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Yentreve (duloxetine hydrochloride) – Résumé des caractéristiques du produit - N06AX21

Updated on site: 11-Oct-2017

Nom du médicamentYentreve
Code ATCN06AX21
Substanceduloxetine hydrochloride
FabricantEli Lilly Nederland B.V.

1.DENOMINATION DU MEDICAMENT

YENTREVE 40 mg, gélule gastro-résistante.

2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque gélule contient 40 mg de duloxétine (sous forme de chlorhydrate).

Excipient(s) à effet notoire :

Chaque gélule peut contenir jusqu’à 74 mg de saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3.FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule gastro-résistante.

Corps orange opaque imprimé ’40 mg’, et coiffe bleu opaque imprimée ‘9545’.

4.DONNEES CLINIQUES

4.1Indications thérapeutiques

YENTREVE est indiqué chez la femme dans le traitement de l'incontinence urinaire d’effort modérée à sévère.

YENTREVE est indiqué chez l’adulte.

Pour plus d’informations, voir rubrique 5.1.

4.2Posologie et mode d'administration

Posologie

La posologie recommandée de YENTREVE est de 40 mg deux fois par jour, à prendre pendant ou en dehors des repas. Après 2 à 4 semaines de traitement, les patientes devront être réévaluées pour déterminer l'efficacité et la tolérance du traitement. Il peut être utile pour certaines patientes de débuter le traitement à la posologie de 20 mg deux fois par jour pendant deux semaines avant d’atteindre la posologie recommandée de 40 mg deux fois par jour. Cette augmentation progressive de la posologie peut diminuer, sans le supprimer, le risque de nausées et de sensations vertigineuses.

Une présentation en gélules dosées à 20 mg est aussi disponible. Toutefois, peu de données confirment l'efficacité de YENTREVE à cette dose.

L'efficacité de YENTREVE n'a pas été évaluée au-delà de 3 mois dans les études versus placebo. Le bénéfice du traitement devra être réévalué à intervalles réguliers.

L'association de YENTREVE à un programme de rééducation périnéo-sphinctérienne peut s'avérer plus efficace que chacune des deux thérapeutiques seules. Il est recommandé d’envisager l’association d’une rééducation périnéo-sphinctérienne.

Insuffisance hépatique

YENTREVE ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant d’une maladie du foie entraînant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale légère ou modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 80 ml/min). YENTREVE ne doit pas être utilisé chez

les patientes présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min ; voir rubrique 4.3).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la duloxétine dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort n'ont pas fait l'objet d'étude. Aucune donnée n'est disponible.

Populations particulières

Sujets âgés

La prudence s'impose chez le sujet âgé.

Arrêt du traitement

L’arrêt brutal du traitement doit être évité. Lors de l’arrêt du traitement par YENTREVE, la dose doit être progressivement diminuée sur une durée d’au moins une à deux semaines, afin de limiter le risque de réactions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes non tolérables apparaissent lors de la diminution de la dose ou à l’arrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite peut être envisagé. Le médecin pourra ensuite reprendre la diminution de la dose, mais à un rythme plus progressif.

Mode d’administration

Voie orale.

4.3Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Maladie du foie entraînant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).

YENTREVE ne doit pas être utilisé en association avec les inhibiteurs de la mono-amine oxydase (IMAO) non sélectifs, irréversibles (voir rubrique 4.5).

YENTREVE ne doit pas être utilisé en association avec les inhibiteurs du CYP1A2, comme la fluvoxamine, la ciprofloxacine ou l’énoxacine car l’association entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de la duloxétine (voir rubrique 4.5).

Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubrique 4.4).

L’instauration du traitement par YENTREVE est contre-indiquée chez les patientes présentant une hypertension artérielle non équilibrée qui pourrait les exposer à un risque potentiel de crise hypertensive (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.4Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Episodes maniaques et convulsions

YENTREVE doit être utilisé avec prudence chez les patientes ayant des antécédents d’épisodes maniaques ou souffrant de troubles bipolaires et/ou de convulsions.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec d’autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique pouvant mettre en jeu le pronostic vital, peut se produire avec la duloxétine, en particulier lorsqu’elle est associée à d’autres agents sérotoninergiques (dont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, les antidépresseurs tricycliques ou les triptans), ainsi qu’avec des agents qui altèrent le métabolisme de la sérotonine comme les IMAOs, les antipsychotiques ou d'autres antagonistes dopaminergiques qui peuvent affecter les systèmes de neurotransmission sérotoninergique (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Les symptômes d’un syndrome sérotoninergique peuvent inclure un changement de l’état mental (par exemple agitation, hallucinations, coma), des troubles du système nerveux autonome (par exemple tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des aberrations neuromusculaires (par exemple hyperréflexie, incoordination) et/ou des symptômes gastro intestinaux (par exemple nausées, vomissements, diarrhées).

Si un traitement associant la duloxétine à d’autres agents sérotoninergiques pouvant affecter les systèmes de neurotransmission sérotoninergique et/ou dopaminergique, est cliniquement justifié, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de l'initiation du traitement et lors de l’augmentation des doses.

Millepertuis

Lors de la prise concomitante de YENTREVE avec des préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), les effets indésirables peuvent être plus fréquents.

Mydriase

Des cas de mydriase ayant été rapportés avec la duloxétine, cette dernière doit être prescrite avec prudence chez des patientes présentant une augmentation de la pression intra-oculaire ou un risque de glaucome aigu à angle fermé.

Pression artérielle et fréquence cardiaque

La duloxétine a été associée à une augmentation de la pression artérielle et à une hypertension artérielle cliniquement significative chez certaines patientes. Ceci peut être dû à l’effet noradrénergique de la duloxétine. Des cas de crise hypertensive ont été rapportés avec la duloxétine, en particulier chez des patientes présentant une hypertension préexistante. Par conséquent, chez les patientes présentant une hypertension artérielle et/ou une cardiopathie, une surveillance de la pression artérielle est recommandée, particulièrement pendant le premier mois de traitement. La duloxétine doit être utilisée avec prudence chez les patientes dont l’état peut être aggravé par une augmentation de la fréquence cardiaque ou par une augmentation de la pression artérielle. La prudence est également de mise lorsque la duloxétine est associée à des médicaments pouvant perturber son métabolisme (voir rubrique 4.5). Chez les patientes présentant une augmentation persistante de la pression artérielle au cours de leur traitement par duloxétine, une diminution de la posologie ou un sevrage progressif devra être envisagé (voir rubrique 4.8). Chez les patientes présentant une hypertension non équilibrée, la duloxétine ne devra pas être prescrite (voir rubrique 4.3).

Insuffisance rénale

Les concentrations plasmatiques de duloxétine augmentent chez les patientes sous hémodialyse pour insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min). Pour les patientes présentant une insuffisance rénale sévère, voir la rubrique 4.3. Voir la rubrique 4.2 pour une information sur les patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée.

Hémorragie

Des cas de saignements anormaux, tels qu’ecchymoses, purpura et hémorragies gastro-intestinales ont été rapportés avec les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) et avec les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline (IRSNA), dont la duloxétine. La prudence s'impose chez les patientes prenant des anticoagulants et/ou des médicaments connus pour modifier la fonction plaquettaire (exemple les AINS ou l’acide acétylsalicylique), ainsi que chez les patientes prédisposées aux hémorragies.

Arrêt du traitement

Les symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement sont fréquents particulièrement lorsque l’arrêt est brutal (voir rubrique 4.8). Dans un essai clinique, les effets indésirables observés à l’arrêt brutal du traitement sont survenus chez environ 44 % des patients traités par YENTREVE et 24 % des patients traités par placebo.

Le risque de symptômes de sevrage observés sous ISRS et IRSNA peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée du traitement, la posologie, ainsi que le rythme de diminution de la posologie. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont listées en rubrique 4.8. Ces symptômes sont généralement d’intensité légère à modérée, mais peuvent être d’intensité sévère chez certains patients. Ils apparaissent habituellement dans les tous premiers jours suivant l’arrêt du traitement, mais il y a eu de très rares cas d’apparition de ces symptômes chez les patients ayant oublié une prise par inadvertance. Ces symptômes sont généralement spontanément résolutifs et disparaissent habituellement en 2 semaines, même si chez certains patients, ils peuvent se prolonger (2-3 mois ou plus). Il est donc conseillé de diminuer la posologie de la duloxétine progressivement sur une durée d’au moins deux semaines, selon les besoins du patient (voir rubrique 4.2).

Hyponatrémie

Des cas d’hyponatrémie ont été rapportés lors de l’administration de YENTREVE, dont des cas avec une natrémie inférieure à 110 mmol/l. L’hyponatrémie peut être due à un syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone anti-diurétique (SIADH). La majorité des cas d’hyponatrémie concernait des patients âgés, notamment lorsqu’elle était associée à des antécédents récents, ou à un état prédisposant à un trouble de l’équilibre hydro-électrolytique. La prudence est de mise chez les patientes ayant un risque augmenté d’hyponatrémie, comme les patientes âgées, cirrhotiques, déshydratées ou traitées par diurétiques.

Dépression, idées et comportements suicidaires

Bien que YENTREVE ne soit pas indiqué dans le traitement de la dépression, il contient le même principe actif (duloxétine) qu’un médicament antidépresseur. La dépression est associée à un risque accru d’idées suicidaires, d’auto agression et de suicide (évènements de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu’à obtention d’une rémission significative. L’amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patientes devront être surveillées étroitement jusqu’à obtention de cette amélioration. En pratique clinique courante, le risque suicidaire peut augmenter en début de traitement. Les patientes ayant des antécédents d’événements de type suicidaire ou celles présentant des comportements suicidaires avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé d’idées suicidaires ou de comportements suicidaires, et doivent faire l’objet d’un suivi étroit pendant le traitement. Une méta-analyse d’essais cliniques sur des antidépresseurs versus placebo dans les troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement suicidaire avec les antidépresseurs comparé au placebo chez les patients de moins de 25 ans.

Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par duloxétine ou peu après son arrêt (voir section 4.8). Les médecins devront inciter les patientes à signaler, à tout moment, toute pensée ou tout sentiment de détresse ou tout symptôme dépressif. Si, lors du traitement par YENTREVE, la patiente développe des symptômes d’agitation ou de dépression, l’avis d’un spécialiste doit être demandé, la dépression étant une pathologie grave. Si la décision de débuter un traitement par antidépresseur est prise, l’arrêt progressif de YENTREVE est recommandé (voir rubrique 4.2).

