French
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

NeuroBloc (botulinum toxin type B) – Résumé des caractéristiques du produit - M03AX01

Updated on site: 08-Oct-2017

Nom du médicamentNeuroBloc
Code ATCM03AX01
Substancebotulinum toxin type B
FabricantEisai Ltd.

1.DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

NeuroBloc 5 000 U/ml, solution injectable.

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque ml contient 5 000 U de Toxine Botulinique de Type B.

Chaque flacon de 0,5 ml contient 2 500 U de Toxine Botulinique de Type B. Chaque flacon de 1,0 ml contient 5 000 U de Toxine Botulinique de Type B. Chaque flacon de 2,0 ml contient 10 000 U de Toxine Botulinique de Type B.

Produit dans les cellules de Clostridium botulinum de sérotype B (souche du haricot).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

Solution transparente, incolore à jaune pâle.

4.DONNÉES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

NeuroBloc est indiqué dans le traitement de la dystonie cervicale (torticolis) chez l’adulte.

4.2Posologie et mode d’administration

NeuroBloc doit être administré uniquement par un médecin ayant une bonne connaissance et l'expérience du traitement de la dystonie cervicale et de l'utilisation des toxines botuliniques.

Réservé à l’usage hospitalier.

Posologie

La dose initiale est de 10 000 U et doit être répartie entre les deux à quatre muscles les plus touchés. Les données issues des études cliniques indiquent que l'efficacité est dose-dépendante, mais ces essais non prévus pour une telle comparaison, n'ont pas montré de différence significative entre 5 000 U et 10 000 U. Par conséquent, une dose initiale de 5 000 U peut également être envisagée, mais une dose de 10 000 U pourrait accroître la probabilité d'un bénéfice clinique.

Les injections doivent être renouvelées de façon à maintenir un bon fonctionnement musculaire et à minimiser la douleur. Dans les études cliniques au long cours, la fréquence moyenne des administrations était d’une séance toutes les 12 semaines environ, avec toutefois des variations possibles d’un sujet à l’autre. Pour un certain pourcentage de patients, une amélioration importante par rapport à l’état initial persistait pendant 16 semaines ou plus. La fréquence des administrations doit donc être adaptée en fonction de l’évaluation clinique/la réponse de chaque patient.

Pour les patients présentant une masse musculaire réduite, la dose doit être adaptée en fonction des besoins de chaque patient.

L’activité de ce médicament est exprimée en unités NeuroBloc 5 000 U/ml. Ces unités ne sont pas interchangeables avec celles utilisées pour exprimer l’activité des autres préparations à base de toxine botulinique (voir rubrique 4.4).

Personnes âgées

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Insuffisance hépatique et rénale

Aucune étude n'a été conduite chez des patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale. Cependant, les caractéristiques pharmacologiques n'indiquent aucune nécessité d'adaptation de la dose.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de NeuroBloc chez les enfants âgés de 0 à 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

NeuroBloc n’est pas recommandé chez les enfants âgés de 0 à 18 ans tant que des données complémentaires ne sont pas disponibles.

Mode d’administration

NeuroBloc doit être administré uniquement par injection intramusculaire. Il convient de s’assurer qu’il n’est pas injecté dans un vaisseau sanguin.

La dose initiale de 10 000 U doit être répartie entre les deux à quatre muscles les plus touchés.

Pour permettre la répartition de la dose totale entre plusieurs injections, NeuroBloc peut être dilué dans une solution pour préparation injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ; la solution diluée doit être utilisée immédiatement. Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.

4.3Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

NeuroBloc est contre-indiqué chez les personnes présentant une maladie neuromusculaire connue (ex. : sclérose latérale amyotrophique ou neuropathie périphérique) ou une maladie de la jonction neuromusculaire connue (ex. : myasthénie ou syndrome de Lambert-Eaton).

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

NeuroBloc ne doit être employé qu’en administration intramusculaire..

La sécurité de NeuroBloc utilisé en dehors de l’indication autorisée n’a pas été établie. Cette mise en garde s’applique à l’utilisation chez l’enfant et dans des indications autres que la dystonie cervicale. Les risques, incluant un risque de décès, peuvent être supérieurs aux bénéfices potentiels.

