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Yargesa (miglustat) – Résumé des caractéristiques du produit - A16AX06

Updated on site: 11-Oct-2017

Nom du médicamentYargesa
Code ATCA16AX06
Substancemiglustat
FabricantJensonR Limited

1.DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

Yargesa 100 mg, gélules

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque gélule contient 100 mg de miglustat.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule.

La gélule se compose d'un corps et d'une coiffe blancs opaques et porte la référence «708» imprimée en noir sur le corps.

Taille de la gélule: 4 (14,3 mm x 5,3 mm)

4.DONNÉES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

Yargesa est indiqué pour le traitement par voie orale des patients adultes atteints de la maladie de Gaucher de type 1 légère à modérée. Yargesa ne doit être utilisé que pour le traitement des patients chez lesquels la thérapie de remplacement enzymatique ne convient pas (cf rubriques 4.4 et 5.1).

4.2Posologie et mode d’administration

La thérapie doit être suivie par des médecins expérimentés dans la prise en charge de la maladie de Gaucher.

Posologie

Adultes

La dose initiale recommandée pour le traitement des patients adultes souffrant de la maladie de Gaucher de type I est de une gélule de 100 mg trois fois par jour.

Il est parfois nécessaire de réduire provisoirement la dose à une gélule de 100 mg une ou deux fois par jour chez certains patients chez qui survient une diarrhée.

Populations à risque

Population pédiatrique

L’efficacité de Yargesa chez les enfants et les adolescents âgés de 0 à 17 ans atteints de la maladie de Gaucher de type 1 n’a pas été établie. Aucune donnée n’est disponible.

Sujets âgés

Il n’y a pas d’expérience avec l’utilisation de Yargesa chez les patients de plus de 70 ans.

Insuffisance rénale

Les données pharmacocinétiques montrent une augmentation de l’exposition systémique au miglustat chez les insuffisants rénaux. Chez les patients dont la clairance de la créatinine ajustée est comprise entre 50 et 70 ml/min/1,73m2, l'administration de Yargesa doit être initiée à la dose de 100 mg deux fois par jour chez les patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1. Chez les patients avec clairance de la créatinine ajustée comprise entre 30 et 50 ml/min/1,73m2, l'administration de Yargesa doit être initiée à la dose d’une gélule de 100 mg par jour chez les patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1. Son utilisation est déconseillée chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min/1,73m2; cf rubriques 4.4 et 5.2).

Insuffisance hépatique

Yargesa n’a pas été évalué chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique.

Mode d’administration

Yargesa peut être pris avec ou sans nourriture.

4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Tremblement

Environ 37 % des patients dans les essais cliniques dans la maladie de Gaucher de type 1 ont rapporté des tremblements sous traitement. Dans la maladie de Gaucher de type 1, ces tremblements ont été décrits comme un tremblement physiologique exagéré des mains. Les tremblements commençaient généralement au cours du premier mois du traitement et, dans de nombreux cas, disparaissaient au cours du traitement en un à trois mois. La diminution de la dose peut généralement améliorer les tremblements en quelques jours, mais il est parfois nécessaire d’arrêter le traitement.

Troubles gastro-intestinaux

Des troubles gastro-intestinaux, principalement des diarrhées, ont été observés chez plus de 80 % des patients au début du traitement ou de manière intermittente au cours du traitement (cf rubrique 4.8). Le mécanisme est le plus probablement une inhibition des disaccharidases intestinales telles que la sucrase isomaltase dans le tractus gastro-intestinal conduisant à réduire l’absorption des disaccharides alimentaires. Dans la pratique clinique, il a été observé que les manifestations gastro-intestinales induites par le miglustat répondaient à une modification du régime alimentaire individualisé (par exemple réduction de la consommation de saccharose, lactose et autres hydrates de carbone), à la prise du miglustat entre les repas et/ou à un médicament anti-diarrhéique tel que le lopéramide. Chez certains patients, une réduction temporaire de la posologie peut être nécessaire. Les patients souffrant de diarrhée chronique ou d’autres troubles gastro-intestinaux persistants qui ne répondent pas à ces mesures doivent être examinés selon la pratique médicale. Le miglustat n’a pas été évalué chez les patients avec des antécédents de pathologie gastro-intestinale significative, y compris les pathologies inflammatoires intestinales.

