiane d’observation de 48 mois (analyse mise à jour).

NA: non atteint(e) ; RCnc : réponse complète non confirmée, OR : odds ratio

Le traitement d’entretien par MabThera a montré un bénéfice cohérent dans tous les sous-groupes testés, définis dans le protocole : sexe (masculin, féminin), âge (< 60 ans, ≥ 60 ans), score FLIPI (≤ 1, 2 ou ≥ 3), traitement d’induction (R-CHOP, R-CVP ou R-FCM) et quelle que soit la qualité de la réponse au traitement d’induction (réponse complète [RC/RCnc] ou partielle [RP]). Des analyses exploratoires sur le bénéfice du traitement d’entretien ont montré un effet moins marqué chez les patients âgés ( 70 ans), cependant les effectifs étaient faibles.

Lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire

Dans une étude internationale multicentrique prospective ouverte de phase III, 465 patients présentant un lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire ont été randomisés dans une première étape entre un traitement d'induction par CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisone ; n=231) et l’association MabThera plus CHOP (R-CHOP ; n=234). Les deux groupes de traitement étaient bien équilibrés en termes de caractéristiques initiales des patients et de statut de la maladie. Dans une seconde étape, 334 patients ayant présenté une rémission complète ou partielle à la suite du traitement d’induction ont été randomisés entre un traitement d’entretien par MabThera (n=167) et l’observation (n=167). Le traitement d’entretien par MabThera consistait en une perfusion de

375 mg/m2 de surface corporelle tous les trois mois jusqu’à progression de la maladie ou pendant une durée maximale de deux ans.

L’analyse finale de l’efficacité a inclus tous les patients randomisés dans chacune des deux parties de l’étude. Après une durée médiane d'observation de 31 mois des patients randomisés dans la phase d’induction, le R-CHOP a significativement amélioré l’évolution des lymphomes folliculaires en rechute ou réfractaires comparativement au CHOP (voir tableau 5).

Tableau 5 Phase d’induction : résumé des résultats sur l’efficacité de CHOP versus R-CHOP (durée médiane d’observation : 31 mois)

 

CHOP

R-CHOP

Valeur de p

Réduction du

 

 

 

 

risque1)

Critère principal d’efficacité

 

 

 

 

Taux de Réponse Globale 2)

74 %

87 %

0,0003

ND

Réponse Complète (RC)2)

16 %

29 %

0,0005

ND

Réponse Partielle (RP) 2)

58 %

58 %

0,9449

ND

1)Les estimations ont été calculées par la méthode des hazard ratios

2)Dernière réponse tumorale évaluée par l’investigateur. Le test statistique « principal » pour la « réponse » a été le trend test

RC versus RP versus absence de réponse (p < 0,0001)

Abréviations : ND : non disponible ; RC : réponse complète ; RP : réponse partielle

Chez les patients randomisés lors de la phase d’entretien de l’étude, la durée médiane d’observation a été de 28 mois à partir de la randomisation. Le traitement d’entretien par MabThera a amélioré de façon cliniquement et statistiquement significative le critère principal, la SSP (délai entre la randomisation pour le traitement d’entretien et la rechute, la progression de la maladie ou le décès) comparativement à l’observation seule (p < 0,0001, test log-rank). La SSP médiane a été de 42,2 mois dans le bras entretien par MabThera comparé à 14,3 mois dans le bras observation. Le risque de progression de la maladie ou de décès (régression selon le modèle de Cox) était réduit de 61 % avec le traitement d’entretien par MabThera comparativement à l’observation (IC95 % : 45 %-72 %). Le taux de survie sans progression (Kaplan-Meier) à 12 mois était de 78 % dans le groupe traitement d’entretien par MabThera contre 57 % dans le groupe observation. Une analyse de la survie globale a confirmé le bénéfice significatif du traitement d’entretien par MabThera par rapport à l’observation (p=0,0039, test log-rank). Le traitement d’entretien par MabThera a réduit le risque de décès de 56 % (IC95 % : 22 %-75 %).

Tableau 6 Phase d’entretien : résumé des résultats d’efficacité de MabThera vs observation (durée médiane d’observation : 28 mois)

Paramètres d’efficacité

Délai médian jusqu’à l’événement (mois)

Réduction du

 

(Estimation Kaplan-Meier)

risque

 

Observation

MabThera

Valeur de p

 

 

(N = 167)

(N=167)

(Log-rank)

 

Survie sans progression (SSP)

14,3

42,2

<0,0001

61 %

 

 

 

 

 

Survie globale

NA

NA

0,0039

56 %

 

 

 

 

 

Temps jusqu’à nouveau traitement

20,1

38,8

<0,0001

50 %

du lymphome

 

 

 

 

Survie sans maladiea

16,5

53,7

0,0003

67 %

 