Utilisation chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans

L’utilisation de YENTREVE est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l’objet d’une surveillance attentive pour détecter l’apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d’aucune donnée de tolérance à long terme chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Médicaments contenant de la duloxétine

La duloxétine est disponible sous des noms de marque différents dans plusieurs indications (traitement de la douleur neuropathique diabétique, trouble dépressif majeur, trouble anxiété généralisée et incontinence urinaire d’effort). L’utilisation concomitante de plusieurs de ces médicaments chez une même patiente doit être évitée.

Hépatite/augmentation des enzymes hépatiques

Des cas d’atteinte hépatique, incluant des augmentations sévères des enzymes hépatiques (> 10 fois la limite supérieure de la normale), des hépatites et des ictères, ont été rapportés avec la duloxétine (voir rubrique 4.8). La plupart d’entre eux sont survenus au cours des premiers mois de traitement.

L’atteinte hépatique était principalement de type cytolytique. La duloxétine doit être utilisée avec prudence chez les patientes traitées par d’autres médicaments associés à des atteintes hépatiques.

Akathisie/agitation psychomotrice

L’utilisation de la duloxétine peut entraîner l’apparition d’une akathisie, caractérisée par une agitation perçue comme déplaisante ou pénible et par le besoin d’être toujours en mouvement, auquel s’associe souvent une incapacité à rester assis ou debout immobile. Ces symptômes surviennent plutôt au cours des premières semaines de traitement. L’augmentation des doses peut être préjudiciable pour les patientes qui développent ces symptômes.

Saccharose

YENTREVE en gélules gastro-résistantes contient du saccharose. Les patientes atteintes de troubles héréditaires rares, comme une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose- galactose ou une insuffisance en saccharose-isomaltase, ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : en raison du risque de syndrome sérotoninergique, la duloxétine ne doit pas être utilisée en association avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectifs irréversibles, ou alors un délai d’au moins 14 jours doit être respecté après l'arrêt du traitement par IMAO. D’après la demi-vie de la duloxétine, un délai d'au moins 5 jours doit être respecté après l'arrêt du traitement par YENTREVE avant d’initier un traitement par IMAO (voir rubrique 4.3).

L’association de YENTREVE avec les IMAO sélectifs réversibles, comme le moclobémide n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). L'antibiotique linézolide est un IMAO réversible non sélectif et ne doit pas être administré aux patients traités par YENTREVE (voir rubrique 4.4).

Inhibiteurs du CYP1A2 : le CYP1A2 étant impliqué dans le métabolisme de la duloxétine, l'utilisation concomitante de duloxétine avec de puissants inhibiteurs du CYP1A2 peut entraîner une augmentation des concentrations de la duloxétine. La fluvoxamine (100 mg une fois par jour), puissant inhibiteur du CYP1A2, a diminué d'environ 77 % la clairance plasmatique apparente de la duloxétine et a multiplié par 6 l’Aire Sous la Courbe (ASC0-t). En conséquence, YENTREVE ne doit pas être administré en association avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 comme la fluvoxamine (voir rubrique 4.3).

Médicaments du SNC : la prudence s'impose en cas d’association de YENTREVE avec d'autres médicaments ou substances d’action centrale, dont l'alcool et les sédatifs (par exemple benzodiazépines, morphinomimétiques, antipsychotiques, phénobarbital, antihistaminiques sédatifs).

Agents sérotoninergiques : de rares cas de syndrome sérotoninergique ont été décrits chez des patientes prenant des ISRS/IRSNA en association avec des agents sérotoninergiques. La prudence s'impose si YENTREVE est administré en même temps que des agents sérotoninergiques comme les ISRS, les IRSNA, les antidépresseurs tricycliques tels que la clomipramine ou l'amitriptyline, les IMAOs tels que le moclobémide ou le linézolide, le millepertuis (Hypericum perforatum ou les triptans, le tramadol, la péthidine et le tryptophane (voir rubrique 4.4).

Effets de la duloxétine sur d'autres médicaments

Médicaments métabolisés par le CYP1A2 : la pharmacocinétique de la théophylline, un substrat du CYP1A2, n'a pas été significativement modifiée par la co-administration de duloxétine (60 mg deux fois par jour).

Médicaments métabolisés par le CYP2D6 : la duloxétine est un inhibiteur modéré du CYP2D6. Lors de la co-administration de la duloxétine, à la dose de 60 mg deux fois par jour avec une dose unique de désipramine, un substrat du CYP2D6, l’aire sous la courbe (ASC) de la désipramine a été multipliée par 3. La co-administration de la duloxétine (40 mg deux fois par jour) augmente de 71 % l’Aire Sous la Courbe (ASC) à l'équilibre de la toltérodine (2 mg deux fois par jour) mais ne modifie pas la pharmacocinétique de son métabolite actif 5-hydroxy, et aucun ajustement de la posologie n’est recommandé. La prudence s'impose si YENTREVE est co-administrée avec des médicaments qui sont principalement métabolisés par le CYP2D6 (rispéridone, antidépresseurs tricycliques tels que la nortriptyline, l’amitryptyline et l’imipramine), en particulier, s’ils présentent un index thérapeutique étroit (comme la flécaïne, la propafénone et le métoprolol).

Contraceptifs oraux et autres composés stéroïdiens : les résultats des études in vitro montrent que la duloxétine n’est pas un inducteur du CYP3A. Il n'a pas été conduit d'études spécifiques d’interactions médicamenteuses in vivo.

Anticoagulants et antiagrégants plaquettaires : la prudence est de mise lors de l’association de la duloxétine avec des anticoagulants oraux ou des antiagrégants plaquettaires en raison de l’augmentation potentielle du risque hémorragique liée à une interaction pharmacodynamique. De plus, des augmentations de l’INR ont été rapportées chez des patients traités par warfarine lors de la co-administration de duloxétine. Cependant, dans une étude de pharmacologie clinique chez des volontaires sains, l’administration concomitante de duloxétine et de warfarine n’a pas entraîné, à l’état d’équilibre, de modification cliniquement significative de l’INR par rapport aux valeurs initiales, ni des paramètres pharmacocinétiques de la warfarine-R ou -S.

Effets d'autres médicaments sur la duloxétine

Anti-acides et anti-H2 : la co-administration de YENTREVE avec des anti-acides à base de sels d'aluminium et de magnésium, ou avec la famotidine, n'a pas eu d'effet significatif sur le taux ou le délai d'absorption de la duloxétine après administration orale d'une dose de 40 mg.

Inducteurs du CYP1A2 : les analyses pharmacocinétiques de population ont montré que les concentrations plasmatiques de la duloxétine étaient réduites environ de moitié chez les fumeurs comparativement à celles des non fumeurs.

4.6Fertilité, grossesse et allaitement

Fertilité

La duloxétine n'a pas d’effet sur la fertilité masculine et ses effets chez la femme sont apparus uniquement à des doses ayant entraîné une toxicité maternelle.

Grossesse

Il n'existe pas de données suffisantes sur l'utilisation de la duloxétine chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction pour des taux d’exposition systémiques (Aires Sous la Courbe) de duloxétine inférieurs à l’exposition maximale en clinique (voir rubrique 5.3).

Le risque potentiel chez l'Homme n’est pas connu.

Des données épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation des ISRS au cours de la grossesse, en particulier en fin de grossesse, pouvait augmenter le risque d’hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (HPPN). Bien qu’aucune étude n’ait exploré l’association entre HPPN et un traitement par IRSNA, ce risque potentiel ne peut être exclu avec la duloxétine, étant donné le mécanisme d’action associé (inhibition de la recapture de la sérotonine).

Comme pour d’autres médicaments sérotoninergiques, des symptômes de sevrage peuvent survenir chez le nouveau-né dont la mère a été traitée par la duloxétine en fin de grossesse. Les symptômes de sevrage observés avec la duloxétine peuvent inclure hypotonie, tremblements, nervosité, difficulté à

s’alimenter, détresse respiratoire et convulsions. La majorité des cas sont survenus soit à la naissance soit dans les jours suivant la naissance.

YENTREVE ne doit être administré pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques fœtaux potentiels. Les patientes doivent être averties de la nécessité d’informer leur médecin en cas de grossesse ou de désir de grossesse au cours du traitement.

Allaitement

Une étude menée chez 6 patientes en période de lactation (et qui n’allaitaient pas leurs enfants), a montré que la duloxétine était très faiblement excrétée dans le lait humain. La dose quotidienne estimée pour un nouveau-né exprimée en mg/kg est approximativement égale à 0,14 % de la dose maternelle (voir rubrique 5.2). Comme la tolérance de la duloxétine n’est pas connue chez le nouveau- né, YENTREVE est contre-indiqué pendant l’allaitement.

4.7Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude n’a évalué les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Un effet sédatif ainsi que des sensations vertigineuses peuvent néanmoins être associés à l’utilisation de YENTREVE. Les patientes doivent être informées de la nécessité d’éviter les activités dangereuses comme la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines en cas de sédation ou de sensations vertigineuses.

4.8Effets indésirables

a. Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patientes traitées par YENTREVE lors des études cliniques réalisées dans l’incontinence urinaire d’effort et dans le cas d’autres troubles du bas appareil urinaire ont été nausées, sécheresse de la bouche, fatigue et constipation. L'analyse des données de quatre études cliniques contrôlées versus placebo, sur 12 semaines, chez des patientes atteintes d’incontinence urinaire d’effort, incluant 958 patientes traitées par duloxétine et 955 sous placebo, a montré que les effets indésirables sont habituellement survenus durant la première semaine de traitement. Toutefois, la majorité des effets indésirables les plus fréquents ont été d’intensité légère

àmodérée et ont disparu dans les 30 jours suivant leur apparition (par ex. nausées). b. Tableau récapitulatif des effets indésirables

Le tableau 1 présente les effets indésirables observés à partir de la notification spontanée et lors des études cliniques contrôlées versus placebo.

Tableau 1 : Effets indésirables

Estimation de fréquence : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent

(≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000).