Effets sur la spermatogénèse

    Médicaments délivrés sur ordonnance répertoriés. Substance: "Miglustat"

  • Zavesca - miglustat

Les patients de sexe masculin doivent utiliser des méthodes de contraception fiables pendant leur traitement par Yargesa. Des études chez le rat ont montré un effet délétère du miglustat sur la spermatogenèse et les paramètres spermatiques, ainsi qu’une diminution de la fertilité (cf rubriques 4.6 et 5.3). Jusqu’à ce que de plus amples informations soient disponibles, les patients de sexe masculin désirant concevoir doivent arrêter Yargesa et continuer à prendre des mesures contraceptives fiables pendant les trois mois suivants.

Populations à risque

En raison de l’expérience limitée chez ces patients, Yargesa doit être utilisé avec prudence chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique. Il y a une relation étroite entre la fonction rénale et la clairance du miglustat et l’exposition au miglustat est considérablement accrue chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère (cf rubrique 5.2). À ce jour, l’expérience clinique chez ces patients est trop limitée pour permettre des recommandations posologiques spécifiques. L’utilisation de Yargesa est déconseillée chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min/1,73 m2).

Maladie de Gaucher de type 1

Bien qu’aucune comparaison directe avec la thérapie de remplacement enzymatique (TRE) n’ait été réalisée chez les patients naïfs atteints de la maladie de Gaucher de type 1, il n’y a aucune preuve que le miglustat apporte un bénéfice en terme d’efficacité ou de tolérance par rapport à la TRE. La TRE est le traitement de référence des patients qui doivent être traités pour une maladie de Gaucher de type 1 (cf rubrique 5.1). L’efficacité et la tolérance du miglustat n’ont pas été spécifiquement évaluées chez les patients souffrant d’une forme sévère de la maladie de Gaucher.

Il est recommandé de surveiller régulièrement les concentrations en vitamine B12 en raison de la grande prévalence des déficits en vitamine B12 chez les patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1.

Des cas de neuropathies périphériques ont été rapportés chez des patients traités par le miglustat, accompagnées ou non d’une carence en vitamine B12 ou d’une gammapathie monoclonale. Chez les patients atteints de maladie de Gaucher de type 1, les neuropathies périphériques semblent être plus fréquentes que dans la population générale. Un bilan neurologique doit être pratiqué chez tous les patients à l’initiation du traitement puis de façon répétée.

Chez les patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1, la surveillance de la numération plaquettaire est recommandée. Des réductions légères de la numération plaquettaire non associées à des saignements ont été observées chez les patients atteints de maladie de Gaucher de type 1 pour lesquels un traitement par le miglustat a été substitué à un traitement par TRE.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Des données limitées semblent indiquer que la co-administration du miglustat et de l’imiglucérase en remplacement enzymatique, chez les patients atteints de maladie de Gaucher de type 1, peut entraîner une réduction de l’exposition au miglustat (des réductions d’environ 22 % de la Cmax et de 14 % de l’ASC ont été observées dans un essai de petite taille en groupes parallèles). Cette étude indiquait également que le miglustat n’a pas ou peu d’effet sur la pharmacocinétique de l’imiglucérase.

4.6Fécondité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n’existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l’utilisation du miglustat chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction, dont la dystocie (cf rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique n’est pas connu. Le miglustat traverse le placenta et ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.

Allaitement

En l’absence de données sur le passage dans le lait maternel, Yargesa ne doit pas être pris chez les femmes qui allaitent.

Fécondité

Des études chez le rat ont montré que le miglustat modifiait les caractéristiques du sperme (motilité et morphologie) réduisant ainsi la fertilité (cf rubriques 4.4 et 5.3). Jusqu’à ce que de plus amples informations soient disponibles, il est recommandé aux patients de sexe masculin souhaitant

concevoir un enfant d’arrêter leur traitement par Yargesa et de maintenir une méthode de contraception fiable pendant les 3 mois qui suivent l’arrêt du traitement.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives appropriées. Les patients de sexe masculin doivent maintenir une méthode de contraception fiable pendant toute la durée du traitement par Yargesa (cf rubriques 4.4 et 5.3)

4.7Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Yargesa n’a qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire et à utiliser des machines. Des étourdissements ont été rapportés comme étant un des effets indésirables fréquents; les patients souffrant d’étourdissements ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser de machines.