 

 

 

 

Analyse en sous-groupes

 

 

 

 

SSP

 

 

 

 

CHOP

11,6

37,5

<0,0001

71 %

R-CHOP

22,1

51,9

0,0071

46 %

RC

14,3

52,8

0,0008

64 %

RP

14,3

37,8

<0,0001

54 %

SG

 

 

 

 

CHOP

NA

NA

0,0348

55 %

R-CHOP

NA

NA

0,0482

56 %

NA: non atteint(e) ; a: uniquement applicable aux patients obtenant une RC

Le bénéfice du traitement d’entretien par MabThera a été confirmé dans tous les sous-groupes analysés quel que soit le protocole d’induction (CHOP ou R-CHOP) ou la qualité de la réponse au traitement d’induction (RC ou RP) (tableau 6). Le traitement d’entretien par MabThera a significativement prolongé la SSP des patients ayant répondu au traitement d’induction par CHOP (SSP médiane : 37,5 mois vs 11,6 mois, p < 0,0001) ou par R-CHOP (SSP médiane : 51,9 mois vs 22,1 mois, p=0,0071). Malgré des effectifs réduits dans les sous-groupes, le traitement d’entretien par MabThera a conféré un bénéfice significatif de survie globale, tant chez les patients répondeurs à CHOP qu’à R-CHOP, mais un suivi plus long est nécessaire afin de confirmer cette observation.

Lymphome non hodgkinien agressif diffus à grandes cellules B

Dans une étude randomisée, ouverte, 399 patients âgés (de 60 à 80 ans), naïfs, présentant un lymphome agressif diffus à grandes cellules B ont reçu, soit une chimiothérapie CHOP standard (cyclophosphamide 750 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², vincristine 1,4 mg/m² jusqu’à un maximum de 2 mg le jour 1, et prednisolone 40 mg/m²/jour les jours 1 à 5) toutes les 3 semaines pour huit cycles, soit une chimiothérapie CHOP associée à MabThera 375 mg/m² (R-CHOP). MabThera a été administré le premier jour de chaque cycle.

L'analyse finale d’efficacité a inclus tous les patients randomisés (197 CHOP, 202 R-CHOP), avec une durée médiane de suivi d'environ 31 mois. A l'inclusion, les deux groupes de patients traités étaient bien équilibrés quant aux caractéristiques et l'état de la maladie. L'analyse finale a confirmé que le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de la survie sans événement (critère principal d'efficacité : les événements étaient le décès, la rechute ou la progression du lymphome ou l'instauration d'un nouveau traitement anti lymphome) cliniquement et statistiquement significatifs (p=0,0001). Les estimations de la durée médiane de la survie sans événement étaient de 35 mois (Kaplan-Meier) dans le bras R-CHOP, contre 13 mois dans le bras CHOP, représentant une diminution du risque de 41 %. A 24 mois, l'estimation de la survie globale était de 68,2 % dans le bras R-CHOP contre 57,4 % dans le bras CHOP. Une analyse ultérieure de la durée globale de survie, avec une durée médiane de suivi de 60 mois, a confirmé le bénéfice du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP (p=0,0071), représentant une réduction du risque de 32 %.

L'analyse de tous les objectifs secondaires (taux de réponse, survie sans progression, survie sans maladie, durée de la réponse) a confirmé les effets du protocole R-CHOP par rapport au protocole CHOP. Le taux de réponse complète après 8 cycles de R-CHOP était de 76,2 % contre 62,4 % dans le groupe CHOP (p=0,0028). Le risque de progression de la maladie était réduit de 46 % et le risque de rechute de 51 %. Dans tous les sous-groupes de patients (sexe, âge, IPI ajusté à l’âge, stade de Ann Arbor, ECOG, β2 microglobuline, LDH, albumine, symptômes B, masse tumorale importante, sites extra-nodaux, envahissement de la moelle osseuse) les risques ratios de la survie sans événement et de la survie globale (du protocole R-CHOP comparé au protocole CHOP) étaient respectivement inférieurs à 0,83 et 0,95. Le protocole R-CHOP était associé à une amélioration de l'évolution à la fois chez les patients à haut et à faible risque selon l’IPI ajusté à l’âge.