Séroconversion

Comme avec beaucoup de protéines biologiques ou issues des biotechnologies et utilisées comme agents thérapeutiques, chez certains patients les administrations répétées de NeuroBloc peuvent être associées à la production d'anticorps neutralisants contre la Toxine Botulinique de Type B. Les données d’immunogénicité provenant de trois études cliniques de longue durée indiquent qu’environ un tiers des patients fabriquent des anticorps, objectivés par le test de séroneutralisation chez la souris, et fonction de la durée de l’exposition (voir rubrique 5.1).

Une investigation des conséquences de la séroconversion a montré que la présence des anticorps n’était pas synonyme de perte de réponse clinique et n’avait pas d’impact sur le profil de tolérance global. Cependant, la pertinence clinique de la présence des anticorps détectés par le test de séroneutralisation chez la souris n’a pas été établie.

Faire preuve de prudence chez les patients avec des troubles hémorragiques ou recevant un traitement anticoagulant.

Diffusion de l’effet de la toxine

Des effets neuromusculaires associés à la propagation de la toxine, à distance du point d’administration, ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Ces effets sont notamment une dysphagie et des difficultés respiratoires.

Troubles neuromusculaires préexistants

Les patients traités avec des doses thérapeutiques risquent de ressentir une faiblesse musculaire exagérée. Les patients présentant des troubles neuromusculaires peuvent être exposés à un risque accru d’effets cliniquement significatifs dont une dysphagie sévère et une atteinte respiratoire à partir des doses habituelles de NeuroBloc (voir rubrique 4.3).

Il y a eu des rapports spontanés de dysphagie, de pneumonie par aspiration et/ou de maladie respiratoire fatale, après le traitement par la toxine botulinique de type A/B.

Les enfants (utilisation hors AMM) et les patients présentant des troubles neuromusculaires sous- jacents, y compris des troubles de la déglutition, sont exposés à un risque accru de ces effets indésirables. Chez les patients présentant des troubles neuromusculaires ou des antécédents de dysphagie et d’aspiration pulmonaire, les toxines botuliniques ne doivent être utilisées que dans un cadre expérimental et sous surveillance médicale stricte.

Après un traitement par NeuroBloc, il est conseillé à tous les patients et aidants de consulter un médecin en cas de difficultés à respirer, d’étouffement ou de dysphagie récente ou aggravée.

Des cas de dysphagie ont été rapportés après l’injection en des points autres que la musculature cervicale.

Absence d’interchangeabilité entre les médicaments à base de toxine botulinique

La dose initiale de 10 000 U (ou 5 000 U) s’applique uniquement à NeuroBloc (Toxine Botulinique de Type B). Ces unités sont spécifiques de NeuroBloc et ne s’appliquent pas aux préparations de Toxine Botulinique de Type A. Les recommandations de dose unitaire pour la Toxine Botulinique de Type A sont sensiblement inférieures à celles de NeuroBloc ; l’administration de Toxine Botulinique de

Type A à la dose unitaire recommandée pour NeuroBloc peut entraîner une toxicité systémique et des suites cliniques mettant en jeu le pronostic vital.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

L'effet produit par l'administration concomitante de différents sérotypes de neurotoxines botuliniques est inconnu. Cependant, lors des études cliniques, NeuroBloc a été administré 16 semaines après l'injection d’une Toxine Botulinique de Type A.

L'administration concomitante de NeuroBloc et d'aminosides ou d'agents interférant avec la transmission neuromusculaire (ex. : composés curarisants) doit être envisagée avec prudence.

4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études animales de reproduction ne sont pas concluantes pour ce qui est des effets délétères sur la gestation et le développement embryonnaire ou fœtal. Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. NeuroBloc ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement avec la Toxine Botulinique de Type B.

Allaitement

On ne sait pas si la Toxine Botulinique de Type B est excrétée dans le lait maternel. L’élimination de la Toxine Botulinique de Type B dans le lait maternel n’a pas été étudiée chez l’animal. Une décision doit être prise soit d’interrompre/de poursuivre l’allaitement ou le traitement avec NeuroBloc en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité

Aucune étude de fertilité n’a été menée et on ignore si NeuroBloc peut altérer la capacité de reproduction.

4.7Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets de NeuroBloc sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. NeuroBloc peut altérer l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines en cas d’effet indésirable tel que faiblesse musculaire et troubles oculaires (vision trouble, blépharoptose).