4.8Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les événements indésirables les plus fréquents, rapportés dans les essais cliniques avec le miglustat étaient la diarrhée, la flatulence, les douleurs abdominales, la perte de poids et les tremblements (cf rubrique 4.4). L’événement indésirable grave le plus fréquent rapporté dans les essais cliniques avec le miglustat était la neuropathie périphérique (cf rubrique 4.4)

Dans 11 essais cliniques, 247 patients ont été traités pour différentes indications par le miglustat à des posologies de 50 à 200 mg 3 fois par jour pendant une durée moyenne de 2,1 ans. Parmi ces patients, 132 présentaient la maladie de Gaucher de type 1. Les événements indésirables étaient, en général, de sévérité légère à modérée et survenaient avec une fréquence similaire quelles que soient l’indication et la posologie étudiées.

Liste des effets indésirables sous forme de tableau

Les effets indésirables rapportés à partir des études cliniques et des notifications spontanées, survenant chez plus de 1 % des patients, sont présentés dans le tableau ci- dessous, par classe de systèmes d’organes et fréquence (très fréquent: ≥ 1/10, fréquent ≥ 1/100, < 1/10, peu fréquent ≥ 1/1000 à <1/100, rare ≥1/10 000 à <1/1000, très rare <1/10 000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés dans l’ordre décroissant de gravité.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquents Thrombocytopénie

Affections du métabolisme et de la nutrition

Très fréquents

Perte de poids, perte d’appétit

 

 

Affections psychiatriques

Fréquents

Dépression, insomnie, baisse de la libido

 

 

Affections du système nerveux

Très fréquents

Tremblements,

 

 

Fréquents

Neuropathie périphérique, ataxie, amnésie, paresthésie, hypoesthésie, maux de

 

tête, étourdissements

 

 

Affections gastro-intestinales

 

 

Très fréquents

Diarrhée, flatulence, douleur abdominale

 

 

Fréquents

Nausées, vomissements, distension/trouble abdominal(e), constipation,

 

dyspepsie

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Spasmes musculaires, faiblesse musculaire

 

 

Troubles généraux et réactions au site d’administration

Fréquents

Fatigue, asthénie, frissons et malaise

 

 

Investigations

 

 

 

Fréquents

Études de la conduction nerveuse anormale

 

 

Description de certains effets indésirables

Une perte pondérale a été rapportée chez 55 % des patients traités par le miglustat. La prévalence maximale a été observée entre 6 et 12 mois.

Le miglustat a été étudié dans des indications pour lesquelles certains événements rapportés comme effets indésirables, tels que des symptômes/signes neurologiques et neuropsychologiques, des troubles cognitifs et des thrombocytopénies pourraient également être dus aux conditions sous-jacentes.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via lesystèmenationaldedéclarationvoirAnnexeV.

4.9Surdosage

Symptômes

Aucun symptôme aigu de surdosage n’a été identifié. Le miglustat a été administré à des doses allant jusqu’à 3000 mg/jour pendant six mois chez des patients VIH positifs au cours des essais cliniques. Parmi les effets indésirables observés, ont été notés une neutropénie, des étourdissements et une paresthésie. Une leucopénie et une neutropénie ont également été observées dans un groupe similaire de patients recevant une dose de 800 mg/jour ou plus.

Prise en charge

En cas de surdosage une prise en charge médicale générale est recommandée.

5.PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: autres produits pour le tube digestif et le métabolisme, code ATC: A16AX06

Maladie de Gaucher de type 1

La maladie de Gaucher est un désordre métabolique héréditaire lié à l’absence de dégradation des glucosyl-céramides, avec stockage lysosomal de cette substance et une pathologie étendue. Le miglustat est un inhibiteur de la glucosyl-céramide synthétase, enzyme responsable de la première étape de la synthèse de la plupart des glucolipides. In vitro, la glucosyl-céramide synthétase est inhibée par le miglustat avec une IC50 de 20-37µM. De plus, l’activité inhibitrice sur une glucosylceramidase non lysosomiale a été démontrée expérimentalement in vitro. L’action inhibitrice sur la glucosyl- céramide synthétase justifie l’utilisation d’une thérapie de réduction du substrat pour le traitement de la maladie de Gaucher.