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Infections et infestations

 

 

 

 

 

Laryngite

 

 

Affections du système immunitaire

 

 

 

 

 

Manifestations

Réaction

 

 

 

d’hypersensibilité

anaphylactique

 

Affections endocriniennes

 

 

 

 

 

Hypothyroïdie

 

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

 

 

Baisse de l’appétit

Déshydratation

Hyperglycémie

 

 

 

 

(rapportée

 

Très fréquent

 

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

 

 

 

 

particulièrement

 

 

 

 

 

chez les patients

 

 

 

 

 

diabétiques)

 

 

 

 

 

Hyponatrémie

 

 

 

 

 

SIADH6

 

Affections psychiatriques

 

 

 

 

 

Insomnie

Bruxisme

Comportements

 

 

 

Agitation

Désorientation

suicidaires5,6

 

 

 

Baisse de la libido

Apathie

Idées suicidaires5,7

 

 

 

Anxiété

Orgasmes

Manie6

 

 

 

Troubles du

anormaux

Hallucinations

 

 

 

sommeil

Rêves anormaux

Agressivité et

 

 

 

 

 

colère4,6

 

Affections du système nerveux

 

 

 

 

 

Céphalées

Nervosité

Syndrome

 

 

 

Sensations

Trouble de

sérotoninergique6

 

 

 

vertigineuses

l’attention

Convulsions1,6

 

 

 

Léthargie

Dysgueusie

Myoclonie

 

 

 

Somnolence

Sommeil de

Akathisie6

 

 

 

Tremblements

mauvaise qualité

Agitation

 

 

 

Paresthésie

 

psychomotrice6

 

 

 

 

 

Symptômes

 

 

 

 

 

extrapyramidaux6

 

 

 

 

 

Dyskinésie

 

 

 

 

 

Syndrome des

 

 

 

 

 

jambes sans repos

 

Affections oculaires

 

 

 

 

 

 

Vision floue

Mydriase

Glaucome

 

 

 

 

Troubles visuels

 

 

 

 

 

Sécheresse

 

 

 

 

 

oculaire

 

 

Affections de l’oreille et du labyrinthe

 

 

 

 

 

Vertiges

Acouphènes1

 

 

 

 

 

Otalgies

 

 

Affections cardiaques

 

 

 

 

 

 

Palpitations

Arythmie

 

 

 

 

Tachycardie

supraventriculaire

 

 

 

 

 

principalement à

 

 

 

 

 

type de fibrillation

 

 

 

 

 

auriculaire6

 

Affections vasculaires

 

 

 

 

 

Hypertension3,7

Syncope2

Crise

 

 

 

Flush

Augmentation de

hypertensive3

 

 

 

 

la pression

Hypotension

 

 

 

 

artérielle3

orthostatique2

 

 

 

 

 

Froideurs des

 

 

 

 

 

extrémités

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

 

 

 

 

Bâillements

Gêne pharyngée

 

 

 

 

 

Epistaxis

 

Affections gastro-intestinales

 

 

 

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Nausées

Diarrhée

Hémorragie

Emission de sang

 

Sécheresse de la

Douleur

gastro-intestinale7

dans les selles

 

bouche

abdominale

Gastro-entérite

Colite

 

Constipation

Vomissements

Stomatite

microscopique9

 

 

Dyspepsie

Eructation

 

 

 

 

Gastrite

 

 

 

 

Dysphagie

 

 

 

 

Flatulence

 

 

 

 

Mauvaise haleine

 

 

Affections hépatobiliaires

 

 

 

 

 

Hépatite3

Insuffisance

 

 

 

Augmentation des

hépatique6

 

 

 

enzymes

Ictère6

 

 

 

hépatiques

 

 

 

 

(ALAT, ASAT,

 

 

 

 

phosphatases

 

 

 

 

alcalines)

 

 

 

 

Atteinte hépatique

 

 

 

 

aiguë

 

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

 

 

Hypersudation

Eruption cutanée

Syndrome de

Vascularite

 

 

Sueurs nocturnes

Stevens-Johnson6

cutanée

 

 

Urticaire

Œdème de

 

 

 

Dermatite de

Quincke6

 

 

 

contact

Réactions de

 

 

 

Sueurs froides

photosensibilité

 

 

 

Augmentation de

 

 

 

 

la tendance aux

 

 

 

 

ecchymoses

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

 

 

 

Douleurs

Contractions

 

 

 

musculo-

musculaires

 

 

 

squelettiques

 

 

 

 

Tension

 

 

 

 

musculaire

 

 

 

 

Spasmes

 

 

 

 

musculaires

 

 

 

 

Trismus

 

 

Affections du rein et des voies urinaires

 

 

 

 

 

Retard mictionnel

Rétention

 

 

 

Dysurie

urinaire6

 

 

 

Nocturie

Polyurie

 

 

 

Pollakiurie

Diminution du

 

 

 

Odeur anormale

débit urinaire

 

 

 

de l’urine

 

 

Affections des organes de reproduction et du sein

 

 

 

 

Hémorragie

Troubles

 

 

 

gynécologique

menstruels

 

 

 

Symptômes

Galactorrhée

 

 

 

ménopausiques

Hyperprolacti-

 

 

 

 

némie

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

 

Fatigue

Asthénie

Douleur

Démarche

 

 

Frissons

thoracique7

anormale

 

 

 

Chutes8

 

 

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Sensation anormale Sensation de froid Soif

Malaise Sensation de chaud

Investigations

Perte de poids

Hyperkaliémie

Prise de poids

 

Hypercholestérolé

 

mie

 

Augmentation de

 

la créatinine

 

phosphokinase

 

sérique (CPK)

 

1Des cas de convulsions et d’acouphènes ont également été rapportés après arrêt du traitement

2Des cas d’hypotension orthostatique et de syncope ont été rapportés en particulier en début de traitement.

3Voir rubrique 4.4.

4Des cas d’agressivité et de colère ont été rapportés en particulier en début de traitement ou après arrêt du traitement.

5Des cas d’idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par la duloxétine ou juste après son arrêt (voir rubrique 4.4).

6Fréquence estimée sur la base des effets indésirables rapportés lors de la surveillance après commercialisation ; non observés dans les essais cliniques contrôlés versus placebo.

7Pas de différence statistiquement significative par rapport au placebo.

8Les chutes étaient plus fréquentes chez les sujets âgées (65 ans).

9Fréquence estimée sur la base des données de tous les essais cliniques.

c. Description d’effets indésirables spécifiques

L’arrêt du traitement par duloxétine (particulièrement s’il est brutal) induit fréquemment des symptômes de sevrage. Les réactions de sevrage les plus fréquemment rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésie ou sensations de décharge électrique, en particulier dans la tête), troubles du sommeil (incluant insomnies et rêves agités), fatigue, somnolence, agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, céphalées, myalgies, irritabilité, diarrhée, hyperhidrose et vertiges.

Généralement, pour les ISRS et les IRSNA, ces symptômes sont d’intensité légère à modérée et spontanément résolutifs, bien qu’ils puissent être d’intensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients. Il est donc conseillé de diminuer progressivement les doses lorsque le traitement par duloxétine n’est plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

L'intervalle QT - corrigé en fonction de la fréquence cardiaque - chez les patients sous duloxétine n'était pas différent de celui observé chez les patients sous placebo. La mesure des intervalles QT, PR, QRS ou QTcB n’a montré aucune différence cliniquement significative entre les groupes duloxétine et placebo.

Lors de la phase aiguë de 12 semaines de trois essais cliniques étudiant la duloxétine chez les patients souffrant de douleur neuropathique diabétique, des augmentations faibles mais statistiquement significatives de la glycémie à jeun ont été observées chez les patients sous duloxétine. La valeur de l’HbA1c est restée stable chez les patients traités par placebo et chez les patients traités par duloxétine. Dans la phase d’extension de ces essais, qui s’est prolongée jusqu’à 52 semaines, la valeur de l’HbA1c a augmenté dans les groupes duloxétine et traitement usuel, mais l’augmentation moyenne était de

0,3 % plus importante dans le groupe duloxétine. Il y a eu également une faible augmentation de la

glycémie à jeun et du cholestérol total dans le groupe duloxétine alors que les tests en laboratoire montrent une légère diminution de ces paramètres dans le groupe traitement usuel.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9Surdosage

Des cas de surdosage de duloxétine, seule ou en association avec d’autres médicaments, à la dose de 5 400 mg ont été rapportés. Des cas de décès sont survenus, principalement lors de surdosages poly médicamenteux, mais également avec la duloxétine seule à une dose d’environ 1 000 mg. Les signes et symptômes d’un surdosage (duloxétine seule ou en association avec d’autres médicaments) incluaient somnolence, coma, syndrome sérotoninergique, convulsions, vomissements et tachycardie.

On ne connaît pas d'antidote spécifique à la duloxétine, mais en cas d’apparition d’un syndrome sérotoninergique, un traitement spécifique peut être envisagé (comme la cyproheptadine et/ou le contrôle de la température). Une libération des voies aériennes supérieures devra être pratiquée. Un monitoring cardiovasculaire et une surveillance des fonctions vitales sont recommandés en complément d’un traitement symptomatique approprié. Un lavage gastrique peut être indiqué s'il est effectué peu de temps après l'ingestion, ou chez les patientes symptomatiques. Le charbon activé peut être utile pour limiter l'absorption. La duloxétine a un grand volume de distribution et il est peu probable que la diurèse forcée, l'hémoperfusion et l’exsanguino-transfusion puissent être bénéfiques.

5.PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Autres antidépresseurs. Code ATC : N06AX21.

Mécanisme d’action

La duloxétine est un inhibiteur à la fois de la recapture de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline (NA). Elle inhibe faiblement la recapture de la dopamine et n’a pas d’affinité significative pour les récepteurs histaminiques, dopaminergiques, cholinergiques et adrénergiques.

Effets pharmacodynamiques

Les études chez l’animal ont montré que l’augmentation des taux de 5-HT et de NA au niveau de la moelle épinière sacrée entraîne une augmentation du tonus urétral via la stimulation du nerf honteux commandant le sphincter strié urétral uniquement pendant la phase de remplissage du cycle mictionnel. On pense qu'un mécanisme similaire s'exerce chez la femme, provoquant une fermeture plus forte de l’urètre pendant la phase de remplissage et lors d’un effort physique, ce qui expliquerait l'efficacité de la duloxétine dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.

Efficacité et sécurité clinique

L'efficacité de la duloxétine à 40 mg deux fois par jour dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort a été établie dans quatre études en double aveugle versus placebo, dans lesquelles ont été randomisées 1 913 femmes (âgées de 22 à 83 ans) atteintes d'incontinence urinaire d’effort, dont 958 de ces patientes ont été randomisées dans le groupe duloxétine et 955 dans le groupe placebo. Les critères d'efficacité principaux étaient la fréquence des épisodes d'incontinence (FEI), d'après les calendriers mictionnels, et le score obtenu d’après un questionnaire de qualité de vie spécifique de l'incontinence (I-QOL).