Résultats biologiques

Sur 67 patients chez lesquels ont été recherchés des anticorps humains anti-murin (HAMA), aucun cas n'a été trouvé positif. Sur 356 recherches d'anticorps HACA, moins de 1,1 % (4 patients) étaient positives.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec rituximab dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique présentant un lymphome folliculaire. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Les propriétés pharmacocinétiques du rituximab après l’administration d’une dose unique de MabThera sous-cutané de 375 mg/m², 625 mg/m² et 800 mg/m² ont été comparées avec l’administration de 375 mg/m² de MabThera intraveineux chez des patients atteints de LF. Après une administration sous-cutanée, l’absorption du rituximab est lente, atteignant les concentrations maximales environ trois jours après l’administration. Une biodisponibilité absolue de 71 % a été estimée sur la base d’une analyse de pharmacocinétique de population. L’exposition au rituximab a augmenté proportionnellement à la dose dans un intervalle de dose en sous-cutanée compris entre 375 mg/m² et 800 mg/m². Les paramètres pharmacocinétiques, tels que la clairance, le volume de distribution et la demi-vie d’élimination, ont été comparables pour les deux formulations.

Essai BP22333 (SparkThera)

Une étude de phase Ib en deux étapes a été menée pour étudier la pharmacocinétique, la sécurité et la tolérabilité de MabThera en formulation sous-cutanée chez des patients atteints de lymphome folliculaire (LF) dans le cadre du traitement d’entretien. Dans la deuxième étape, MabThera en formulation sous-cutanée a été administré à une dose fixe de 1 400 mg par injection sous-cutanée au cours du traitement d’entretien, après au moins un cycle de MabThera en formulation intraveineuse, à des patients atteints de LF ayant précédemment répondu à la formulation intraveineuse de MabThera administrée en traitement d’induction.

La comparaison des données prédites relatives à la Cmax médiane pour MabThera en formulation sous- cutanée et en formulation intraveineuse est récapitulée dans le tableau 7.

Tableau 7 : Étude BP22333 (SparkThera) : Absorption – Paramètres pharmacocinétiques de MabThera SC par rapport à MabThera IV

 

MabThera

MabThera

 

sous-cutané

intraveineux

Cmax médiane prédite

(tous les 2 mois) µg/ml

 

 

Cmax médiane prédite

(tous les 3 mois) µg/ml

 

 

Le Tmax médian de MabThera en formulation sous-cutanée a été d’environ trois jours par rapport au Tmax intervenant au moment ou près de la fin de la perfusion pour la formulation intraveineuse.

Essai BO22334 (SABRINA)

MabThera en formulation sous-cutanée a été administré à une dose fixe de 1 400 mg pendant 6 cycles par voie sous-cutanée au cours de la phase d’induction à intervalle de 3 semaines, après un premier cycle de MabThera en formulation intraveineuse, chez des patients atteints de LF non précédemment traités, en association avec une chimiothérapie. La Cmax du rituximab dans le sérum au cycle 7 a été similaire entre les deux bras de traitement, avec des valeurs des moyennes géométriques (CV %) de 250,63 (19,01) µg/ml et de 236,82 (29,41) µg/ml respectivement pour les formulations intraveineuse et

sous-cutanée, avec un rapport des moyennes géométriques résultant (Cmax, SC/Cmax, IV) de 0,941 (IC à 90 % : 0,872 ; 1,015).

Distribution/Elimination

La moyenne géométrique de la Crésiduelle et la moyenne géométrique de l’AUCτ (aire sous la courbe) pour les études BP22333 et BO22334 sont récapitulées dans le Tableau 8.

Tableau 8 : Distribution/Elimination – Paramètres pharmacocinétiques de MabThera sous- cutané par rapport à MabThera intraveineux

Essai BP22333 (SparkThera)

 

Moyenne

Moyenne

Moyenne

Moyenne

 

géométrique

géométrique

géométrique

géométrique

 

Crésiduelle (tous

Crésiduelle (tous

AUCτ

AUCτ

 

les 2 mois)

les 3 mois)

cycle 2 (tous les 2

cycle 2 (tous les 3

 

µg/ml

µg/ml

mois)

mois)

 

 

 

µg.jour/ml

µg.jour/ml

MabThera

32,2

12,1

5 430

5 320

formulation

 

 

 

 

sous-cutanée

 

 

 

 

MabThera

25,9

10,9

4 012

3 947

formulation

 

 

 

 

intraveineuse

 

 

 

 

Essai BO22334 (SABRINA)

 

 

 

 

 

 

 

Moyenne géométrique

Moyenne géométrique

 

Crésiduelle, valeurs avant la

AUC, valeurs au cycle 7

 

dose du cycle 8

 

µg.jour/ml

 

 

µg/ml

 

 

 

MabThera

134,6

 

3 778

 

formulation

 

 

 

 

sous-cutanée

 

 

 

 

MabThera

83,1

 

2 734

 

formulation

 

 

 

 

intraveineuse

 

 

 

 

Une analyse de pharmacocinétique de population a été menée chez 403 patients atteints de lymphome folliculaire ayant reçu MabThera par voie sous-cutanée et/ou intraveineuse, sous forme de perfusions uniques ou multiples de MabThera en monothérapie ou en association avec une chimiothérapie. Dans cette analyse, les estimateurs Bayésiens (issus de la population) pour la clairance non spécifique (CL1), la clairance spécifique initiale (CL2) probablement influencée par les lymphocytes B ou la masse tumorale, et le volume de distribution du compartiment central (V1) étaient respectivement :