L’étude pivot avec le miglustat a été conduite chez des patients ne pouvant ou ne voulant pas recevoir de TRE. Parmi les raisons responsables de la non administration de la TRE, on note l’influence des perfusions intraveineuses et les difficultés de l’accès aux veines. Vingt-huit patients atteints de maladie de Gaucher de type 1 légère à modérée, ont été inclus dans cette étude non comparative de 12 mois, et 22 patients ont achevé l’étude. Après 12 mois, la diminution moyenne du volume du foie était de 12,1 % et la diminution moyenne du volume de la rate de 19,0 %. Une augmentation moyenne

de la concentration en hémoglobine de 0,26 g/dl et une augmentation moyenne de la numération plaquettaire de 8,29 x 109/l ont été observées. Dix-huit patients ont ensuite continué à recevoir le miglustat conformément à un protocole thérapeutique optionnel d’extension. Le bénéfice clinique a été évalué chez 13 patients après 24 et 36 mois. Après 3 ans d’un traitement continu par le miglustat, les diminutions moyennes du volume du foie et de la rate étaient respectivement de 17,5 % et de 29,6 %. On a relevé une augmentation moyenne de la numération plaquettaire de 22,2 x 109/l et une augmentation moyenne de la concentration en hémoglobine de 0,95 g/dl.

Une deuxième étude ouverte contrôlée portant sur le miglustat a inclus 36 patients auxquels un traitement par TRE avait été administré pendant au moins 2 ans; ils ont été randomisés en trois groupes de traitement: poursuite par l’imiglucérase, association de l’imiglucérase et du miglustat, et substitution de l’imiglucérase par le miglustat. Cette étude randomisée et contrôlée a été réalisée pendant une période de 6 mois, suivie d’une extension d’une période de 18 mois au cours de laquelle tous les patients recevaient du miglustat en monothérapie. Au cours des 6 premiers mois, chez les patients dont le traitement a été substitué par le migulstat, le volume du foie et de la rate et le taux d’hémoglobine sont restés inchangés. Chez certains patients, les diminutions de la numération plaquettaire et les augmentations de l’activité de la chitotriosidase ont indiqué que la monothérapie avec le miglustat pouvait ne pas maintenir le même contrôle de l’activité de la maladie chez tous les patients. Vingt-neuf patients ont poursuivi le traitement dans la période d’extension. En comparaison des valeurs à 6 mois, le contrôle de la maladie était inchangé après 18 et 24 mois de traitement en monothérapie par le miglustat (20 et 6 patients, respectivement). Aucun patient n’a montré une détérioration rapide de la maladie de Gaucher de type 1 après la substitution par le miglustat en monothérapie.

Une dose quotidienne totale de 300 mg de miglustat répartie en trois doses a été utilisée dans les deux études ci-dessus. Une étude complémentaire de monothérapie par Yargesa a été réalisée chez

18 patients avec une dose quotidienne totale de 150 mg et les résultats indiquent une efficacité réduite par rapport à une dose journalière totale de 300 mg.

Une étude en ouvert, non comparative, d’une durée de 2 ans, a inclus 42 patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1 qui avaient reçu une TRE pendant au moins 3 ans et qui répondaient aux critères de stabilisation de la maladie depuis au moins 2 ans. Les patients ont été mis sous monothérapie de miglustat à la posologie de 100 mg 3 fois par jour. Le volume du foie (critère principal d’efficacité) est resté inchangé entre le moment de l’initiation du traitement et la fin du traitement. Le traitement par miglustat a été arrêté prématurément chez 6 patients en raison d’un risque potentiel d’aggravation de la maladie, comme défini dans le protocole de l’étude. Treize patients ont arrêté leur traitement en raison d’un événement indésirable. De légères diminutions moyennes du taux d’hémoglobine [-

0,95 g/dL (IC 95 %: –1,38, –0,53)] et de la numération plaquettaire [-44,1 × 109/L (IC 95 %: –57,6, – 30,7] ont été observées entre l’initiation du traitement et la fin de l’étude. Vingt et un patients ont terminé les 24 mois de traitement par miglustat. Parmi ces patients, 18 patients répondaient, à l’initiation du traitement, aux objectifs thérapeutiques pour ce qui concerne le volume du foie et de la rate, le taux d’hémoglobine et la numération plaquettaire, et tous ces objectifs thérapeutiques ont été maintenus à 24 mois chez 16 patients.