4.8Effets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquemment signalés avec un traitement par NeuroBloc ont été sécheresse buccale, dysphagie, dyspepsie et douleur au point d’injection.

Des effets indésirables associés à la diffusion de la toxine à distance du site d’administration ont été rapportés : faiblesse musculaire, dysphagie, dyspnée, pneumonie par aspiration pouvant être fatale dans certains cas (voir rubrique 4.4).

Les effets indésirables observés dans l'ensemble des études cliniques sont présentés ci-dessous par classe de système d’organes MedDRA et selon un ordre décroissant de fréquence, laquelle est définie comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent ≥ 1/100, ≤ 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, 1/100).

Classes de systèmes

Très fréquent

Fréquent

d’organes

 

 

Affections du système nerveux

sécheresse buccale, céphalées

torticolis (aggravation par

 

 

rapport à l’état initial),

 

 

dysgueusie

Affections oculaires

 

vision trouble

Affections respiratoires,

 

dysphonie

thoraciques et médiastinales

 

 

Affections gastro-intestinales

dysphagie

dyspepsie

Affections musculo-

 

myasthénie

squelettiques et systémiques

 

 

Troubles généraux et anomalies

douleur au point d’injection

douleur cervicale

au site d’administration

 

syndrome pseudo-grippal

Comme pour la Toxine Botulinique de Type A, des stimulations électrophysiologiques sans faiblesse musculaire ni autre anomalie électrophysiologique associées peuvent se produire dans certains muscles distants.

Expérience après la mise sur le marché

Des effets indésirables associés à la diffusion de la toxine à distance du point d’administration ont été rapportés : faiblesse musculaire exagérée, dysphagie, dyspnée, pneumonie par aspiration pouvant être fatale dans certains cas (voir rubrique 4.4).

Les effets suivants ont également été rapportés durant l’utilisation après la mise sur le marché : troubles de l’accommodation, ptose, vomissements, constipation, symptômes pseudo-grippaux, asthénie, œdème de Quincke, rash, urticaire et prurit.

Les rapports disponibles indiquent que le médicament a été utilisé dans la population pédiatrique. Les cas sont plus susceptibles d’être graves chez les enfants (40 %) que chez les adultes et les sujets âgés (12 %), peut-être en raison de l’utilisation d’une dose trop élevée pour l’enfant (voir rubrique 4.9).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9Surdosage

Des cas de surdosage (certains accompagnés de signes de toxicité systémique) ont été rapportés. En cas de surdosage, une prise en charge médicale globale doit être mise en place. Des doses allant jusqu'à 15 000 U ont entraîné peu fréquemment une toxicité systémique cliniquement significative chez l’adulte. Si un cas de botulisme est cliniquement suspecté, l'hospitalisation peut s'avérer nécessaire afin de contrôler la fonction respiratoire (début de défaillance respiratoire).

En cas de surdosage ou d’injection dans un muscle compensant normalement la dystonie cervicale, il est concevable que la dystonie s'aggrave. Comme pour les autres toxines botuliniques, une guérison spontanée interviendra après un certain temps.

Utilisation dans la population pédiatrique (hors AMM) : chez l’enfant, une toxicité systémique cliniquement significative est survenue à des doses recommandées pour le traitement chez l’adulte. Le risque de diffusion de l’effet est plus élevé que chez l’adulte et l’effet est plus souvent sévère, ce qui peut être dû aux doses élevées généralement utilisées dans cette population.

5.PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : myorelaxant d’action périphérique, code ATC : M03AX 01

NeuroBloc est un agent bloquant neuromusculaire. Le mécanisme d'action de NeuroBloc pour bloquer la conduction neuromusculaire comporte trois étapes :

1.Fixation extracellulaire de la toxine sur des récepteurs spécifiques situés sur les terminaisons de nerfs moteurs.

2.Internalisation et libération de la toxine dans le cytosol des terminaisons nerveuses.

3.Inhibition de la libération d'acétylcholine provenant des terminaisons nerveuses à la jonction neuromusculaire.

Injecté directement dans le muscle, NeuroBloc entraîne une paralysie locale qui disparaît progressivement. Le mécanisme entraînant la disparition progressive de la paralysie musculaire reste inconnu, mais il pourrait être lié au cycle de reconstitution intraneuronale de la protéine affectée et/ou au bourgeonnement de la terminaison nerveuse.