0,194 L/jour, 0,535 L/jour et 4,37 L/jour. La demi-vie d’élimination terminale médiane estimée de MabThera en formulation sous-cutanée a été de 29,7 jours (entre 9,9 et 91,2 jours). L’ensemble des données de l’analyse a inclus 6 003 échantillons quantifiables provenant de 403 patients ayant reçu du rituximab par voie SC et/ou IV au cours des études BP22333 (3 736 échantillons de 277 patients) et BO22334 (2 267 échantillons de 126 patients). Vingt-neuf observations (0,48 %) après l’administration de la dose (provenant toutes de l’étude BP22333) ont été inférieures au seuil de quantification. Aucune valeur de covariable n’était manquante, à l’exception de la numération initiale des lymphocytes B. La charge tumorale initiale n’a été disponible que dans l’étude BO22334.

Populations particulières

Dans l’essai clinique BO22334, un effet a été observé entre la surface corporelle et les taux d’exposition rapportés au cours du cycle 7, entre rituximab formulation sous-cutanée 1 400 mg toutes les 3 semaines et rituximab formulation intraveineuse 375 mg/m² toutes les 3 semaines, avec des ratios de Crésiduelle de 2,29 ; 1,31 et 1,41 respectivement chez des patients avec une surface corporelle faible, moyenne et élevée (surface corporelle faible 1,70 m2 ; 1,70 m2 < surface corporelle moyenne < 1,90 m2 ; surface corporelle élevée ≥ 1,90 m2). Les ratios correspondants des AUCτ ont été de 1,66 ; 1,17 et 1,32.

Il n’a été observé aucun élément indiquant une dépendance cliniquement significative des propriétés pharmacocinétiques du rituximab par rapport à l’âge et au sexe.

Des anticorps anti-rituximab ont été détectés chez seulement 13 patients, et n’ont pas entraîné d’augmentation cliniquement significative de la clairance à l’état d’équilibre.

5.3 Données de sécurité préclinique

Le rituximab s'est révélé hautement spécifique de l'antigène CD20 des lymphocytes B. Les études de toxicité chez le singe cynomolgus n’ont révélé aucun autre effet que la diminution pharmacologique prévue du nombre des lymphocytes B dans le sang circulant et les tissus lymphoïdes.

Des études de toxicité sur le développement ont été effectuées chez le singe cynomolgus à des doses atteignant 100 mg/kg (traitement les 20 à 50ème jours de la gestation) et n’ont révélé aucune fœtotoxicité imputable au rituximab. On a cependant observé, dans les organes lymphoïdes des foetus, une déplétion pharmacologique en lymphocytes B dépendant de la dose ; cette déplétion persistait après la naissance et s’accompagnait d’une diminution des taux d’IgG chez le nouveau-né animal. Chez ces animaux, les numérations des lymphocytes B se sont normalisées dans les 6 mois suivant la naissance et n'ont pas interféré sur la réaction à la vaccination.

Les tests standards de recherche du pouvoir mutagène n'ont pas été effectués, car ils ne peuvent pas s'appliquer à cette molécule.

Il n'a pas été effectué d'étude à long terme chez l'animal pour déterminer le pouvoir carcinogène du rituximab.

Aucune étude spécifique n’a été réalisée pour déterminer les effets du rituximab ou de la rHuPH20 sur la fertilité. D’une manière générale, les études de toxicité réalisées chez le singe cynomolgus n’ont mis en évidence aucun effet délétère sur les organes de la reproduction chez les mâles ou les femelles. En outre, aucun effet sur la qualité du sperme n’a été observé avec la rHuPH20.

Au cours d’études sur le développement embryo-fœtal chez la souris, la rHuPH20 a entraîné une réduction du poids des fœtus et une perte d’implantations à des expositions systémiques suffisamment supérieures à l’exposition thérapeutique chez l’homme.

Aucun élément n’a permis de démontrer une dysmorphogenèse (c’est-à-dire, une tératogénèse) résultant de l’exposition systémique à la rHuPH20.

6.DONNÉES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Hyaluronidase recombinante humaine (rHuPH20) L-histidine

Chlorhydrate de L-histidine monohydraté ,-tréhalose dihydrate

L-méthionine

Polysorbate 80

Eau pour préparations injectables

6.2 Incompatibilités

Aucune incompatibilité n’a été observée entre MabThera en formulation sous-cutanée et le matériel des seringues en polypropylène ou en polycarbonate ou avec les aiguilles de transfert ou d’injection en acier inoxydable et avec les bouchons en cône Luer en polyéthylène.