Les manifestations osseuses de la maladie de Gaucher de type 1 ont été évaluées au cours de 3 essais cliniques en ouvert chez des patients traités par 100 mg de miglustat 3 fois par jour pendant une période allant jusqu’à 2 ans (n=72). Dans une analyse poolée de données non contrôlées, la valeur du Z-score évaluant la densité minérale osseuse au niveau du rachis lombaire et au niveau du col du fémur a augmenté de plus de 0,1 unité par rapport à la valeur initiale chez 27 (57 %) et 28 (65 %) des patients ayant eu des mesures longitudinales de la densité osseuse. Pendant la période de traitement, aucun cas de crise osseuse, de nécrose avasculaire ou de fracture n’a été observé.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

Les paramètres pharmacocinétiques du miglustat ont été évalués chez les volontaires sains, un petit nombre de patients souffrant de la maladie de Gaucher de type 1, de maladie de Fabry, de patients

atteints d’une affection par le VIH, et chez des adultes, adolescents, et enfants atteints de la maladie de Gaucher de type 3.

La cinétique du miglustat semble linéaire par rapport à la dose et non temps- dépendante.

Chez les volontaires sains, le miglustat est rapidement absorbé. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes environ 2 heures après l'administration de la dose. La biodisponibilité absolue n’a pas été déterminée. L’administration concomitante de nourriture réduit le taux d’absorption (la Cmax a diminué de 36 % et le tmax retardé de 2 heures) mais n’a aucun effet statistiquement significatif sur le niveau d’absorption du miglustat (l’ASC a diminué de 14 %).

Le volume apparent de distribution du miglustat est de 83 l. Le miglustat ne se lie pas aux protéines plasmatiques. Le miglustat est principalement éliminé par excrétion rénale, avec une élimination dans les urines de médicament sous forme inchangée de 70 à 80 % de la dose administrée.

La clairance orale apparente (CL/F) est de 230 ± 39 ml/min. La demi-vie moyenne est de 6-7 heures.

Après administration d’une dose unique de 100 mg de miglustat marqué au C14 chez des volontaires sains, 83 % de la radioactivité était retrouvée dans les urines et 12 % dans les fèces. Plusieurs métabolites ont été identifiés dans l’urine et les fèces. Le métabolite retrouvé en plus grande quantité dans l’urine était le miglustat glucuronide avec une quantité de 5 % de la dose administrée. La demi- vie terminale de la radioactivité plasmatique était de 150 heures suggérant la présence d’un ou plusieurs métabolites avec une très longue demi-vie. Ce métabolite n’a pas encore été identifié, mais peut s’accumuler et atteindre des concentrations excédant celles du miglustat à l’état d’équilibre.

Le profil de pharmacocinétique du miglustat est similaire chez les patients adultes atteints de maladie de Gaucher de type 1 comparé aux volontaires sains.

Population pédiatrique

Des données de pharmacocinétiques ont été obtenues chez des enfants atteints de maladie de Gaucher de type 3 âgés de 3 à 15 ans. Au point d’équilibre, la concentration du miglustat dans le liquide cérébro-spinal de 6 patients atteints de la maladie de Gaucher de type 3 était de 31,4 % à 67,2 % de celle dans le plasma.

Des données limitées chez des patients souffrant de la maladie de Fabry et d’insuffisance rénale ont indiqué que la CL/F diminuait de manière inversement proportionnelle au degré d’insuffisance rénale. Malgré les très petits nombres de sujets souffrant d’insuffisance rénale légère ou modérée, les données suggèrent une diminution approximative de la CL/F de respectivement 40 % et 60 %, chez les insuffisants rénaux légers et modérés (cf rubrique 4.2). Les données chez l’insuffisant rénal sévère sont limitées à deux patients avec une clairance de la créatinine comprise entre 18 et 29 ml/min et ne peuvent être extrapolées pour des valeurs inférieures. Ces données semblent indiquer une diminution de la CL/F d’au moins 70 % chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère.

Parmi toutes les données disponibles, aucun rapport significatif ni aucune tendance n’ont été observés entre les paramètres pharmacocinétiques du miglustat et les variables démographiques (âge, BMI, sexe ou race).

Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique, chez les enfants ou les adolescents atteints de la maladie de Gaucher de type 1 ni chez les personnes âgées (> 70 ans).