Une série d’études cliniques a été menée pour évaluer l’efficacité et la tolérance de NeuroBloc dans le traitement de la dystonie cervicale. Ces études ont démontré l’efficacité de NeuroBloc aussi bien chez les patients ayant déjà reçu de la Toxine Botulinique de Type A (y compris ceux qui étaient considérés comme résistants cliniquement à la Toxine Botulinique de Type A) que chez ceux qui n’en avaient jamais reçu.

Deux études randomisées de phase III, multicentriques, en double aveugle et contrôlées contre placebo ont été réalisées chez des patients présentant une dystonie cervicale. Ces deux études ont inclus des patients adultes (≥ 18 ans) ayant reçu précédemment une Toxine Botulinique de Type A. Dans la première étude, les patients étaient cliniquement résistants à la toxine de type A (A-non répondeurs), ceci étant confirmé par un test Frontalis Type A. Dans la seconde étude, les patients continuaient à répondre à la toxine de type A (A-répondeurs). Dans la première étude, les patients résistants au

type A (A-non répondeurs) recevaient après randomisation, soit un placebo, soit 10 000 U de NeuroBloc. Dans la seconde, les patients répondant à la toxine de type A (A-répondeurs) recevaient

après randomisation soit un placebo, soit 5 000 U ou 10 000 U de toxine. Le médicament étudié était injecté en une seule occasion dans 2 à 4 des muscles suivants : muscle splénius de la tête, muscle sterno-cléido-mastoïdien, muscle élévateur de la scapula, muscle trapèze, muscle semi-épineux de la tête et muscle scalène. La dose totale a été répartie entre les muscles sélectionnés, et pour un même muscle en 1 à 5 sites d’injection. Soixante-dix sept sujets ont été enrôlés dans la première étude et 109 dans la seconde. Les évaluations des patients se sont poursuivies sur 16 semaines après injection. La principale variable d’efficacité pour les deux études était le score total TWSTRS (éventail des scores possibles : 0-87) à la Semaine 4. Les critères secondaires incluaient les échelles VAS (Visual Analogue Scales) pour l’évaluation globale d’amélioration par le patient et par le médecin, entre la visite initiale et la Semaine 4. Sur ces échelles, des scores de 50 n’indiquent aucune évolution, 0 une forte dégradation et 100 une forte amélioration. Les résultats des comparaisons des variables d’efficacité principale et secondaires sont résumés dans le Tableau 1. L’analyse des sous-échelles TWSTRS a révélé des effets significatifs sur la sévérité de la dystonie cervicale, ainsi que sur la douleur et l’invalidité qui lui sont associées.

Tableau 1 :

Résultats d’efficacité des études de phase III avec NeuroBloc

 

ÉTUDE 1

 

ÉTUDE 2

 

 

(Patients A-Non

(Patients A-Répondeurs)

 

répondeurs)

 

 

 

Évaluations

Placebo

10 000 U

Placebo

5 000 U

10 000 U

 

n = 38

n = 39

n = 36

n = 36

n = 37

TWSTRS Total

 

 

 

 

 

Moyenne -Visite initiale

51,2

52,8

43,6

46,4

46,9

Moyenne Semaine 4

49,2

41,8

39,3

37,1

35,2

Différence

-2,0

-11,1

-4,3

-9,3

-11,7

Valeur de p*

 

0,0001

 

0,0115

0,0004

Évaluation globale par le

 

 

 

 

 

patient

 

 

 

 

 

Moyenne Semaine 4

39,5

60,2

43,6

60,6

64,6

Valeur de p*

 

0,0001

 

0,0010

0,0001

Évaluation globale par le

 

 

 

 

 

médecin

 

 

 

 

 

Moyenne Semaine 4

47,9

60,6

52,0

65,3

64,2

Valeur de p*

 

0,0001

 

0,0011

0,0038

* Analyse de covariance, tests bilatéraux, = 0,05

Une autre étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, a été conduite afin de comparer l’efficacité de NeuroBloc (10 000 U) à celle de la Toxine Botulinique de type A (150 U) chez les patients atteints de dystonie cervicale n’ayant jamais reçu de produit à base de toxine botulinique. Le critère principal d’efficacité était le score total TWSTRS et les critères secondaires d’efficacité comprenaient la mesure, par le patient et par l’investigateur, du changement sur une échelle VAS, 4, 8 et 12 semaines après le traitement. L’étude a rempli les critères prédéfinis de non infériorité de NeuroBloc par rapport à la Toxine Botulinique de Type A, en termes de score TWSTRS total moyen 4 semaines après les première et deuxième séances de traitement et en termes de durée de l’effet.