6.3 Durée de conservation

Flacon fermé 30 mois

Après première ouverture

Une fois transférée du flacon dans la seringue, la solution de MabThera en formulation sous-cutanée est physiquement et chimiquement stable pendant 48 heures entre 2 °C et 8 °C, et pendant 8 heures supplémentaires à 30 °C à la lumière du jour diffuse.

Sur le plan microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement, la préparation doit être effectuée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées. Les durées et les conditions de conservation jusqu'à l'emploi sont sous la responsabilité de l'utilisateur.

6.4 Précautions particulières de conservation

À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Conserver le conditionnement primaire dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

Pour les conditions de conservation après la première ouverture, voir rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacon en verre incolore de type I avec bouchon en caoutchouc butyl et une capsule en aluminium et un disque amovible rose en plastique, contenant 1400 mg/11,7 mL de rituximab.

Chaque boîte contient un flacon.

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

MabThera est conditionné en flacons stériles à usage unique, apyrogènes et sans conservateur. Une étiquette autocollante détachable est présente sur les flacons, celle-ci précise le dosage, la voie d’administration et l’indication. Cette étiquette doit être détachée du flacon et collée sur la seringue avant son utilisation. Les points suivants doivent être strictement respectés concernant l’utilisation et l’élimination des seringues et des autres objets coupants médicaux :

Les aiguilles et les seringues ne doivent jamais être réutilisées.

Placer toutes les aiguilles et les seringues utilisées dans un récipient pour déchets coupants (récipient jetable antiperforation).

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Roche Registration Limited

6 Falcon Way

Shire Park

Welwyn Garden City

AL7 1TW

Royaume-Uni

8.NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

EU/1/98/067/003

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 2 juin 1998

Date du dernier renouvellement : 2 juin 2008

10.DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu/

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

MabThera 1 600 mg solution pour injection sous-cutanée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque ml contient 120 mg de rituximab.

Chaque flacon contient 1 600 mg/13,4 mL de rituximab.

Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique murin/humain obtenu par génie génétique ; il s'agit d'une immunoglobuline glycosylée associant d’une part les régions constantes d’une IgG1 humaine et d’autre part les régions variables des chaînes légères et lourdes d'origine murine. Cet anticorps est produit par une culture de cellules de mammifères (ovaires de hamster chinois) et purifié par chromatographie d’affinité et échange d’ions, comportant des procédés d’inactivation et d’élimination virales spécifiques.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

Liquide limpide à opalescent, incolore à jaunâtre.

4. DONNÉES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

MabThera est indiqué chez les patients adultes en association à une chimiothérapie pour le traitement des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique (LLC), non précédemment traités et en rechute ou réfractaires. Les données disponibles sur l'efficacité et la tolérance sont limitées chez les patients précédemment traités par des anticorps monoclonaux dont MabThera, ou chez les patients réfractaires à un traitement antérieur par MabThera en association à une chimiothérapie.

Voir rubrique 5.1 pour plus d’informations.

4.2 Posologie et mode d’administration

MabThera doit être administré sous étroit contrôle d’un professionnel de santé expérimenté et dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles (voir rubrique 4.4).

Une prémédication composée d’un antipyrétique et d’un antihistaminique, par exemple paracétamol et diphénhydramine, doit toujours être donnée avant chaque administration de MabThera.

Une prémédication par glucocorticoïde doit être envisagée si MabThera n’est pas associé à une chimiothérapie contenant un glucocorticoïde.

Posologie

La dose recommandée de MabThera en formulation sous-cutanée utilisée chez des patients adultes consiste en l’injection sous-cutanée d’une dose fixe de 1 600 mg, quelle que soit la surface corporelle du patient.

Avant de commencer les injections sous-cutanées de MabThera, tous les patients doivent toujours recevoir auparavant une dose complète de MabThera par perfusion intraveineuse, en utilisant la formulation intraveineuse de MabThera (voir rubrique 4.4).

Si les patients n’ont pas été en mesure de recevoir une perfusion intraveineuse complète de MabThera avant le changement de formulation, ils doivent continuer les cycles ultérieurs avec la formulation intraveineuse de MabThera jusqu’à ce qu’une dose intraveineuse complète puisse être administrée avec succès.

Par conséquent, le passage à la formulation sous-cutanée de MabThera ne peut survenir qu’à partir du deuxième cycle ou des cycles ultérieurs de traitement.

Il est important de vérifier les étiquettes des médicaments afin de s’assurer que la formulation (intraveineuse ou sous-cutanée) et le dosage appropriés sont administrés au patient, conformément à la prescription.

MabThera en formulation sous-cutanée n’est pas destiné à une administration intraveineuse et doit être uniquement administré par injection sous-cutanée. Le dosage de 1 600 mg est destiné à une utilisation sous-cutanée uniquement dans la LLC.