Fréquence des épisodes d'incontinence : dans les quatre études, une diminution de 50 % ou plus (en médiane) de la fréquence des épisodes d'incontinence (FEI) a été observée sous duloxétine, versus

33 % sous placebo. Des différences ont été observées à chaque visite après 4 semaines (duloxétine 54 %et placebo 22 %), 8 semaines (52 % et 29 %) et 12 semaines de traitement (52 % et 33 %).

Dans une étude complémentaire limitée aux patientes atteintes d'incontinence urinaire d’effort sévère, toutes les réponses avec la duloxétine ont été obtenues dans les 2 semaines.

L'efficacité de YENTREVE n'a pas été évaluée au-delà de 3 mois dans les études versus placebo. Le bénéfice clinique de YENTREVE comparé au placebo n'a pas été démontré chez les femmes atteintes d'incontinence urinaire d’effort légère, définie dans les études randomisées par une fréquence des épisodes d'incontinence < 14 par semaine. Chez ces femmes, YENTREVE pourrait n’apporter aucun bénéfice supplémentaire par rapport aux thérapeutiques habituelles.

Qualité de vie (I-QOL) : Les scores de qualité de vie obtenus sur l’échelle de qualité de vie spécifique de l’incontinence (I-QOL) ont été significativement améliorés sous duloxétine, versus placebo (amélioration du score de 9,2 versus 5,9, p < 0,001 respectivement). En utilisant une échelle d’amélioration globale (PGI-I : Patient Global Impression of Improvement ou Impression globale d'amélioration ressentie par les patientes), significativement plus de femmes sous duloxétine ont considéré que leurs symptômes d’incontinence d’effort étaient améliorés avec le traitement, comparativement à celles du groupe placebo (64,6 % versus 50,1 %, p <0,001).

YENTREVE et antécédents de traitements chirurgicaux de l’incontinence : Il existe peu de données suggérant que les bénéfices de YENTREVE ne sont pas diminués chez les patientes souffrant d’une incontinence urinaire d’effort et ayant subi au préalable une intervention chirurgicale pour un problème d’incontinence.

YENTREVE et rééducation périnéo-sphinctérienne : lors d’une étude randomisée contrôlée, en aveugle, de 12 semaines, YENTREVE a réduit de façon plus importante la fréquence des épisodes d'incontinence que le placebo ou la rééducation périnéo-sphinctérienne seule. Le traitement combiné (association de la duloxétine et d’une rééducation périnéo-sphinctérienne) a montré à la fois une réduction plus importante du nombre de protections utilisées et une amélioration plus importante des critères spécifiques de qualité de vie que lorsque YENTREVE ou la rééducation périnéo- sphinctérienne sont utilisés seuls.

Population pédiatrique

L’Agence Européenne du Médicament a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec YENTREVE dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’utilisation pédiatrique.

5.2Propriétés pharmacocinétiques

La duloxétine est administrée sous forme d'un énantiomère unique. La duloxétine est entièrement métabolisée par plusieurs enzymes d'oxydation (CYP1A2 et l'enzyme polymorphe CYP2D6), puis conjuguée. Les données de cinétique mettent en évidence une importante variabilité inter-individuelle (de l’ordre de 50 % à 60 %), en partie due au sexe, à l'âge, à la consommation tabagique et au statut de métaboliseur CYP2D6.

Absorption : La duloxétine est bien absorbée après administration orale, avec une Cmax atteinte

6 heures après l’administration. La biodisponibilité orale absolue de la duloxétine s’échelonne de 32 % à 80 % (moyenne à 50 %). La prise d’aliments retarde l’apparition du pic de concentration de 6 à 10 heures et réduit marginalement le degré d'absorption (environ 11 %). Ces modifications n’ont aucune signification clinique.

Distribution : La duloxétine est liée à 96 % environ aux protéines plasmatiques humaines. La

duloxétine se lie à la fois à l'albumine et à l’α-1 glycoprotéine acide. La liaison aux protéines plasmatiques n'est pas altérée par l'insuffisance hépatique ou rénale.

Biotransformation : La duloxétine est largement métabolisée et les métabolites sont éliminés principalement dans l'urine. Le CYP2D6 et le CYP1A2, tous deux, sont responsables de la formation des deux principaux métabolites, le glucuroconjugué 4-hydroxyduloxétine et le sulfoconjugué 5- hydroxy 6-méthoxyduloxétine. D'après les études in vitro, les métabolites circulants de la duloxétine sont considérés comme pharmacologiquement inactifs. La pharmacocinétique de la duloxétine chez les patients "métaboliseurs lents" par rapport au CYP2D6 n'a pas fait l'objet d'études spécifiques. Des données limitées laissent supposer que les taux plasmatiques de duloxétine sont plus élevés chez ces patients.

Elimination : La demi-vie d'élimination de la duloxétine après administration orale varie de 8 à

17 heures (en moyenne : 12 heures). Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique de la duloxétine est comprise entre 22 l/h à 46 l/h (en moyenne : 36 l/h). Après administration orale, la clairance plasmatique apparente de la duloxétine s’étend de 33 à 261 l/h (en moyenne : 101 l/h).

Populations particulières

Sexe : des différences pharmacocinétiques ont été observées entre les hommes et les femmes (la clairance plasmatique apparente est approximativement 50 % plus faible chez les femmes). Néanmoins, ces différences pharmacocinétiques ne justifient pas de recommander une posologie plus faible chez la femme.

Age : des différences pharmacocinétiques ont été observées entre les femmes jeunes et âgées (≥ 65 ans) (l'aire sous la courbe augmente de 25 % environ et la demi-vie est plus longue chez les sujets âgés d'environ 25 %), bien que l'ampleur de ces différences ne soit pas suffisante pour justifier des ajustements de la posologie. Cependant, la prudence s’impose en cas de traitement chez le sujet âgé (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Insuffisance rénale : les patientes en insuffisance rénale terminale (IRT) sous dialyse avaient des valeurs de Cmax de duloxétine et d'Aire Sous la Courbe (ASC) deux fois plus élevées que les sujets sains. Les données pharmacocinétiques sont limitées chez les patientes atteintes d'insuffisance rénale légère ou modérée.

Insuffisance hépatique : une atteinte hépatique modérée (Classe B de Child Pugh) a affecté la pharmacocinétique de la duloxétine. Par rapport aux sujets sains, la clairance plasmatique apparente de la duloxétine était inférieure de 79 %, la demi-vie terminale était 2,3 fois plus longue et l'aire sous la courbe était 3,7 fois plus élevée chez les patientes atteintes d'insuffisance hépatique modérée. La pharmacocinétique de la duloxétine et de ses métabolites n'a pas été étudiée chez les patientes atteintes d'insuffisance hépatique légère ou sévère.

Femmes qui allaitent : La distribution de la duloxétine a été étudiée chez 6 femmes en période d’allaitement et qui avaient accouché depuis au moins 12 semaines.

La duloxétine est retrouvée dans le lait maternel, et les concentrations à l’équilibre dans le lait maternel sont équivalentes à environ un quart des concentrations plasmatiques. La quantité de duloxétine passant dans le lait maternel est approximativement de 7 µg/jour pour une posologie de 40 mg deux fois par jour. L’allaitement n’a pas influencé pas la pharmacocinétique de la duloxétine.

5.3Données de sécurité préclinique

Aucun effet génotoxique, ni carcinogénique n’a été observé lors des test standards réalisés avec la duloxétine chez le rat. Lors de l’étude de carcinogénicité chez le rat, il a été observé des cellules à plusieurs noyaux au niveau du foie, en l’absence de toute autre anomalie histopathologique. Le mécanisme associé et le lien en clinique sont inconnus.

Des souris femelles recevant la duloxétine pendant 2 ans ont montré, à forte dose uniquement

(144 mg/kg/jour), une augmentation d'incidence des adénomes et des carcinomes hépatocytaires ; mais cet effet a été considéré comme secondaire à l'induction des enzymes microsomales hépatiques. On ignore si ces données chez la souris sont extrapolables à l'espèce humaine. Chez des rates recevant la duloxétine, avant et pendant l’accouplement et en début de grossesse, ont été mis en évidence une

diminution de la consommation de nourriture et du poids corporel, une perturbation du cycle œstral, une baisse du taux de naissances vivantes et de survie de la progéniture, et un retard de croissance chez les jeunes rats à des taux d’exposition systémique (Aire Sous la Courbe – ASC) estimés correspondre, au plus, à l'exposition maximale en clinique. Dans une étude d’embryotoxicité chez le lapin, une incidence plus élevée de malformations cardiaques et du squelette a été observée à des taux d’exposition systémique (ASC) inférieurs à l'exposition maximale en clinique. Dans une autre étude testant une forte dose d’un sel différent de duloxétine, aucune malformation n’a été observée. Dans les études de toxicité prénatale/post-natale chez le rat, la duloxétine a induit des effets indésirables comportementaux chez les jeunes rats à des taux d’exposition systémique inférieurs (ASC) à l'exposition maximale en clinique.

Des études effectuées sur de jeunes rats ont mis en évidence des effets transitoires sur le comportement neurologique ainsi qu'une diminution significative du poids corporel et de la consommation d'aliments ; l'induction d’enzymes hépatiques et la vacuolisation hépatocellulaire à 45 mg/kg/jour. Le profil général de toxicité de la duloxétine chez les jeunes rats était similaire à celui

observé chez les rats d’âge adulte. La concentration sans effet nocif observée a été déterminée comme étant de 20 mg/kg/jour.

6.DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1Liste des excipients

Gélule :

Hypromellose

Succinate d’acétate d’hypromellose

Saccharose

Sucre en microbilles

Talc

Dioxyde de titane (E171)

Triéthylcitrate

Coque de la gélule :

Gélatine

Laurylsulfate de sodium

Dioxyde de titane (E171)

Indigotine (E132)

Oxyde de fer rouge (E172)

Oxyde de fer jaune (E172)

Encre noire comestible

Encre comestible :

Oxyde de fer noir synthétique (E172)

Propylène glycol

Shellac

6.2Incompatibilités

Sans objet.

6.3Durée de conservation

3 ans.

6.4Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage d'origine à l’abri de l’humidité. A conserver à une température ne dépassant pas 30ºC.

6.5Nature et contenu de l’emballage extérieur

Plaquettes thermoformées en chlorure de polyvinyle (PVC), polyéthylène (PE) et polychlorotrifluoréthylène (PCTFE), recouvertes d'une feuille d'aluminium.

Boîtes de 28, 56, 98, 140 et 196 (emballage de 2 x 98) gélules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6Précautions particulières d’élimination

Pas d'exigences particulières.

7.TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland B.V., Papendorpseweg 83, 3528 BJ Utrecht, Pays-Bas.