La non-infériorité de NeuroBloc par rapport à la Toxine Botulinique de Type A est en outre étayée par une analyse des patients répondeurs qui a montré qu’un pourcentage identique de patients présentait une amélioration du score TWSTRS à la Semaine 4 de la Session 1 (86 % pour NeuroBloc et 85 % pour Botox). Un pourcentage comparable de sujets présentait à la Semaine 4 de la Session 1 une diminution d’au moins 20 % de leur score TWSTRS par rapport à valeur initiale (51 % pour NeuroBloc et 47 % pour Botox).

D’autres études cliniques et un suivi en ouvert ont montré que des sujets peuvent continuer à répondre à NeuroBloc sur des périodes prolongées, quelques sujets ayant reçu plus de 14 sessions de traitement sur une période de plus de 3,5 ans. Outre une amélioration fonctionnelle démontrée par une diminution du score total TSTRS, le traitement par NeuroBloc a été associé à une diminution significative des scores VAS de douleur et TWSTRS de douleur à chaque session de traitement aux semaines 4, 8 et 12, par rapport aux valeurs initiales. Dans ces études, la fréquence moyenne des administrations était d’une séance toutes les 12 semaines environ.

L’immunogénicité de NeuroBloc a été évaluée lors de deux études cliniques et d’une étude d’extension en ouvert. Dans ces études, la présence d’anticorps a été recherchée à l’aide du test de séroneutralisation chez la souris.

Les données d’immunogénicité provenant de trois études cliniques de longue durée indiquent qu’environ un tiers des patients fabriquent des anticorps, objectivés par le test de séroneutralisation chez la souris, et fonction de la durée de l’exposition. Ces études ont notamment montré un taux de séroconversion de 19 à 25 % dans les 18 mois suivant l’instauration du traitement, pour atteindre 33 à 44 % environ après un traitement pouvant durer jusqu'à 45 mois. Une investigation des conséquences de la séroconversion a montré que la présence des anticorps n’était pas synonyme de perte de réponse clinique et n’avait pas d’impact sur le profil de tolérance global. Cependant, la pertinence clinique de la présence des anticorps, détectés par le test de séroneutralisation chez la souris n’a pas été établie.

Le délai d’apparition et le taux de séroconversion ont été comparables entre les patients ayant déjà été exposés à la toxine de Type A et ceux qui ne l’avaient pas été et entre les patients résistants à la toxine de Type A et les patients A-répondeurs.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

Après injection intramusculaire, NeuroBloc produit une faiblesse musculaire localisée par énervation chimique. Après une injection intramusculaire de NeuroBloc, des effets indésirables graves, dus peut- être aux effets systémiques de la Toxine Botulinique de type B, ont été observés dans 12 % des cas de réaction indésirable rapportés au cours de la période post-marketing (y compris les effets indésirables suivants : sécheresse buccale, dysphagie, vision trouble). Toutefois, aucune étude pharmacocinétique ou d’absorption, de distribution, de métabolisme et d’excrétion (ADME) n'a été réalisée.

5.3Données de sécurité préclinique

Les études pharmacologiques à dose unique conduites chez le macaque cynomolgus n'ont mis en évidence aucun effet autre que la paralysie dose-dépendante attendue des muscles intéressés, ainsi qu'une certaine diffusion de la toxine à hautes doses produisant des effets similaires dans les muscles de voisinage non injectés.

Des études de toxicologie intramusculaire à dose unique ont été conduites chez le macaque cynomolgus. Il a été démontré que la Dose Systémique sans Effet Observable (DSEO) se situait aux environs de 960 U/kg. La dose létale a été évaluée à 2 400 U/kg.

En raison de la nature du produit, aucune étude chez l'animal n'a été réalisée afin d'établir les effets cancérogènes de NeuroBloc. Aucun test standard visant à étudier la mutagénicité de NeuroBloc n'a été réalisé.