Un traitement prophylactique par une hydratation appropriée et une administration d’uricostatiques 48 heures avant l’instauration du traitement est recommandé chez les patients atteints de LLC afin de réduire le risque de syndrome de lyse tumorale. Chez les patients ayant un nombre de lymphocytes > 25 x 109/l, une prémédication par 100 mg de prednisone/prednisolone par voie intraveineuse est

recommandée peu avant l’administration de MabThera, afin de réduire le risque de réaction aiguë liée à la perfusion et/ou de syndrome de relargage des cytokines et leur sévérité.

La posologie recommandée de MabThera en association à une chimiothérapie chez les patients non précédemment traités et en rechute ou réfractaires est de 375 mg/m2 de surface corporelle, administrés à J0 du premier cycle de traitement, suivis d’une injection d’une dose fixe de 1 600 mg de MabThera en formulation sous-cutanée par cycle, à J1 de chaque cycle suivant (durée totale : six cycles). La chimiothérapie doit être administrée après l’administration de MabThera.

Ajustements posologiques en cours de traitement

Aucune réduction posologique de MabThera n’est recommandée. Lorsque MabThera est administré en association à une chimiothérapie, les réductions posologiques standard applicables aux médicaments chimiothérapeutiques doivent être appliquées (voir rubrique 4.8).

Populations particulières

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de MabThera chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Patients âgés

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (âgés de > 65 ans).

Mode d’administration

Injection sous-cutanée

MabThera 1 600 mg en formulation sous-cutanée doit être administré uniquement par injection sous- cutanée, pendant environ sept minutes. L’aiguille utilisée pour l’injection hypodermique doit être fixée à la seringue immédiatement avant l’administration afin d’éviter une obturation éventuelle de l’aiguille.

La formulation sous-cutanée de MabThera doit être injectée par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale, et jamais dans des zones cutanées présentant une rougeur, un hématome, une douleur à la palpation, une induration ni dans les zones présentant des grains de beauté ou des cicatrices.

Aucune donnée n’est disponible sur la réalisation de l’injection dans d’autres endroits du corps, par conséquent les injections devront être limitées à la paroi abdominale.

Au cours du traitement par MabThera en formulation sous-cutanée, les autres médicaments pour administration sous-cutanée devront préférentiellement être injectés dans d’autres endroits.

Si une injection est interrompue, elle peut être reprise au même endroit ou une autre localisation peut également être utilisée le cas échéant.

Administration d’une perfusion intraveineuse

Veuillez vous référer au Résumé des caractéristiques du produit (RCP) de MabThera 100 mg et 500 mg, solution à diluer pour perfusion, pour des informations sur la posologie et le mode d’administration.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité connue à la substance active ou aux protéines d’origine murine, à la hyaluronidase ou à l’un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Infections sévères, évolutives (voir rubrique 4.4).

Patients ayant un déficit immunitaire sévère.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom de spécialité et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement inscrits dans le dossier du patient.

Les informations fournies dans la rubrique 4.4 concernent l’utilisation de MabThera formulation sous- cutanée dans les indications autorisées : traitement des lymphomes non hodgkiniens (dosage 1 400 mg) et traitement de la leucémie lymphoïde chronique (dosage 1 600 mg). Pour les informations concernant les autres indications, veuillez vous référer au RCP de MabThera formulation intraveineuse.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

L’utilisation de MabThera peut être associée à une majoration du risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP). Les patients doivent être surveillés à intervalles réguliers, afin de détecter l’apparition ou l’aggravation de symptômes ou de signes neurologiques évocateurs d’une LEMP. En cas de suspicion d’une LEMP, la prochaine administration de MabThera devra être suspendue tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu. Le médecin devra examiner soigneusement le patient pour déterminer si les symptômes indiquent un dysfonctionnement neurologique, et si c’est le cas, il devra déterminer si ces symptômes sont évocateurs d’une LEMP. Un examen par un neurologue doit être envisagé.

En cas de doute, des examens complémentaires comprenant une IRM de préférence avec produit de contraste, un dosage de l’ADN du virus JC dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) et des examens neurologiques répétés, devront être envisagés.

Le médecin devra être particulièrement attentif à l’apparition de symptômes évocateurs d’une LEMP que le patient pourrait ne pas remarquer (ex : symptômes cognitifs, neurologiques ou psychiatriques). Il conviendra de conseiller aux patients d’informer leur conjoint ou le personnel soignant de leur traitement, ceux-ci pouvant remarquer des symptômes dont les patients ne sont pas conscients.

En cas d’apparition d’une LEMP, le traitement par MabThera devra être définitivement arrêté.