8.NUMERO(S) D'AUTORISATION(S) DE MISE SUR LE MARCHĖ

EU/1/04/280/002

EU/1/04/280/003

EU/1/04/280/004

EU/1/04/280/005

EU/1/04/280/006

9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION/DU RENOUVELLEMENT DE L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 11 août 2004.

Date du dernier renouvellement : 24 juin 2009

10.DATE DE REVISION DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne du médicament (EMA) http://www.ema.europa.eu

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

YENTREVE 20 mg, gélule gastro-résistante

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque gélule contient 20 mg de duloxétine (sous forme de chlorhydrate).

Excipient(s) à effet notoire :

Chaque gélule peut contenir jusqu’à 37 mg de saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule gastro-résistante.

Corps bleu opaque imprimé ’20 mg’, et coiffe bleu opaque imprimée ‘9544’.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

YENTREVE est indiqué chez la femme dans le traitement de l'incontinence urinaire d’effort modérée à sévère.

YENTREVE est indiqué chez l’adulte.

Pour plus d’informations, voir rubrique 5.1.

4.2 Posologie et mode d'administration

Posologie

La posologie recommandée de YENTREVE est de 40 mg deux fois par jour, à prendre pendant ou en dehors des repas. Après 2 à 4 semaines de traitement, les patientes devront être réévaluées pour déterminer l'efficacité et la tolérance du traitement. Il peut être utile pour certaines patientes de débuter le traitement à la posologie de 20 mg deux fois par jour pendant deux semaines avant d’atteindre la posologie recommandée de 40 mg deux fois par jour. Cette augmentation progressive de la posologie peut diminuer, sans le supprimer, le risque de nausées et de sensations vertigineuses.

Toutefois, peu de données confirment l'efficacité de YENTREVE à cette dose.

L'efficacité de YENTREVE n'a pas été évaluée au-delà de 3 mois dans les études versus placebo. Le bénéfice du traitement devra être réévalué à intervalles réguliers.

L'association de YENTREVE à un programme de rééducation périnéo-sphinctérienne peut s'avérer plus efficace que chacune des deux thérapeutiques seules. Il est recommandé d’envisager l’association d’une rééducation périnéo-sphinctérienne.

Insuffisance hépatique

YENTREVE ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant d’une maladie du foie entraînant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale légère ou modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 80 ml/min). YENTREVE ne doit pas être utilisé chez

les patientes présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min ; voir rubriques 4.3).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la duloxétine dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort n'ont pas fait l'objet d'étude. Aucune donnée n'est disponible.

Populations particulières

Sujets âgés

La prudence s'impose chez le sujet âgé.

Arrêt du traitement

L’arrêt brutal du traitement doit être évité. Lors de l’arrêt du traitement par YENTREVE, la dose doit être progressivement diminuée sur une durée d’au moins une à deux semaines, afin de limiter le risque de réactions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes non tolérables apparaissent lors de la diminution de la dose ou à l’arrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite peut être envisagé. Le médecin pourra ensuite reprendre la diminution de la dose, mais à un rythme plus progressif.

Mode d’administration

Voie orale.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Maladie du foie entraînant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).

YENTREVE ne doit pas être utilisé en association avec les inhibiteurs de la mono-amine oxydase (IMAO) non sélectifs, irréversibles (voir rubrique 4.5).

YENTREVE ne doit pas être utilisé en association avec les inhibiteurs du CYP1A2, comme la fluvoxamine, la ciprofloxacine ou l’énoxacine car l’association entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de la duloxétine (voir rubrique 4.5).

Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubrique 4.4).

L’instauration du traitement par YENTREVE est contre-indiquée chez les patientes présentant une hypertension artérielle non équilibrée qui pourrait les exposer à un risque potentiel de crise hypertensive (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Episodes maniaques et convulsions

YENTREVE doit être utilisé avec prudence chez les patientes ayant des antécédents d’épisodes maniaques ou souffrant de troubles bipolaires et/ou de convulsions.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec d’autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique pouvant mettre en jeu le pronostic vital, peut se produire avec la duloxétine, en particulier lorsqu’elle est associée à d’autres agents sérotoninergiques (dont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, les antidépresseurs tricycliques ou les triptans), ainsi qu’avec des agents qui altèrent le métabolisme de la sérotonine comme les IMAOs, les antipsychotiques ou d'autres antagonistes dopaminergiques qui peuvent affecter les systèmes de neurotransmission sérotoninergique (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Les symptômes d’un syndrome sérotoninergique peuvent inclure un changement de l’état mental (par exemple agitation, hallucinations, coma), des troubles du système nerveux autonome (par exemple tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des aberrations neuromusculaires (par exemple hyperréflexie, incoordination) et/ou des symptômes gastro intestinaux (par exemple nausées, vomissements, diarrhées).

Si un traitement associant la duloxétine à d’autres agents sérotoninergiques pouvant affecter les systèmes de neurotransmission sérotoninergique et/ou dopaminergique, est cliniquement justifié, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de l'initiation du traitement et lors de l’augmentation des doses.

Millepertuis

Lors de la prise concomitante de YENTREVE avec des préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), les effets indésirables peuvent être plus fréquents.

Mydriase

Des cas de mydriase ayant été rapportés avec la duloxétine, cette dernière doit être prescrite avec prudence chez des patientes présentant une augmentation de la pression intra-oculaire ou un risque de glaucome aigu à angle fermé.

Pression artérielle et fréquence cardiaque

La duloxétine a été associée à une augmentation de la pression artérielle et à une hypertension artérielle cliniquement significative chez certaines patientes. Ceci peut être dû à l’effet noradrénergique de la duloxétine. Des cas de crise hypertensive ont été rapportés avec la duloxétine, en particulier chez des patientes présentant une hypertension préexistante. Par conséquent, chez les patientes présentant une hypertension artérielle et/ou une cardiopathie, une surveillance de la pression artérielle est recommandée, particulièrement pendant le premier mois de traitement. La duloxétine doit être utilisée avec prudence chez les patientes dont l’état peut être aggravé par une augmentation de la fréquence cardiaque ou par une augmentation de la pression artérielle. La prudence est également de mise lorsque la duloxétine est associée à des médicaments pouvant perturber son métabolisme (voir rubrique 4.5). Chez les patientes présentant une augmentation persistante de la pression artérielle au cours de leur traitement par duloxétine, une diminution de la posologie ou un sevrage progressif devra être envisagé (voir rubrique 4.8). Chez les patientes présentant une hypertension non équilibrée, la duloxétine ne devra pas être prescrite (voir rubrique 4.3).

Insuffisance rénale

Les concentrations plasmatiques de duloxétine augmentent chez les patientes sous hémodialyse pour insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min). Pour les patientes présentant une insuffisance rénale sévère, voir la rubrique 4.3. Voir la rubrique 4.2 pour une information sur les patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée.

Hémorragie

Des cas de saignements anormaux, tels qu’ecchymoses, purpura et hémorragies gastro-intestinales ont été rapportés avec les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) et avec les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline (IRSNA), dont la duloxétine. La prudence s'impose chez les patientes prenant des anticoagulants et/ou des médicaments connus pour modifier la fonction plaquettaire (exemple les AINS ou l’acide acétylsalicylique), ainsi que chez les patientes prédisposées aux hémorragies.

Arrêt du traitement

Les symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement sont fréquents particulièrement lorsque l’arrêt est brutal (voir rubrique 4.8). Dans un essai clinique, les effets indésirables observés à l’arrêt brutal du traitement sont survenus chez environ 44 % des patients traités par YENTREVE et 24 % des patients traités par placebo.

Le risque de symptômes de sevrage observés sous ISRS et IRSNA peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée du traitement, la posologie, ainsi que le rythme de diminution de la posologie. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont listées en rubrique 4.8. Ces symptômes sont généralement d’intensité légère à modérée, mais peuvent être d’intensité sévère chez certains patients. Ils apparaissent habituellement dans les tous premiers jours suivant l’arrêt du traitement, mais il y a eu de très rares cas d’apparition de ces symptômes chez les patients ayant oublié une prise par inadvertance. Ces symptômes sont généralement spontanément résolutifs et disparaissent habituellement en 2 semaines, même si chez certains patients, ils peuvent se prolonger (2-3 mois ou plus). Il est donc conseillé de diminuer la posologie de la duloxétine progressivement sur une durée d’au moins deux semaines, selon les besoins du patient (voir rubrique 4.2).

Hyponatrémie

Des cas d’hyponatrémie ont été rapportés lors de l’administration de YENTREVE, dont des cas avec une natrémie inférieure à 110 mmol/l. L’hyponatrémie peut être due à un syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone anti-diurétique (SIADH). La majorité des cas d’hyponatrémie concernait des patients âgés, notamment lorsqu’elle était associée à des antécédents récents, ou à un état prédisposant à un trouble de l’équilibre hydro-électrolytique. La prudence est de mise chez les patientes ayant un risque augmenté d’hyponatrémie, comme les patientes âgées, cirrhotiques, déshydratées ou traitées par diurétiques.

Dépression, idées et comportements suicidaires

Bien que YENTREVE ne soit pas indiqué dans le traitement de la dépression, il contient le même principe actif (duloxétine) qu’un médicament antidépresseur. La dépression est associée à un risque accru d’idées suicidaires, d’auto agression et de suicide (évènements de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu’à obtention d’une rémission significative. L’amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patientes devront être surveillées étroitement jusqu’à obtention de cette amélioration. En pratique clinique courante, le risque suicidaire peut augmenter en début de traitement. Les patientes ayant des antécédents d’événements de type suicidaire ou celles présentant des comportements suicidaires avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé d’idées suicidaires ou de comportements suicidaires, et doivent faire l’objet d’un suivi étroit pendant le traitement. Une méta-analyse d’essais cliniques sur des antidépresseurs versus placebo dans les troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement suicidaire avec les antidépresseurs comparé au placebo chez les patients de moins de 25 ans.

Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par duloxétine ou peu après son arrêt (voir section 4.8). Les médecins devront inciter les patientes à signaler, à tout moment, toute pensée ou tout sentiment de détresse ou tout symptôme dépressif. Si, lors du traitement par YENTREVE, la patiente développe des symptômes d’agitation ou de dépression, l’avis d’un spécialiste doit être demandé, la dépression étant une pathologie grave. Si la décision de débuter un traitement par antidépresseur est prise, l’arrêt progressif de YENTREVE est recommandé (voir rubrique 4.2).