L’étude du développement embryonnaire chez le rat et le lapin n’a mis en évidence aucune malformation fœtale, ni aucune altération de la fertilité. Au cours de ces études, la Dose Sans Effet Nocif Observé (DSENO) chez le rat a été de 1 000 U/kg/jour pour les effets observés chez la mère et de 3 000 U/kg/jour pour les effets chez le fœtus. Chez le lapin, la DSENO a été de 0,1 U/kg/jour pour les effets observés chez la mère et de 0,3 U/kg/jour pour ceux observés chez le fœtus. Lors des études de fertilité, la DSENO a été de 300 U/kg/jour pour la toxicité générale, à la fois chez les mâles et les femelles, et de 1 000 U/kg/jour en termes de fertilité et de performances reproductives.

6.DONNÉES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Succinate de disodium

Chlorure de sodium

Albumine humaine sérique

Acide chlorhydrique (pour ajustement du pH)

Eau pour préparations injectables

6.2Incompatibilités

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

6.3Durée de conservation

5 ans, dans l’emballage destiné à la vente.

Après dilution, le médicament doit être utilisé immédiatement (voir rubrique 4.2 et rubrique 6.6).

D’un point de vue de sécurité microbiologique, à moins que la reconstitution et la dilution n’aient eu lieu dans des conditions empêchant le risque de contamination microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4Précautions particulières de conservation

À conserver au réfrigérateur entre 2°C et 8°C. Ne pas congeler.

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur à l’abri de la lumière.

Pendant sa durée de conservation, le produit peut être sorti du réfrigérateur pour une période unique maximale de 3 mois, à une température ne dépassant pas 25°C, sans être remis au réfrigérateur. À l’issue de cette période, le produit ne doit pas être remis au réfrigérateur et doit être éliminé.

Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

0,5 ml, 1,0 ml ou 2,0 ml de solution en flacon en verre de type I de 3,5 ml, avec bouchon siliconé en caoutchouc butyle recouvert d'un opercule en aluminium serti.

Boîte de 1.

6.6Précautions particulières d’élimination et manipulation

NeuroBloc est fourni en flacons à usage unique.

Le médicament est prêt à l’emploi et aucune reconstitution n’est nécessaire. Ne pas agiter.

Pour permettre la répartition de la dose totale entre plusieurs injections, NeuroBloc peut être dilué dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) (voir rubrique 4.2). Ces dilutions avec du chlorure de sodium doivent être faites dans une seringue en prélevant la quantité désirée de NeuroBloc dans la seringue dans un premier temps, puis en ajoutant le chlorure de sodium dans la seringue. Dans les expérimentations non cliniques, la solution de NeuroBloc a été diluée

jusqu’à 6 fois sans entraîner de modification de l’activité. Après dilution, le médicament doit être utilisé immédiatement car la formulation ne contient pas de conservateur.

Toute solution non utilisée, tout flacon périmé de NeuroBloc et tout le matériel utilisé pour l’administration du médicament doivent être éliminés avec soin comme déchets médicaux à risque biologique, conformément à la réglementation en vigueur. Les flacons doivent être vérifiés visuellement avant utilisation. Si la solution de NeuroBloc n’est pas transparente et incolore à jaune clair, ou si le flacon semble endommagé, le produit ne doit pas être utilisé et doit être éliminé comme déchet médical à risque biologique, conformément à la réglementation en vigueur.

En cas de renversement accidentel, décontaminer à l'aide d'une solution caustique à 10 % ou d'une solution d'hypochlorite de sodium (désinfectant ménager au chlore – 2 ml (0,5 %)/1 litre d'eau). Porter des gants imperméables et éponger le liquide à l'aide d'un absorbant approprié. Placer la toxine absorbée dans un sac pour stérilisation en autoclave, le fermer hermétiquement et le traiter comme déchet médical à risque biologique, conformément à la réglementation en vigueur.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Eisai Limited

European Knowledge Centre

Mosquito Way

Hatfield

Hertfordshire

AL10 9SN

Royaume-Uni

8.NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

EU/1/00/166/001 – 2 500 U

EU/1/00/166/002 – 5 000 U

EU/1/00/166/003 – 10 000 U

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 22 janvier 2001

Date de dernier renouvellement :

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments http://www.ema.europa.eu.

Commentaires

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  • Aide
  • Get it on Google Play
  • À propos
  • Info on site by:

  • Presented by RXed.eu

  • 27558

    médicaments délivrés sur ordonnance répertoriés