Après reconstitution du système immunitaire chez les patients immunodéprimés ayant une LEMP, on a observé une stabilisation ou une amélioration de leur état. Actuellement on ne sait pas si la détection précoce d’une LEMP et l’arrêt du traitement par MabThera peuvent conduire à une telle stabilisation ou amélioration.

Réactions liées à l’administration/à la perfusion

MabThera est associé à des réactions liées à la perfusion/administration, qui peuvent être provoquées par une libération de cytokines et/ou d’autres médiateurs chimiques. Le syndrome de relargage des cytokines peut être indiscernable cliniquement de réactions d’hypersensibilité aiguës.

Ces différentes réactions, qui comprennent le syndrome de relargage des cytokines, le syndrome de lyse tumorale et les réactions anaphylactiques et d’hypersensibilité, sont décrites ci-dessous. Elles ne sont pas spécifiquement liées à la voie d’administration de MabThera et peuvent être observées avec les deux formulations.

Des réactions sévères liées à la perfusion avec issue fatale ont été rapportées après commercialisation de MabThera en formulation intraveineuse, leur survenue se déclenchant entre 30 minutes et deux heures après le début de la première perfusion intraveineuse de MabThera. Elles étaient caractérisées par des événements pulmonaires et, dans certains cas, comprennaient une lyse tumorale rapide et les caractéristiques du syndrome de lyse tumorale, s’ajoutant à fièvre, frissons, rigidité, hypotension, urticaire, œdème de Quincke et d’autres symptomes (voir rubrique 4.8).

Le syndrome grave de relargage de cytokines est caractérisé par une dyspnée sévère, souvent accompagnée de bronchospasme et d’hypoxie, associés à de la fièvre, des frissons, des tremblements, de l’urticaire et des œdèmes de Quincke. Ce syndrome peut s’accompagner d’hyperuricémie, d’hyperkaliémie, d’hypocalcémie, d’hyperphosphatémie, d’insuffisance rénale aiguë, d’augmentation des lactates déshydrogénases (LDH), évocateurs entre autre d’un syndrome de lyse tumorale, et peut être associé à une insuffisance respiratoire aiguë et au décès. Cette insuffisance respiratoire aiguë peut être accompagnée par des événements tels qu’un infiltrat pulmonaire interstitiel ou un oedème pulmonaire visible sur une radio thoracique. Le syndrome apparaît fréquemment pendant la première ou la deuxième heure qui suit le début de la première perfusion. Les patients ayant des antécédents d’insuffisance respiratoire ou ceux avec un infiltrat pulmonaire tumoral seraient peut-être plus susceptibles de présenter des résultats moins favorables et doivent être traités avec une plus grande prudence. Chez les patients développant un syndrome grave de relargage de cytokines, la perfusion devra être arrêtée immédiatement (voir rubrique 4.2) et un traitement symptomatique drastique devra être instauré. Une amélioration rapide des symptômes pouvant être suivie d’une aggravation, ces patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à ce que le syndrome de lyse tumorale et l’infiltrat pulmonaire aient disparu ou aient été écartés. Les patients de nouveau traités après disparition des signes et des symptômes ont rarement présenté un nouveau syndrome grave de relargage de cytokines.

Les patients ayant une masse tumorale importante ou un nombre élevé ( 25 x 109/l) de cellules malignes circulantes, tels que les patients atteints de LLC, pourraient être plus exposés à l’apparition d’un syndrome sévère de relargage de cytokines et devront donc être traités avec une très grande prudence. Ces patients doivent être très étroitement surveillés tout au long de la première perfusion, en envisageant de réduire la vitesse de cette perfusion ou de diviser la posologie sur deux jours pour le premier cycle et pour chaque cycle suivant si le nombre de lymphocytes est toujours > 25 x 109/l.

L'administration intraveineuse de protéines peut provoquer des réactions anaphylactiques ou d'autres réactions d'hypersensibilité. En opposition au syndrome de relargage de cytokines, une réelle hypersensibilité apparaît habituellement dans les minutes qui suivent le début de la perfusion. Les médicaments nécessaires au traitement de telles réactions d’hypersensibilité par exemple adrénaline, antihistaminiques et glucocorticoïdes, doivent être disponibles pour usage immédiat dans l’éventualité d’une réaction allergique pendant la perfusion de MabThera. Les manifestations cliniques de

l’anaphylaxie peuvent sembler similaires aux manifestations cliniques du syndrome de relargage de cytokines (décrit ci-dessus). Les réactions attribuées à l’hypersensibilité ont été rapportées moins fréquemment que celles attribuées au relargage de cytokines.

D’autres réactions ont été rapportées dans certains cas : infarctus du myocarde, fibrillation auriculaire, œdème pulmonaire et thrombopénie aigüe réversible.