Utilisation chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans

L’utilisation de YENTREVE est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l’objet d’une surveillance attentive pour détecter l’apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d’aucune donnée de tolérance à long terme chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Médicaments contenant de la duloxétine

La duloxétine est disponible sous des noms de marque différents dans plusieurs indications (traitement de la douleur neuropathique diabétique, trouble dépressif majeur, trouble anxiété généralisée et incontinence urinaire d’effort). L’utilisation concomitante de plusieurs de ces médicaments chez une même patiente doit être évitée.

Hépatite/augmentation des enzymes hépatiques

Des cas d’atteinte hépatique, incluant des augmentations sévères des enzymes hépatiques (> 10 fois la limite supérieure de la normale), des hépatites et des ictères, ont été rapportés avec la duloxétine (voir rubrique 4.8). La plupart d’entre eux sont survenus au cours des premiers mois de traitement.

L’atteinte hépatique était principalement de type cytolytique. La duloxétine doit être utilisée avec prudence chez les patientes traitées par d’autres médicaments associés à des atteintes hépatiques.

Akathisie/agitation psychomotrice

L’utilisation de la duloxétine peut entraîner l’apparition d’une akathisie, caractérisée par une agitation perçue comme déplaisante ou pénible et par le besoin d’être toujours en mouvement, auquel s’associe souvent une incapacité à rester assis ou debout immobile. Ces symptômes surviennent plutôt au cours des premières semaines de traitement. L’augmentation des doses peut être préjudiciable pour les patientes qui développent ces symptômes.

Saccharose

YENTREVE en gélules gastro-résistantes contient du saccharose. Les patientes atteintes de troubles héréditaires rares, comme une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose- galactose ou une insuffisance en saccharose-isomaltase, ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : en raison du risque de syndrome sérotoninergique, la duloxétine ne doit pas être utilisée en association avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectifs irréversibles, ou alors un délai d’au moins 14 jours doit être respecté après l'arrêt du traitement par IMAO. D’après la demi-vie de la duloxétine, un délai d'au moins 5 jours doit être respecté après l'arrêt du traitement par YENTREVE avant d’initier un traitement par IMAO (voir rubrique 4.3).

L’association de YENTREVE avec les IMAO sélectifs réversibles, comme le moclobémide n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). L'antibiotique linézolide est un IMAO réversible non sélectif et ne doit pas être administré aux patients traités par YENTREVE (voir rubrique 4.4).

Inhibiteurs du CYP1A2 : le CYP1A2 étant impliqué dans le métabolisme de la duloxétine, l'utilisation concomitante de duloxétine avec de puissants inhibiteurs du CYP1A2 peut entraîner une augmentation des concentrations de la duloxétine. La fluvoxamine (100 mg une fois par jour), puissant inhibiteur du CYP1A2, a diminué d'environ 77 % la clairance plasmatique apparente de la duloxétine et multiplié par 6 l’Aire Sous la Courbe (ASC0-t). En conséquence, YENTREVE ne doit pas être administré en association avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 comme la fluvoxamine (voir rubrique 4.3).

Médicaments du SNC : la prudence s'impose en cas d’association de YENTREVE avec d'autres médicaments ou substances d’action centrale, dont l'alcool et les sédatifs (par exemple benzodiazépines, morphinomimétiques, antipsychotiques, phénobarbital, antihistaminiques sédatifs).

Agents sérotoninergiques : de rares cas de syndrome sérotoninergique ont été décrits chez des patientes prenant des ISRS/ IRSNA en association avec des agents sérotoninergiques. La prudence s'impose si YENTREVE est administré en association avec des agents sérotoninergiques comme les ISRS, les IRSNA, les antidépresseurs tricycliques tels que la clomipramine ou l'amitriptyline, les IMAOs tels que le moclobémide ou le linézolide, le millepertuis (Hypericum perforatum ou les triptans, le tramadol, la péthidine et le tryptophane (voir rubrique 4.4).

Effets de la duloxétine sur d'autres médicaments

Médicaments métabolisés par le CYP1A2 : la pharmacocinétique de la théophylline, un substrat du CYP1A2, n'a pas été significativement modifiée par la co-administration de duloxétine (60 mg deux fois par jour).

Médicaments métabolisés par le CYP2D6 : la duloxétine est un inhibiteur modéré du CYP2D6. Lors de la co-administration de la duloxétine, à la dose de 60 mg deux fois par jour avec une dose unique de désipramine, un substrat du CYP2D6, l’aire sous la courbe (ASC) de la désipramine a été multipliée par 3. La co-administration de la duloxétine (40 mg deux fois par jour) augmente de 71 % l’Aire Sous la Courbe (ASC) à l'équilibre de la toltérodine (2 mg deux fois par jour) mais ne modifie pas la pharmacocinétique de son métabolite actif 5-hydroxy, et aucun ajustement de la posologie n’est recommandé. La prudence s'impose si YENTREVE est co-administrée avec des médicaments qui sont principalement métabolisés par le CYP2D6 (rispéridone, antidépresseurs tricycliques tels que la nortriptyline, l’amitryptyline et l’imipramine), en particulier, s’ils présentent un index thérapeutique étroit (comme la flécaïne, la propafénone et le métoprolol).

Contraceptifs oraux et autres composés stéroïdiens : les résultats des études in vitro montrent que la duloxétine n’est pas un inducteur du CYP3A. Il n'a pas été conduit d'études spécifiques d’interactions médicamenteuses in vivo.

Anticoagulants et antiagrégants plaquettaires : la prudence est de mise lors de l’association de la duloxétine avec des anticoagulants oraux ou des antiagrégants plaquettaires en raison de l’augmentation potentielle du risque hémorragique liée à une interaction pharmacodynamique. De plus, des augmentations de l’INR ont été rapportées chez des patients traités par warfarine lors de la co-administration de duloxétine. Cependant, dans une étude de pharmacologie clinique chez des volontaires sains, l’administration concomitante de duloxétine et de warfarine n’a pas entraîné, à l’état d’équilibre, de modification cliniquement significative de l’INR par rapport aux valeurs initiales, ni des paramètres pharmacocinétiques de la warfarine-R ou -S.

Effets d'autres médicaments sur la duloxétine

Anti-acides et anti-H2 : la co-administration de YENTREVE avec des anti-acides à base de sels d'aluminium et de magnésium, ou avec la famotidine, n'a pas eu d'effet significatif sur le taux ou le délai d'absorption de la duloxétine après administration orale d'une dose de 40 mg.

Inducteurs du CYP1A2 : les analyses pharmacocinétiques de population ont montré que les concentrations plasmatiques de la duloxétine étaient réduites environ de moitié chez les fumeurs comparativement à celles des non fumeurs.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Fertilité

La duloxétine n'a pas d’effet sur la fertilité masculine et ses effets chez la femme sont apparus uniquement à des doses ayant entraîné une toxicité maternelle.

Grossesse

Il n'existe pas de données suffisantes sur l'utilisation de la duloxétine chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction pour des taux d’exposition systémiques (Aires Sous la Courbe) de duloxétine inférieurs à l’exposition maximale en clinique (voir rubrique 5.3).

Le risque potentiel chez l'Homme n’est pas connu.

Des données épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation des ISRS au cours de la grossesse, en particulier en fin de grossesse, pouvait augmenter le risque d’hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (HPPN). Bien qu’aucune étude n’ait exploré l’association entre HPPN et un traitement par IRSNA, ce risque potentiel ne peut être exclu avec la duloxétine, étant donné le mécanisme d’action associé (inhibition de la recapture de la sérotonine).

Comme pour d’autres médicaments sérotoninergiques, des symptômes de sevrage peuvent survenir chez le nouveau-né dont la mère a été traitée par la duloxétine en fin de grossesse. Les symptômes de sevrage observés avec la duloxétine peuvent inclure hypotonie, tremblements, nervosité, difficulté à

s’alimenter, détresse respiratoire et convulsions. La majorité des cas sont survenus soit à la naissance soit dans les jours suivant la naissance.

YENTREVE ne doit être administré pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques fœtaux potentiels. Les patientes doivent être averties de la nécessité d’informer leur médecin en cas de grossesse ou de désir de grossesse au cours du traitement.

Allaitement

Une étude menée chez 6 patientes en période de lactation (et qui n’allaitaient pas leurs enfants), a montré que la duloxétine était très faiblement excrétée dans le lait humain. La dose quotidienne estimée pour un nouveau-né exprimée en mg/kg est approximativement égale à 0,14 % de la dose maternelle (voir rubrique 5.2). Comme la tolérance de la duloxétine n’est pas connue chez le nouveau- né, YENTREVE est contre-indiqué pendant l’allaitement.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude n’a évalué les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Un effet sédatif ainsi que des sensations vertigineuses peuvent néanmoins être associés à l’utilisation de YENTREVE. Les patientes doivent être informées de la nécessité d’éviter les activités dangereuses comme la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines en cas de sédation ou de sensations vertigineuses.

4.8 Effets indésirables

a. Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patientes traitées par YENTREVE lors des études cliniques réalisées dans l’incontinence urinaire d’effort et dans le cas d’autres troubles du bas appareil urinaire ont été nausées, sécheresse de la bouche, fatigue et constipation. L'analyse des données de quatre études cliniques contrôlées versus placebo, sur 12 semaines, chez des patientes atteintes d’incontinence urinaire d’effort, incluant 958 patientes traitées par duloxétine et 955 sous placebo, a montré que les effets indésirables sont habituellement survenus durant la première semaine de traitement. Toutefois, la majorité des effets indésirables les plus fréquents ont été d’intensité légère

àmodérée et ont disparu dans les 30 jours suivant leur apparition (par ex. nausées). b. Tableau récapitulatif des effets indésirables

Le tableau 1 présente les effets indésirables observés à partir de la notification spontanée et lors des études cliniques contrôlées versus placebo.

Tableau 1 : Effets indésirables

Estimation de fréquence : Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent

(≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000).