5.3Données de sécurité préclinique

Les principaux effets communs à toutes les espèces étaient une perte de poids et une diarrhée et, à des doses plus élevées, une atteinte de la muqueuse gastro-intestinale (érosions et ulcération). En outre, les effets observés chez des animaux à des doses entraînant un niveau d’exposition similaire ou

légèrement supérieur à celui de l’exposition en clinique étaient: des changements au niveau des organes lymphoïdes chez toutes les espèces testées, des variations des transaminases, une vacuolisation de la thyroïde et du pancréas, des cataractes, des atteintes rénales et myocardiques chez le rat. Ces effets ont été considérés comme étant secondaires à la débilitation.

L’administration de miglustat par gavage oral à des rats Sprague Dawley mâles et femelles pendant 2 ans à des doses de 30, 60 et 180 mg/kg/j a entraîné une augmentation de l’incidence d’hyperplasie des cellules interstitielles testiculaires (cellules de Leydig) et d’adénomes chez les rats mâles à toutes les doses. L’exposition systémique à la plus faible dose était inférieure ou comparable à celle observée chez l’Homme (selon l’AUC 0-∞) à la posologie recommandée. Il n’a pas été établi de niveau sans effet observé (NOEL) et l’effet n’était pas dose-dépendant. Il n’y a eu aucune autre augmentation d’incidence des tumeurs liée au médicament dans aucun autre organe chez les rats mâles et femelles. Les études mécanistiques ont montré un mécanisme spécifique chez le rat qui est considéré comme étant de faible pertinence chez l’Homme.

L’administration de miglustat par gavage oral à des souris CD1 mâles et femelles à des doses de 210, 420 et 840/500 mg/kg/j (réduction de dose après 6 mois) pendant 2 ans a entraîné une augmentation de l’incidence des lésions inflammatoires et hyperplasiques dans le gros intestin des animaux des deux sexes. Sur la base de la dose en mg /kg/j et en corrigeant pour tenir compte des différences d’excrétion fécale, les doses correspondaient à 8,16 et 33/19 fois la dose la plus haute recommandée chez l’Homme (200 mg 3 fois par jour). Des carcinomes du gros intestin sont apparus occasionnellement à toutes les doses avec une augmentation statistiquement significative dans le groupe recevant la dose la plus élevée. La pertinence de ces observations chez l’Homme ne peut pas être exclue. Il n’y a eu aucune augmentation d’incidence des tumeurs liée au médicament dans aucun autre organe.

Le miglustat n’a montré aucun potentiel mutagène ou clastogène dans les batteries de tests -standard sur la génotoxicité.

    Médicaments délivrés sur ordonnance répertoriés. Code ATC: "A16AX06"

  • Zavesca - A16AX06

Des études de toxicité en doses répétées chez le rat ont montré des effets sur l’épithélium séminifère des testicules. D’autres études ont révélé des modifications des caractéristiques du sperme (motilité et morphologie) qui concordent avec la réduction observée de la fertilité. Ces effets se sont manifestés dès un niveau d’exposition analogue à celui des patients mais ont été réversibles. Le miglustat a affecté la survie de l’embryon et du fœtus chez les rats et les lapins, des dystocies ont été rapportées, on a noté une augmentation des pertes post- implantation, et une incidence accrue d’anomalies vasculaires chez les lapins. Ces effets peuvent être, en partie, liés à une toxicité maternelle.

Dans une étude d’un an chez la rate, des changements au niveau de la lactation ont été observés. Le mécanisme responsable de cet effet est inconnu.

6.DONNÉES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Contenu des gélules

glycolate d’amidon de sodium (type A), povidone (K30),

stéarate de magnésium.

Enveloppe de la gélule gélatine,

eau purifiée,

dioxyde de titane (E171)

Encre d’impression gomme laque

oxyde ferrique noir (E172) propylène glycol

solution d'ammoniaque concentrée

6.2Incompatibilités

Sans objet.

6.3Durée de conservation

2 ans.

6.4Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite aucune condition de conservation particulière.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

Plaquettes thermoformées en PVC et polychlorotrifluoroéthylène (PCTFE) scellées avec une feuille d'aluminium, contenant 21 gélules.

Taille de la boîte: 84 x 1 gélule

6.6Précautions particulières d’élimination

Pas d’exigences particulières.

7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

JensonR+ Limited

Fishleigh Court, Fishleigh Road

Barnstaple

Devon

EX31 3UD

Royaume-Uni

8.NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

EU/1/17/1176/001

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation: 22 Mars 2017

10.DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

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Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne du médicament http://www.ema.europa.eu.

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