L’éventualité d’une hypotension pendant l’administration de MabThera doit faire envisager l’arrêt du traitement antihypertenseur 12 heures avant de donner du MabThera.

Des réactions liées à la perfusion de tout type ont été observées chez 77% des patients traités par MabThera en formulation intraveineuse (incluant le syndrome de relargage de cytokines, accompagnées par une hypotension et un bronchospasme chez 10 % des patients) voir rubrique 4.8. Ces symptômes sont habituellement réversibles à l’arrêt de la perfusion de MabThera après administration d’un antipyrétique, d’un antihistaminique et éventuellement d’oxygénothérapie, d’une réhydratation veineuse ou injection intraveineuse de bronchodilatateurs et de glucocorticoïdes si nécessaire. Se reporter au syndrome de relargage de cytokines décrit précédemment pour les réactions sévères.

Des réactions liées à l’administration ont été observées chez jusqu’à 50 % des patients traités par MabThera en formulation sous-cutanée au cours des études cliniques. Les réactions survenant dans les 24 heures suivant l’injection sous-cutanée se sont manifestées principalement par un érythème, un prurit, une éruption cutanée et des réactions au site d’injection, telles que douleur, gonflement et rougeur, et ont généralement été d’intensité légère ou modérée (grade 1 ou 2) et de nature transitoire (voir rubrique 4.8).

Les réactions cutanées locales ont été très fréquentes chez les patients recevant MabThera par voie sous-cutanée au cours des études cliniques. Les symptômes comprennaient : douleur, gonflement, induration, hémorragie, érythème, prurit et éruption cutanée (voir rubrique 4.8). Certaines réactions cutanées locales sont survenues plus de 24 heures après l’administration sous-cutanée de MabThera. La majorité des réactions cutanées locales observées après l’administration de MabThera en formulation sous-cutanée ont été d’intensité légère ou modérée, et se sont résolues sans traitement spécifique.

Avant de commencer les injections sous-cutanées de MabThera, tous les patients doivent toujours recevoir une dose complète de MabThera en perfusion intraveineuse, en utilisant la formulation intraveineuse de MabThera. Le risque le plus élévé de présenter une réaction liée à l’administration est généralement observé au cours du premier cycle. Commencer le traitement avec MabThera en perfusion intraveineuse permet de mieux gérer les réactions liées à l’administration, en ralentissant ou en interrompant la perfusion intraveineuse.

Si des patients ne sont pas en mesure de recevoir une dose complète de MabThera en perfusion intraveineuse avant le changement pour la formulation sous-cutanée, ils doivent continuer les cycles ultérieurs avec la formulation intraveineuse de MabThera jusqu’à ce qu’une dose intraveineuse complète ait été administrée avec succès. Par conséquent, le passage à la formulation sous-cutanée de MabThera ne pourra être mis en œuvre qu’à partir du deuxième cycle de traitement.

Comme avec la formulation intraveineuse, la formulation sous-cutanée de MabThera doit être administrée dans un environnement où l’ensemble des moyens de réanimation sont immédiatement disponibles, et sous l’étroite surveillance d’un professionel de santé expérimenté. Une prémédication composée d’un analgésique et d’un antipyrétique ainsi que d’un antihistaminique doit toujours être administrée avant chaque dose de MabThera en formulation sous-cutanée. Une prémédication par les glucocorticoïdes doit également être envisagée.

Les patients doivent être surveillés pendant au moins 15 minutes après l’administration sous-cutanée de MabThera. Une période plus longue peut être appropriée chez les patients exposés à un risque majoré de réactions d’hypersensibilité.

Il doit être indiqué aux patients de contacter immédiatement leur médecin traitant si des symptômes suggérant une hypersensibilité sévère ou un syndrome de relargage des cytokines sont observés à tout moment après l’administration du médicament.

Troubles cardiaques

Des cas d’angine de poitrine, d’arythmie tels que flutter et fibrillation auriculaire, d’insuffisance cardiaque et/ou d’infarctus du myocarde ont été observés chez des patients traités par MabThera. En conséquence, les patients présentant des antécédents de pathologies cardiaques et/ou ayant reçu une chimiothérapie cardiotoxique doivent être étroitement surveillés.

Toxicité hématologique

Bien que MabThera en monothérapie ne soit pas myélosuppressif, il est recommandé d’être prudent quant au traitement de patients ayant un nombre de neutrophiles < 1,5 x 109/L et/ou un nombre de plaquettes < 75 x 109/L, car l'expérience clinique dans cette population est limitée. La formulation intraveineuse de MabThera a été utilisée sans induire de myélotoxicité chez 21 patients qui avaient eu une autogreffe de moelle osseuse et chez d’autres groupes à risque avec des réserves médullaires vraisemblablement réduites.

Pendant le traitement par MabThera, une surveillance régulière de la num