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Infections et infestations

 

 

 

 

 

Laryngite

 

 

Affections du système immunitaire

 

 

 

 

 

Manifestations

Réaction

 

 

 

d’hypersensibilité

anaphylactique

 

Affections endocriniennes

 

 

 

 

 

Hypothyroïdie

 

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

 

 

Baisse de l’appétit

Déshydratation

Hyperglycémie

 

 

 

 

(rapportée

 

 

 

 

particulièrement

 

Très fréquent

 

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

 

 

 

 

chez les patients

 

 

 

 

 

diabétiques)

 

 

 

 

 

Hyponatrémie

 

 

 

 

 

SIADH6

 

Affections psychiatriques

 

 

 

 

 

Insomnie

Bruxisme

Comportements

 

 

 

Agitation

Désorientation

suicidaires5,6

 

 

 

Baisse de la libido

Apathie

Idées suicidaires5,7

 

 

 

Anxiété

Orgasmes

Manie6

 

 

 

Troubles du

anormaux

Hallucinations

 

 

 

sommeil

Rêves anormaux

Agressivité et

 

 

 

 

 

colère4,6

 

Affections du système nerveux

 

 

 

 

 

Céphalées

Nervosité

Syndrome

 

 

 

Sensations

Trouble de

sérotoninergique6

 

 

 

vertigineuses

l’attention

Convulsions1,6

 

 

 

Léthargie

Dysgueusie

Myoclonie

 

 

 

Somnolence

Sommeil de

Akathisie6

 

 

 

Tremblements

mauvaise qualité

Agitation

 

 

 

Paresthésie

 

psychomotrice6

 

 

 

 

 

Symptômes

 

 

 

 

 

extrapyramidaux6

 

 

 

 

 

Dyskinésie

 

 

 

 

 

Syndrome des

 

 

 

 

 

jambes sans repos

 

Affections oculaires

 

 

 

 

 

 

Vision floue

Mydriase

Glaucome

 

 

 

 

Troubles visuels

 

 

 

 

 

Sécheresse

 

 

 

 

 

oculaire

 

 

Affections de l’oreille et du labyrinthe

 

 

 

 

 

Vertiges

Acouphènes1

 

 

 

 

 

Otalgies

 

 

Affections cardiaques

 

 

 

 

 

 

Palpitations

Arythmie

 

 

 

 

Tachycardie

supraventriculaire

 

 

 

 

 

principalement à

 

 

 

 

 

type de fibrillation

 

 

 

 

 

auriculaire6

 

Affections vasculaires

 

 

 

 

 

Hypertension3,7

Syncope2

Crise

 

 

 

Flush

Augmentation de

hypertensive3

 

 

 

 

la pression

Hypotension

 

 

 

 

artérielle3

orthostatique 2

 

 

 

 

 

Froideurs des

 

 

 

 

 

extrémités

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

 

 

 

 

Bâillements

Gêne pharyngée

 

 

 

 

 

Epistaxis

 

Affections gastro-intestinales

 

 

 

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Nausées

Diarrhée

Hémorragie

Emission de sang

 

Sécheresse de la

Douleur

gastro-intestinale7

dans les selles

 

bouche

abdominale

Gastro-entérite

Colite

 

Constipation

Vomissements

Stomatite

microscopique9

 

 

Dyspepsie

Eructation

 

 

 

 

Gastrite

 

 

 

 

Dysphagie

 

 

 

 

Flatulence

 

 

 

 

Mauvaise haleine

 

 

Affections hépatobiliaires

 

 

 

 

 

Hépatite3

Insuffisance

 

 

 

Augmentation des

hépatique6

 

 

 

enzymes

Ictère6

 

 

 

hépatiques

 

 

 

 

(ALAT, ASAT,

 

 

 

 

phosphatases

 

 

 

 

alcalines)

 

 

 

 

Atteinte hépatique

 

 

 

 

aiguë

 

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

 

 

Hypersudation

Eruption cutanée

Syndrome de

Vascularite

 

 

Sueurs nocturnes

Stevens-Johnson6

cutanée

 

 

Urticaire

Œdème de

 

 

 

Dermatite de

Quincke6

 

 

 

contact

Réactions de

 

 

 

Sueurs froides

photosensibilité

 

 

 

Augmentation de

 

 

 

 

la tendance aux

 

 

 

 

ecchymoses

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

 

 

 

Douleurs

Contractions

 

 

 

musculo-

musculaires

 

 

 

squelettiques

 

 

 

 

Tension

 

 

 

 

musculaire

 

 

 

 

Spasmes

 

 

 

 

musculaires

 

 

 

 

Trismus

 

 

Affections du rein et des voies urinaires

 

 

 

 

 

Retard mictionnel

Rétention

 

 

 

Dysurie

urinaire6

 

 

 

Nocturie

Polyurie

 

 

 

Pollakiurie

Diminution du

 

 

 

Odeur anormale

débit urinaire

 

 

 

de l’urine

 

 

Affections des organes de reproduction et du sein

 

 

 

 

Hémorragie

Troubles

 

 

 

gynécologique

menstruels

 

 

 

Symptômes

Galactorrhée

 

 

 

ménopausiques

Hyperprolacti-

 

 

 

 

némie

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

 

Fatigue

Asthénie

Douleur

Démarche

 

 

Frissons

thoracique7

anormale

 

 

 

Chutes8

 

 

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Sensation anormale Sensation de froid Soif

Malaise Sensation de chaud

Investigations

Perte de poids

Hyperkaliémie

Prise de poids

 

Hypercholestérolé

 

mie

 

Augmentation de

 

la créatinine

 

phosphokinase

 

sérique (CPK)

 

1Des cas de convulsions et d’acouphènes ont également été rapportés après arrêt du traitement

2Des cas d’hypotension orthostatique et de syncope ont été rapportés en particulier en début de traitement.

3Voir rubrique 4.4.

4Des cas d’agressivité et de colère ont été rapportés en particulier en début de traitement ou après arrêt du traitement.

5Des cas d’idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par la duloxétine ou juste après son arrêt (voir rubrique 4.4).

6Fréquence estimée sur la base des effets indésirables rapportés lors de la surveillance après commercialisation ; non observés dans les essais cliniques contrôlés versus placebo.

7Pas de différence statistiquement significative par rapport au placebo.

8Les chutes étaient plus fréquentes chez les sujets âgées (65 ans).

9Fréquence estimée sur la base des données de tous les essais cliniques.

c. Description d’effets indésirables spécifiques

L’arrêt du traitement par duloxétine (particulièrement s’il est brutal) induit fréquemment des symptômes de sevrage. Les réactions de sevrage les plus fréquemment rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésie ou sensations de décharge électrique, en particulier dans la tête), troubles du sommeil (incluant insomnies et rêves agités), fatigue, somnolence, agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, céphalées, myalgies, irritabilité, diarrhée, hyperhidrose et vertiges.

Généralement, pour les ISRS et les IRSNA, ces symptômes sont d’intensité légère à modérée et spontanément résolutifs, bien qu’ils puissent être d’intensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients. Il est donc conseillé de diminuer progressivement les doses lorsque le traitement par duloxétine n’est plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

L'intervalle QT - corrigé en fonction de la fréquence cardiaque - chez les patients sous duloxétine n'était pas différent de celui observé chez les patients sous placebo. La mesure des intervalles QT, PR, QRS ou QTcB n’a montré aucune différence cliniquement significative entre les groupes duloxétine et placebo.

Lors de la phase aiguë de 12 semaines de trois essais cliniques étudiant la duloxétine chez les patients souffrant de douleur neuropathique diabétique, des augmentations faibles mais statistiquement significatives de la glycémie à jeun ont été observées chez les patients sous duloxétine. La valeur de l’HbA1c est restée stable chez les patients traités par placebo et chez les patients traités par duloxétine. Dans la phase d’extension de ces essais, qui s’est prolongée jusqu’à 52 semaines, la valeur de l’HbA1c a augmenté dans les groupes duloxétine et traitement usuel, mais l’augmentation moyenne était de

0,3 % plus importante dans le groupe duloxétine. Il y a eu également une faible augmentation de la

glycémie à jeun et du cholestérol total dans le groupe duloxétine alors que les tests en laboratoire montrent une légère diminution de ces paramètres dans le groupe traitement usuel.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Des cas de surdosage de duloxétine, seule ou en association avec d’autres médicaments, à la dose de 5 400 mg ont été rapportés. Des cas de décès sont survenus, principalement lors de surdosages poly médicamenteux, mais également avec la duloxétine seule à une dose d’environ 1 000 mg. Les signes et symptômes d’un surdosage (duloxétine seule ou en association avec d’autres médicaments) incluaient somnolence, coma, syndrome sérotoninergique, convulsions, vomissements et tachycardie.

On ne connaît pas d'antidote spécifique à la duloxétine, mais en cas d’apparition d’un syndrome sérotoninergique, un traitement spécifique peut être envisagé (comme la cyproheptadine et/ou le contrôle de la température). Une libération des voies aériennes supérieures devra être pratiquée. Un monitoring cardiovasculaire et une surveillance des fonctions vitales sont recommandés en complément d’un traitement symptomatique approprié. Un lavage gastrique peut être indiqué s'il est effectué peu de temps après l'ingestion, ou chez les patientes symptomatiques. Le charbon activé peut être utile pour limiter l'absorption. La duloxétine a un grand volume de distribution et il est peu probable que la diurèse forcée, l'hémoperfusion et l’exsanguino-transfusion puissent être bénéfiques.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Autres antidépresseurs. Code ATC : N06AX21.

Mécanisme d’action

La duloxétine est un inhibiteur à la fois de la recapture de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline (NA). Elle inhibe faiblement la recapture de la dopamine et n’a pas d’affinité significative pour les récepteurs histaminiques, dopaminergiques, cholinergiques et adrénergiques.

Effets pharmacodynamiques

Les études chez l’animal ont montré que l’augmentation des taux de 5-HT et de NA au niveau de la moelle épinière sacrée entraîne une augmentation du tonus urétral via la stimulation du nerf honteux commandant le sphincter strié urétral uniquement pendant la phase de remplissage du cycle mictionnel. On pense qu'un mécanisme similaire s'exerce chez la femme, provoquant une fermeture plus forte de l’urètre pendant la phase de remplissage et lors d’un effort physique, ce qui expliquerait l'efficacité de la duloxétine dans le traitement de l'incontinence urinaire d’effort.

Efficacité et sécurité clinique

L'efficacité de la duloxétine à 40 mg deux fois par jour dans le traitement de l'incontinence urinaire d’effort a été établie dans quatre études en double aveugle versus placebo, dans lesquelles ont été randomisées 1 913 femmes (âgées de 22 à 83 ans) atteintes d'incontinence urinaire d’effort, dont 958 de ces patientes ont été randomisées dans le groupe duloxétine et 955 dans le groupe placebo. Les critères d'efficacité principaux étaient la fréquence des épisodes d'incontinence (FEI), d'après les calendriers mictionnels, et le score obtenu d’après un questionnaire de qualité de vie spécifique de l'incontinence (I-QOL).

Fréquence des épisodes d'incontinence : dans les quatre études, une diminution de 50 % ou plus (en médiane) de la fréquence des épisodes d'incontinence (FEI) a été observée sous duloxétine, versus

33 % sous placebo. Des différences ont été observées à chaque visite après 4 semaines (duloxétine 54 % et placebo 22 %), 8 semaines (52 % et 29 %) et 12 semaines de traitement (52 % et 33 %).

Dans une étude complémentaire limitée aux patientes atteintes d'incontinence urinaire d’effort sévère, toutes les réponses avec la duloxétine ont été obtenues dans les 2 semaines.

L'efficacité de YENTREVE n'a pas été évaluée au-delà de 3 mois dans les études versus placebo. Le bénéfice clinique de YENTREVE comparé au placebo n'a pas été démontré chez les femmes atteintes d'incontinence urinaire d’effort légère, définie dans les études randomisées par une fréquence des épisodes d'incontinence < 14 par semaine. Chez ces femmes, YENTREVE pourrait n’apporter aucun bénéfice supplémentaire par rapport aux thérapeutiques habituelles.

Qualité de vie (I-QOL) : Les scores de qualité de vie obtenus sur l’échelle de qualité de vie spécifique de l’incontinence (I-QOL) ont été significativement améliorés sous duloxétine, versus placebo (amélioration du score de 9,2 versus 5,9, p < 0,001 respectivement). En utilisant une échelle d’amélioration globale (PGI-I : Patient Global Impression of Improvement ou Impression globale d'amélioration ressentie par les patientes), significativement plus de femmes sous duloxétine ont considéré que leurs symptômes d’incontinence d’effort étaient améliorés avec le traitement, comparativement à celles du groupe placebo (64,6 % versus 50,1 %, p < 0,001).

YENTREVE et antécédents de traitements chirurgicaux de l’incontinence : Il existe peu de données suggérant que les bénéfices de YENTREVE ne sont pas diminués chez les patientes souffrant d’une incontinence urinaire d’effort et ayant subi au préalable une intervention chirurgicale pour un problème d’incontinence.

YENTREVE et rééducation périnéo-sphinctérienne : lors d’une étude randomisée contrôlée, en aveugle, de 12 semaines, YENTREVE a réduit de façon plus importante la fréquence des épisodes d'incontinence que le placebo ou la rééducation périnéo-sphinctérienne seule. Le traitement combiné (association de la duloxétine et d’une rééducation périnéo-sphinctérienne) a montré à la fois une réduction plus importante du nombre de protections utilisées et une amélioration plus importante des critères spécifiques de qualité de vie que lorsque YENTREVE ou la rééducation périnéo- sphinctérienne sont utilisés seuls.

Population pédiatrique

L’Agence Européenne du Médicament a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec YENTREVE dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort. Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’utilisation pédiatrique.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

La duloxétine est administrée sous forme d'un énantiomère unique. La duloxétine est entièrement métabolisée par plusieurs enzymes d'oxydation (CYP1A2 et l'enzyme polymorphe CYP2D6), puis conjuguée. Les données de cinétique mettent en évidence une importante variabilité inter-individuelle (de l’ordre de 50 % à 60 %), en partie due au sexe, à l'âge, à la consommation tabagique et au statut de métaboliseur CYP2D6.

Absorption : La duloxétine est bien absorbée après administration orale, avec une Cmax atteinte

6 heures après l’administration. La biodisponibilité orale absolue de la duloxétine s’échelonne de 32 % à 80 % (moyenne à 50 %). La prise d’aliments retarde l’apparition du pic de concentration de 6 à

10 heures et réduit marginalement le degré d'absorption (environ 11 %). Ces modifications n’ont aucune signification clinique.

Distribution : La duloxétine est liée à 96 % environ aux protéines plasmatiques humaines. La

duloxétine se lie à la fois à l'albumine et à l’α-1 glycoprotéine acide. La liaison aux protéines plasmatiques n'est pas altérée par l'insuffisance hépatique ou rénale.

Biotransformation : La duloxétine est largement métabolisée et les métabolites sont éliminés principalement dans l'urine. Le CYP2D6 et le CYP1A2, tous deux, sont responsables de la formation des deux principaux métabolites, le glucuroconjugué 4-hydroxyduloxétine et le sulfoconjugué 5- hydroxy 6-méthoxyduloxétine. D'après les études in vitro, les métabolites circulants de la duloxétine sont considérés comme pharmacologiquement inactifs. La pharmacocinétique de la duloxétine chez les patients "métaboliseurs lents" par rapport au CYP2D6 n'a pas fait l'objet d'études spécifiques. Des données limitées laissent supposer que les taux plasmatiques de duloxétine sont plus élevés chez ces patients.

Elimination : La demi-vie d'élimination de la duloxétine après administration orale varie de 8 à

17 heures (en moyenne : 12 heures). Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique de la duloxétine est comprise entre 22 l/h à 46 l/h (en moyenne : 36 l/h). Après administration orale, la clairance plasmatique apparente de la duloxétine s’étend de 33 à 261 l/h (en moyenne : 101 l/h).

Populations particulières

Sexe : des différences pharmacocinétiques ont été observées entre les hommes et les femmes (la clairance plasmatique apparente est approximativement 50 % plus faible chez les femmes). Néanmoins, ces différences pharmacocinétiques ne justifient pas de recommander une posologie plus faible chez la femme.

Age : des différences pharmacocinétiques ont été observées entre les femmes jeunes et âgées

(≥ 65 ans) (l'aire sous la courbe augmente de 25 % environ et la demi-vie est plus longue chez les sujets âgés d'environ 25 %), bien que l'ampleur de ces différences ne soit pas suffisante pour justifier des ajustements de la posologie. Cependant, la prudence s’impose en cas de traitement chez le sujet âgé (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Insuffisance rénale : les patientes en insuffisance rénale terminale (IRT) sous dialyse avaient des valeurs de Cmax de duloxétine et d'Aire Sous la Courbe (ASC) deux fois plus élevées que les sujets sains. Les données pharmacocinétiques sont limitées chez les patientes atteintes d'insuffisance rénale légère ou modérée.

Insuffisance hépatique : une atteinte hépatique modérée (Classe B de Child Pugh) a affecté la pharmacocinétique de la duloxétine. Par rapport aux sujets sains, la clairance plasmatique apparente de la duloxétine était inférieure de 79 %, la demi-vie terminale était 2,3 fois plus longue et l'aire sous la courbe était 3,7 fois plus élevée chez les patientes atteintes d'insuffisance hépatique modérée. La pharmacocinétique de la duloxétine et de ses métabolites n'a pas été étudiée chez les patientes atteintes d'insuffisance hépatique légère ou sévère.

Femmes qui allaitent : La distribution de la duloxétine a été étudiée chez 6 femmes en période d’allaitement et qui avaient accouché depuis au moins 12 semaines. La duloxétine est retrouvée dans le lait maternel, et les concentrations à l’équilibre dans le lait maternel sont équivalentes à environ un quart des concentrations plasmatiques. La quantité de duloxétine passant dans le lait maternel est approximativement de 7 µg/jour pour une posologie de 40 mg deux fois par jour. L’allaitement n’a pas influencé pas la pharmacocinétique de la duloxétine.

5.3 Données de sécurité préclinique

Aucun effet génotoxique, ni carcinogénique n’a été observé lors des tests standards réalisés avec la duloxétine chez le rat. Lors de l’étude de carcinogénicité chez le rat, il a été observé des cellules à plusieurs noyaux au niveau du foie, en l’absence de toute autre anomalie histopathologique. Le mécanisme associé et le lien en clinique sont inconnus.

Des souris femelles recevant la duloxétine pendant 2 ans ont montré, à forte dose uniquement

(144 mg/kg/jour), une augmentation d'incidence des adénomes et des carcinomes hépatocytaires ; mais cet effet a été considéré comme secondaire à l'induction des enzymes microsomales hépatiques. On ignore si ces données chez la souris sont extrapolables à l'espèce humaine. Chez des rates recevant la duloxétine, avant et pendant l’accouplement et en début de grossesse, ont été mis en évidence une

diminution de la consommation de nourriture et du poids corporel, une perturbation du cycle œstral, une baisse du taux de naissances vivantes et de survie de la progéniture, et un retard de croissance chez les jeunes rats à des taux d’exposition systémique (Aire Sous la Courbe – ASC) estimés correspondre, au plus, à l'exposition maximale en clinique. Dans une étude d’embryotoxicité chez le lapin, une incidence plus élevée de malformations cardiaques et du squelette a été observée à des taux d’exposition systémique (ASC) inférieurs à l'exposition maximale en clinique. Dans une autre étude testant une forte dose d’un sel différent de duloxétine, aucune malformation n’a été observée. Dans les études de toxicité prénatale/post-natale chez le rat, la duloxétine a induit des effets indésirables comportementaux chez les jeunes rats à des taux d’exposition systémique inférieurs (ASC) à l'exposition maximale en clinique.

Des études effectuées sur de jeunes rats ont mis en évidence des effets transitoires sur le comportement neurologique ainsi qu'une diminution significative du poids corporel et de la consommation d'aliments ; l'induction d’enzymes hépatiques et la vacuolisation hépatocellulaire à 45 mg/kg/jour. Le profil général de toxicité de la duloxétine chez les jeunes rats était similaire à celui

observé chez les rats d’âge adulte. La concentration sans effet nocif observée a été déterminée comme étant de 20 mg/kg/jour.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Gélule :

Hypromellose

Succinate d’acétate d’hypromellose

Saccharose

Sucre en microbilles

Talc

Dioxyde de titane (E171)

Triéthylcitrate

Coque de la gélule :

Gélatine

Laurylsulfate de sodium

Dioxyde de titane (E171)

Indigotine (E132)

Encre noire comestible

Encre comestible :

Oxyde de fer noir synthétique (E172)

Propylène glycol

Shellac

6.2 Incompatibilités

Sans objet.

6.3 Durée de conservation

3 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage d'origine à l’abri de l’humidité. A conserver à une température ne dépassant pas 30ºC.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Plaquettes thermoformées en chlorure de polyvinyle (PVC), polyéthylène (PE) et polychlorotrifluoréthylène (PCTFE), recouvertes d'une feuille d'aluminium.

Boîtes de 28, 56 et 98 gélules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland B.V., Papendorpseweg 83, 3528 BJ Utrecht, Pays-Bas.

8. NUMERO(S) D'AUTORISATION(S) DE MISE SUR LE MARCHĖ

EU/1/04/280/001

EU/1/04/280/007

EU/1/04/280/008

9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION/DU RENOUVELLEMENT DE L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 11 août 2004.

Date du dernier renouvellement : 24 juin 2009

10. DATE DE REVISION DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Agence européenne du médicament (EMA) http://www.ema.europa.eu

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